Mi-2013, 60 % des investisseurs d’Europe continentale étaient exposés à la dette émergente pour un montant cumulé de seulement 24 milliards d’euros, montre une étude réalisée par Indefi Market Research pour le compte d’Aberdeen Asset Management auprès de 161 investisseurs de 10 pays représentant plus de 1.000 milliards d’euros d’encours.Ce pourcentage masque toutefois des réalités différentes en fonction du type d’investisseurs concerné. Ainsi, sur le segment des distributeurs de fonds, le taux de pénétration est extrêmement élevé : 90 %. En revanche, seulement 44 % des investisseurs institutionnels sont exposés à la dette émergente. « Cette différence s’explique par le fait que les portefeuilles des clients finaux sont soumis à des contraintes moins strictes que les portefeuilles des institutionnels », indique Richard Bruyère, d’Indefi, qui présentait mardi l’étude.Chez les institutionnels, la situation est également hétérogène, selon le pays couvert. Ainsi, les trois quarts des institutionnels allemands sont investis dans la dette émergente, alors qu’en France, la proportion n’est que de 36 %.La pénétration auprès des institutionnels en France est entravée par une réglementation interdisant à certaines caisses de retraite d’investir en dette émergente. Pourtant, 56 % des investisseurs français jugent cette classe d’actifs stratégique.L’étude montre enfin que l’investissement dans la dette émergente se fait essentiellement par le biais de la délégation à des tiers (à 90 %). « La délégation se traduit essentiellement par la recherche de fonds globaux et activement gérés », précise Richard Bruyère, qui note que l’utilisation d’ETF est rare sur cette classe d’actifs.
En novembre, l’indice de confiance des investisseurs institutionnels de State Street affiche une baisse de 4,2 points à 91,3 par rapport au niveau de 95,5 (en données corrigées) enregistré en octobre. «Ce repli est attribuable à une chute relativement forte de la confiance des investisseurs en Europe, l’indice régional étant passé de 111,3 (en données corrigées) à 101,5 en novembre», note State Street. A l’inverse, la confiance des investisseurs en Amérique du Nord et en Asie s’est légèrement améliorée au cours du mois. Ainsi, l’indice de la confiance en Amérique du Nord termine en hausse de 3,2 points à 89,4 par rapport au niveau corrigé de 86,2 le mois dernier. Pour sa part, l’indice de la confiance des investisseurs en Asie s’adjuge 3,4 points de hausse, pour s’établir à 98,9 par rapport au niveau corrigé de 95,5 en octobre. «De meilleures données économiques américaines et l’ajournement de la réduction progressive des achats d’obligation par la Fed qu’implique le consensus ayant entouré la nomination de Mme Yellen à la présidence de cette institution, semblent motiver le regain de confiance des investisseurs en Amérique du Nord», commente Ken Froot, auteur de l’indice. «Les investisseurs américains sont certes toujours conscients des problèmes, et ceci se reflète dans la confiance au niveau mondial, qui n’a pas encore retrouvé son niveau neutre», ajoute-t-il.
Dans la vague d’investissements étrangers dans des sociétés cotées espagnoles, on remarque quatre grands noms : BlackRock, Vanguard, NBIM et BNP Paribas, constate Expansión. Ces quatre gestionnaires détiennent des participations représentant au total 26,18 milliards d’euros, ce qui correspond à 5,1 % des firmes de l’indice Ibex 35. Et 60 % de leurs investissements sont allés à quatre sociétés : le Santander, le BBVA, Telefónica et Grifols. Cependant, le fonds souverain norvégien (GPFG géré par NBIM, ndlr), BlackRock et Vanguard sont présents dans respectivement 30, 25 et 21 des 35 valeurs de l’indice-phare de la Bourse espagnole.
Axa Real Estate Investment Managers, agissant pour le compte d’Axa France Insurance Companies, et Norges Bank Investment Management (NBIM), qui gère le fonds souverain norvégien, ont acquis la tour SZ à Munich pour un prix anticipé de 164,1 millions d’euros à Prime Office REIT.Cette tour est un ensemble de bureaux de 62.200 mètres carrés et de 28 étages, qui est entièrement loué et sert de quartier général à un groupe d’édition allemand (la Süddeutsche Zeitung). La transaction, qui devrait être bouclée avant la fin de l’année, donne à chaque partenaire dans la joint venture une participation de 50 % dans le bâtiment.
