Le groupe britannique Legal & General Capital et le fonds de pension néerlandais PGGM ont annoncé, ce 28 janvier, le lancement d’une coentreprise à Londres dédiée à l’investissement dans l’immobilier. Cette nouvelle structure a déjà réalisé un premier investissement de 67 millions de livres (90 millions d’euros) en rachetant un bien situé au 72 Broadwick Street à Soho. La coentreprise dispose d’une capacité d’environ 375 millions de livres (501,9 millions d’euros) pour réaliser ses investissements. Dans le cadre de cet accord, Legal & General Property pilotera et dirigera la démarche d’acquisitions de biens immobiliers et agira en qualité de gestionnaire de fonds pour la coentreprise. Cette dernière se concentrera sur l’immobilier de bureaux et ciblera des actifs compris entre 30 millions et 90 millions de livres nécessitant des améliorations significatifs. PGGM et Legal & General n’en sont pas à leur coup d’essai. Il y a quelques semaines, les deux partenaires s’étaient déjà associés pour acquérir le Bishopsgate Long Term Property Fund Unit Trust pour un montant de 370 millions de livres (lire NewsManagers du 7 janvier 2015).
Il y a beaucoup d’argent à faire dans l’investissement ciblant les facteurs de risque – l’art de tordre un indice pour profiter d’anomalies de long terme, constate le Financial Times. C’est du moins vrai pour les fournisseurs d’ETF et d’indices qui lancent une flopée de produits basés sur les facteurs de risque. La question reste de savoir si l’investissement ciblant les facteurs de risque sera tout aussi rentable pour les investisseurs finaux, s’interroge le journal financier. Certes, la recherche universitaire a depuis longtemps identifié les facteurs de valeur, de taille et de momentum : les sociétés bon marché, les petites capitalisations et les entreprises dont le cours monte déjà ont tendance à faire mieux que les autres sur le long terme. Des études sur les indices prouvent également cela. Mais le risque est que l’investissement par facteurs de risque soit victime de son propre succès, redoute le FT. A court terme, le risque d’encombrement existe, notamment si l’environnement change encore et provoque des sorties massives. A plus long terme, une fois que les gens comprennent qu’il y a une anomalie et agissent en conséquence, l’anomalie disparaît…
Le groupe Blackstone Group, spécialisé dans la gestion d’actifs alternatifs, est en train de lever son premier fonds dédié aux dettes du secteur de l'énergie, a appris l’agence Reuters auprès de plusieurs sources proches du dossier.La création de ce fonds illustre l’intérêt croissant du secteur du capital-investissement pour les actifs du secteur du pétrole et du gaz, dépréciés après la chute des cours des matières premières ces derniers mois. Elle suggère que Blackstone juge désormais sous-évaluées les obligations de certaines sociétés d’exploration et de production qui ont contribué au boom du pétrole et du gaz en Amérique du Nord ces dernières années, ou qu’elles pourraient l'être prochainement.GSO Capital Partners, la filiale du groupe spécialisée dans le marché du crédit, a approché un nombre important de ses investisseurs existants dans le but de lever entre 500 millions et un milliard de dollars pour investir dans de la dette cotée du secteur de l'énergie, ont précisé les sources, qui ont requis l’anonymat. Un porte-parole de Blackstone s’est refusé à tout commentaire.
Plus de neuf clients haut de gamme HNWI (high net worth individual) sur dix s’attendent à ce que leurs portefeuilles d’investissement demeurent stables ou s’améliorent en 2015, avec près de la moitié (48%) prévoyant une amélioration, selon l’enquête semestrielle de Morgan Stanley Wealth Management («Investor Pulse Poll») qui sonde les investisseurs disposant de 100.000 dollars investissables ou plus, un tiers d’entre eux ayant des actifs supérieurs au million de dollars. Parmi les principales préoccupations des investisseurs figurent les conflits étrangers (86%), devant les conséquences du terrorisme aux Etats-Unis (81%), le déficit budgétaire américain (80%) et les écarts de revenus aux Etats-Unis (79%). Les secteurs d’investissement préférés sont les valeurs technologiques pour 87% des sondés, devant les bio-techs (75%), les pharmaceutiques (71%), l'énergie (69%)et la santé (65%). A l’autre bout du spectre, les investisseurs se montrent très modérément intéressés par la consommation discrétionnaire (26%), l’aéronautique (29%), l’assurance (31%), ou encore le tourisme (33%).Les lieux d’investissement préférés des participants au sondage sont les Etats-Unis pour les trois quarts (74%) d’entre eux, largement devant le Japon (42%), l’Inde (40%) et la Chine (38%). Sont à éviter le Moyen-Orient (76%), l’Ukraine (75%) et la Russie (75%).Les portefeuilles des clients haut de gamme seront investis à 44% en actions (et même à 49% pour les millionnaires). Le reste du portefeuille est investi à 18% dans l’obligataire et à 17% dans d’"autres» placements, le cash représentant 21% du total.
