Le crédit catégorie investissement et le haut rendement représentent respectivement 15 milliards et 2,2 milliards d’euros d’encours pour le groupe Robeco, mandats et fonds confondus, a indiqué Victor Verberk, responsable des obligations «investment grade». Dans la mesure où la maison de Rotterdam estime que 2012 devrait être une année propice à ces thématiques d’investissement, alors que le fonds Robeco Investment Grade Corporate Bonds (1,24 milliard d’euros) et le fonds Robeco High Yield Bonds ont par exemple déjà collecté en net respectivement quelque 380 millions et 360 millions d’euros l’an dernier, le gestionnaire a tenu à présenter le 17 janvier ces stratégies aux investisseurs français.La gamme de stratégies crédit comprend également le fonds Euro Credit Bonds, Euro Sustainable Credit Bonds, Financial Institutions Bonds et, en plus de l’OPCVM High Yield Bonds, sa version européenne, le European high Yield Bonds. Tous ces produits correspondent à des horizons de placements allant du court au long terme et à des sensibilités au risque échelonnées entre basse et forte, a expliqué Guillaume Lendormy, spécialiste des investissements obligataires. De plus, le gestionnaire propose des classes de parts avec couverture de la duration.Parmi les éléments à prendre en considération pour cette année, il y a certes d’un côté une tendance à la raréfaction des nouvelles émissions de la part des financières mais aussi des entreprises non financières, mais de l’autre une généralisation des rachats de dette à échéance résiduelle courte par les «corporates», pour émettre à plus long terme. De plus, comme les banques doivent se désendetter, elles auront tendance à réduire le volume de crédit et à pousser leurs entreprises clientes sur le marché des capitaux.
Dans l'étude «What are the Risks of European ETFs» consacrée aux «vrais» risques des ETF en Europe, l’Edhec souligne qu’en matière de risque de contrepartie, il n’est pas logique d’opposer produits de réplication physique et à réplication synthétique, ni de faire la différence entre les swaps financés et non-financés. Ces deux distinctions sont peu pertinentes dans la pratique et donne un faux sentiment de sécurité «comparative».Après avoir rappelé que la très grande majorité des ETF européens sont coordonnés et sont dès lors exposés aux mêmes risques que n’importe quel fonds conforme à la directive OPCVM, l’Edhec souligne que quelles que soient les techniques de réplication, les ETF sont exposés au risque de contrepartie. Ainsi les opérations de prêt-emprunt de titres, courantes pour les ETF de réplication physique, exposent un fonds au risque de contrepartie aussi sûrement que l’utilisation des swaps de gré à gré nécessaire à la réplication synthétique.Dès lors, les investisseurs «devraient prêter plus d’attention aux sujets de premier ordre qui déterminent la réduction effective du risque de contrepartie : le niveau de la garantie, la qualité des actifs remis en gage et la capacité du fonds à faire respecter ses droits sur ces actifs en cas de défaillance de la contrepartie».Dès lors, «les campagnes massives de marketing et de relations media mises en place par certains fournisseurs d’ETFs dans le but de promouvoir des distinctions entre types de réplication sur la base du risque de contrepartie sont donc trompeuses et ne concourent pas à une bonne prise en compte des risques par les investisseurs», précise l'étude. Pour l’Edhec, «la transparence ne devrait pas être limitée à la question du risque de contrepartie et sa réduction, mais devrait englober l’information sur la rentabilité des activités annexes des fonds comme le prêt-emprunt de titres».En conclusion, l'étude souligne qu’il est «curieux» de constater qu’alors que l’essentiel des ETF sont des supports de gestion passive adossés à des indices, aucune normalisation ni obligation d’information à propos du risque de tracking error n’existe aujourd’hui dans la réglementation européenne. L’Edhec suggère en outre que «le régulateur devrait donner une définition légale de ce que constitue un indice et prendre position sur les besoins en transparence et en «auditabilité» des indices, qui restent les déterminants principaux des risques financiers supportés par les ETF».
