Le fonds de pension californien CalPERS envisage de boycotter les introductions en Bourse qui autorisent les actionnaires minoritaires à contrôler une majorité de votes par le biais de structures actionnariales à plusieurs étages, rapporte Financial News.CalPERS fera également campagne contre les structures de gouvernance déjà en place qui autorisent ce type de contrôle. Depuis le début de l’année aux Etats-Unis, une introduction en Bourse sur huit, pour un total de 98 au 16 août, proposait plus de deux classes d’actions, selon les donnéds de Dealogic. Lorsque Dealogic a commencé à rassembler ces statistiques en 2009, la proportion était de une sur douze.Selon CalPERS, cette multiplication des classes d’actions, qui a caractérisé plusieurs grosses opérations d’introduction récentes (Facebook, Manchester United et Oaktree Capital) constitue une approche complètement à l’opposé des principes de bonne gouvernance.
Le fonds souverain chinois China Investment Corp a investi dans le projet d’usine d’exportation de gaz naturel liquéfié de Cheniere Energy Partners aux Etats-Unis, rapporte le Financial Times. Il sera néanmoins un investisseur passif dans l’investissement total de 1,5 milliard de dollars piloté par Blackstone, aux côtés du fonds souverain de Singapour et de la Louisiane. Cela permettra au fonds chinois de rester en dehors d’une éventuelle polémique politique.
Lord Rothschild a pris une position contre l’euro pour un montant d’environ 130 millions d’euros, rapporte le Daily Telegraph.Le représentant de la dynastie des Rothschild a pris cette position au travers de RIT Capital Partners, le trust d’investissement dont il est executive chairman et qui pèse quelque 1,9 milliard de livres. Selon des sources proches de RIT, la position prise ne constitue pas une vision négative sur l’euro en tant que devise mais plutôt une approche réaliste sur une monnaie qui reste relativement faible.
George Soros, le gérant de hedge fund milliardaire, a acquis près de 8 % du club de football anglais Manchester United, rapporte le Financial Times. Cela en fait l’un des soutiens principaux du club derrière la famille Glazer. George Soros a pris cette participation via la branche d’investissement de son family office, Quantum Partners.
Le fonds souverain norvégien, qui gère plus de 600 milliards de dollars d’encours, prévoit de prendre plus de risque et pourrait être plus opportuniste lorsque les marchés s’assèchent, rapporte le Financial Times. «Nous pourrions peut-être faire plus pour augmenter l’exposition à diverses primes de risque systématiques», indique Pål Haugerud, responsable de la gestion d’actifs au ministère norvégien des Finances, dans une interview au journal. Le fonds revoit sa stratégie après avoir accusé des pertes en 2008. Un rapport montrait que la gestion avait été trop passive.
Le chief investment officer de BlackRock pour le fixed income et les portefeuilles fondamentaux, Rick Rieder, a indiqué au Wall Street Journal que BlackRock avait acheté ces dernières semaines des obligations gouvernementales à court terme espagnoles et italiennes.Ces avoirs ne constituent toutefois qu’une portion très modeste des actifs obligataires de BlackRock qui s'élèvent à quelque 620 milliards de dollars. La décision de revenir sur la dette périphérique de la zone euro est liée aux efforts mis en oeuvre par les responsables politiques européens, jugés plus crédibles que par le passé, pour juguler la crise de l’euro.
Alors que s’achève une semaine catastrophique pour Facebook, les données trimestrielles publiées par les hedge funds suggèrent qu’ils ont probablement été beaucoup plus nombreux à parier contre que pour Facebook. C’est en tout cas la rumeur qui court sur les marchés, les hedge funds n'étant pas contraints par ailleurs d’expliciter leurs positions à découvert, rapporte l’agence Reuters.Seuls quelques acteurs de la gestion alternative auraient misé sur la société créée par Mark Zuckerberg, entre autres George Soros, Steve Cohen (SAC Capital Advisors) et John Thaler (JAT Capital Management). Jeudi soir, l’action Facebook a passé sous la barre des 20 dollars, accusant une perte de près de 50% de sa valeur par rapport à son cours d’introduction de 38 dollars.
Le fonds souverain Qatar Holding va payer 607 millions d’euros une participation de 10,6 % dans British Aiport Authority (BAA) détenue par FGP Topco, la société de tête du groupe espagnol Ferrovial au Royaume-Uni, rapporte Expansión. Il va également acquérir 5,63 % de BAA auprès de Britannia Airport Partners et 3,75 % auprès du fonds auprès du fonds souverain singapourien GIC. Après cette transaction, Ferrovial conservera 39,37 % de BAA.Au total, le fonds emirati déboursera 1,14 milliard d’euros, ce qui valorise BAA à moins de 6 milliards d’euros alors que Ferrovial l’avait payé 12,4 milliards d’euros en 2006. Mais entre-temps le régulateur britannique a obligé Ferrovial à vendre les aéroports de Gatwick, Stansted et Edimbourg, décisions contre lesquelles Ferrovial est actuellement en appel devant les tribunaux britanniques.
