La prise en compte des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) permet très concrètement de réduire considérablement les queues de distribution (tail risk), montre une étude (ESG Portfolio Risk Reloaded) de risklab, une filiale d’Allianz Global Investors (AGI) spécialiste des stratégies d’investissement et de la gestion du risque.Stefan Hörter, directeur de risklab, a indiqué qu’une application des critères ESG sur un portefeuille d’actions émergentes permet de diminuer le risque de perte maximale à 38,8 % par an au lieu de 64,5 % par rapport au MSCI Emerging Market Index avec une valeur à risque conditionnelle (CVaR) de 95 % ; elle le réduit à 4,9 % par an au lieu de 8,1 % dans le cas d’un portefeuille calqué sur le Merrill Lynch Global Broad market Croporate Index dans le domaine des obligations d’entreprise. Pour les actions du MSCI World Equity index, la queue de distribution de 38,1 % par an revient avec des critères ESG à 25,7 %.D’après risklab, l’utilisation de l’ESG permet donc d’améliorer le profil rendement/risque d’un portefeuille. A titre d’illustration, la filiale d’AGI a pris le cas d’un portefeuille composé à 50/50 d’actions et d’obligations internationales sur une période de 20 ans. Ce portefeuille affiche une perspective de performance moyenne annuelle de 6,5 % et une perte maximale prévisible de 15,9 %. Des portefeuilles optimisés ESG composés d’actions de pays industrialisés et émergents ou d’obligations d’entreprises permettent soit de limiter d’environ un tiers (à 10,9 %) le risque de perte maximale à performance égale, soit d’augmenter la performance annuelle à 7 % en conservant le profil de risque «non-ESG».
L’Eglise d’Angleterre, qui gère un portefeuille de 5,3 milliards de livres via The Church Commissioners, a informé les entreprises dans lesquelles elle détient une participation qu’elle n’apportera pas son soutien aux rémunérations prévoyant que les hauts dirigeants reçoivent des bonus quatre fois supérieurs à leurs salaires annuels, rapporte le Financial Times. Une dizaine de grandes sociétés britanniques dépasseraient ce seuil.
Le fonds de pension norvégien (381 milliards d’euros sous gestion) va accroitre son allocation aux secteurs «verts» de 630 millions d’euros, indique Responsible Investor. Ces investissements font partie d’un programme d’investissement qui prévoit d’allouer plus de 2,5 milliards d’euros à des sociétés actives dans l’environnement, au cours des cinq prochaines années.
L’or est à la hausse et cette tendance semble là pour longtemps. «Nous sommes entrés dans un cycle long de hausse qui pourrait durer jusqu'à une dizaine d’années», a estimé le 14 avril Martin Murenbeeld, économiste en chef de DundeeWealth, de passage à Paris. D’autant plus que, de son point de vue, l’or n’est pas en situation de bulle et reste bon marché en tant qu’actif financier.Selon les dernières prévisions trimestrielles au 1er avril de DundeeWealth, le prix de l’or en moyenne pondérée en fonction de scénarios plus ou moins optimistes, pourrait s'établir autour de 1.476 dollars l’once en moyenne sur 2011 pour s’inscrire à fin décembre à 1.546 dollars. La moyenne sur 2012 ressort à 1.573 dollars, avec un plus bas de 1.160 dans une hypothèse pessimiste et à 1.880 dans un scénario optimiste. Les arguments qui militent en faveur d’une poursuite de la hausse du métal jaune sont mutliples. Outre les politiques économiques accommodantes, la crise de la dette souveraine qui pourrait occuper les gouvernements européens pendant encore plusieurs années ou encore l’instabilité géopolitique, des phénomènes relativement nouveaux viennent accentuer le scénario optimiste, notamment l’inflation dans les pays émergents, l’augmentation limitée de la production minière qui pourrait avoir atteint son sommet, la hausse de la demande financière (ETF, Chine, Inde), et les banques centrales, entre autres dans les pays émergents, qui deviennent acheteuses d’or. La Chine a ainsi augmenté ses réserves d’or de 600 à 1.054 tonnes, l’Inde a racheté les 200 tonnes mis en vente par le FMI et la Russie achète de l’or tous les mois. La Russie et l’Inde ont d’ailleurs proposé de revoir le panier des DTS (Droits de Tirage Spéciaux)et d’y inclure de l’or. Bien entendu, les éléments potentiellement négatifs pour l’or existent aussi, à l’instar d’une poursuite de la hausse des marchés actions observée en début d’année ou encore des solutions à la crise de la dette en Europe qui viendraient renforcer la confiance des investisseurs. Selon Martin Murenbeeld, deux évolutions sont surtout susceptibles de contribuer à une correction du prix de l’or : d’une part la mise en place de politiques plus restrictives de «sortie de crise», d’autre part, une récession chinoise, avec une croissance qui tomberait à moins de 6%...