Un programme gouvernemental pour se défaire d’investissements achetés dans le cadre du programme TARP (Troubled Asset Relief Program) dans les petites banques s’est avéré être une aubaine pour les hedge funds, le private equity et autres investisseurs privés, montre une étude du régulateur citée par le Wall Street Journal. Les investisseurs privés comme les hedge funds ont ramassé environ 70 % des actions vendues aux enchères par le gouvernement américains. Trois fonds privés ont même emporté la moitié des actions disponibles aux enchères. Le Trésor, qui a tenu 185 enchères, a levé environ 3 milliards de dollars sur des investissements TARP originellement valorisés à 3,8 milliards de dollars.
Pour le mois de janvier, l’indice de confiance des investisseurs State Street Investor Confidence Index s’est établi à 106,7, en baisse de 5,5 points par rapport au niveau de 112,2 (en données corrigées) enregistré en décembre. Ce sont les investisseurs européens qui ont accusé la plus forte baisse de confiance, l’indice régional affichant un repli de 5,7 points à 113,9 par rapport au niveau corrigé de 119,6 du mois dernier. En Amérique du Nord, l’indice recule de 1,1 point à 101,8. En Asie, l’indice régional baisse également de 1,1 point, terminant à 99,6. « Les inquiétudes quant au risque de déflation dans le monde, les risques géopolitiques et l’instabilité politique européenne ont contribué à la baisse de confiance en janvier » a commenté Kenneth Froot, auteur de l’étude. « Compte tenu du faible niveau de l’inflation et des ventes de détail aux États-Unis, tous les regards se porteront sur la Réserve fédérale mercredi pour savoir si le Comité monétaire (FOMC) reste sur la bonne voie pour relever les taux au second trimestre ».
L’assureur britannique Legal & General travaille à la constitution d’un fonds de 15 milliards de livres de capitaux institutionnels qui sera investi dans un fonds de rénovation qui sera investi dans le logement et les infrastructures au Royaume-Uni, rapporte le site spécialisé IPReal Estate. Legal & General a d’ores et déjà engagé 1,5 milliard de livres dans ce véhicule que la société se propose également de gérer. Le fonds travaillera avec l’organisme gouvernemental, Regeneration Investment Organisation, mis en place pour attirer les investissements internationaux dans les infrastructures britanniques. Pas plus tard que la semaine dernière, Legal & General a annoncé un regroupement de ses activités dans l’immobilier et les infrastructures dans une nouvelle division dédiée aux «actifs réels».
Lancé il y a trois mois, le fonds italien d’investissement Fondo Italiano d’Investimento (FII), dédié au financement des petites entreprises italiennes, a procédé à ses premiers investissements, rapporte Funds People Italia. Il a placé 250 millions d’euros dans 10 fonds de dette privée. Dans le même temps, le fonds continue à lever des capitaux avec comme objectif d’atteindre 500-600 millions d’euros. Les fonds choisis par le FII sont : Antares AZ1, géré par Futurimpresa SGR; Anthilia BIT, géré par Anthilia SGR; Dimensione Tre, géré par Soprarno SGR; Equita Private Debt Fund, géré par Lemanik Asset Managment et Equita SIM; Fondo di Debito per lo Sviluppo Industriale, géré par Private Equity Partners SGR; Impresa Italia, géré par Riello Investimenti Partners SGR; Italian Hybrid Capital Fund RiverRock, géré par RiverRock European Capital Partners; Italian Private Debt Fund, géré par Muzinich & Co.; Ver Capital Credit Partner Italia V, géré par Ver Capital SGR et Wise Private Debt, géré par Wise SGR.