«Dans le contexte actuel de répression financière, il est risqué de ne pas prendre de risque», estime dans un entretien aux Echos Franck Dixmier, directeur général France d’Allianz GI et CIO taux pour l’Europe. «Investir sur des rendements faibles, même dans un contexte d’inflation basse, c’est prendre le risque d’une perte en termes réels. La faiblesse des rendements offerts sur la dette souveraine nous a incités à accroître la diversification de nos placements obligataires, notamment sur la dette des émetteurs privés. Depuis trois ans, nous avons renforcé nos efforts de recherche et disposons d’une équipe de 8 analystes crédit à Paris, en relation avec nos 70 analystes actions à travers le monde. Nous nous positionnons aussi sur des niches comme la dette émergente, la dette d’infrastructures ou les placements privés en zone euro», explique Franck Dixmier.
La société de gestion canadienne Canoe Financial a conclu un partenariat avec JP Morgan Asset Management (Canada) pour lancer deux nouveaux mutual funds, Canoe US Equity Income Class et Canoe Global Equituy Income Class. JP Morgan Asset Management (Canada), sous-conseiller pour les deux fonds, est épaulé pr JP Morgan Investment Management à New York.
Nombre de nouveaux indices étiquetés « smart beta » ou « beta intelligent » en français sont apparus ces dernières années dans différentes classes d’actifs et segments de marché. Il s’agit de stratégies indicielles qui diffèrent par rapport aux stratégies fondées sur des indices pondérés par la capitalisation, qui sont les plus souvent utilisés dans la gestion indicielle actions et obligataire.Mais pour iShares, la société de BlackRock dédiée aux ETF, cette appellation est « trompeuse ». En effet, elle sous-entend que les stratégies non fondées sur les capitalisations boursières dégagent des performances supérieures par rapport à celles qui sont qualifiées de « traditionnelle » (car plus répandues).« Les nouvelles sources de beta, y compris les indices non pondérés en fonction de la capitalisation boursière, ne sont pas nécessairement meilleures ou plus efficaces. Elles sont simplement plus différentes », avance Ursula Marchioni, directrice des stratégies actions et de la recherche sur les produits indiciels cotés pour iShares dans la région EMOA, qui présentait vendredi à Paris le dernier guide « l’Art de la gestion indicielle ». Par exemple, entre 1996 et 2000, l’indice S&P 500 équipondéré (chaque titre a le même poids) a surperformé l’indice traditionnel S&P 500 dividendes réinvestis (capi-pondéré). Mais entre. 2000 et 2003, c’est l’inverse, montre Ursula Marchioni.Pour mieux coller à la réalité, Benoît Sorel, director chez iShares, propose donc de qualifier ces indices de « beta alternatifs ».Quoi qu’il en soit, iShares table sur un développement de la gestion indicielle, tant en termes d’encours que de stratégies disponibles. Cette tendance sera appuyée par trois moteurs : un succès croissant auprès des investisseurs, l’élargissement de la couverture des produits et un panachage accru des véhicules de gestion indicielle. Sur ce dernier point, Benoît Sorel pense que cela devrait bénéficier principalement aux fonds indiciels, les ETF et les mandats ségrégués, plutôt qu’aux produits dérivés, soumis à une réglementation plus stricte.
Interrogés au printemps 2013 par BlackRock, 88 % des 1.414 clients institutionnels américains des ETF d’iShares ont indiqué utiliser des ETF cette année, contre 70 % en 2010.Les utilisations les plus fréquentes sont la mise en œuvre de décisions tactiques (47 %), des alllocations cœur de portefeuille (37 %), la gestion du risque (34 %) et la repondération du portefeuille 32 %). Environ 19 % du panel utilisent les ETF pour la titrisation de cash, de même que 19 % s’en servent pour des transitions. Et 11 % indiquent n’avoir jamais investi en ETF.Daniel Gamba, head of iShares Americas Institutional Business, a aussi souligné que 42 % des personnes interrogées ont indiqué avoir l’intention d'élargir le spectre des classes d’actifs pour lesquelles elles allaient investir en ETF. Les investisseurs institutionnels préfèrent les ETF d’actions américaines (78 % contre 70 % en 2012), d’actions internationales (68 % contre 58 %), d’obligations américaines (49 % contre 38 %).Pour ce type de clientèle, les deux avantages des ETF les plus fréquemment cités sont la liquidité (79 %), la modicité des commissions (72 %), la diversification (44 %) et la transparence (42 %).
