L’objectif de positionner la Suisse comme centre international dans le métier de la gestion d’actifs et d’en faire un pôle de croissance s’est jusqu’ici surtout concrétisé au niveau de la distribution de produits en Suisse même. Pour Patrick Odier, président de Swissbanking, la vision collective d’un intérêt supérieur de la nation pour l’asset management prend certes du temps à se concrétiser, mais «nous devons nous assurer maintenant que les conditions cadres évoluent de telle façon que cette industrie puisse se développer encore plus favorablement», rapporte L’Agefi suisse. Et le banquier genevois de constater: «nous étions jusqu’ici dans l’asset management un pays de distribution plutôt qu’un pays de production. Or à l’avenir, la valeur ajoutée viendra de la production et pas forcément de la distribution. D’ailleurs un examen de l’intérêt de la place financière montre que nous devons nous concentrer sur la production», a-t-il estimé le 14 mars à l’occasion de la rencontre annuelle avec la presse. A l’appui de cet objectif, selon le président, le développement ces dernières années des compétences dans l’asset management alternatif, où la Suisse est devenue très compétitive. «Je suis convaincu que nous pouvons faire encore davantage en Suisse, en particulier dans le private equity».
La société de conseil en investissement Koris International doit annoncer ce mardi la signature d’un accord de coopération avec Turquoise Global Holdings Limited qui octroie à la plateforme multilatérale de négociation de la Bourse de Londres la licence d’exploitation exclusive de la liste des meilleurs ETF du marché, la TrackInsight A-list, pour la création d’un segment de marché spécifique dédié aux ETF, Turquoise TrackInsight.Ce nouveau segment de marché va accueillir les ETF européens les mieux notés, c’est-à-dire ceux bénéficiant d’une notation trois étoiles ou plus de la part de TrackInsight, soit quelque 150 produits à ne pas confondre avec les 200 plus gros ETF qui représentent 97% des volumes échangés mais qui ne figurent pas forcément parmi les ETF les mieux notés. Turquoise négocie parallèlement des accords avec une demi-douzaine de teneurs de marché afin d’assurer à cette sélection de produits une meilleure liquidité. «L’objectif est d’offrir, sur une même place, à la fois une sélection de premier plan et le meilleur cadre d’exécution appuyé par des mesures quantitatives indiscutables», souligne un communiqué.Turquoise TrackInsight permettra aux investisseurs d’avoir accès à un carnet d’ordres transparent, mais également au «dark pool» de Turquoise et à son marché de blocs Turquoise Uncross. «Le segment Turquoise TrackInsight est un nouvel exemple de réponse aux besoins de la clientèle dans la perspective de MiFID2», relève Robert Barnes, CEO de Turquoise. Le nouveau segment de marché pourrait être lancé dans les deux ou trois prochains mois.TrackInsight, la première plateforme paneuropéenne pour la sélection des ETF, a été lancée en octobre 2014 et couvrait début 2016 plus de 850 des principaux ETF listés en Europe.
La stratégie phare Multiple Opportunities de Flossbach von Storch vient de passer la barre symbolique des 10 milliards d’euros, rapporte le site spécialisé Fondsprofessionell. Le produit se décompose en deux versions, le Flossbach von Storch SICAV Multiple Opportunities, qui affichait un encours de 8,6 milliards d’euros au 8 mars, et le Flossbach von Storch - Multiple Opportunities II, qui s’inscrivait à la même date à tout juste 1,5 milliard d’euros, selon les données de Morningstar.La différence entre les deux versions ne réside pas dans la stratégie d’investissement mais dans l’enveloppe juridique, le produit étant à l’origine un fonds d’investissement alternatif plus difficile à distribuer. D’où la création en octobre 2013 d’un produit similaire mais logé dans une sicav, conforme à la directive européenne.
