L’agence de notation berlinoise Scope a établi qu’en moyenne les 126 actifs vendus par les onze fonds immobiliers allemands offerts au public en liquidation ont été vendus à 12,5 % en dessous leur dernière valeur vénale depuis que la décision de liquidation a été prise. La décote augmente avec le temps. Elle est de 6,9 % durant la première année après l’annonce de la liquidation, mais atteint 18,5 % la deuxième année et 22,2 % durant la troisième.Depuis l’annonce de la décision de liquider les fonds, les 381 actifs restants se sont dépréciés de 4,5 % en moyenne. Et Scope s’attend à de nouvelles corrections à la baisse de 5 % des valeurs vénales. Comme par ailleurs les portefeuilles sont très différents de l’un à l’autre, Scope n’exclut pas des moins-values supplémentaires pouvant atteindre 15 %.Parmi les portefeuilles à liquider présentant le moins de risques, Scope a retenu les fonds KanAm grundinvest, CS Euroreal, TMW Immobilien Weltfonds et SEB ImmoInvest.En revanche, les portefeuilles les plus risqués sont ceux des DEGI Business, International et German Business ainsi que de l’Axa Immoselect.Scope note que parmi les actifs immobiliers cédés ou qui devront être vendus, ceux situés au Japon affichent la plus forte décote, avec 49,4 %, devant les immeubles aux Pays-Bas (- 14,9 %), en Espagne (-14,5 %) et aux Etats-Unis (- 10,8 %).Enfin, l’agence souligne que les grands actifs (200-500 millions d’euros) n’ont subi qu’une décote de 1 % alors que, dans l’ensemble la dépréciation moyenne s’est située entre 8,1 et 9,3 %.
Selon un sondage effectué par Union Investment, 47 % des investisseurs institutionnels allemands accordent une grande importance à la technique des scénarios pour leur allocation d’actifs et 29 % estiment que l’importance de ces techniques pour la politique d’investissement a augmenté. En outre, 72 % des personnes interrogées voient dans cette formule des scénarios la possibilité d’intégrer des événements extrêmes, de fortes queues de distribution (fat tails) et des attentes de rendements asymétriques dans leurs décisions d’investissement.Le gestionnaire central des banques populaires allemandes a réalisé ce sondage à l’occasion de la publication d’une étude qu’il a parrainée du professeur Arnd Wiedeman de l’Université de Siegen. Cette étude démontre les avantages de la technique des scénarios par rapport à la formule traditionnelle de l’optimisation du couple rendement/risque selon la méthode de Harry Markowitz.
Les gérants de fonds américains ont parié plusieurs milliards de dollars sur le redressement des banques dans la zone euro ces quatre derniers mois, dans l’espoir que la timide reprise économique de la région s’accélère, rapporte le Financial Times. La valeur des actions détenues par les fonds basés aux Etats-Unis dans les 10 principales banques cotées de la région a augmenté de 40 % depuis juin 2013 à 33 milliards d’euros, selon les calculs du FT basés sur les chiffres de Thomson Reuters. Le nombre d’actions détenues a progressé de 10 % sur la période, suite à de gros investissements de T Rowe Price, BlackRock et Waddle & Reed entre autres.
Chez Lyxor AM, la directive AIFM pourrait être l’occasion d’un nouveau départ pour la gestion alternative. «Nous avons la conviction que la nouvelle règlementation pourrait être un catalyseur pour l'émergence d’un nouveau modèle de gestion alternative», a estimé le 19 novembre à l’occasion d’un point de presse Christophe Baurand, responsable mondial du business development chez Lyxor Asset Management. Les encours de la gestion ne sont plus très loin de leurs plus hauts niveaux de fin 2007 mais depuis la crise, les flux entrants restent assez modestes. Dans le nouvel environnement réglementaire et si la performance est au rendez-vous, la collecte devrait recommencer à progresser plus rapidement, estime Christophe Baurand qui rappelle que les hedge funds sont encore très largement sous-représentés dans les allocations des institutionnels.Car la nouvelle donne réglementaire fait entrer la gestion alternative dans une nouvelle ère, avec des textes finalement «cohérents et raisonnables» qui proposent une infrastructure nettement supérieure à l’environnement offshore, les meilleures pratiques ayant été intégré dans la directive. De plus, la directive permet de mettre en œuvre les mêmes stratégies qu’en offshore mais avec dans un cadre sécurisé, avec des régles de transparence et de reporting. «La directive européenne est en outre le seul régime qui réglemente les hedge funds à l'échelle mondiale. On va donc pouvoir exporter ce modèle en dehors des frontières de l’Europe», relève Nathanaël Banzaken, responsable adjoint de la gestion alternative chez Lyxor AM.Lyxor AM souligne par ailleurs que son activité de comptes gérés se trouve en quelque sorte légitimé par la directive AIFM qui, malgré toutes ses qualités, n’offre pas de véritable protection