Après plusieurs exercices de croissance à deux chiffres, les actifs de microfinance gérés ou conseillés par des gérants suisses ont encore progressé de 7% en 2010, pour atteindre 2,3 milliards de dollars, rapporte L’Agefi suisse. Soit 27% des 8,3 milliards de dollars de fonds privés gérés par des instruments de microfinance au niveau mondial. Les actifs confiés aux spécialistes suisses pourraient doubler au cours des cinq prochaines années, estime une étude cofinancée par Symbiotics et la Direction du Développement et de la Coopération (DDC).
Le groupe Markit, spécialisé dans l’information financière, a annoncé le 17 janvier qu’il enrichissait son offre sur les CDS avec la publication quotidienne d’un rapport de sensibilité qui donnera aux clients des informations sur les corrélations entre le prix d’un CDS et d’autres variables de marché.Le nouveau service, Markit CDS Sensitivities, permettra d’évaluer la sensibilité d’un spread de CDS aux modifications entre autres de taux d’intérêt et de qualité de crédit.
Les professionnels de la gestion du monde entier sont optimistes et pensent qu’aucun pays ne devrait sortir de la zone euro cette année et qu’une union budgétaire sera instaurée dans les 10 prochaines années. C’est ce qui ressort d’une enquête menée par l'équipe Multigestion d’Aviva Investors auprès de 188 gérants de fonds dans les grandes classes d’actifs et à l'échelle mondiale.Alors que 41 % d’entre eux ont répondu que certains pays devront quitter la zone euro au cours des 10 prochaines années, ils ne sont qu’un quart (23 %) à penser que cela se produira dès cette année. Parmi les 36 % restants, certains ne sont pas d’accord avec cette prévision, d’autres pensent que les sorties seront compensées par l’intégration de nouvelles nations ou bien ne se prononcent pas.En outre, plus de la moitié des sondés (52 %) sont optimistes concernant l’avenir de la zone euro et pensent qu’une union budgétaire sera instaurée d’ici les 10 prochaines années. Cependant, ils sont 41 % à penser que la BCE ou les responsables politiques ne prendront pas les mesures nécessaires pour restaurer la confiance dans l’avenir de la zone euro d’ici la fin 2012.Selon Nick Mansley, responsable mondial de la Multigestion chez Aviva Investors, « aucun consensus ne se dessine dans l’ensemble parmi les gérants quant à l’avenir de l’euro. Alors que nous continuons à évaluer la capacité de nos gérants à faire face aux conséquences d’un éclatement de la zone euro, les résultats montrent que sur un horizon de dix ans, la majorité des gérants sont plus optimistes et tablent sur l’instauration d’une union budgétaire susceptible de pérenniser l’avenir de l’euro. »Interrogés sur les perspectives économiques aux États-Unis, au Royaume-Uni et en Allemagne, 83 % des sondés pensent que l'économie américaine enregistrera la plus forte croissance en 2012, contre seulement 17 % pour l’Allemagne. Si aucun gérant ne voit le Royaume-Uni capable d’afficher la croissance la plus soutenue, ils sont 48 % à penser que l'économie britannique enregistrera le taux d’inflation le plus élevé.Concernant leurs prévisions de hausse des taux d’intérêt, la moitié des gérants (54 %) prévoient des relèvements avant la fin 2013, les probabilités les plus / les moins fortes étant attribuées aux États- Unis et à l’UE, respectivement. Un tiers (33 %) n’anticipe aucune hausse des taux avant 2014 au plus tôt.
Le fonds de pension CalPERS a vendu à une coentreprise constituée par le développeur Newland Real Estate Group de San Diego et une filiale du japonais Sekisui House un portefeuille de terrains nus pour 16.300 logements dans onze Etats des Etats-Unis, ce qui représente environ 20 % de son portefeuille de terrains résidentiels, rapporte The Wall Street Journal.La transaction aurait porté sur un montant compris entre 500 millions et 600 millions de dollars, ce qui signifie que CalPERS, qui a acheté ces terrains sur une période de 5 ans à partir de 2002, accuse une perte comprise entre 30 et 50 %, selon les proches du dossier.