Le volume accru et les montants des opérations de retrait («take private») et des offres publiques amicales ont fortement contribué à dynamiser l’activité mondiale des fusions-acquisitions au cours du premier trimestre 2011, selon le dernier M&A Index d’Allen & Overy publié le 13 avril. Le rapport précise que cette augmentation générale de l’activité M&A est due à un premier trimestre solide aux États-Unis.Selon Frédéric Moreau, responsable de l'équipe M&A d’Allen & Overy à Paris, « les États-Unis ont très bien entamé l’année et, étant donné que les marchés mondiaux ont tendance à les suivre, nous devrions voir d’autres marchés afficher une tendance haussière au cours de l’année. Il reste toutefois difficile d’apprécier l’impact que les facteurs macro-économiques auront sur le moral des acteurs. Les problèmes de sécurité au Moyen-Orient et en Afrique du Nord avec la hausse des prix du pétrole qu’ils provoquent, les préoccupations suscitées par la dette souveraine dans la zone euro et l’impact des catastrophes naturelles au Japon, tout cela pourrait affecter la confiance des investisseurs ».Parmi les faits marquants, l'étude d’Allen & Overy relève qu’aux États-Unis, les opérations géantes ont augmenté de 30% en volume et de 86% en valeur par rapport au premier trimestre 2010. Le marché du gaz pourrait bénéficier de la crise actuelle du secteur de l'énergie et devenir une priorité pour de futures opérations M&A. Par ailleurs, les transferts vers l’Asie des principaux acteurs du secteur des sciences de la vie est plus lent que prévu, en raison sans doute de l’environnement réglementaire et des risques liés à la protection des droits de propriété intellectuelle.L'étude relève une augmentation de 60% de la valeur des offres publiques amicales au premier trimestre 2011, et un triplement du nombre de fusions sur cette période par rapport au trois premiers mois de l’année 2010 (avec neuf offres d’une valeur de 41 milliards de dollars). Toujours au premier trimestre 2011, la valeur des privatisations a augmenté de 150% .En France, les fusions et acquisitions ont aussi bénéficié au début de cette année d’un véritable coup de fouet grâce à la conclusion d’opérations importantes lancées en 2010 telles que la vente des parts d’EDF dans EnBW ou l’offre de GDF Suez sur International Power, qui devraient aboutir en 2011. Sanofi-Aventis et Genzyme ont aussi annoncé la deuxième opération la plus importante à ce jour dans le secteur des biotechnologies. Dans d’autres secteurs, Lagardère a reçu en mars du groupe américain Hearst une offre ferme de 651 millions d’euros pour ses magazines internationaux.
Après de nombreux reclassements de pays en 2010, Coface a annoncé le 13 avril 10 révisions de notes pays à la baisse, dont le Japon et plusieurs pays de la zone Moyen-Orient/Afrique du Nord. Face aux catastrophes en chaînes survenues au Japon, Coface met la note A1 du pays sous surveillance négative. La croissance japonaise en 2011 est revue à la baisse, de 1,5% à 0,3%, après un rebond de 3,9% en 2010.Par ailleurs, Coface revoit à la baisse sa prévision de croissance mondiale de 3,4% à 3,2% cette année, notamment en raison des événements survenus au Japon, au Maghreb et au Moyen-Orient. Malgré ce ralentissement attendu de la croissance, l’environnement économique reste porteur. «Après un an de convalescence marquée, nous assistons aujourd’hui à une montée des risques mondiaux sous l’effet des bouleversements politiques et des catastrophes naturelles survenus au 1er trimestre. Le ralentissement économique touche également les pays émergents. La reprise continue mais à un rythme plus modéré », estime Yves Zlotowski, économiste en chef de Coface. S’il est difficile à ce stade de déterminer l’impact des catastrophes japonaises sur l’économie mondiale, Coface prévoit d’ores et déjà une répercussion sur la chaîne de production internationale, dont le Japon est un acteur-clé, tout particulièrement dans les secteurs automobile et électronique. La zone euro, fortement touchée par la crise souveraine, affichera une croissance de 1,3%, contre 1,8% en 2010. Toutefois, la plupart des pays européens voient leurs notes inchangées, à l’exception du Portugal (déclassement en A4) et de Chypre fortement exposée à la dette grecque (déclassement en A3). Le Portugal, plongé dans une crise politique et qui vient faire appel à l’aide financière de l’Union européenne, restera en récession cette année (-1,3%). Les entreprises portugaises, qui affichent un faible taux d’auto-financement, continueront de faire face à un accès difficile au crédit.