Face à un environnement de taux bas limitant les rendements obligataires, Piguet Galland a lancé la semaine passée des mandats Prévoyance Plus, rapporte L’Agefi suisse. Le principe consiste à respecter les schémas rigoureux de la gestion institutionnelle avec des stratégies d’allocation rendues assez souples pour exploiter de nouveaux leviers de performance. Ils s’adressent à une clientèle privée suisse et le franc est la monnaie de référence. .
Partech Ventures, classée récemment par Preqin parmi les dix meilleures équipes d’investissement en technologie dans le monde, a annoncé le 26 janvier le lancement de Partech Growth, avec un premier closing de plus de 200 millions d’euros. «Nous avons réussi à faire un premier closing du fonds moins de quatre mois après le début de la commercialisation de Partech Growth. C’est une preuve de la maturité de l’écosystème européen et de l’appétit des investisseurs », précise Bruno Crémel, General Partner de Partech Growth. Partech Growth est un fonds de capital-croissance destiné à apporter entre 10 et 30 millions d’euros aux entreprises « tech » et digitales à très forte croissance ayant déjà atteint des chiffres d’affaires significatifs. La création de Partech Growth répond au déficit de financement européen sur ce segment. L’Europe a réussi à faire émerger plus de 30 entreprises « tech » valorisées à plus de 1 milliard de dollars depuis 2000. La tendance s’accélère mais, selon Mark Menell, General Partner de Partech Growth basé à San Francisco, « la majorité des opérations de capital-croissance des entreprises européennes est jusqu’à présent réalisée par des investisseurs non-européens, et notamment américains. » Le lancement de Partech Growth est soutenu par des grands investisseurs institutionnels : Bpifrance qui intervient notamment pour le compte de l’Etat dans le cadre du Programme d’Investissements d’Avenir, CNP Assurances et AG2R La Mondiale ; ainsi que des grands groupes industriels mondiaux : Carrefour, Ingenico Group et Renault.
Le fournisseur d’indices S&P Dow Jones Indices (S&P DJI) a annoncé le 26 janvier son intention de mettre en œuvre une politique agressive pour favoriser une croissance exponentielle de son activité sur les indices obligataires dans le monde. Une réponse au scandale du Libor, qui a mis en exergue l’importance des indices gérés de façon indépendante. Les nouveaux indices obligataires S&P DJI devraient couvrir plus de 20.000 titres individuels avec l’objectif ultime de lancer des milliers d’indices basés sur les maturités et les secteurs, précise la société qui anticipe une très forte demande sur ces indices à la fois pour les stratégies passives et les portefeuilles gérés activement.S&P DJI propose d’ores et déjà plus de 500 indices obligataires dans le monde couvrant les obligations municipales, les obligations préférentielles, les obligations d’entreprise, les CDS et les prêts senior. S&P DJI est d’ailleurs le troisième fournisseur d’indices obligataires sur le marché des ETF au niveau mondial. Le fournisseur inaugure cette nouvelle politique avec le lancement du S&P U.S. Aggregate Bond Index, un indice large pondéré selon la capitalisation qui servira à mesurer la performance du marché obligataire américain classé en catégorie d’investissement y compris les titres du Trésor, les obligations quasi gouvernementales, les obligations corporate, les covered bonds, les obligations municipales ou encore les obligations hypothécaires dans l’immobilier résidentiel. Sont également lancés le S&P Global Developed Nations Sovereign Bond Index et le S&P Global Developed Nations Inflation-Linked Index. Dans le courant de l’année, S&P DJI devrait également proposer des indices obligataires factoriels, avec dans un premier temps des indices pondérés sur le PIB et les critères ESG (environnement, social et gouvernance).
La nouvelle dynamique de marché pourrait inciter les gestionnaires de stratégies de performance absolue à moins compter sur les stratégies de carry et de rendement pour exploiter plus à fond les stratégies directionnelles, selon une étude que vient de publier l’agence d'évaluation financière Fitch Ratings. L’année écoulée a été un bon cru pour les fonds de performance absolue, 80% d’entre eux dégageant des rendements positifs de 3% en moyenne. L'évolution des conditions de marché a toutefois favorisé depuis la mi-2014 les stratégies de suivi de tendance (macro/momentum, CTA). En revanche, l’environnement est moins favorable aux stratégies basées sur le rendement ou l’obligataire qui sont très largement exploitées par les fonds de performance absolue, comme le montre bien les «biais» carry et short volatility. Selon l’agence, les gestionnaires de fonds de performance absolue pourraient être tentés, dans un contexte d’assouplissement quantitatif, d’exploiter des stratégies directionnelles avec la baisse des projections de rendement en 2015. En outre, une volatilité plus importante et des disparités dans les rendements peuvent aussi offrir davantage d’opportunités pour la sélection fine d’actions et d’obligations et pour des stratégies long/short.