Bloomberg rapporte que, lors de l’assemblée générale annuelle de Paulson & Co (19 milliards de dollars) le 20 novembre, John Paulson aurait indiqué qu’il n’investira pas personnellement davantage dans son fonds or, le PFR Gold Fund lancé début 2009, parce qu’on ne sait pas clairement quand l’inflation va accélérer.Selon un proche du dossier, ce fonds a perdu 63 % depuis le début de l’année pendant que l’encours tombait à 370 millions de dollars (pour l’essentiel provenant de John Paulson lui-même) contre 1 milliard fin 2012.
Le bon climat boursier offre aux fonds d’investissement une voie de valorisation et de cession de leurs entreprises. Après GTT, des conseils de fonds poussent des projets d’introduction en Bourse de Fraikin, détenu par CVC et Eurazeo, et d’Elis, racheté par Eurazeo en haut de cycle, rapporte les Echos. Dans de nombreux cas, l’entrée en Bourse vient prendre le relais d’un processus de vente qui a achoppé. Cinven, Carlyle et Altice ont ouvert la voie avec le succès de l’introduction du câblo-opérateur Numericable, la plus grosse opération en France depuis 2009. A ce jour en France, les fonds ont coté en Bourse 90 % du montant de flottant des nouvelles introductions de 2013, selon Dealogic, soit 1,71 milliard sur six opérations. Une proportion très supérieure au total européen (48 % des introductions pour 10,9 milliards) et même mondiale (34 % pour 37,5 milliards).
Le Livret A et le Livret de Développement Durable (LDD) ont enregistré au mois d’octobre 2013 des sorties nettes de 1,54 milliard d’euros pour l’ensemble des réseaux. A lui seul, le Livret A est responsable d’une décollecte de 1,44 milliards d’euros. Le montant des sorties est certes inférieur à celui de septembre (-1,56 milliard) mais il s’agit du deuxième mois de l’année durant lequel les Français ont puisé dans leur bas de laine.Sur les dix premiers mois de l’année, la collecte s’élève néanmoins en cumulé à 19,44 milliards d’euros.L’encours total sur les deux produits atteint ainsi 362 milliards d’euros à fin octobre 2013.
Le FRR vient de lancer un appel d’offres visant à sélectionner un prestataire capable de lui fournir un ou des outils de mesures ex-ante des risques affectant à court et moyen terme la valeur de marché de l’ensemble de son portefeuille d’actifs financiers. Pour ce marché, la procédure de marchés publics retenue est celle d’un appel d’offres restreint. La durée du marché sera de quatre ans à compter de sa notification avec une possible reconduction d’un an. Les prestataires intéressés ont jusqu’au 23 décembre 2013, 12h00 (heure de Paris), pour répondre au FRR dans les conditions spécifiées par le règlement de la consultation. Les documents liés à cet appel d’offres sont disponibles à l’adresse suivante : http://marches.fondsdereserve.fr
Les consultants interrogés par Cerulli Associates s’attendent que leur activité de directeur des investissements par délégation (outsourced chief investment officer ou OICO) représentera d’ici à 2016 environ 18,5 % des actifs qui leur sont confiés, contre une moyenne de 12 % en 2012.Michele Guiditta, associate director chez Cerulli, souligne que, sur les dix dernières années, les investisseurs institutionnels ont été de manière croissante demandeurs de conseil proactif et ont externalisé la prise de décision sur les portefeuilles parce que les options d’investissement sont devenues plus complexes pendant que les marchés s’avéraient de plus en plus volatils. Beaucoup de ces institutionnels ont opté pour la formule OCIO, déléguant ainsi la surveillance et la prise de décision pour la totalité ou une partie de leur portefeuille.
Dans le cadre du programme d’investissements en infrastructures de 1,5 milliard d’euros qu’il met en œuvre pour le compte de sa maison-mère Munich Re, le gestionnaire munichois MEAG (228 milliards d’euros) a acheté une participation de 50 % dans le britannique Marchwood Power Ltd (MLP) qui possède et exploite une centrale électrique à cycle combiné (combined cycle gas turbine ou CCGT) de 842 mégawatts située à l’Ouest de Southampton.La transaction a porté sur un «petit montant à trois chiffres en millions d’euros». Le vendeur est ESB, une compagnie d'énergie basée en Irlande.MEAG précise avoir investi déjà plus de 500 millions d’euros dans la cadre du programme lancé par Munich Re.
Inrate a annoncé le 21 novembre la publication de son guide 2013 sur l'évaluation de la performance durable des secteurs et des sociétés de l’indice Stoxx Europe 50.Les résultats présentés dans ce guide sont basés sur une nouvelle méthodologie d'évaluation qui met l’accent sur l’impact environnemental et social des entreprises. Inrate tente ainsi d’identifier les acteurs du marché qui se sont engagés sur la voie d’une croissance soutenable sur le long terme.