Le fonds souverain des Emirats Arabes Unis Aabar est prêt à monter à 6,5 % du capital, contre 4,999 % actuellement, à l’occasion de l’augmentation de capital, rapporte Il Sole – 24 Ore. Au total, les investisseurs arabes détiendraient 14 %.
La dégradation des notes de la France et d’autres pays de la zone euro fait réfléchir les grands investisseurs comme les fonds de pension, qui se demandent s’il ne vaudrait pas mieux choisir des indices qui ne soient pas pondérés en fonction du volume d'émission des souverains européens, ce qui donne une prime aux plus endettés, rapporte The Wall Street Journal. C’est ainsi que l’Italie pèse environ 20 % des indices, alors que les Pays-Bas, qui conservent un AAA, ne comptent que pour 6 %.Le néerlandais Syntrus Achmea (52 milliards d’euros d’encours), qui gère des fonds de pension, a opté pour un indice pondéré en fonction du PIB et 75 % de son portefeuille d’obligations souveraines européennes est placé en titres allemands, français et néerlandais. Robeco, pour ses mandats discrétionnaires, est investi à plus de 60 % en bunds et en obligations d’Etat néerlandaises.Mais le risque de ce genre de stratégie est de créer des portefeuilles concentrés sur un petit nombre de pays, dont certains, comme la Norvège par exemple, ont en plus des marchés obligataires très étroits.
Le groupe de services basé à New York Direct Access Partners (DAP) vient d’annoncer le lancement de la plate-forme ETF Liquid qui propose une formation des prix améliorée et une profondeur de marché plus importante pour la clientèle institutionnelle de DAP.La nouvelle plate-forme permet notamment de négocier au niveau international sur la base de l’actif net réévalué (NAV) des actions sous-jacentes des ETF et non plus sur la seule base de l’offre et de la demande sur le marché américain.
Le directeur général d’AXA Investment Managers, Dominique Carrel-Billiard, ne croit pas à une aggravation de la crise européenne. Dans un entretien aux Echos, il relève que les marchés se sont remis à croire à une sortie de crise après les émissions réussies de l’Espagne et de l’Italie et l’accueil favorable reçu par le nouveau patron de la BCE, Mario Draghi. «Les déséquilibres accumulés depuis des années sont profonds. Cela créera encore de la volatilité et de la versatilité dans les marchés. Nous évaluons à six à neuf mois cette période pendant laquelle les investisseurs se méfieront des actifs risqués. Mais notre scénario central, c’est que les marchés vont progressivement croire à une résolution de la crise de la zone euro. Toutes les parties, dirigeants politiques, citoyens, autorités monétaires, investisseurs privés, régulateurs, etc. ont un intérêt personnel et collectif à ce que la crise soit résolue. Et ils vont finir par aligner leurs intérêts», explique-t-il.