AEW Europe, le spécialiste de la gestion d’actifs immobiliers de Natixis Global Asset Management, a acquis auprès de Panattoni, pour le compte du fonds Logistis, un parc logistique situé à Prague, en République Tchèque, développant une superficie de 255.000 m² pour une valeur totale de 150 millions d’euros. Il s’agit de la première transaction du fonds Logistis en République Tchèque et cela fait suite à la récente levée de capitaux de 834 millions d’euros réalisée par AEW Europe pour le compte de Logistis.
Dimitri Andraos, responsable de la gestion de taux et crédit de Swiss Life Asset Managers (France) (SLAM), estime dans les colonnes de L’Agefi que le QE va changer l’appétit général pour le risque. «Le marché du crédit est touché indirectement dans la mesure où la demande pour du papier risqué va se traduire par une baisse généralisée des taux et des spreads. En revanche, pour le bilan des entreprises, le QE ne va pas changer grand-chose, sauf pour les émetteurs financiers», précise-t-il. Côté stratégie d’investissement, Dimitri Andraos estime qu’il «y a lieu de continuer d'être positionné sur les obligations corporates plutôt que sur les émetteurs souverains alors qu’on est en taux négatifs sur la dette de l’Allemagne jusqu'à 5 ans». En termes de rating sa préférence va aujourd’hui aux titres notés entre A/A- et jusqu'à BBB+.
Dans l’univers des hedge funds, il n’y a pas de secret mieux gardé que lorsqu’une société est ciblée par un fonds. Mais récemment, plusieurs hedge funds ont découvert que leurs projets n’étaient peut être pas aussi confidentiels qu’ils le pensaient. En effet, Bloomberg et d’autres fournisseurs de données informent les banques et les courtiers après qu’un abonné a lu leurs études. L’information peut être très détaillée et aller jusqu’à nommer la personne qui a lu le rapport au sein d’une société. Ainsi, un gérant de hedge fund qui étudie une cible potentielle en utilisant la recherche fournie par Bloomberg ou d’autres est susceptible d’alerter les banques ou les courtiers de ses intentons. Cela a conduit certains hedge funds à se plaindre et dans certains cas les fournisseurs d’informations ont accepté d’accorder de plus longues périodes de temps entre la lecture du rapport et l’alerte donnée à la société. Parfois, on est passé de 30 jours à 90 jours.
Loïc Becue, responsable de la gestion diversifiée pour les particuliers chez Amundi, souligne que l’annonce du programme d’achats d’actifs d’envergure de la BCE renforce ses convictions sur la hausse des actions européennes et notamment sur le thème de la reflation. «La baisse continue de l’euro cumulée avec celle du pétrole ainsi que la valorisation et le niveau de dividende sont autant d'éléments qui nous confortent sur la zone», souligne-t-il. De plus, il privilégie les actions japonaises, «en raison des nouvelles mesures d’assouplissement monétaire mais aussi des achats d’actions domestiques du fonds GPIF».
A l’approche de l’annonce le 22 janvier du lancement par la BCE du programme d’achats de dette publique et privée, les investisseurs se sont positionnés sur les fonds spécialisés sur les actions et les obligations européennes ainsi que sur les fonds dédiés à l’or.Les fonds spécialisés sur les actions européennes ont ainsi enregistré une collecte nette de plus de 3 milliards de dollars tandis que les fonds d’obligations européennes attiraient plus de 650 millions de dollars durant la semaine au 21 janvier, selon les données hebdomadaires communiquées par EPFR Global. A l'échelle mondiale, les fonds dédiés aux obligations ont enregistré une collecte nette de 5,62 milliards de dollars, soit leur troisième semaine consécutive de souscriptions nettes depuis le début de l’année. Les fonds actions ont subi pour leur part une décollecte nette de 4,9 milliards de dollars, enregistrant ainsi leur troisième semaine consécutive de sorties nettes depuis le début de l’année. Les sorties nettes des fonds actions et obligations spécialisés sur les marchés émergents ont dépassé 3,5 milliards de dollars sur la semaine.Les fonds monétaires ont bénéficié de 18 milliards d’entrées nettes qui ont plus que compensé les 8,4 milliards de sorties de la semaine précédente. Depuis le début de l’année, les seuls fonds monétaires européens ont attiré plus de 34 milliards de dollars.