contre certains risques résiduels, par exemple une déviation par rapport au style de gestion affiché, ou encore le risque de liquidité ou le déficit de transparence du reporting réalisé sur une base déclarative, voire le risque de fraude. Ces risques sont circonscrits avec les comptes gérés qui constituent une solution adéquate pour les gros institutionnels, estime Lyxor AM.Lyxor AM estime enfin que la directive, qui devrait déboucher sur l'émergence d’un nouveau label AIF, ne va pas pour autant cannibaliser la marque Ucits. Bien au contraire, les deux solutions sont complémentaires et de toute façon, une partie de la clientèle ne pourra utiliser l’AIFM, entre autres une bonne partie des clients de la banque privée ou encore les institutionnels de petite taille.Il reste quelques incertitudes quant à l’interprétation de certaines dispositions de la directive, entre autres sur le chapitre des contraintes de transparence dont les clauses de rémunération, mais les choses se décantent peu à peu et Lyxor AM continue de travailler à la mise en place de sa plateforme AIFM au Luxembourg qui devrait être opérationnelle début 2014. Elle pourrait être aussi l’occasion de développer son offre crédit ou de proposer de nouveaux programmes dont peut-être une stratégie event driven…
Erste Asset Management met tout son poids dans la lutte contre l’obésité, rapporte le Financial Times fund management. La société de gestion autrichienne a ainsi mis Unilever, le fabricant des glaces Ben & Jerry’s, sur sa liste de «surveillance» après que le groupe a refusé de répondre à des questions relatives à l’obésité. Erste, qui gère 717 millions d’euros dans sept fonds actions et obligataires responsables, s’inquiète de l’addition de sucre, de sel, de gras et de colorants aux aliments labellisés «santé» par des groupes de consommateurs.
Loomis Sayles et Carmignac Gestion ont tous les deux réduit leur exposition à la dette irlandaise alors que l’économie du pays se redresse. Les obligations gouvernementales irlandaises ont dégagé des rendements de plus de 10 % cette année, et de plus de 100 % depuis la mi-2011. Selon Bloomberg, Loomis Sayles détenait des obligations irlandaises pour un montant d’au moins 659 millions d’euros en début d’année. Carmignac Gestion avait pour sa part accumulé des obligations irlandaises pour 456 millions d’euros à fin septembre.
L’investissement en hedge funds en provenance des institutionnels devrait rester stable au cours des trois prochaines années, selon une étude de Ernst & Young citée par Asian Investor. Seuls 17 % des répondants à l’enquête (sur 65 institutionnels gérant au total 190 milliards de dollars) ont déclaré prévoir une hausse de leur allocation à cette classe d’actifs, contre 72 % déclarant vouloir maintenir le même niveau d’exposition et 11 % souhaitant la réduire. Les éléments cités comme raison les empêchant de renforcer leur exposition aux hedge funds sont principalement les frais et des performances passées décevantes. A court terme, ce sont les hedge funds asiatiques qui devraient bénéficier d’un regain d’intérêt pour leur région de la part des investisseurs institutionnels souhaitant bénéficier de la forte croissance asiatique, analyse Ernst & Young. L’intérêt serait particulièrement fort chez les fonds de fonds alternatifs et les family offices européens, souligne Asian Investor.
Les comptes d'épargne exonérés d’impôts sur les plus-values et dividendes que le gouvernement japonais devrait introduire début 2014 pourraient inciter les investisseurs japonais à s’engager davantage dans les actifs risqués, selon Nikko Asset Management, rapporte Asian Investor.Les Japonais ont des montagnes de cash, quelque 8.500 milliards de yen, selon des estimations de la banque du Japon. Dans un environnement déflationniste, la détention de cash peut se justifier ; en revanche la perspective du retour d’un environnement inflationniste devrait inciter les Japonais à modifier leur comportement, estime Hiroki Tsujimura, chief investment officer chez Nikko AM.Selon Nikko AM, les investisseurs retail japonais ont déjà affecté quelque 25 milliards de dollars dans des mutual funds actions entre avril et fin septembre. Cette tendance devrait être renforcée par l’introduction début 2014 de comptes similaires aux comptes d'épargne britanniques (Isas).
Zurich Insurance Group a mandaté BlackRock pour sélectionner des obligations vertes auprès de la banque mondiale ou d’institutions mondiales d’aide au développement. L’institution cherche à investir jusqu'à 1 milliard de dollars sur ce type d’emprunts, selon Institutional Money, devenant le plus gros investisseur en obligations écologiques. Les obligations vertes «permettent d’une part de faire changer les choses et, d’autre part, d’atteindre un rendement qui compense le risque», a indiqué Cecilia Reyes, responsable des investissements chez Zurich Insurance Group.