Dans un entretien publié le 16 janvier sur le site bfinance dans la partie «Analyse et veille stratégique en investissement, Antoine Fruchard, conseil en Structuration chez Derivatives Capital, revient sur la problématique du risque de contrepartie dans la cadre des produits structurés. Selon le responsable, la question de la qualité de la contrepartie bancaire a toujours fait l’objet d’exigences minimales de la part des investisseurs. La détérioration des notations financières des banques a exclu de fait plusieurs émetteurs de produits structurés. «Beaucoup d’investisseurs disposent de chartes d’investissement qui définissent la notation minimum d’un émetteur», a-t-il expliqué.Dans le même temps, la problématique du risque de contrepartie est devenue un élément structurant du rendement servi par le produit. «Alors qu’auparavant les banques se rémunéraient à des conditions assez semblables et proposaient en conséquence des produits aux performances très comparables, les obligations zéro coupon des banques affichent aujourd’hui des différences de rendement notables qui se répercutent sur le niveau des rémunérations servies par leurs produits structurés», a relevé Antoine Fruchard.Hormis le risque de contrepartie, d’autres paramètres doivent également être approfondis , note encore Antoine Fruchard. Notamment le sous-jacent, la formule, la maturité, la valorisation, l’organisation de la liquidité ou encore le reporting. «Nous veillons à construire avec les investisseurs des solutions adossées à des indices lisibles et transparents par opposition aux indices propriétaires des banques d’investissement, qui rendent plus compliqués la compréhension du fonctionnement du produit. L’émetteur doit aussi s’engager à répondre à tout moment aux demandes de rachat du produit et, dans un autre genre, les clients peuvent exiger des reportings adaptés à leur besoin en terme d’information et de fréquence». D’un point de vue réglementaire, le dispositif prudentiel Bâle III affecte la capacité des établissements à émettre des produits dérivés complexes, cette activité figurant parmi les plus consommatrices en terme de capitaux propres. «Confrontées à davantage de difficultés pour émettre des produits complexes, les banques seront sûrement tentées de simplifier la structuration de leur produit. Une telle évolution vers des produits plus simples et transparents est d’ailleurs souhaitée par les assureurs confrontés aux exigences de Solvabilité II», explique le responsable. Avec une composante optionnelle qui représente 10 % du produit environ et supporte une charge en capital maximum de 49 %, il est envisageable d’obtenir des produits consommant 20 % de fonds propres au maximum. Le respect d’un niveau de capital cible est ainsi appelé à devenir un paramètre structurant des solutions destinées aux assureurs. «Dans le cadre du Pilier III, les assureurs devront aussi disposer de reportings suffisamment détaillés pour pouvoir être présentés auprès de l’Autorité de contrôle prudentiel dans le cadre d’un modèle interne de gestion des risques», ajoute Antoine Fruchard.
Depuis l'été 2011 et l’aggravation de la crise dans la zone Europe, la Coface a observé une nette rupture du comportement de paiement des entreprises avec une nette remontée des impayés, a souligné la Coface à l’occasion de son 16ème coloque Risque Pays. Sur l’ensemble de 2011, Coface enregistre une progression de 19% des incidents de paiement dans le monde, avec une montée particulièrement prononcée de 28% pour les entreprises de la zone euro.Cette dégradation de la solidité moyenne des entreprises prouve que la crise prend un nouveau virage et atteint une dimension systémique globale avec l’entrée en crise de l’Italie. « En l’absence de réponse rapide à la crise de la part des institutions, les anticipations négatives du marché financier ont éveillé la défiance des acteurs de l’économie réelle. Paradoxalement, ce sont les entreprises, pourtant mieux gérées que jamais, qui subissent le contrecoup de cette crise. En 2012, la conjonction d’une croissance très affaiblie en Europe et d’un possible assèchement du crédit pourrait affecter de manière sensible le risque de crédit des entreprises», a souligné François David, président de Coface. Dans ce contexte dégradé, Coface abaisse d’un cran, à A4, l’évaluation de l’Italie et de l’Espagne, l’une fragilisée par un endettement public massif, l’autre par l’endettement de son secteur privé. Ces deux grandes économies d’Europe du Sud subiront en outre une contraction de l’activité en 2012. Depuis le début de l’année 2011, Coface constate une montée d’environ 50% des incidents de paiement des entreprises des deux pays. C’est l’Europe émergente qui souffrira le plus de la contraction de la demande et du flux de financement de la zone euro. En raison de leur exposition aux dettes souveraines de la zone euro, les banques ouest-européennes se verront obligées de réduire le soutien à leurs filiales, ce qui affectera l’octroi de crédits aux entreprises. Or, les créances des banques européennes représentent 70% du PIB est-européen et on estime que un cinquième de la croissance des années 2000 en Europe de l’Est s’explique par le dynamisme du crédit transfrontalier. Les évaluations A2 de la République tchèque et de la Slovénie ainsi que l’évaluation A3 de la Slovaquie ont été mises sous surveillance négative. La Hongrie, qui fait face à une défiance accrue des investisseurs, a été déclassée en B. L’exposition au risque italien et la vulnérabilité de l’activité induite par un choc de change conduisent Coface à abaisser à B l’évaluation de la Croatie. Enfin, la vague de troubles politiques en Afrique du Nord et au Proche et Moyen-Orient marque un tournant en 2011 dans les émergents : le retour du risque politique. Coface a d’ailleurs, en 2011, enregistré plusieurs impayés au titre de ce risque. L’évaluation de l’Egypte, dont les finances publiques et les comptes extérieurs sont sous pression, a été déclassée en C en grande partie à cause des incertitudes majeures entourant le scénario politique en 2012. En Syrie, déclassée en D, la situation extrêmement tendue et les sanctions internationales auront des répercussions défavorables sur la croissance économique et les finances publiques.
