Les fonds de Franklin Templeton détenaient à fin juin des obligations d’Etat irlandaises pour un montant de 6,1 milliards d’euros, selon les calculs du Financial Times. Le gros était aux mains du fonds Templeton Global Bond géré par Michael Hasenstab. La société de gestion américaine est ainsi le plus gros créancier privé de l’Irlande.
Le statut de Londres en tant que place de premier plan pour les hedge funds semble menacé, selon un sondage réalisé par le cabinet de recrutement Astbury Marsden, rapporte FINalternatives.Interrogés sur l’implantation préférée de leurs activités, 462 banquiers et gérants de hedge funds britanniques ont placé Singapour en tête, avec 31% des suffrages, devant New York (20%) et Londres (19%). Et la capitale britannique ne précède que de très peu Hong Kong (16%) et Dubai (15%). Parmi les atouts de la ville-Etat, le cabinet de recrutement cite entre autres les rémunérations plus élevées, le régime fiscal et l’encadrement réglementaire plus souples.
En relevant au début de l'été leurs prévisions à 6 mois pour les indices boursiers, les panélistes actions de L’Agefi avaient parfaitement anticipé le rally estival en Europe et aux Etats-Unis. Depuis la publication du dernier panel actions, le 2 juillet, le CAC 40 et l’Euro Stoxx 50 ont rebondi de 7%, tandis que le S&P 500 gagnait plus de 3%. Tous les contributeurs ont aujourd’hui relevé leurs prévisions à 6 mois pour le CAC 40. Parmi les plus optimistes, Assya AM ou Lazard Frères Gestion. Le premier a porté son objectif à court terme pour l’indice parisien à 3.600 points, contre 3.150 début juillet. Le second vise désormais 3.750 points, soit un relèvement de 10%.
Le Panel Allocation de L’Agefi a augmenté son exposition sur les actions à désormais 46% du portefeuille, au détriment de la poche obligataire qui revient à 39%, soit le même niveau qu’au début de l’année 2012. Mais les choix d’allocation des différents panélistes restent contrastés. Si trois des dix-huit membres du Panel (Aberdeen AM, CM-CIC AM et OFI AM) ont décidé de laisser leur allocation totalement inchangée par rapport à début juillet, l’optimisme sur les actions est manifestement très élevé pour Dexia AM qui s’est renforcé de 7 points sur ce compartiment en diminuant sa part en cash, devant La Française AM (+5 points), CPR AM ou BlackRock Flexible Multi-Asset Fund (+4 points), souligne le quotidien.
China Investment Corp a vendu le gros de sa participation dans BlackRock, dans le cadre de sa stratégie visant à réduire son exposition aux institutions financières, rapporte le Financial Times. Le fonds souverain chinois avait acquis près de 3 % de BlackRock, représentant environ 1 milliard de dollars, lorsque la société de gestion a acquis Barclays Global Investors en 2009. Ces derniers mois, il a progressivement vendu ses titres, dégageant un profit, selon des personnes proches du dossier.
Le fonds de pension des enseignants californiens CalSTRS a investi 1,2 milliard de dollars dans l’immobilier au deuxième trimestre, 78,5% de ces engagements étant investi dans des stratégies core, a indiqué CalSTRS dans son rapport trimestriel d’activité.
Les investisseurs ont généralement accordé le bénéfice du doute cette année à la France, en traitant le pays comme une économie «core» de la zone euro en dépit de son endettement. Toutefois, certains hedge funds remettent en question cette façon de voir les choses et ont tendance à classer la France dans les pays périphériques, rapporte l’agence Reuters.De nombreux hedge funds macro estiment désormais que les rendements très bas des obligations de l’Etat français ne sont pas soutenables pour un pays au bord de la récession. Les hedge funds sont également sceptiques sur la politique fiscale du nouveau président Hollande. «Le marché semble considérer la France comme un endroit sûr, mais nous estimons en réalité que les rendements français devraient plutôt converger vers les rendements italient et espagnols et non vers les rendements allemands», selon Pedro de Noronha, managing partner chez Noster Capital.