L’indice MSCI Emerging Markets dépasse depuis un mois celui des pays développés, rapporte Les Echos. Il a grimpé de plus de 8% depuis fin février. Les flux sont redevenus positifs depuis quelques semaines. Les spécialistes espèrent que les resserrements monétaires vont bientôt toucher à leur fin. Dans un entretien au quotidien, George Hoguet, stratégiste senior marchés émergents chez State Street Global Advisors, relève toutefois que «la part des émergents dans les allocations reste faible: elle représente seulement 6% dans les portefeuilles actions des investisseurs institutionnels au niveau mondial, alors que leur poids boursier représente 14% de la capitalisation mondiale susceptible d'être investie. Si les fonds souverains et les fonds de pension modifiaient de 1% leur allocation au profit des émergents, ce serait une manne de 450 milliards de dollars qui arriverait».
Un rapport publié par le sénateur UMP de la Lozère Jacques Blanc met en évidence les risques de pénurie de certains métaux et minéraux, et la vulnérabilité de l’Europe, rapporte Les Echos. Il recommande la négociation avec les grands pays producteurs que sont la Chine, le Brésil et la Russie.
Selon une enquête réalisée sous l’égide d’Axa Investment Managers (Axa IM), les quatre cinquièmes des Suisses interrogés, et la majorité des détenteurs de fonds d’investissement, misent sur les pays émergents lorsqu’il s’agit de désigner les marchés appelés à enregistrer la meilleure performance au cours des 3 à 5 prochaines années, rapporte L’Agefi suisse. Mais ils sont moins d’un cinquième à être investis dans ces marchés. A l’inverse, plus des deux tiers des Suisses sondés sont investis dans des fonds européens, qu’ils ne sont pourtant qu’un cinquième à juger les plus prometteurs dans les trois à cinq prochaines années. Investis à hauteur de plus des deux tiers (69%) dans des fonds en actions, ces mêmes investisseurs ne sont pourtant qu’un peu plus d’un tiers à juger cette classe de fonds la plus performante à l’avenir. Autant de paradoxes qui mettent en évidence les lacunes à combler en matière de connaissance des fonds de placement. L’indice des connaissances Axa IM n’indique d’ailleurs pas d’amélioration du niveau de connaissances général de la population.
Malgré les inquiétudes macro-économiques, les investisseurs ont retrouvé un certain appétit pour le risque, selon la dernière enquête BofA Merrrill Lynch réalisée entre les 1er et 7 avril auprès d’un échantillon de 282 participants représentant un encours d’actifs sous gestion de 757 milliards de dollars.Persuadés que les taux vont demeurer à des niveaux bas, les investisseurs ont réduit leur poche de liquidités et accru parallèlement leur allocation actions, tout particulièrement sur les marchés émergents. Les investisseurs surpondérés en cash ne sont plus que 11% en net contre 18% un mois plus tôt. On dénombre 50% en net des allocataires surpondérés en actions, contre 45% un mois plus tôt.L’intérêt pour les marchés émergents est revenu sur le devant de la scène, avec 22% des investisseurs surpondérés sur les actions émergentes contre un zéro pointé le mois précédent. Même tendance pour les matières premières avec 24% de l'échantillon surpondéré contre seulement 3% en mars.L’optimisme sur les marchés émergents est notamment lié aux bonnes perspectives de croissance des bénéfices sans que ce sentiment soit assombri par les inquiétudes sur le Chine. On observe que 22% du panel indique que les marchés émergents sont la région du monde qui a leur préférence pour une allocation surpondérée dans les prochains mois. Parallèlement, les investisseurs européens, pourtant peu optimistes sur les perspectives macro-économiques de la zone, ont réduit leur poche de cash à 3,3% en moyenne contre 3,7% précédemment.Les inquiétudes sur l'évolution de l'économie mondiale sont malgré tout plus présentes que jamais. La proportion des participants au sondage prévoyant un renforcement de la croissance de l'économie mondiale est ainsi tombée à 27% contre 58% en février. Parallèlement, seulement 19% des gérants interrogés s’attend à une amélioration des bénéfices des entreprises contre 32% en mars.Quatre semaines après les catastrophes naturelles qui ont dévasté le nord-est du Japon, les investisseurs tant nationaux qu’internationaux ont revu leur exposition sur le pays à la baisse. Les investisseurs internationaux sont désormais sous-pondérés sur le Japon à hauteur de 18% alors qu’ils étaient surpondérés en mars à hauteur de 8%.