Jean-Philippe Thierry, vice-président de l’ACP (Autorité de contrôle prudentiel), estime dans un entretien aux Echos que pour les assureurs français, l’OAT doit rester «la colonne vertébrale des portefeuilles des fonds d’assurance-vie en euros». Il relève que la réglementation des assurances en vigueur ne fait pas appel à la notation et que par conséquent la perte du triple A par la France est sans conséquence sur les ratios réglementaires des entreprises d’assurance. «Plus largement», ajoute-t-il, «les assureurs doivent rester investis dans les dettes souveraines de la zone euro. Vu le contexte actuel, l’essentiel est qu’ils mènent plus que jamais une politique d’investissement et de gestion actif-passif prudente. La «règle d’or», c’est la diversification».
La progression exponentielle du secteur des ETF pourrait connaître un coup de frein en 2012. Les recommandations qui seront publiées très prochainement par l’Autorité européenne des marchés financiers (AEMF ou Esma en anglais) devraient être assez strictes, l’accent étant mis sur le contrôle des risques de contrepartie et des risques systémiques, selon une étude que vient de publier le cabinet de recherche Celent sur le marché européen.En conséquence, les volumes gérés dans le secteur des ETF synthétiques pourraient diminuer, estime Celent. L’activité d'émission d’ETF synthétiques a été très intense entre 2006 et 2010, année durant laquelle près de 90% des émissions de produits synthétiques ont été lancées en Europe (contre 6% pour les Etats-Unis). La part des ETF synthétiques dans le marché des ETF représente désormais 45% en valeur contre un peu plus de 20% en 2005.Le secteur des ETF synthétiques pourrait ainsi se rapprocher des niveaux observés aux Etats-Unis, où les actifs sous gestion du secteur sont plus modestes en raison des restrictions réglementaires.En Asie, où le marché en est à ses premiers balbutiements, les ETF synthétiques pourraient jouer un rôle important à Hong Kong et à Singapour, estime Celent dans une autre étude consacrée aux ETF en Asie. Mais là encore, la réglementation pourrait infléchir durablement le paysage. Le régulateur des marchés de Hong Kong (SFC) a mis en place l’an dernier des règles pour réduire les risques de contrepartie et de collatéral et aussi pour améliorer la transparence des produits synthétiques. A tel point d’ailleurs que Lyxor a menacé de quitter le marché. A Singapour, le régulateur envisage des modifications à une réglementation en ligne avec le cadre européen. Si toutefois les modifications introduites sont moins rigoureuses que celles mises en place à Hong Kong, la place de Singapour pourrait prendre le pas sur celle de Hong Kong.Sur les autres marchés asiatiques, Australie, Japon, Corée et Taiwan, les investisseurs donnent la préférence aux ETF physiques. Autrement dit, les volumes d’ETF physiques pourraient bien poursuivre leur croissance. Du côté des ETF synthétiques, il est plus probable que l’on observe une stagnation, voire une faible progression du marché des synthétiques, tant en Asie qu’en Europe.