A l’issue d’une table-ronde organisée par le sovereign institutions group de BNY Mellon, Rumi Masih, senior investment strategist de l’investment strategy & solutions group (ISSG) a rapporté que les participants sont tombés d’accord sur le fait que les fonds souverains peuvent profiter de signaux d’alerte tels qu’une hausse des prix des matières premières pour réduire le risque de leurs portefeuilles avant que des chocs de marché ne se concrétisent.Cela peut paraître contre-intuitif, mais un fonds souverain présentant une sensibilité aux variations des prix des matières premières devrait commencer à se positionner sur des actifs plus liquides au moment où ces prix atteignent leur pic au lieu d’attendre qu’ils ne commencent à baisser. Bien entendu, les signaux d’alerte devront être adaptés en fonction des éléments moteurs pour l'économie du pays de chaque fonds souverain.
La mine de platine de Marikana (groupe Lonmin) restant fermée deux semaines après les événements sanglants qui ont fait 44 morts, dont 34 grévistes, les investisseurs s’attendent à une pénurie. Le prix du métal a déjà augmenté de 13 % et les promoteurs d’ETF s’attendent à une poursuite de cette tendance, rapporte le Handelsblatt. Les quatre groupes proposant des ETF qui sont suivis par Reuters ont enregistré en août des rentrées de 88.821 onces, ce qui représente 133,2 millions de dollars, les plus fortes souscriptions allant à ETF Securities.
Les assauts à répétition contre le secret bancaire suisse ne semblent pas décourager les investisseurs qui ont fait jusqu’ici confiance aux gestionnaires suisses, rapporte Investment Europe. Selon des données communiquées par la société américaine SNL Financial, le Credit Suisse a même renversé la tendance à l'érosion des actifs sous gestion avec une progression de 2,4% au premier semestre à 1.210 milliards de francs suisses, facilitée il est vrai par une hausse de la valeur des actifs de 2,11%. Bank Coop a également enregistré une progression de ses actifs sous gestion, de 4,17% sur le premier semestre 2012, grandement facilitée là aussi par l’effet marché. EFG International n’a pas réussi pour sa part à renverser la tendance mais a tout de même limité le mouvement avec une baisse de ses actifs sous gestion de 2,62% contre plus de 8% l’an dernier.
Le prestataire de services financiers Morningstar a annoncé le 29 août le lancement d’une plate-forme à destination des salles de marché et des spécialistes du risque qui propose des données sur les marchés de l'énergie et des matières premières.Des informations supplémentaires sur cette nouvelle plate-forme dénommée Morningstar Markets Commodities Edition sont disponibles à l’adresse suivante http://www.morningstarcommodity.com/
Selon les statistiques publiées par l’agence de notation Fitch, l’exposition des dix plus importants fonds monétaires américains aux banques de la zone a augmenté de 9%, entre les fins du mois de juin et de juillet derniers, rapporte L’Agefi. Les investissements en France ont même crû de 45% sur la période et ceux dans toute l’Europe de 14%. Reste que l’exposition de ces véhicules à la zone a tout de même baissé de 76% par rapport à mai dernier et moins de 10% des actifs des fonds y sont investis. Les fonds américains ont en revanche accru leur exposition au Japon de 118% entre la fin du mois de mai 2011 et juillet 2012.
Pour 4,9 milliards en numéraire, les fonds Carlyle Partners V et Carlyle Europe Partners III vont acquérir DuPont Performance Coatings (DPC), une division de DuPont spécialiste des peintures automobiles et industrielles. La transaction devrait être bouclée dans le courant du premier trimestre 2013.DPC, qui emploie 11.000 personnes, réalisera cette année un chiffre d’affaires de plus de 4 milliards de dollars.
Les fonds monétaires américains ont continué à augmenter leur exposition aux banques japonaises, lesquelles représentaient à fin juillet 12,3 % des portefeuilles, selon Fitch. Cela représente une hausse de 118 % en dollars par rapport au niveau de la fin mai 2011. Cette exposition dépasse désormais l’allocation des fonds monétaires US aux banques de la zone euro, qui se situe à 8,5 %, soit 76 % de moins par rapport au niveau de fin mai 2011.
Ping An Insurance, l’une des principales compagnies d’assurances en Chine, va être l’une des premières à profiter d’une nouvelle loi autorisant les assureurs à employer des gestionnaires d’actifs externes, selon Financial News, qui cite Z-Ben Advisors. Des appels d’offres ont été lancés à cet effet. Ping An a un portefeuille d’environ 123 milliards d’euros.