L’indice “Lyxor Hedge Fund Index” a reculé de 0,34 % en mars. Sur le mois, les stratégies alternatives qui ont le mieux performé sont : la stratégie Lyxor L/S Equity Statistical Arbitrage Index (1,26%), Lyxor Convertible Bonds & Volatility Arbitrage Index (0,81%), Lyxor Equity Market Neutral Index (0,57%) et Lyxor Fixed Income Arbitrage Index (0,31%). A contrario, les stratégies ayant le moins bien performé sont : Lyxor L/S Equity Short Bias Index (-3,02 %), Lyxor Special Situation Index (-1,47 %) et Lyxor CTA Long Terme Index (-1,18 %).Depuis le début de l’année à fin mars, l’indice global affiche un gain de 0,76%.
Le groupe américain BlackRock a choisi Asset4, filiale de Thomson Reuters, pour la fourniture de données environnementales, sociales et de gouvernance (ESG), rapporte Responsible Investor. BlackRock utilisera ces données pour identifier les risques et les opportunités liés aux critères ESG dans ses portefeuilles.Les modalités du contrat n’ont pas été dévoilées
Le fonds de pension californien CalPERS a annoncé le 11 avril avoir investi plus de 17 milliards de dollars dans des sociétés basées en Californie, ce qui a contribué à la création de près de 1 million d’emplois dans cet Etat américain durant l’année fiscale 2009-2010.Ces investissements représentaient 8,5% du portefeuille de 200,5 milliards de dollars au 30 juin 2010, précise CalPERS qui entend poursuivre son effort d’investissement dans le capital investissement et les infrastructures, notamment dans le secteur des énergies renouvelables, ainsi que dans l’immobilier.
Le réseau des Principes pour l’investissement responsable des nartions Unies (UN-PRI) est en train de mettre en place un groupe de travail sur le fixed income avec l’objectif d’intégrer les critères ESG (environnementaux, sociaux et de gouvernance) dans les segments des obligations souveraines, d’entreprise et municipales indique l’organisation dans une présentation de sa stratégie et de son programme de travail 2011-2013. Le comité de pilotage de ce nouveau projet devrait être constitué d’ici à la mi-2011.Le PRI veut également créer des groupes de travail sur les hedge funds, les matières premières et les infrastructures et la mise en œuvre des principes de l’investissement responsable dans ces différentes activités.
Durant la semaine au 6 avril, les flux en direction des marchés émergents se sont inscrits en forte hausse, selon les données recueillies par EPFR Global. La collecte nette dans les fonds actions s’est ainsi élevée à 13,35 milliards de dollars, dont plus d’un tiers dans les actions des marchés émergents, les fonds obligataires, grâce notamment au segment du high yield, attirant de leur côté quelque 3,84 milliards de dollars.Malgré la remontée des taux dans la zone euro et les problèmes de la dette portugaise, les fonds d’actions européennes ont enregistré leur première collecte positive depuis la troisième semaine de février. En revanche, la décollecte s’est poursuivie sur les fonds obligataires européens.
Bill Gross, fondateur et co-directeur des investissements de Pimco, est devenu encore plus baissier sur les obligations du gouvernement américain, dont les bons du Trésor, rapporte The Wall Street Journal. Après avoir vendu toutes ses positions en février, dans le cadre du fonds Total Return Fund (235,98 milliards), le gérant est devenu négatif en mars sur la dette souveraine américaine. Ainsi sa position est désormais de -3 % fin mars, contre zéro en février et 12 % en janvier.
L’optimisme des gérants vis-à-vis des actions des marchés émergents a chuté dans des proportions spectaculaires au premier trimestre pour tomber à son plus bas niveau depuis mars 2009, selon la dernière enquête trimestrielle réalisée par Russell Investments auprès des gérants américains.Les gérants américains ne sont plus que 51% à se dire optimistes sur les actions des marchés émergents contre 71% en décembre 2010. Les actions des pays développés (hors Etats-Unis) ont également perdu du terrain avec une baisse de 9 points de pourcentage à 49%. Plus d’un gérant sur deux a par ailleurs indiqué qu’il tenait compte des perspectives de remontée des taux d’intérêt dans ses décisions d’investissement.