Le secteur de la gestion d’actifs semble avoir fait son deuil d’horizons plus cléments. Tout en se préparant à de nouvelles turbulences, au moins dans la première partie de l’année, les gérants interrogés par Cerulli Associates en Asie, en Europe et aux Etats-Unis (représentant au total plus de 10.000 milliards de dollars d’actifs sous gestion) semblent bien décidés à ne pas modifier leurs stratégies pour autant.Ce qui ne veut pas dire qu’elles ne vont pas s’adapter si les marchés restent durablement déprimés. Dans un tel contexte, les pressions sur les coûts pourraient s’accentuer. Les gérants interrogés ne croient pas toutefois que ce thème des coûts puisse guider les projets des sociétés. L’augmentation des coûts est souvent liée à des stratégies de développement, comme chez Natixis qui souhaite générer 50% de ses bénéfices sur des marchés autres que les Etats-Unis ou la France.De son côté, James Thorneley, responsable de la communication du groupe chez Aberdeen Investment Management, l’attention aux coûts peut entraîner des fusions de fonds secondaires mais ces économies peuvent être compensées par le lancement de nouveaux fonds.Et Aberdeeen n’est pas la seule société à surfer sur la nécessité de réaliser des économies pour réfléchir à de nouveaux produits, plus sophistiqués et aussi mieux margés. «Les clients recherchent des solutions produits qui ne restent pas figées sur une classe d’actifs, mais affichent un profil de risque très sophistiqué», relève Daniel Lehman, chez des produits pour l’Europe chez Allianz Global Investors. «Nous avons un gérant aux Etats-Unis qui utilise des stratégies de couverture d’options sur des indices actions, qui fonctionnent très bien», ajoute-t-il.De son côté, Carlo Cavazzoni, responsable de la distribution internationale chez Generali Investments, estime que «la volatilité est une classe d’actifs avec laquelle il faut bien vivre… Nous voyons un potentiel énorme dans les activités de gestion actif-passif (ALM) et dans tous les services annexes, tels que les investissements sous contrainte de passif (LDI)». En termes de distribution, après une année 2011 difficile, 2012 ne se présente pas sous les meilleurs auspices, si bien que les sociétés de gestion vont attacher une attention particulière à la gestion de la relation client et à la gestion de la marque.
Sous ce titre provocateur, Cinco Días rapporte que, dans un article publié seulement quatre jours avant l’abaissement de la note des pays de la zone euro sous le titre «les notes AAA doivent-elles être l’unique référence pour les marchés ?», Standard & Poor’s (S&P) répondait que non, pour deux raisons qui n’ont rien à voir avec les erreurs de jugement passées des agences de notation.Première raison : les notes des trois grandes agences (S&P, Moody’s et Fitch) ne signifient pas exactement la même chose, il faut donc se fonder sur la méthodologie. Seconde raison : les meilleures notes se font beaucoup plus rares, du fait de la crise.Comme il y a moins de AAA, S&P recommande aux investisseurs qui ne sont pas timorés de s’ouvrir à des placements avec des notes plus basses, mais toujours en se fiant parallèlement à leur propre recherche, et en prenant leur décision en fonction des motivations de la note, pas de la note en soi.
Dans un entretien aux «Echos», Frédéric Oudéa, PDG de la Société Générale, estime que «les banques n’ont pas vocation à investir dans la dette souveraine» mais à financer l'économie. «Les acheteurs naturels sont plutôt les assureurs et les investisseurs institutionnels. Nous sommes avant tout des intermédiaires», ajoute-t-il. Il affirme par ailleurs qu’une taxe sur les transactions financières imposée dans un cadre national isolé serait «totalement contre-productive», et évoque à ce sujet le cas de la Suède, «qui après avoir mis en place une taxe semblable, a dû y renoncer car les transactions se sont délocalisées et le pays ne collectait plus d’impôt».
Le groupe de conseil et d’investissement britannique Ingenious a annoncé le lancement de Vindemia 2 EIS Fund (Vindemia 2), qui prend la succession du Vindemia EIS Fund, qui a clôturé en juillet 2011.Vindemia 2, qui espère lever quelque 10 millions de livres, sera fermé aux investisseurs le 2 avril prochain. Le fonds vise un rendement annuel moyen après impôts de 22,7%. L’investissement minimum est de 10.000 livres, bénéficiaire d’un allègement fiscal de 30%.
