A l’exception des fonds d’actions américaines, toutes les stratégies actives ont enregistré des flux positifs au cours du premier mois de l’année, selon les statistiques mensuelles communiquées par Morningstar. Les fonds d’actions américaines gérées passivement ont subi des rachats pour la première fois depuis janvier 2014. A l’origine de cette évolution, le SPDR S&P 500 qui a terminé le mois de janvier sur une décollecte de 26,2 milliards de dollars, soit 12% de ses actifs. Avec 26,1 milliards de dollars, la collecte des fonds gérés passivement a très largement dépassé la collecte des fonds actifs qui n’ont attiré que 470 millions de dollars. Les fonds obligataires soumis à l’impôt ont dominé la collecte des stratégies passives avec un montant de 10,9 milliards de dollars. Sur le total des actifs investis dans des stratégies passives, 65% sont investis avec des frais courants de 0,10% ou en dessous de ce niveau, tandis que 65% des fonds gérés activement affichent des frais courants de 0,90% ou moins. Plus de la moitié des portefeuilles actifs sont investis dans des fonds affichant des frais courants compris entre 0,60% et 1%. Malgré des performances satisfaisantes, le Pimco Total Return a enregistré en janvier une décollecte de 12,5 milliards de dollars, ce qui porte la décollecte des cinq derniers mois à 90,5 milliards de dollars. Au niveau du groupe, Pimco a perdu 164,8 milliards de dollars depuis janvier 2014, soit une réduction de ses actifs de 31%. Du côté de Janus, la collecte s’est tarie pour la première fois depuis l’arrivée de Bill Gross, avec une décollecte de 18 millions de dollars en janvier.
Gaëlle Malléjac, directrice de la gestion taux chez Groupama AM, estime que l’attente des achats de titres par la BCE dans le cadre de son programme de rachats d’actifs (QE) maintient une pression à la baisse sur les taux en zone euro. «En effet, si l’annonce du QE a permis un arrêt de la chute des anticipations d’inflation, elle ne s’est pas traduite par une inversion nette de tendance et elle s’est avant tout matérialisée par une baisse significative des taux réels», selon elle. Le flux des achats est significatif et représente pour l’année 2015 près de 50% des émissions brutes des Etats attendues. «L’offre nette tenant compte des achats de la BCE sera très largement négative. Nous attendons par ailleurs une poursuite de la compression des spreads périphériques dans les mois qui viennent, resserrement favorisé par les achats de la BCE et le report des investisseurs sur ces dettes qui offrent encore des rendements positifs», anticipe Gaëlle Malléjac.
Samir Bederr, responsable de la gestion crédit et convertibles au sein de La Banque Postale Asset Management, juge qu’il est «très excessif» de parler de généralisation de rendements négatifs sur le crédit. «Seuls les émetteurs avec un rating supérieur ou égal à AA- peuvent y prétendre, et ceux-ci représentent à peine 12,5% de l’encours global de l’univers investment grade. De plus, pour atteindre un rendement négatif, il faut que les titres de ces émetteurs soient à court terme (moins de deux ans) et traitent à un spread au moins égal à Euribor -10 ou -15, ce qui est très rare», souligne-t-il. «En résumé, les titres de l’univers crédit avec un rendement absolu négatif sont l’exception. Je rappelle également que, contrairement aux attentes des investisseurs, la BCE n’a pas envisagé d’acheter des titres corporates dans le cadre de son quantitative easing», ajoute-t-il.
Les fonds européens, toutes classes d’actifs confondues, ont dans l’ensemble enregistré des souscriptions nettes durant la semaine au 11 févier et il faut remonter au mois d’avril dernier pour retrouver une pareille configuration, selon Bank of America Merrill Lynch, qui évoque un «sentiment d’euphorie» dans une étude hebdomadaire sur les flux d’investissement dans la gestion collective. Les fonds actions européens ont enregistré une cinquième semaine consécutive de souscriptions nettes à 3,6 milliards de dollars, portant leur collecte depuis le début de l’année à 15 milliards, selon cette étude qui cite des statistiques communiquées par EPFR Global. Illustration de l’appétit des investisseurs pour le risque, qui peut s’explique par l’assouplissement quantitatif annoncé par la Banque centrale européenne, les fonds spécialisés sur les obligations à haut rendement européennes ont engrangé 1,3 milliard de dollars sur la période, leur plus forte collecte en quinze semaines. Les entrées nettes sur les fonds d’obligations souveraines européennes ont toutefois été réduits de moitié par rapport à la semaine précédente à 1 milliard de dollars.A l'échelle mondiale, la collecte des fonds obligataires a une nouvelle fois surpassé celle sur les fonds actions, avec un montant de 11,2 milliards de dollars contre 8,2 milliards de dollars pour les actions. Les seuls fonds obligataires à haut rendement ont enregistré 4,2 milliards d’entrées nettes, leur collecte la plus élevée depuis juillet 2013.
