responsAbility, le spécialiste des placements ayant un impact sur le développement, a présenté le 5 décembre la troisième édition de son rapport annuel « Microfinance Market Outlook ». Son message clé pour 2013 : un potentiel de rendement solide, un niveau durable de faible volatilité, et une contribution au développement social dans les pays d’investissement continuent d’apporter des perspectives positives en matière de placements dans la microfinance. En 2012, le secteur mondial de la microfinance a progressé de près de 20 %, et de nombreux éléments laissent penser que cette tendance se poursuivra également en 2013. Alors que l’économie devrait encore stagner pour la troisième année de suite dans les pays industrialisés, les économies en voie de développement et émergents demeurent attractives, suite à une croissance dynamique et durable : selon le Fonds Monétaire International, le produit intérieur brut des 15 principaux marchés de la microfinance devrait s’accroître de 6,2 % en termes réels en 2013.Dans le monde entier, la demande de refinancement destiné aux institutions de microfinance est ininterrompue. Outre les marchés de microfinance en Asie du Sud et de l’Est, ceux de l’Afrique enregistrent également une forte croissance, et ce, notamment grâce à des progrès technologiques comme par exemple. les transactions de paiement par téléphone mobile. Du côté des placements, ce sont les investissements Debt qui dominent, avec un volume total de quelque 4 milliards de dollars. Mais l’intérêt pour les investissements en titres de participation ne cesse de croître : ils ont en effet doublé depuis 2008, s’inscrivant aujourd’hui à près de 1 milliard de dollars. Les institutions de microfinance doivent leur stabilité au fait que 96 % des crédits accordés sont remboursés en bonne et due forme. Selon les experts interrogés pour la rédaction de l’étude « Microfinance Market Outlook 2013 », le plus grand risque pour ces institutions réside dans l’instrumentalisation par la politique. Un monitoring professionnel des risques de pays et une large diversification offrent ici une protection efficace aux investisseurs.
The Wall Street Journal a analysé le parcours d’environ 10.000 actions depuis 2004 et a pu établir que durant la dernière séance de chaque trimestre, on assiste à une forte augmentation (à 280 contre 217) du nombre de valeurs qui battent le marché d’au moins cinq points de pourcentage et le sous-performent d’au moins trois points le lendemain.Cette pratique, connue sous le nom de «marking the close» ou de «portfolio pumping», s’explique selon les régulateurs et les analystes par le fait que certains gérants de fonds attendent les dernières minutes du trimestre pour se porter agressivement acheteurs d’une actions qu’ils possède déjà. Cela «booste» leur performance au moment où ils publient les résultats de leur gestion, ce qui doit rendre leur fonds plus attrayant pour les investisseurs potentiels. Cela peut augmenter les souscriptions et les recettes de commissions.
Après avoir décliné son credo sur le chapitre de l’armement, le Crédit Agricole doit prochainement publier sa politique sectorielle sur le secteur de l'énergie, a indiqué le 4 décembre Stanislas Pottier, directeur du développement durable chez crédit Agricole, à l’occasion d’une table ronde organisée par Novethic dans le cadre de sa conférence annuelle.Un chantier énorme puisqu’il s’agit de mettre en œuvre cette politique sectorielle dans l’ensemble des lignes métiers du groupe, à commencer pas la banque d’investissement, jusqu’au activités de conseil. Les deux prochains secteurs sur lesquels travaille d’ores et déjà le Crédit Agricole sont les mines et métaux et les transports. Stanislas Pottier a par ailleurs indiqué que le Crédit Agricole allait publier début janvier la première édition de son indice de performance sociétale du groupe Crédit Agricole, l’indice FReD, qui devrait avoir un impact sur la rémunération variable des dirigeants de l’ensemble du groupe. Un bon moyen pour que le sujet de RSE suscite une «attention régulière» au sein du groupe, a souligné Stanislas Pottier.
L’US Patent & Trademark Office a délivré à Pimco (groupe Allianz) ainsi qu'à Bill Gross (co-CIO) et Ramin Taloui (global co-head of emerging markets portfolio management) un brevet portant sur la méthodologie qui sous-tend le Global Advantage Bond Index (GLADI). La demande de brevet avait été déposée en novembre 2008.Il s’agit d’un indice obligataire destiné à mieux «capturer» les possibilités d’investissement dans un environnement de «nouvelle normalité». Il est pondéré en fonction des PIB et non capi-pondéré, afin de proposer des rendements ajustés du risque plus élevés que ceux fournis par la méthode traditionnelle.