Les gérants d’actifs risquent d’être rendus obsolètes par les progrès rapides des technologies de trading algorithmiques, estime Leda Braga, qui pilote BlueTrend, un hedge fund de 8,9 milliards de dollars, citée par le Financial Times. Selon elle, les approches d’investissement traditionnelles auront bientôt du mal à devancer les modèles « systématiques », les hommes étant dépassés par les technologies moins onéreuses et plus efficientes. « Pour le moment, il y a de la place pour les deux approches », indique-t-elle. Mais pour elle l’avenir devrait être dominé par l’approche systématique. Elle compare cet univers avec les montres. « Il y a encore de la place pour les montres artisanales. Mais si vous voulez vraiment connaître l’heure de manière efficace, alors vous vous achetez une montre à quartz ».
Le marché européen des ETF pourrait connaître une croissance de 15 % à 20 % en 2015, rapporte Funds Europe qui cite une estimation de Deutsche Asset and Wealth Management (Deutsch AWM). Avec 357,3 milliards d’euros d’actifs sous gestion, les ETF représentent déjà 3,3 % du volume total des fonds en Europe. D’après Simon Klein, responsable de la distribution des ETF et des mandats institutionnels pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique chez Deutsche AWM, la croissance du marché viendra en particulier des services complémentaires que les acteurs du secteur des ETF pourront proposer à leurs clients ainsi que de la forte concurrence sur les prix. Il cite notamment l’innovation qui doit permettre d’ouvrir aux investisseurs l’accès à de nouveaux marchés et le développement de services comme la modélisation des portefeuilles, la fourniture de données clés, de statistiques et d’analyse de l’historique de performance.
Une belle réussite. Le Nordea 1 - North American All Cap Fund, un fonds d’actions américaines toutes capitalisations, géré pour le compte de Nordea AM par la boutique américaine Eagle Asset Management, a fait le plein de souscriptions en Europe.Lancée il y a deux ans et demi, cette stratégie a déjà engrangé 2,9 milliards de dollars à fin 2014. Sur les onze derniers mois, la collecte atteint environ 800 millions de dollars. Le fonds domicilié au Luxembourg n’a pas encore l’historique de performance des trois ans mais la stratégie, qui existe depuis une bonne quinzaine d’années, a fait ses preuves. «Avec le fonds de Nordea, nous gérons au total environ 7 milliards de dollars», a précisé à Newsmanagers John Pandtle, cogérant du fonds luxembourgeois, qui était récemment de passage à Paris. John Pandtle, qui met en œuvre une stratégie dite «VARG» (Value and Reasonable Growth) qui s’appuie à la fois sur la valorisation et sur les catalyseurs de croissance, estime que les actions américaines restent intéressantes. «Malgré un certain scepticisme ambiant, nous restons positifs sur les actions américaines. Il est vrai que les marchés d’actions américaines ont bénéficié de six années consécutives de performances positives. Les marchés peuvent-ils continuer sur cette lancée ? Je le pense car l'économie américaine reste très bien orientée et va bénéficier de la baisse des prix du pétrole et de la vigueur du dollar», estime John Pandtle, qui qualifie les valorisations actuelles de «raisonnables».Le fonds de conviction est un portefeuille concentré de 35 à 45 valeurs, dont actuellement plus de 70% de grandes capitalisations. Le taux de rotation est faible. L’an dernier, 5 lignes ont été remplacées. Parmi les acquisitions récentes figurent notamment Delta Airlines et Delphi Automotive.A fin décembre, le fonds (part BI-USD) affiche une performance d’un peu plus de 70% depuis son lancement contre 63,50% pour l’indice de référence (Russell 3000 – Net Return Index). L’an dernier, le fonds a sous-performé par rapport à l’indice en raison notamment d’une surexposition au secteur de l'énergie. Le fonds compte néanmoins parmi les meilleurs fonds d’actions américaines chez Morningstar.