Pour la première fois au cours de l’année écoulée, des poids lourds de la finance ont apporté leur soutien à de jeunes hedge funds en Asie, rapporte l’agence Bloomberg. KKR et Ziff Brothers figurent parmi les grosses pointures qui recommencent à financer des hedge funds en herbe après plusieurs années d’interruption. Blackstone vient de signer son deuxième accord d’accompagnement avec une nouvelle société de gestion alternative. Le ticket d’amorçage pour ce type de société s'élève à au moins 100 millions de dollars, soit un montant deux fois plus important que celui qui était d’usage il y a quelques années. De tels accords constituent une voie d’accès aux investisseurs institutionnels qui représentent généralement une part substantielle des capitaux investis dans les hedge funds.
AEW Europe, agissant pour le compte d’investisseurs institutionnels, a vendu un ensemble immobilier situé 48, quai du Point du Jour à Boulogne-Billancourt au profit d’un mandat géré par Invesco Real Estate. L’ensemble immobilier de bureaux et d’activités audiovisuelles totalise 28.500 m² et est entièrement loué au groupe Canal+. Le montant de l’opération n’a pas été dévoilé.
La Fondation de placement Swiss Life a de nouveau affiché une forte croissance l’an dernier. Ses actifs sous gestion ont progressé de 29%, à 4,96 milliards de francs suisses, ce qui lui permet de signer la plus forte progression des dix plus grosses fondations de Suisse, selon un communiqué publié le 12 février. Depuis 2008, la fortune brute a ainsi été multipliée par huit.La performance a également été comparativement très bonne, ajoute Swiss Life, sans plus de précisions. La Fondation de placement de l’assureur vie indique gérer la fortune de plus d’un millier de fondations de prévoyance.
La société de gestion alternative britannique Stenham Asset Management vient de lancer un fonds de fonds pour exploiter la croissance rapide de l’univers des véhicules macro au format Ucits, rapporte Citywire. Le Stenham Ucits Macro fund sera composé de dix fonds, la sélection des fonds étant entre les mains du patron des stratégies global macro, Akshay Krishnan, et du chief investment officer, Kevin Arenson. Le nouveau fonds utilisera la même approche d’allocation que le fonds offshore de la société, Stenham Trading Fund. Ce fonds a dégagé un rendement annualisé de 8% depuis son lancement en décembre 1993, les corrélations avec les indices MSCI World et JP Morgan Global Govt Bond ressortant à des niveaux relativement faibles, à 0,21 et 0,15 respectivement.
Ciloger, la société de gestion spécialisée dans l’immobilier, a collecté 318 millions d’euros et a investi 408 millions d’euros en 2014. La société gère désormais un patrimoine immobilier estimé à 4,2 milliards d’euros. A noter que l’OPCI Immo Diversification a collecté 90 millions d’euros.Ciloger a signé 408 millions d’euros d’acquisitions, dont 118 millions pour des actifs de commerces situés pour l’essentiel en coeur de ville, 266 millions dans des immeubles de bureaux récents ou restructurés et 24 millions d’euros dans l’immobilier résidentiel neuf « Bâtiment Basse Consommation », indique un communiqué.
Novethic vient de publier simultanément deux études sur le financement d’une économie bas carbone. La première examine la communication des 32 plus grandes banques et assurances européennes sur leurs financements verts, la seconde dresse un panorama des engagements sur le climat pris par plus de 500 investisseurs dans le monde. Toutes deux montrent que les acteurs financiers sont de plus en plus nombreux à reconnaitre que leur responsabilité environnementale porte sur les activités qu’ils financent. Cela les conduit à prendre des mesures pour réduire leurs risques environnementaux et à développer des financements verts. Les investisseurs commencent à penser qu’un risque carbone pèse sur les énergies fossiles, d’autant que des campagnes de plus en plus pressantes d’ONG les incitent à exclure le charbon, voire le pétrole.La communication publique des 32 principaux groupes bancaires et d’assurance européens a été passée au crible. 90% d’entre eux admettent leur responsabilité sur le financement d’une économie plus verte. L’analyse montre que les informations sur les financements verts se développent mais sont loin d'être organisées et systématiques. La gestion des risques environnementaux prend essentiellement la forme de politiques sectorielles pour les secteurs sensibles, à l’image du charbon ou des gaz de schiste. Applicables à tous les métiers, elles permettent de définir des standards minimum en deçà desquels les banques qui les ont adoptées refusent d’investir. L'étude a permis d'établir deux classements des 32 banques et assurances avec quatre niveaux de performance. Le premier classe d’un côté les 14 établissements qui ont commencé à publier des informations sur leurs financements verts, même s’il reste difficile d’en mesurer la portée, et de l’autre les 18 sociétés qui ne présentent que très peu d’informations sur le sujet. Le second classement, sur les risques environnementaux, montre que les banques françaises sont celles qui expliquent le mieux la gestion de ces risques puisque sur les 4 entreprises les mieux notées, on trouve trois groupes français : Crédit Agricole, Société Générale et BNP Paribas.