Plusieurs grands noms de la gestion alternative font campagne pour le candidat républicain Mitt Romney, rapporte le site Absolute Return + Alpha. John Paulson, Robert Mercer et Julian Robertson ont chacun donné 1 million de dollars au groupement pro-Romney «Restore Our Future». Selon le Center for Responsive Politics, 70% des dons du secteur des hedge funds seraient allés jusqu'à récemment aux républicains. En 2008, les démocrates avaient reçu 67% des fonds du secteur. Parmi les hedge funds qui soutiennent la candidature de Mitt Romney figurent notamment Alex Sloane (A.J. Sloan Capital), Alex Robertson (Tiger Management), Anthony Scaramucci (SkyBridge Capital), Dan Loeb (Third Point), John Griffin (Blue Ridge Capital), ou encore Paul Singer (Elliott Management).
Le fonds souverain coréen, Korea Investment Corporation (KIC), espère doubler ses actifs sous gestion à 100 milliards de dollars dans les cinq prochaines années, rapporte Asian Investor. Les actifs de KIC devraient atteindre la barre des 50 milliards de dollars d’ici à la fin de l’année contre 47 milliards actuellement.Dans cette perspective, le fonds souverain, qui a un effectif de 130 personnes, a déjà recruté une vingtaine de professionnels (analystes et traders) depuis le début de l’année. Le fonds souverain travaille par ailleurs au maintien et à l’amélioration de sa rentabilité. L’exposition aux stratégies alternatives pourrait ainsi passer de 15% actuellement à 20% ou 25% dans les cinq prochaines années.
Le fonds de pension californien CalPERS a annoncé le 16 août un investissement global de 530 millions de dollars dans deux nouveaux fonds immobiliers dédiés à la Chine.CalPERS va ainsi investir 480 millions de dollars dans le ARA Long Term Hold Fund d’ARA Asset Management, une société de gestion du groupe Cheung Kong. En outre, une enveloppe de 50 millions sera investie dans un autre fonds d’ARA, le Dragon Fund II. Le premier fonds investira principalement dans l’immobilier de bureaux haut de gamme en Chine et à Hong, le second dans l’immobilier de bureaux et résidentiel en Chine, à Singapour, à Hong Kong et en Malaisie. CalPERS a déjà investi dans un premier fonds d’ARA en 2007, le ARA Dragon Fund I. Cet investissement a dégagé un rendement de 19,2% sur l’année à fin mars 2012 et de 8,4% sur les trois ans à fin mars.
Le capital-investisseur américain Carlyle achète pour 3,3 milliards de dollars la participation dans l’agence photographique Getty Images que Hellman & Friedman avait payée 2,4 milliards de dollars il y a quatre ans, rapporte le Handelsblatt. Le co-fondateur Mark Getty et sa famille conservent leur participation pratiquement intacte, et le CEO Jonathan Klain va acquérir des actions de l’entreprise.
Après les très bas niveaux observés en juillet, les investisseurs ont repris confiance au mois d’août et ont accru leurs allocations aux actions, à l’immobilier et aux matières premières, selon la dernière enquête BofA Merrill Lynch réalisée entre les 3 et 9 août auprès d’un échantillon de 232 participants représentant un montant cumulé d’actifs sous gestion de 640 milliards de dollars.Selon 15% en net des participants au sondage, l'économie mondiale devrait se renforcer au cours des douze prochains mois. Un retournement de 28 points de pourcentage, jamais vu depuis le rebond observé entre avril et mai 2009. Pour mémoire, en juillet dernier, 13% du panel envisageaient un affaiblissement de la conjoncture au cours des douze prochains mois.Corollaire de cette évolution, les craintes relatives aux bénéfices des entreprises se sont estompées : 21% des sondés s’attendent à une détérioration des bénéfices durant l’année à venir, contre 38% il y a seulement un mois. Ce regain d’optimisme est aussi lié à la perspective d’une intervention de la banque centrale européenne (BCE) dans le sens d’un nouvel assouplissement quantitatif : ils ne sont plus que 9% à exclure une telle hypothèse contre 18% précédemment alors que 38% s’attendent à une intervention dans ce sens de la BCE dans le courant du troisième trimestre.BofA Merrill Lynch relève que ce regain de confiance relève davantage d’une projection dans l’avenir que de données économiques plus favorables. Autrement dit, un statu quo des autorités monétaires pourrait entraîner une réaction très négative sur les marchés financiers. Le positionnement des investisseurs reste d’ailleurs très prudent : les allocations obligataires restent élevées et les allocataires évitent les secteurs actions les plus cycliques.Il reste que les investisseurs, qui depuis le début de l’année évitent l’Europe, semblent moins pessimistes sur la région. Pour preuve, on compte davantage d’investisseurs désireux de sous-pondérer leur exposition aux actions américaines (9%) qu’aux actions de la zone euro (5% contre 18% en juillet). En outre, seulement 13% des allocataires sont sous-pondérés sur les actions de la zone euro, contre 26% en juillet.