PwC prévoit que les marchés européens devraient enregistrer une reprise des introductions en Bourse, mais qui pourrait ne pas survenir avant le deuxième trimestre de l’année, selon la dernière étude IPO Watch Europe de PwC. Il existe également un grand nombre de sociétés prêtes à saisir l’opportunité si elle venait à se présenter dans de bonnes conditions de marché. Selon Philippe Kubisa, associé du département «Marchés de Capitaux» de PwC en France, «les sociétés envisageant une introduction en 2012 doivent se préparer et se positionner de sorte à être prêtes à saisir l’opportunité dès qu’elle se présentera. La date exacte à laquelle les marchés reprendront reste incertaine. Les sociétés devront s’assurer que les bases sont posées bien à l’avance pour pouvoir bénéficier des opportunités clés d’introduction en 2012.»Le marché européen des introductions en Bourse en 2011, dans l’ensemble éprouvant, s’est terminé sur un quatrième trimestre difficile : 78 introductions ont levé seulement 866 millions d’euros, soit une baisse de 81% en valeur comparativement au troisième trimestre 2011, ou encore une baisse de 83% en glissement annuel.En dépit d’un second semestre terne en 2011, les introductions européennes de l’année ont mobilisé 26,5 milliards d’euros, soit un montant comparable à celui de 2010. Le nombre d’introductions s’est accru de 13% et a été porté à 430. Londres a généré 14,6milliards d’euros, soit plus de la moitié des fonds levés, bien qu’elle n’ait accueilli qu’un quart des opérations européennes. Les 15 plus grandes opérations ont levé 20 milliards d’euros, soit 75% de la valeur totale des introductions européennes en 2011. Elles comptent les introductions de Glencore, Vallares, et Justice à Londres et de Bankia et Dia en Espagne, qui ont représenté à elles seules 14,6 milliards.Hong Kong a connu une chute de 43% des fonds levés, bien qu’elle ait réussi à attirer au cours de l’année les introductions de plusieurs groupes internationaux de l’industrie du luxe, tels que Prada. Aux États-Unis, le retour d’un nombre élevé de plus grandes opérations au premier semestre 2011 a permis de lever 25,6 milliards d’euros en 2011, soit une diminution de 13,4% comparativement à 2010, en particulier grâce à l’introduction colossale de General Motors.
Les derniers chiffres publiés dans l’Observatoire trimestriel Towers Watson de performance des transactions de M&A font apparaître qu’en 2011, les acquéreurs ont, en moyenne, continué de surperformer l’indice Global MSCI et enregistré des rendements ajustés de 2,9 points de base au-dessus de cet indice pour l’année en cours. Les acquéreurs ont également continué de réaliser une surperformance du cours de leurs actions par rapport à leurs indices respectifs, et ce malgré des conditions de marché défavorables et un niveau de confiance des entreprises fortement entamé. La dernière version de l’étude, réalisée par Towers Watson, à partir d’une analyse trimestrielle de la Cass Business School, révèle également que les acquéreurs d’Asie-Pacifique qui ont finalisé des transactions en 2011 ont généré davantage de valeur actionnariale, surperformant leur indice régional de 6,7 points de base contre une surperformance limitée à 4,8 points de base pour les acquéreurs européens par rapport à leurs indices respectifs Les acquéreurs nord-américains qui ont finalisé des transactions en 2011 enregistrent une surperformance moins significative, avec un rendement supérieur de 1,4 point de base par rapport à leur indice régional. Si l’on prend en compte les 16 précédents trimestres de l’étude, les chiffres montrent également une différence marquée entre les régions en termes de délais d’exécution des transactions. En moyenne, il a fallu 108 jours aux acquéreurs d’Asie-Pacifique pour finaliser une transaction contre à peine 57 jours pour leurs homologues nord-américains, soit une différence quasiment du simple au double. Les délais d’exécution des transactions des acquéreurs européens se situent aux environs de 89 jours.