Il semblerait que la Responsabilité Sociale (RSE) soit de plus en plus étroitement associée aux enjeux stratégiques des entreprises, si l’on se réfère à l’évolution des modes de mangement dans les Comités de Direction (Comex/Codir), ou encore aux pratiques au sein des Conseils d’Administration, depuis les cinq dernières années. Le cinquième baromètre annuel Capitalcom relève notamment que le nombre d’entreprises qui indexent une part variable de la rémunération de leurs dirigeants et/ou de leurs managers sur des critères extra-financiers a presque doublé en cinq ans ! On en compte 21 en 2011. Si cette part représente, en moyenne, 15% de la rémunération variable des dirigeants pour les groupes de l’indice concernés, cette dernière peut aller jusque 1/3 dans des entreprises comme France Télécom Orange ou Danone. Outre les sujets liés à la rémunération, l’implication du top management en faveur de la RSE se manifeste par le cumul, dans certains Groupes, des responsabilités liées aux enjeux stratégiques et du Développement Durable. C’est le cas, notamment, de Bruno Bensasson, qui siège au Cemex de GDF SUEZ en qualité de «Directeur de la Stratégie et du Développement Durable». De façon plus générale, la fonction de Directeur du Développement Durable - très récente dans l’entreprise - a rapidement pris beaucoup de poids au sein dez grands groupes, puisque près d’un quart d’entre eux ont intégré le top management (Comex ou Codir).En matière de gouvernance, le nombre d’entreprises ayant créé un comité dédié aux enjeux de la Responsabilité Sociale (RSE) au sein de leur Conseil d’Administration a triplé en 5 ans! On en compte 14 aujourd’hui. En plus d’être abordés lors de ces comités spécialisés, les sujets liés à la Responsabilité Sociale sont traités de plus en plus largement, soit directement à l’occasion des sessions plénières du Conseil.Le baromètre souligne par ailleurs que la RSE est une démarche de plus en plus structurée et chiffrée. Le nombre moyen d’objectifs extra-financiers chiffrés a augmenté cette année, passant de 9 en 2010 à 10 en 2011. Cette pratique est aujourd’hui complètement mise en oeuvre au sein de l’indice CAC 40, puisque plus des trois quarts des entreprises publient des objectifs de cette nature.
Les investisseurs institutionnels reconsidèrent leurs stratégies d’allocation d’actifs, à l’aune de la volatilité continue sur les marchés financiers internationaux, qui a révélé des déficiences au sein des portefeuilles d’investissement. «Dans leurs décisions d’allocation, de nombreux détenteurs d’actifs comptent désormais la liquidité comme une priorité, et ils reconsidèrent à cet égard leur approche de gestion», analyse Dan Farley, senior managing director chez SSgA et directeur mondial de la division solutions d’investissement du gestionnaire, à l’occasion de la publication du dossier Vision. Intitulé « The Asset Owners’ Perspective: Evolving Investment and Operational Models » ce dossier (en pièce jointe) explique que les investisseurs font appel à de nouvelles approches de gestion des liquidités pour modifier la composition de leur portefeuille et concilier deux impératifs que sont la liquidité et le rendement. Parmi les principales mesures prises par les détenteurs d’actifs pour pallier la crise de liquidités, figurent par exemple des stress tests plus draconiens. Coté allocation, 39 % des plans de retraites d’entreprise ayant participé à l’enquête de SSgA s’attendent à augmenter leur allocation en crédit corporate « investment grade » et 30 % des régimes de retraite publics anticipent d’inclure l’année prochaine de la dette marchés émergents dans leur allocation. Par ailleurs, 45 % des détenteurs d’actifs notent que les faibles rendements obtenus sur les actifs traditionnels ont généré un intérêt croissant de leur organisation pour les produits alternatifs.