Après plusieurs semaines d’interrogations persistantes sur les perspectives de l'économie mondiale, les investisseurs ont retrouvé durant la première semaine de mars un intérêt manifeste pour les actifs risqués avec un retour marqué sur les actions. Toutes catégories confondues, les fonds dédiés aux actions ont ainsi engrangé 4,5 milliards de dollars durant la semaine au 9 mars, les plus importantes des dix dernières semaines, selon l'étude hebdomadaire de Bank of America Merrill Lynch qui reprend des données du spécialiste de l'évolution des flux dans le monde EPFR Global. Les fonds investis en actions américaines ont terminé en territoire positif pour la première fois depuis dix semaines, avec des entrées nettes de 3,9 milliards de dollars et les fonds d’actions émergentes ont enregistré leurs premières souscriptions nettes depuis dix-neuf semaines avec un montant de 1,7 milliard de dollars, le plus élevé depuis juillet 2015. Malgré la perspective de nouvelles mesures d’assouplissement par la Banque centrale européenne, qui ont été effectivement annoncées le 10 mars, les fonds d’actions européennes suscitent encore la méfiance et accusent une cinquième semaine consécutive de sorties nettes, pour un montant très significatif de 3,3 milliards de dollars. Les fonds d’actions françaises ont d’ailleurs subi leurs plus importantes sorties nettes depuis la fin deuxième trimestre 2015, relève EPFR Global. Les fonds spécialisés sur les actions japonaises ont aussi terminé la semaine dans le rouge, pour un montant de 1 milliard de dollars, le plus élevé des six dernières semaines. Côté obligataire, les fonds toutes catégories confondues ont attiré 6,1 milliards de dollars, soit le montant le plus élevé depuis avril 2015. Pour la troisième semaine consécutive, les fonds d’obligations à haut rendement ont été très recherchés, avec cette fois des entrées nettes de 2,9 milliards de dollars. Les fonds dédiés à la dette émergente ont engrangé 1,1 milliard de dollars. Les fonds d’obligations européennes ont en revanche subi des sorties nettes limitées dans l’attente des décisions de la Banque centrale européenne. Malgré le regain d’intérêt manifeste pour les actifs risqués, les fonds spécialisés sur les métaux précieux, principalement l’or, ont bénéficié d’un milliard de dollars de souscriptions nettes et ainsi enregistré une neuvième semaine consécutive de collecte.
Interviewé dans le quotidien belge L’Echo, Peter de Proft, qui dirige l’Efama a confié que pour choisir des fonds d’investissement, il s’adresse exclusivement à des sociétés de gestion qu’il connaît bien, et des fonds qui affichent une performance régulière au fil des ans. «De nombreux investisseurs s’intéressent aussi au gestionnaire, mais je préfère ignorer le statut de star de certains», a indiqué le responsable. Par ailleurs, Peter de Proft a confié ne jamais avoir investi dans des fonds indiciels. «Dans ce cas, vous devez sélectionner vous-même plusieurs trackers pour obtenir un portefeuille diversifié comprenant différents types d’actifs, et une répartition géographique optimale. Je préfère laisser ce travail à d’autres et ne pas devoir consacrer trop de temps au suivi de mes investissements», a-t-il noté. Enfin, il est revenu sur sa pire décision en matière financière, réalisée dans les années’90. «J’ai investi dans des fonds structurés permettant de déduire fiscalement les pertes. Dans la maison de Bourse où je travaillais, c’était la nouvelle ‘tax tech’ à la mode. Tout était officiel et légal, mais cela a malgré tout donné lieu à des discussions avec l’administration fiscale. Toutes ces tracasseries n’en valaient vraiment pas la peine», a t-il relevé…
Alexandre Caminade, CIO Crédit Europe chez Allianz Global Investors, rappelle dans L’Agefi que la situation du marché high yield européen est plutôt saine. Il constate «un levier moyen des entreprises et des banques bien inférieur à celui observé avant la crise, une bonne diversification sectorielle, un risque de refinancement très faible sur les 18 prochains mois». En termes de valorisation, le spread actuel de 5,50% (plus haut depuis 2012) compense selon le spécialiste largement le risque de défaut sur les 5 prochaines années. «Seule la liquidité sur le marché secondaire s’est réellement dégradée au cours des dernières années avec, pour conséquence, une amplification de la volatilité. Mais cette nouvelle réalité constitue une opportunité pour l’investisseur bénéficiant d’un horizon moyen terme», souligne Alexandre Caminade.