Les actifs investissables des institutionnels asiatiques hors Japon ont dépassé la barre des 10.000 milliards de dollars pour la première fois en 2012, avec une augmentation de 9,6% d’une année sur l’autre, selon une étude que vient de publier Cerulli Associates («Institutional Asset Management in Asia 2013")..Cette tendance devrait se poursuivre dans les prochaines années et sur la période 2013-2017, les actifs des institutionnels asiatiques pourraient s'élever à environ 17.000 milliards de dollars en 2017, soit une progression annualisée de 10,1%. Les hausses devraient être particulièrement significatives en Asie du Sud-Est, dans la mesure où le secteur des institutionnels est relativement sous-développé dans la région.L’exposition à la gestion alternative reste très modeste chez la plupart des institutionnels, avec une allocation souvent inférieure à 10% du total des portefeuilles mais cette exposition a tendance à progresser très régulièrement, souligne Cerulli.
La situation financière de collectivités locales présente des fondamentaux financiers solides, bien qu’en légère dégradation. Telle est la conclusion de la deuxième note d’analyse publiée par Arkéa Banque Entreprises et Institutionnels et le Forum de la Gestion des Villes, à destination des investisseurs institutionnels. L'étude qui fait état, par ailleurs, d’un contexte de progression de l’effort d’investissement indique que les investisseurs s’intéressent de plus en plus au secteur public local, considéré comme une nouvelle classe d’actifs leur permettant à la fois de se diversifier ; de trouver des rendements plus attractifs et de financer l’économie réelle. «Toutefois», ajoute l'étude, «ils sont en attente d’une analyse impartiale du risque lié aux collectivités locales». A noter qu’un dernier chapitre est consacré aux perspectives à l’horizon 2014 (voir ci-dessous).
Actuellement à 19 milliards de dollars, l’encours des obligations catastrophe (cat bonds) pourrait atteindre les 50 milliards de dollars fin 2018, selon une étude de BNY Mellon (The disaster gap: How insurers and the capital markets can harness big data to close the gap). Le taux de croissance annuel moyen (CAGR) pour cette classe d’actifs devrait se situer à 20 % durant la période sous revue.En ce qui concerne les titrisations assurantielles (insurance-linked securities ou ILS), dont les «cat bonds» font partie, l’encours devrait atteindre les 150 milliards de dollars à fin 2018, avec un CAGR de 25 %.A titre de comparaison, le CAGR a été sur les treize dernières années de 24 % pour les ILS et de 30 % pour les cat bonds durant les neuf dernières années.
L’assureur néerlandais Achmea a sélectionné sa propre société de gestion, Syntrus Achmea pour la gestion d’un portefeuille obligataire de 8 milliards d’euros, rapporte Fonds Nieuws. Le site rapporte qu’Achmea (qui gère 42,6 milliards d’euros ) cherche encore un gérant pour un portefeuille d’actions value.Robeco et F&C Asset Management sont les deux principaux délégataires pour le compte d’Achmea.
Ardian (ex Axa Private Equity) et Consilium SGR, une société indépendante de private equity italien ont annoncé lundi 18 novembre avoir cédé Rollon Group à Chequers Capital et IGI SGR. Basé à Milan, Rollon est un groupe intervenant sur le marché des guidages linéaires industriels. Il génère 80% de ses revenus à l'étranger grâce à ses filiales en Allemagne, en France et aux États-Unis. La société a réalisé un chiffre d’affaires de 54 millions d’euros en 2012. La transaction a été structurée comme un management buy-out dirigé par l’actuel PDG du groupe, Eraldo Bianchessi. Chequers Capital, une société d’investissement française et IGI SGR, une société de private equity italienne, détiendront une participation majoritaire au sein du groupe, indique un communiqué. Chequers soutiendra désormais Rollon dans ses futurs projets de développements et dans son implantation sur de nouveaux marchés, en particulier en Extrême-Orient.