«La spéculation financière fausse la pertinence économique des prix des matières premières agricoles», a déclaré Thierry Philipponnat, secrétaire général de Finance Watch, lors d’une conférence organisée mardi par Novethic. Selon lui, il faut bien faire la distinction entre investissement, qui consiste à apporter des capitaux pour un usage productif, et spéculation, qui est un jeu à somme nulle. Or, dans le cadre de la spéculation, l’argent ne va pas aux producteurs. Pour autant, un peu de spéculation n’est pas inutile. Mais point trop n’en faut. Aujourd’hui, la part de la spéculation, notamment au travers de fonds indiciels, représente 70 % du marché, ce qui est excessif, estime Thierry Philipponnat. Selon Hans Bieman, responsable de la stratégie développement durable de Rabobank, le débat sur la spéculation doit être nuancé. Il cite l’exemple d’une étude réalisée par la banque néerlandaise sur les facteurs influençant les prix du café montrant que le principal moteur des prix est la demande, juste devant le prix des fertilisants. Il ajoute que la spéculation permet d’éviter une baisse des cours lorsque la récolte est mauvaise. Et au total, la hausse des prix des matières premières, alimentée en partie par produits financiers, profite aux producteurs.Dans ce contexte, comment investir de manière responsable dans les marchés des matières premières agricoles ? Pour Thierry Philipponnat, il faut revenir aux fondamentaux, et investir directement chez le producteur ou dans le transport, etc. Selon lui, il ne faut pas se leurrer, on ne pourra pas interdire la spéculation. Mais « si tous les investisseurs responsables décident de ne plus investir dans des produits financiers indexés sur les matières premières agricoles, alors cela sera un bon début ». D’ailleurs, plusieurs banques en Allemagne et dans les pays nordiques ont décidé de cesser leur activité dans ce domaine.
La fondation Nobel à Stockholm s’est tournée vers les hedge funds dans l’espoir de restaurer ses finances, après dix ans de déclin, écrit Investment Europe, citant une interview de Lars Heikensten, le directeur exécutif, réalisée par Bloomberg. Ces dix dernières années, le fonds a dégagé 1,5-2 % en moyenne, soit moins que les 3,5-4 % nécessaires pour stabiliser son capital.En 2011, 47 % de l’encours de la fondation était investi en actions, contre 67 % en 2007. Sur la période correspondante, les placements alternatifs ont augmenté de 12 % à 33 %. L’obligataire est resté à environ 20 %.
Selon une enquête d’Allianz Global Investors auprès de 155 investisseurs institutionnels européens, citée par Le Temps, le risque de défaut d’un Etat est le plus grand risque financier pour seulement 13% des sondés. La volatilité est le plus grand risque individuel pour 8,54% des investisseurs, contre 27,9% en décembre 2011. La baisse des taux d’intérêt est perçue comme un «immense risque» par 11,8%, et un «risque majeur» par 28,8%.
«En matière d’intégration des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), les Pays-Bas sont le marché leader du moment», estime Anne-Catherine Husson-Traore, directrice générale de Novethic, qui présentait mardi les conclusions d’une étude paneuropéenne sur les stratégies ESG des institutionnels*. Pour elle, ils bénéficient du moteur puissant que sont les fonds de pension APG et PGGM.Ainsi, 77 % des investisseurs institutionnels néerlandais ont déjà formalisé une politique d’investissement responsable et 15 % souhaitent le faire prochainement, confirme l’étude. La maîtrise des risques de long terme constitue le premier facteur d’incitation à l’intégration de facteurs ESG (46 %). Mais ils sont de plus en plus à vouloir protéger leur réputation, note l’étude : 31 % contre 10 % en 2011. Il faut dire, les institutionnels néerlandais sont régulièrement attaqués dans les médias sur la nature de leurs placements, note Novethic.C’est