La boutique allemande Acatis, dont les actifs sous gestion s'élevaient fin décembre à 3,1 milliards d’euros, prépare le lancement de trois fonds systématiques au format Ucits, croit savoir Citywire. Ces trois nouvelles stratégies smart beta, Modulor Low eVaR -hedged-, Modulor Low Risk et Modulor Deep Value, seraient lancées le 17 février prochain. Les deux premiers fonds seront gérés par Christian Schwehm tandis que la stratégie deep value sera pilotée par Hendrik Leber. Ces stratégies ont un objectif de surperformance de 2% à 4% par rapport aux différents indices de référence.
Les réseaux de conseillers financiers en Italie géraient à fin 2013 un total de 315,5 milliards d’euros, un nouveau record, selon les derniers chiffres d’Assoreti, l’association professionnelle du secteur, cités par Bluerating. Cela représente une hausse de 13 % sur un an. L’encours investi dans les OPCVM, les gestions sous mandat et les produits d’assurance et de prévoyance ont atteint 243,6 milliards d’euros, soit une augmentation annuelle de 16,2 %.
Les investisseurs américains dans le capital risque ont fourni l’an dernier plus de la moitié des fonds levés par les jeunes pousses «techno» basées à Londres, rapporte le Financial Times. Les jeunes sociétés spécialisées dans les technologies basées à Londres ont levé l’an dernier un total de 1,4 milliard de dollars, dont 795,2 millions de dollars émanant d’investisseurs basés aux Etats-Unis. La participation américaine a plus que doublé par rapport aux dernières statistiques qui affichaient déjà des montants jamais vus. Le total des investissements du capital risque américain au Royaume-Uni a également progressé l’an dernier à 1,35 milliard de dollars contre 582 millions de dollars en 2012, selon des statistiques du cabinet de recherche CB Insights, ajoute le quotidien britannique.
« Vous ne verrez jamais autant de femmes investisseurs ou traders formidables que d’hommes. Point. Fin de l’histoire », a déclaré la légende des hedge funds Paul Tudor en 2013. Pourquoi donc les investisseurs sont de plus en plus enclins à confier leur argent à des gérantes de hedge funds, s’interroge le Financial Times ? Nombre de fonds de pension publics aux Etats-Unis se sont donné comme priorité de trouver des hedge funds dirigés par des femmes, en partie pour des raisons de politiques publiques. Mais le phénomène va au delà. Confier de l’argent a des femmes relève davantage de la diversification de portefeuilles que de la promotion de la diversité, estime le FT. Une étude des consultants Rothstein Kass en juin 2013 a montré que les fonds détenus en majorité par des femmes avaient surperformé le secteur des hedge funds dans son ensemble sur les six années et demie précédentes, dégageant 6 % contre une perte de 1,1 % pour le secteur. Des études comportementales montrent que les femmes sont plus averses au risque et plus susceptibles de garder leurs positions dans des périodes turbulences.
Selon Thierry Sarles, responsable de la gestion de taux chez CPR Asset Management, l’annonce des montants que la BCE s’apprête à acheter a surpris par son ampleur. «Elle va ainsi acquérir 60 milliards d’euros par mois de dettes (souveraines, publiques, privées avec covered bonds et ABS) sur le marché secondaire. Sur la dette souveraine, cela correspondra à plus de 40 milliards d’euros, et ce jusqu'à la fin du mois de septembre 2016 au minimum», précise-t-il à L’Agefi. «Cette annonce a eu pour effet de faire encore baisser les taux de rendement de tous les pays de la zone euro, qui étaient déjà sous leurs plus bas historiques. Les flux d’achats à venir vont agir comme une vague déferlante, avec comme illustration le cas de l’Allemagne. Celle-ci va emprunter un peu plus de 150 milliards d’euros brut en 2015 sur les marchés obligataires, avec un montant équivalent de remboursement, c’est-à-dire que le montant net emprunté sera nul et que la BCE, à elle seule, en achètera 110 milliards d’euros, de quoi encore faire baisser les taux», ajoute Thiery Sarles.