En 2010, grâce à des mesures de relance, l’économie japonaise a connu la plus forte croissance des pays du G7, à 3,9 %. Cette année, l’économie devait ralentir à 1,3 %, selon Nomura, mais c’était sans compter sur le tremblement de terre et le tsunami qui ont frappé l’île en mars et qui ont conduit à une révision à la baisse de ces estimations. Ainsi, Nomura tablait au 30 mars sur une croissance de seulement 0,4 % (depuis, un nouveau tremblement de terre a frappé le Japon). Mais le Japon devrait récupérer cette croissance perdue en 2012, a affirmé jeudi Tom Mermagen, directeur et actionnaire de Moran Wright Management, une société spécialisée sur le Japon, qui gère notamment un compartiment de la Sicav Oyster Funds. Ainsi, Nomura a révisé à la hausse ses perspectives de croissance, de 2,2 % à 3,1 %. Certes, il reste des inquiétudes importantes concernant la centrale nucléaire de Fukushima, dont les conséquences ne sont pas encore bien connues. Néanmoins, Tom Mermagen rappelle qu’un tiers de l’énergie au Japon vient du nucléaire et qu’il ne faut donc pas avoir de craintes majeures concernant l’approvisionnement en énergie. Il souligne que le gouvernement japonais a imposé des restrictions afin de faire face à la baisse de l’offre, et prévient qu’il pourrait néanmoins y avoir quelques problèmes de pénurie pendant l’été lors des mois les plus chauds, très consommateurs de climatisation. Côté entreprises, le séisme devrait peser sur les résultats à fin mars 2011. « Les entreprises vont sûrement tenter de passer une importante partie des coûts sur l’exercice passé. Elles devraient également faire état de prévisions pessimistes pour les résultats à fin mars 2012. Mais la reconstruction devrait avoir un effet positif sur les bénéfices à fin mars 2013 », estime Tom Mermagen. Tout comme l’économie, les entreprises japonaises commençaient à se redresser lorsque le tremblement de terre est intervenu. Et ce, grâce à des réductions de coûts, dans le sillage de la crise financière, mais grâce aussi à l’exposition à l’Asie. Ainsi, 60 % des exportations des entreprises nippones sont en direction de l’Asie et le Japon est l’un des rares pays à avoir un excédent commercial avec la Chine. Tom Mermagen a souligné aussi que les entreprises japonaises vivaient une véritable révolution, grâce notamment à l’arrivée dans leur capital d’actionnaires plus actifs.
Le fournisseur d’indices FTSE Group, a annoncé le 6 avril le lancement d’un nouveau sytème de notation des pratiques envrionnementales, sociales et de gouvernance (ESG) de plus de 2.300 entreprises dans le monde, le FTSE4Good ESG Ratings, issu de l’indice FTSE4Good lancé en 2001.Le nouveau produit fournit aux investisseurs institutionnels un modèle de notation flexible qui permet d’apprécier les pratiques ESG des entreprises sous de multiples aspects, non seulement les critères ESG prix dans leur ensemble mais également par rapport à différentes thématiques ESG comme la gestion de l’environnement, le changement climatique ou encore le droit du travail. Dans tous les cas de figure, l’investisseurs peut évaluer les risques liés à telle ou telle activité ainsi que leur prise en compte par l’entreprise.
Les gérants de hedge funds restent pessimistes sur les actions américaines, selon le dernier sondage mensuel (mars) réalisé par Trim Tabs/BarclayHedge. Ils étaient encore 36% en mars à parier sur une baisse de S&P 500, contre 40% en février, 28% d’entre eux étant optimistes, contre 26% précédemment.Le sentiment sur les bons du Trésor américain à dix ans n’a pas non plus beaucoup évolué, 33% des gérants se disant pessismistes et 16% optimistes. En revanche, les gérants sont devenus très pessimistes sur le dollar, 43% d’entre eux étant baissiers contre 31% en février. Parallèlement à ce pessimisme persistant, les investisseurs continuent de déverser du cash dans les hedge funds qui ont enregistré une collecte record en février. A noter aussi que 18% des hedge funds envisagent d’augmenter leur levier à court terme alors que 14% d’entre eux indiquent qu’ils vont le diminuer. Cela n'étonnera plus personne, les gérants estimaient le mois dernier que le Portugal serait la prochaine victime de la crise de la dette européenne. Et l’Espagne est leur prochain candidat…