d’ailleurs un article dans la presse qui a poussé en 2007 le fonds de pension APG, pesant 300 milliards d’euros, à se pencher sur les critères ESG. Adeline Diab, expert senior sur les stratégies d’intégration et d’engagement de l’investissement responsable de l’institution néerlandaise, a aussi expliqué que le fonds doit rendre compte devant le Parlement néerlandais, notamment car il gère l’argent de fonctionnaires.En termes de pratiques, les investisseurs institutionnels néerlandais «sont à la croisée des marchés nordiques et du marché britannique, avec une forte prégnance de l’exclusion normative et de l’engagement actionnarial», résume François Passant, directeur général d’Eurosif. Ces deux approches sont citées à plus de 85 %. Chez APG, une équipe de 9 personnes s’occupe de l’intégration des critères ESG pour les différentes classes d’actifs. Concernant les placements alternatifs (hedge funds, private equity, immobilier…), les critères extra-financiers interviennent au moment de la due diligence. Pour les marchés de capitaux (actions, obligations…), des stratégies spécifiques sont appliquées à chaque classe d’actifs avec une approche ciblée sur les risques. Enfin, APG a une vaste politique d’engagement qui se décline en trois volets : l’engagement à l’égard des entreprises violant le Global Compact des Nations Unies ; des engagements sur des entreprises choisies chaque année dans chaque secteur ; enfin la participation à des actions collective en partenariat avec d’autres investisseurs institutionnels. En revanche, contrairement à la pratique répandue aux Pays-Bas, Adeline Diab indique qu’APG ne pratique pas l’exclusion. Les seules exclusions ont été celles de Wal-Mart et de PetroChina, deux entreprises pour lesquelles l’engagement - qui en général dure trois ans - a été un échec. *L’enquête annuelle sur la prise en compte des critères ESG par les investisseurs institutionnels européens a été réalisée avec le soutien de BNP Paribas Investment Partners. Elle a porté sur 115 dirigeants des principales institutions financières dans 11 pays détenant au total 4.470 milliards d’euros d’actifs.
Le capital-investisseur Dyal Capital Partners a annoncé la fermeture à 1,28 milliard de dollars d’un fonds de private equity dédié à des prises de participations minoritaires dans 12 à 15 gestionnaires établis de hedge funds réservés aux investisseurs institutionnels.Les engagements de souscription proviennent d’une quarantaine d’investisseurs institutionnels du monde entier comprenant des fonds souverains, des fonds de pension publics et privés, des caisses de retraite multi-entreprise, des assureurs, des fondations, des family offices et des banques privées.Dyal Capital Partners est géré par Neuberger Berman Group.
Le gestionnaire d’actifs basé à Dublin Quilter a ajouté une stratégie prudente en euro à son Managed Portfolio Service (MPS) à destination des conseillers financiers dont les clients ont un appétit limité pour le risque, rapporte Investment Europe.Cette stratégie vient compléter l’offre en euro de Quilter qui comprend désormais les trois approches «prudent, diversifié, et croissance» Quilter propose par ailleurs huit stratégies libellées en sterling, gérées à partir de Londres. La nouvelle stratégie prudente comprend 32,5% d’actions, 57,5% d’obligataire/cash, 7,5% de stratégies de couverture et alternatives et 2,5% d’immobilier.
Le groupe français AXA vient de signer les Principes pour l’investissement responsable (PRI) des Nations Unies, a indiqué le 4 décembre Laurent Clamagirand, directeur des investissements group chez AXA à l’occasion de la conférence annuelle de Novethic.Laurent Clamagirand a souligné qu’il s’agissait d’une «démarche progressive» qui s’inscrit dans le long terme. Le groupe AXA a déjà signé en juin dernier les Principes pour l’assurance responsable (PSI ou Principles for Sustainable Insurance).