Le fonds de pension low cost du gouvernement britannique, Nest, a lancé un appel d’offres pour l’attribution de deux mandats sur les marchés émergents, avec l’objectif de la diversification et de la performance sur des marchés à fort potentiel de croissance.Depuis février 2011, Nest a ainsi attribué sept mandats d’investissement, remportés par BlackRock, UBS, HSBC, F&C, State Street Global Advisors
Lors d’un séminaire pour la presse à Londres, Massimo Tosato, CEO de SIM (Schroders Investment Management) et Executive Vice Chairman de Schroders (256,7 milliards de livres d’encours fin septembre), a rappelé vendredi que, pour faire face à l’un des problèmes majeurs de l’Europe, le financement de long terme des retraites, il faudrait que les particuliers économisent 21 % de leur rémunération pour espérer percevoir une pension correspondant aux deux tiers de cette rémunération. De plus, il manque selon lui un véhicule transeuropéen qui permettrait de résoudre beaucoup de difficultés dans cette optique. Mais il faudrait que ce produit puisse bénéficier d’un traitement fiscal préférentiel, «ce qui ne figure pas dans les priorités actuelles des gouvernements, il faut bien le reconnaître».Mettant par ailleurs en exergue l’effet bénéfique de la réglementation RDR au Royaume-Uni, qui aura le mérite de démontrer que la gestion européenne, hors conseil et back-office, n’est pas plus chère que l’américaine. Cela posé, la transparence va aussi mettre la pression sur les marges.Dans un environnement où les investisseurs sont trop «court-termistes» et s’attachent à minimiser le risque plutôt qu’à l’optimiser, Massimo Tosato souligne que les sociétés de gestion se doivent de proposer des produits axés sur le résultat, moins chers et dont la rémunération serait conditionnée à l’atteinte d’une performance supérieure à un seuil donné.Ces pressions sur les marges impliquent d’industrialiser le processus, et Schroders dispose de 250 millions de livres d’amorçage pour la recherche et développement de nouveaux produits. «Nous sommes dans une démarche de qualité, pas de croissance pour la croissance», a conclu le CEO.
Depuis le début de l’année, Amundi ETF a enregistré en Europe des souscriptions nettes de 10,5 milliards d’euros, dont 60 % pour des produits actions et 40 % pour des fonds obligataires. Et le fait intéressant, c’est qu’il s’est produit une grande rotation au sein des portefeuilles des clients, indique à Funds People Laure Peyranne Rovet, responsable des relations clients.Pour 2014, Amundi ETF compte se focaliser sur les ETF d’actions couverts du risque de change. Et pour les ETF obligataires, sur les fonds répliquant des indices de haut rendement.
A l’issue d’un appel d’offres restreint portant sur le lot 1 du marché 2011FRR07 (Mandat de fonds collectifs thématiques – Univers Monde), le Fonds de réserve pour les retraites (FRR) a décidé de sélectionner les offres de BNP Paribas Asset Management SAS et Kleinwort Benson Investors. Les mandats seront attribués pour une durée de quatre ans, renouvelable 1 an. Le montant global indicatif des fonds confiés à ces gestions pourrait s’élever à 150 millions d’euros. «Grâce à ces mandats, le FRR participera au financement des entreprises dont l’objet social préserve l’environnement ou génère un bénéfice sociétal. Cette approche constitue une nouveauté pour le FRR. En effet, elle permet de s’exposer notamment aux thématiques de l’eau, de l’écotechnologie, du traitement et de la gestion des déchets, de l’énergie renouvelable via une sélection de fonds collectifs prise en charge par des gestionnaires dédiés. Le FRR souhaite que ces nouveaux mandats permettent de mieux identifier, comprendre et suivre l’évolution des thématiques propres à favoriser un développement durable», souligne le FRR dans un communiqué. Le FRR a par ailleurs lancé le 21 septembre 2012 un appel d’offres restreint portant sur la sélection de prestataires de services d’investissement pour la gestion de ses opérations de transition.A l’issue du processus de sélection, le FRR a décidé de sélectionner les offres de Blackrock Advisors (UK) Limited, Goldman Sachs International et Russell Implementation Services. Les mandats sont attribués pour une durée de trois ans, renouvelable 1 an.
La société d’investissement Eurazeo a annoncé la semaine dernière être entrée en négociations exclusives avec les sociétés Montefiore Investissement et Plume Finance en vue de l’acquisition de l'éditeur et distributeur de jeux de société et de cartes à jouer ou collectionner, Asmodee. La valeur d’entreprise ressort à 143 millions d’euros. Eurazeo investirait de l’ordre de 102 millions d’euros de fonds propres, aux côtés du management et des fondateurs qui réinvestiraient près de 13 millions d’euros dans l’opération. L’opération reste soumise à la consultation des instances représentatives du personnel et à l’accord des autorités de la concurrence. Asmodee emploie aujourd’hui près de 180 personnes et a réalisé en 2012 un chiffre d’affaires de 110 millions d’euros, en croissance de 13 % par rapport à l’année précédente et multiplié par 2,6 fois en 5 ans. La société compte poursuivre et accélérer le succès d’Asmodee aussi bien en France qu’à l’international.
Le hedge fund basé à New York Third Point vient d’acheter pour 150 millions de dollars des actions dans une émission de la plus importante société immobilière turque, Emlat Konut GYO, détenue à 49,3% par l'état turc, rapporte l’agence Bloomberg.Selon les personnes au courant de la transaction, l’acquisition de Third Point est son seul investissement sur le marché turc.Third Point a ainsi acquis une participation d’un peu moins de 5%, niveau à partir duquel une déclaration de franchissement de seuil est obligatoire en Turquie.