PAI Partners a vendu jeudi près de 9% du capital de la SSII Atos dans le cadre d’un placement accéléré d’un montant d’environ 545 millions d’euros, rapporte l’agence Reuters. Le fonds a cédé précisément 8,9 millions d’actions Atos détenues par sa société d’investissement Financière Daunou 17 qui détiendra encore plus de 10% d’Atos.
Le français CNP Assurances et le fonds de pension américain TIAA-Cref (542 milliards de dollars) ont créé une joint-venture pour investir conjointement dans trois biens immobiliers en Allemagne, a annoncé la structure basée aux Etats-Unis.Le portefeuille affiche une valeur brute de 1,2 milliard de dollars (soit 924,1 millions d’euros) et se compose de centres commerciaux en Allemagne - PEP (Munich) Erlangen Arcaden (Erlangen) et Gropius Passagen (Berlin).TIAA-Cref a acquis les actifs et les gérera pour le compte de la nouvelle joint venture. AEW Europe a conseillé CNP Assurances sur l’opérationL’annonce de cette alliance accélère la stratégie de TIAA-Cref de gérer des actifs en partenariat avec des investisseurs sophistiqués du monde entier, précise le communiqué. La structure gère déjà des investissements immobiliers pour le compte de fonds souverains et d’autres institutions aux Etats-Unis. Le partenariat est le premier dans lequel TIAA-Cref gère des biens basés en Europe pour une joint venture. TIAA-Cref détient directement plus de 28,5 milliards de dollars d’actifs bruts (au 30 septembre 2013) de biens immobiliers de haute qualité dans différents secteurs aux Etats-Unis et en Europe.
L’un des plus gros fonds de pension britanniques, le Universities Superannuation Scheme (USS), a pris une participation de 49,9% dans The Airline Group dans le cadre de sa politique d’investissement dans les infrastructures, rapporte Funds Europe.L’investissement sera géré par l'équipe dédiée aux infrastructures de USS Investment Management.
En 2013, les marchés émergents ont connu une fuite de capitaux de grande ampleur. Alors que les bourses et les devises locales se sont partiellement effondrées, les entreprises ancrées dans l’économie réelle ont prouvé leur solidité. responsAbility Investments AG, le plus grand gestionnaire privé de placements dans la microfinance, présente pour la quatrième année consécutive le rapport Microfinance Market Outlook qui allie une analyse de la situation actuelle sur le marché de la microfinance et des estimations pour l’année 2014.En 2013, le marché mondial de la microfinance devrait connaître une croissance d’environ un cinquième, comme prévu dans le dernier rapport Microfinance Market Outlook. Pour l’année 2014, responsAbility prévoit de nouveau une croissance du marché de 15 à 20 %. Il existe plus de 10 000 institutions de microfinance (IMF) dans le monde. Seulement environ 500 d’entre elles offrent des structures favorables à l’investissement, elles sont notamment économiquement autonomes et bénéficient d’une gestion et d’une administration adéquates ainsi que de normes solides en matière de comptabilité. Ce groupe constitue le marché de la microfinance auquel est consacré le Microfinance Market Outlook 2014.Toutes les IMF dans lesquelles responsAbility investit par le biais de fonds gérés activement oeuvrent dans les pays en voie de développement et les marchés émergents y jouent un rôle clé dans le développement du secteur financier. Elles octroient des services financiers adaptés, par exemple des possibilités d’épargne, aux petites entreprises et aux ménages défavorisés. Le potentiel du marché est immense : rien que dans les pays dans lesquels responsAbility investit par le biais de ses fonds, environ 1,2 milliard de personnes ne possèdent pas de compte bancaire. Il y a plus de 70 pays dans le monde, dans lesquels les marchés de la microfinance sont propices à l’investissement et dont le cadre juridique permettrait aux investisseurs du secteur privé de combler les lacunes de financement. Le volume des investissements transfrontaliers privés dans le secteur de la microfinance s’élève à 7,5 milliards de dollars, dont responsAbility couvre environ le cinquième.
Anthony Bolton, le gérant star de Fidelity qui gère le fonds China Special Situations jusqu’en avril, pense que les réformes économiques de la Chine, dévoilées la semaine dernière, seront le catalyseur qui ramènera les investisseurs étrangers sur le marché local des actions, rapporte le Financial Times.