La moitié des investisseurs institutionnels français demandent à ce que leurs gestionnaires de fonds élaborent un reporting environnemental, social et de gouvernance (ESG) et 40 % à ce qu’ils réalisent une évaluation ESG ex-post. Pour Novethic, qui publie ces statistiques dans le cadre d’une étude paneuropéenne*, «ces deux exigences montrent leur engagement à superviser la prise en compte de critères ESG dans la gestion de leurs actifs».En revanche, ils ne s’appliquent pas toujours ce qu’ils réclament, puisque près de la moitié des investisseurs français ne font pas de reporting sur l’intégration de critères ESG, en décalage avec les pratiques européennes. Cependant, nuance Novethic, cela devrait évoluer puisque 19 % d’entre eux envisagent d’élaborer un reporting dans l’année à venir.L’étude confirme par ailleurs que l’approche «best in class» reste la favorite des Français, qui sont 54 % à la préférer, soit 7 points de plus qu’en 2011. L’intégration ESG et les exclusions normatives connaissent également une forte hausse : 42 % des répondants affirment avoir recours à chacune de ces approches, contre 31 % en 2011. Pour Novethic, ces chiffres témoignent d’une volonté de combiner le «best in class» à d’autres approches.Enfin, les motivations ont fortement évolué. La volonté de contribuer à un modèle durable, qui dominait jusqu’ici, ne concerne plus que 31 % des investisseurs institutionnels français. La maîtrise des risques est désormais leur principale préoccupation.*L’enquête annuelle sur la prise en compte des critères ESG par les investisseurs institutionnels européens a été réalisée avec le soutien de BNP Paribas Investment Partners. Elle a porté sur 115 dirigeants des principales institutions financières dans 11 pays détenant au total 4.470 milliards d’euros d’actifs. En France, l’étude a porté sur 26 investisseurs représentant 1.523 milliards d’euros d’actifs.
Le géant américain de l’investissement SEI Investments veut pousser ses pions sur le marché britannique où il déjà présent depuis une dizaine d’années au travers d’alliances stratégiques, rapporte Fund Web.SEI Investments a notamment passé des accords avec Ascentric et Cofunds. Kevin Addison, précédemment chez Swip, a rejoint SEI en septembre pour mener l’offensive sur le marché britannique et en Europe continentale. Il devrait être épaulé dès le mois de janvier par deux commerciaux.Alors que le marché est en pleine ébullition en raison de l’entrée en vigueur début 2013 de la réglementation RDR, Kevin Addison espère mettre en place des accords sur le modèle de celui passé récemment entre Standard Life et RBS avec pour objectif les grands distributeurs, les banques privées, les gestionnaires de fortune et les firmes de conseil.Les actifs sous gestion de SEI Investments s'élèvent à 195 milliards de dollars. Le groupe est présent dans douze pays, avec une offre de multigestion et de services d’administration de fonds.
Près de la moitié des investisseurs institutionnels européens déclarent que la crise financière n’a pas eu d’impact sur leur démarche d’intégration de critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans leur gestion, selon une étude de Novethic* publiée mardi. Et même 10 % considèrent que cela constitue un obstacle.Concernant plus précisément l’analyse ESG des Etats, les trois quarts des investisseurs indiquent que la crise de la zone euro n’a pas eu d’influence décisive sur l’évolution des grilles de notation ESG des pays. Elle n’a amené qu’un quart des investisseurs à revoir leur analyse des émetteurs souverains.Quoi qu’il en soit, les pratiques ESG évoluent tout de même. Ainsi, on observe depuis trois ans une montée en puissance de la notion de maîtrise des risques de long terme dans l’intérêt que portent les investisseurs institutionnels à l’intégration des critères ESG. Ils sont désormais 30 % à citer ce facteur comme incitation à pratiquer ce genre de gestion, contre 19 % en 2010, tandis que le facteur «contribution au développement durable», qui reste le premier avec 43 %, tend à reculer (46 %).L’étude montre par ailleurs que les exclusions normatives sont la pratique dominante puisque 57 % des investisseurs institutionnels déclarent avoir mis en place des listes excluant des entreprises à l’origine de violations graves des droits humains et de dégradations majeures de l’environnement. Elles sont souvent associées avec des démarches d’engagement qui sont déployées par 54 % du panel. L’approche «best in class» progresse pour atteindre 37 %. Cela témoigne en tout cas d’une grande diversité des approches, qui se retrouve aussi à l’échelle des différents pays. «En matière d’ISR, les pays européens ne parlent pas non plus la même langue», résume Anne-Catherine Husson-Traore, directrice générale de Novethic, qui présentait l’étude mardi.*L’enquête annuelle sur la prise en compte des critères ESG par les investisseurs institutionnels européens a été réalisée avec le soutien de BNP Paribas Investment Partners. Elle a porté sur 115 dirigeants des principales institutions financières dans 11 pays détenant au total 4.470 milliards d’euros d’actifs.