Le capital-investisseur américain KKR a proposé aux trois principaux actionnaires de Renesas Electronics, à savoir NEC, Hitachi et Mitsubishi Electric, d’acheter le fabricant japonais de puces électroniques pour environ 100 milliards de yen (1 milliard d’euros), selon des proches du dossier cités par The Wall Street Journal. Si cette acquisition de la firme nippone en difficulté devait se concrétiser, ce serait le plus gros investissement de KKR au Japon depuis l’ouverture dans ce pays d’un bureau en 2006.
Charlotte Quiniou, analyste chez Fitch Ratings, revient dans L’Agefi Hebdo sur l’initiative de certains gestionnaires américains de fermer leurs fonds monétaires libellés en euros. «Si l’on observe les initiatives prises par le passé par les gestionnaires américains, cela ne constitue qu’une première étape. D’autres mesures pourraient être appliquées comme l’abaissement des frais de gestion, ou encore l’orientation vers de nouvelles stratégies d’investissement avec des actifs sous-jacents de plus longue échéance», explique-t-elle. Néanmoins, l’allongement de la duration peut remettre en cause le profil du fonds, notamment sa liquidité. Les fonds les plus liquides sont les plus prisés par les investisseurs, mais compte tenu des taux monétaires extrêmement bas, cette liquidité a un coût. «Notre recherche indique que maintenir un niveau élevé de liquidité d’un véhicule de trésorerie induit un «coût» de 20 à 30 points de base de rendement», souligne Charlotte Quiniou.
Quel est le secteur préféré des fonds souverains sur le moyen/long terme ? Entre 2005 et 2011, les fonds souverains ont investi en priorité dans le secteur financier, selon des statistiques communiquées par le SWF Institute.Durant cette période, les investissements des fonds souverains dans les valeurs financières ont totalisé 164,91 milliards de dollars. Viennent ensuite l’immobilier, avec un montant de 54,49 milliards de dollars, puis l'énergie, les infrastructures et les services aux collectivités.Les secteurs les moins recherchés ont été la santé et les technologies de l’information.
Un sondage sur le développement durable effectué par le gestionnaire allemand Union Investment (banques populaires) auprès de 172 investisseurs dans l’immobilier en Allemagne, en France et au Royaume-Uni montre que les personnes interrogées ont élargi l’assise de leurs activités durables. Les stratégies «vertes» ne se focalisent plus sur un immeuble particulier mais sur l’ensemble du portefeuille et concernent l’ensemble de la chaîne de valeur, en intégrant les utilisateurs et les prestataires de services. A titre d’exemple, Union indique que 34 % des investisseurs contactés, contre 25 % il y a six mois, constituent un ensemble de données de base (consommation finale d'énergie, coûts d’entretien sur l’ensemble du cycle de vie, production de déchets) des immeubles à l'échelon de l’ensemble du portefeuille. Pour 34 % également, le développement durable a été intégré dans la stratégie de responsabilité sociale de l’entreprise.L’enquête a aussi mis en évidence que les investisseurs français et britanniques déploient une plus grande activité que les allemands en matière d’investissements immobiliers durables, les «baux verts» ayant notamment beaucoup gagné en popularité en France.En moyenne, 65 % des professionnels de l’immobilier interrogés considèrent que le comportement des utilisateurs influence de manière décisive le bilan écologique d’un immeuble. Mais ils ne sont que 52 % de cet avis en Allemagne, contre 72 % en France et 77 % au Royaume-Uni. Il faut noter enfin que seulement moins de 20 % des investisseurs estiment disposer dans leur pays de critères sans ambigüité pour déterminer qu’un immeuble peut être considéré comme durable.
Après un mois d’août «loin d'être négatif», comme le souligne Philippe Delienne, la rentrée et les derniers mois de l’année devraient se montrer mouvementés. Selon le président de Convictions Asset Management, la crise s’installe mais les solutions se profilent, avec une Banque centrale européenne qui se montre plus interventionniste. Actuellement, Convictions AM alloue 23,7 % du portefeuille de Convictions Premium aux actions, majoritairement européennes. Les gérants évitent les titres liés à la consommation et les entreprises dépendantes de contrats avec les Etats. Les obligations, qui représentent 77,2 % du portefeuille, font la part belle au high yield. La société de gestion est également positive sur les obligations périphériques italiennes, ainsi que sur les convertibles (0,4 % du fonds actuellement), qui devraient dans un futur proche attirer davantage l’attention de Convictions AM.