Quel sera le sujet majeur des prochaines assemblées générales ? Pour 68% des administrateurs du CAC 40, le partage de la valeur sera le sujet central du printemps 2012 et des prochaines assemblées générales avec les actionnaires, selon la première édition de l’analyse du partage de la valeur des entreprises du CAC 40 réalisé par Euro RSCG C&O.Car les entreprises créent de la richesse, même en période de crise. Depuis 2006, le cashflow des entreprises du CAC 40 a progressé de 22%. Les marges opérationnelles ont augmenté de 13% et les résultats nets de 10%. Toutefois, cette réalité positive est occultée par la mauvaise performance boursière de l’indice du CAC 40, qui a perdu 30% depuis 2006. Autrement dit, les entreprises sont confrontées à un grand hiatus : annoncer simultanément de bons résultats pour 2011 et des mesures d’austérité pour 2012 et donc apporter une réponse globale à des publics aux intérêts contradictoires (actionnaires, salariés, clients, opinion publique) et gérer une situation inédite où se mêlent échéances sociales, électorales et financières. «En 2012, la communication financière doit expliciter et clarifier les choix fondamentaux de répartition de la valeur. Il en va de la qualité de la démocratie actionnariale et de la qualité de la relation avec ses parties prenantes», souligne Laurent Habib, président de l’agence Euro RSCG C&O, convaincu que «l’entreprise doit garantir aux parties prenantes le choix d’une création de valeur durable». Après plusieurs années de communication très financière, dans le sillage de la crise de 2008, «arrive un nouveau cycle où l’entreprise est aussi attendue sur sa dimension sociétale. Aujourd’hui, les attentes des différentes parties prenantes ne sont plus seulement financières, et les entreprises doivent aborder simultanément tous les registres, financiers et extra-financiers. La transparence sur la stratégie de partage de la valeur et l’anticipation des sujets sensibles sont déterminants», indique pour sa part Bénédicte Hautefort, partner Euro RSCG C&O. Les sept constats de l’étude :Les entreprises du CAC 40 ont créé de la richesse, même en période de crise. Depuis 2006, leur cash-flow a progressé de 22%Le désendettement est devenu leur priorité La part de l’actionnaire a progressé de 31% en cinq ans, mais il reste perdant Les salaires ont progressé de 13%. Les effectifs ont augmenté de 10% La rémunération des dirigeants a progressé de 34% depuis 2006, tout en étant plus encadréeL’investissement a été réduit de 24%. La croissance externe est très ralentieL’impôt a progressé de 21%, comme le cash-flow créé par les entreprises : il n’y a pas eu de « délocalisation fiscale ». C’est la valeur absolue de l’impôt payé par le CAC 40 qui fait débat.