Le fonds immobilier Credit Suisse Real Estate Fund Global (CS REF Global) acquiert son premier immeuble en Amérique du Nord. Lancé il y a un an, Credit Suisse Real Estate Fund Global a acquis à Houston, Texas, un immeuble commercial entièrement loué pour un montant de 35,5 millions de francs suisses environ, a indiqué le 3 décembre le Credit Suisse dans un communiqué.Après ses acquisitions en Europe et dans la zone Asie-Pacifique, le portefeuille du fonds immobilier Credit Suisse Real Estate Fund Global se compose désormais de six immeubles. Ce faisant, il poursuit de manière cohérente sa stratégie de placement. Au 31 octobre 2012, CS REF Global affiche un volume de placements se chiffrant à environ 309,6 millions de francs suisses. D’autres acquisitions sont en cours d’examen en Europe et en Amérique du Sud, précise le communiqué.CS REF Global est, selon le Credit Suisse, le premier fonds immobilier de Suisse ouvert au public à investir exclusivement dans l’immobilier étranger et à être coté à la Bourse suisse SIX Swiss Exchange. Ce fonds n’est donc pas destiné aux seuls investisseurs institutionnels mais aussi aux investisseurs privés. Le fonds s’efforce d’investir environ un tiers du portefeuille dans chacune des régions suivantes: Europe (hors Suisse), Asie-Pacifique et Amériques (du Nord et du Sud). La majeure partie des variations de change des actifs nets contre le franc suisse est couverte.
Dans un long article consacré à Réal Desrochers, un Canadien qui dirige les investissements du fonds de pension CalPERS (241 milliards de dollars) en prívate equity (49 milliards), The Wall Street Journal souligne que cet ancien de Saudi Arabian Investment Co et de CalSTRS a souvent obtenu que son employeur paie moins que les 1 % standard de commission de gestion et moins que les 15 à 20 % traditionnels de commission de performance. Cela ne fonctionne pas toujours : si Cerberus Capital Management a par exemple accepté de faire une ristourne sur la commission de gestion, Leonard Green & Partners ou Ares Management ont récemment indiqué à Réal Desrochers qu’ils ne lui feront aucune concession tarifaire. Et CalPERS a accepté de payer les commissions standard pour le nouveau fonds d’Advent International. Gregory Zuckerman
La Banque Postale Asset Management vient de publier son produit rapport dédié au développement responsable. La Banque Postale AM se dit «de longue date convaincue de la contribution de l’Investissement Socialement Responsable (ISR) au développement de bonnes pratiques car il incite les entreprises à mettre le développement durable au coeur de leur stratégie».Au 31 décembre 2011, La Banque Postale Asset Management gère 1,226 milliard d’euros d’encours sur la gamme ISR (1,261 milliard d’euros en 2010), ce qui représente 4,1% de ses encours OPCVM (hors mandats assurance vie).La Banque Postale AM souligne que le montant des encours ISR est un des sept indicateurs que La Banque Postale a fait certifier pour l’année 2011 par un commissaire aux comptes.
A l’occasion d’une conférence de presse portant sur la stratégie d’investissement, Thierry Deheuvels, directeur général délégué, en charge des investissements chez Oddo Asset Management, a constaté que «l’anticyclone s’installe sur les marchés», où l’instabilité s’est calmée. Toutefois, les marchés demeurent très sous-valorisés et 2013 devrait pouvoir réserver des surprises positives. Il y a en tous cas une baisse des corrélations et une normalisation de la prime de risque a-t-il relevé. Dans un tel environnement, où l’on constate un certain retour de l’appétence pour le risque, l’allocation et la sélection représentent une réelle valeur ajoutée. Pour l’obligataire, Alain Krief, responsable taux et convertibles, a préconisé de profiter de la dislocation sur les taux des obligations souveraines et des effets de courbes de crédit sur la catégorie investissement tout en mettant à profit les faibles taux de défaut et la reprise de la croissance en se positionnant sur le haut rendement et la dette émergente. Enfin, il a suggèré de se resensibiliser aux marchés d’actions par le biais des convertibles.Enfin, Mirela Agache, responsable de la gestion diversifiée et de la multigestion estime dans son scénario central qu’il est opportun de privilégier les actifs risqués (actions européennes, crédit) ainsi que les devises, la dette et les actions émergentes.