La société de conseil Mercer a annoncé son intention d’inclure ses notations environnementales, sociales et de gouvernance (ESG) dans les rapports distribués à la clientèle.Cette décision reflète l’importance croissance des critères ESG pour les investisseurs de long terme et l’intérêt de plus en plus marqué de la clientèle pour toutes ces problématiques.Mercer relève toutefois que cet intérêt croissant des institutionnels pour les critères ESG ne se retrouve pas chez les gérants, relativement très peu nombreux à intégrer ces facteurs dans leur processus de gestion.La liste des signataires des Principes pour l’investissement responsable (PRI) des Nations Unies ne cesse d’augmenter mais seulement 9% des plus de 5.000 stratégies d’investissement notées par Mercer enregistrent les meilleures notes en termes d’intégration des critères ESG.
Le milliardaire américain Carl Icahn a confié 3 milliards de dollars à un duo de gérants composé de son fils Brett Icahn et de David Schechter, rapporte l’agence Bloomberg.Brett Icahn et David Schechter auront pour mission d’investir les capitaux à disposition dans des capitalisations boursières situées entre 750 millions et 10 milliards de dollars.Le duo a déjà géré quelque 300 millions de dollars pour le compte d’Icahn Enterprises dont les actifs sous gestion s'élèvent à quelque 24 milliards de dollars.Brett Icahn a rejoint l’entreprise de son père il y a une dizaine d’années en qualité d’analyste. David Schechter travaille pour Carl Icahn depuis 2004 après un passage chez Citigroup.
L’exposition de Paulson & Co (21 milliards de dollars d’encours) à GLD, un ETF adossé à l’or, a augmenté de 26 % au deuxième trimestre à 21,8 millions de parts, soit 3,4 milliards de dollars, rapporte le Financial Times. Début 2011, la société de gestion détenait 31,5 millions de parts dans GLD. Dans le même temps, les ventes d’actions non liées aux minières font que 44 % du portefeuille en actions américaines de la société sont liés à l’or.
Des informations communiquées à la SEC au titre du deuxième trimestre, il ressort que plusieurs gestionnaires éminents de hedge funds ont réduit leur exposition aux financières, souligne The Wall Street Journal. Ainsi Soros a liquidé ses positions dans JPMorgan et Goldman Sachs tandis que Paulson n’a plus de ligne Metlife ni Sun Trust.Berkshire Hathaway a réduit sensiblement son exposition à Kraft et Procter & Gamble (P&G), tandis que Pershing Square Capital Management liquidait sa position sur Kraft mais augmentait celle sur P&G. Trian Fund Management a également réduit son engagement chez Kraft et Domino’s Pizza.
La vente à découvert d’actions de constructeurs automobiles européens est à son plus haut niveau depuis deux ans et le secteur est l’un des plus « shorté » d’Europe, rapporte le Financial Times. Une moyenne de 3,8 % des actions des constructeurs automobiles du Stoxx 600 étaient en prêt la semaine dernière, contre 2,7 % de l’indice européen, selon Markit.
Le fonds de pension public norvégien, l’un des plus gros fonds souverains au monde, a souffert de la chute des marchés boursiers au deuxième trimestre, a annoncé le 10 août la banque centrale norvégienne chargée de sa gestion.Alimenté par les recettes pétrolières du pays et investi en actions et obligations internationales ainsi que, dans une moindre mesure, dans l’immobilier, le fonds norvégien a accusé au cours du trimestre écoulé une perte de 2,2%, soit un manque à gagner de quelque 77 milliards de couronnes. La performance négative de 4,6% des investissements en actions (-4,6%) ont effacé les gains sur les obligations (+1,5%). La valeur de marché du fonds s’inscrivait néanmoins en hausse fin juin de 65 milliards de couronnes par rapport au trimestre précédent à 3.561 milliards de couronnes, soit près de 490 milliards d’euros, grâce à l’apport de nouvelles recettes pétrolières (+72 milliards) et à des effets de change liés à l’affaiblissement de la couronne norvégienne par rapport à d’autres devises (+70 milliards).
Un fonds de private equity de HgCapital a vendu pour un montant à trois chiffres en millions d’euros les parcs éoliens Tir Mostyn (Galles du Nord, 21 mégawatts), Scout Moor (près de Manchester 65 mégawatts) et Bagmoor (dans le Lincolnshire, 15 mégawatts) au gestionnaire allemand MEAG qui investit dans le cadre du projet RENT (Renewable Energies & New Technologies) de sa maison-mère Munich Re. Ce programme bénéficie d’un budget total de 2,5 milliards d’euros, dont 600 millions ont déjà été dépensés depuis le début de 2011, précise MEAG lundi. L’encours de MEAG se situe à 226 milliards d’euros, essentiellement pour le compte du groupe Munich Re.