Didier Campa est porte-parole de la politique d’investissements d’Aviva Investors France. Dans les colonnes de l’Agefi, il souligne que Lls mesures annoncées par la BCE ont dépassé les attentes et sont favorables aux actifs risqués, particulièrement aux actions de la zone euro. «Etant positifs sur les actions de la zone euro depuis longtemps, les annonces de janvier nous ont confortés dans nos positions sans pour autant nous inciter à les renforcer», précise-t-il. Concernant la baisse du prix du pétrole, il estime qu’elle correspond avant tout à un excès d’offre. «La production américaine, alimentée par le pétrole de schiste, est en forte croissance depuis plusieurs années. En 2014, un facteur a précipité les prix à la baisse : le refus de l’Arabie Saoudite de réduire sa production pour réguler le marché. Ce contre-choc pétrolier constitue une aubaine pour la croissance : il redonnera du pouvoir d’achat aux ménages et favorisera les marges des entreprises consommatrices d'énergie», souligne Didier Campa.
AXA Investment Managers (AXA IM) a annoncé le 6 février le lancement d’un nouveau Collateralised Loan Obligation (CLO) de 411 millions de dollars, Allegro CLO II Ltd / LLC («Allegro CLO II»), dont il sera le gérant. C’est le deuxième CLO 100% américain géré par AXA IM.Allegro CLO II est un portefeuille adossé exclusivement à des prêts bancaires aux entreprises. Le portefeuille est au minimum investi à 90% dans des prêts senior de premier rang, les 10% restant pouvant être alloués, entre autres, en prêts de second rang. AXA Investment Managers prévoit de développer les activités de son équipe de financement structuré au niveau mondial en 2015, y compris via le montage de nouveaux CLO répondant aux règles de rétention (réglementation CRD IV) en offrant ainsi la possibilité à certains types d’investisseurs institutionnels d’être exposés à cette catégorie d’actifs. Deborah Shire, Responsable de l’équipe de financement structuré d’AXA IM ajoute: «Nous entendons élargir le pool d’investisseurs potentiels en structurant des CLO conformes à la réglementation CRD IV cette année, ce qui devrait permettre une commercialisation auprès d’investisseurs domiciliés en Europe et aux États-Unis, et de développer notre présence mondiale au sein de cet univers». Basée aux États-Unis, l’équipe de gestion d’Allegro II CLO fait partie de l’équipe de financement structuré d’AXA Investment Managers qui a récemment fusionné avec l’équipe Fixed Income. L’équipe Loans & Private Debt gère 4,3 milliards d’euros et les CLO représentent 1,2 milliard d’euros (données AXA IM au 31 décembre 2014).
Les hedge funds ont commencé à prendre des paris contre les sociétés immobilières exposées au retournement du marché immobilier londonien, rapporte le Financial Times, qui estime qu’il s’agit du premier signe selon lequel les investisseurs tentent de profiter du ralentissement. Plusieurs hedge funds ont misé sur la chute d’actions de sociétés comme Foxtons, Savills, Zoopla ou Berkeley Group…
Dans un contexte d’accumulation des risques à la périphérie de l’Europe (Ukraine et Grèce), les investisseurs ont donné la préférence aux fonds obligataires malgré des taux orientés à la baisse voire négatifs. Les fonds obligataires ont ainsi attiré 21,3 milliards de dollars dans le monde durant la semaine au 4 février, selon les données communiquées par EPFR Global. Les trois quarts de ce montant ont été collectés par les fonds obligataires américains.Les fonds dédiés aux actions ont de leur côté subi des rachats pour un montant de 6,77 milliards de dollars. Une évolution due pour beaucoup à la réallocation des portefeuilles des conseillers en gestion de patrimoine outre-Atlantique. Les fonds spécialisés sur les actions européennes ont en revanche connu une quatrième semaine consécutive de collecte nette et avec les fonds d’obligations européennes, ils ont engrangé au total plus de 6 milliards de dollars sur la période.Les fonds monétaires ont attiré un peu moins de 4 milliards de dollars. Cette semaine encore, les investisseurs américains ont réduit leurs engagements dans les fonds monétaires.
Le spécialiste de la gestion alternative Bainbridge Partners, basé à Londres et dont les actifs sous gestion s'élèvent à environ 800 millions de dollars, a annoncé le 5 février la signature d’un partenariat stratégique avec Alcazar Investment Management.Dans le cadre de cet accord, Bainbridge Partners apporte 20 millions de dollars dans une nouvelle stratégie d’Alcazar dédiée aux énergies renouvelables. Alacazar Renewables Generation Trading Strategy propose une stratégie de négoce sur les contrats de futures sur l'énergie (électricité, charbon et gaz) qui tente de monétiser les opportunités liées à la croissance continue du marché des énergies renouvelables.Cette stratégie est pilotée par Joaquin Narro, docteur en physique nucléaire, qui a créé en 2005 la société de gestion alternative Cumulus, spécialisée sur l'énergie.