Franz Wenzel, chef stratégiste d’Axa IM, anticipe un recul du S&P 500 à horizon un an avec une réduction de la croissance des bénéfices de 5%. D’autre part, la faible croissance de la productivité américaine est négative pour les profits, dans une économie proche du plein emploi où les salaires pourraient progresser. «En outre, l’aplatissement de la courbe des taux au niveau mondial et des taux de défaut plus élevés en raison des difficultés du secteur pétrolier rendent la situation plus difficile pour les banques», ajoute-il dans L’Agefi. Enfin, les actions américaines ne sont selon Franz Wenzel pas bon marché.
Vanguard a annoncé le 10 mars le lancement d’un fonds obligataire à bas coûts géré activement. Le Vanguard Core Bond Fund propose deux classes d’actions - Investor Shares et Admiral Shares - affichant des frais de respectivement 0,25% et 0,15%, très inférieurs à la moyenne de 0,80% qui s’applique habituellement à la catégorie des fonds obligataires core.Le fonds investit en priorité dans des obligations de grande qualité notées en catégorie d’investissement, dont les bons du Trésor, les obligations adossées à des hypothèques, les obligations corporate et un certain nombre d’autres titres. Le fonds limitera son exposition aux obligations non notées en «investment grade» à 5%.Cette stratégie est similaire à celle du Vanguard Total Bond Market Index Fund, avec notamment une maturité moyenne intermédiaire, mais s’en distingue toutefois dans la mesure où elle est gérée activement, applique une approche contrôlée en fonction du risque et cherche à surperformer le marché obligataire américain de la catégorie d’investissement au sens large par le biais de la rigueur apportée à la sélection des titres, à l’ allocation sectorielle et à la gestion de la duration.
Invesco Real Estate a annoncé l’acquisition de Time Building, un bureau entièrement rénové situé à proximité du quartier de Porta Nuova, le nouveau Central Business District à Milan, rapporte Investment Europe. L’acquisition a été faite pour le compte du fonds IRE.
Le spécialiste de l’immobilier Europa Capital envisage de lever 750 millions d’euros pour son prochain fonds, Europa Capital V, qui sera plafonné à 1 milliard d’euros, rapporte le site IPE. La société vise un taux de rendement interne de 15% net pour ce fonds qui investira en priorité sur les marchés britannique, français et allemand, avec des engagements sélectifs en Espagne, en Italie et en Irlande.Le dernier fonds immobilier de la société, Europa Capital Fund IV, qui avait clôturé en 2014 avec une capacité d’investissement de plus de 1 milliard d’euros, a pratiquement terminé son programme d’investissement en janvier dernier.
Alors que les gros investisseurs ont facilement accès aux membres des conseils d’administration au Royaume-Uni, BlackRock tente d’obtenir la même chose en France afin d’aller plus loin dans son dialogue avec les entreprises, selon des informations du quotidien Les Echos. Le gestionnaire américain est actionnaire important des sociétés françaises, premier actionnaire du CAC 40 qui détient plus de 5% du capital de Publicis, de Dassault, de Capgemini ou encore de Kering, précise le quotidien économique. BlackRock ne serait pas un cas isolé. Amundi souhaite également un accès direct avec un administrateur, qui a été choisi par le conseil, rapporte Les Echos. « Au Royaume-Uni, dans 60% des cas où nous sommes actionnaires, nous échangeons avec un administrateur non-exécutif. En France, cette statistique tombe à 7% », explique au quotidien Edouard Dubois, responsable du marché français dans l’équipe « investment stewardship » (gouvernance) chez BlackRock. En ayant un accès direct au conseil, BlackRock veut mieux comprendre son fonctionnement, son appétence pour le risque, les raisons des grandes décisions et, aussi, avoir une idée plus précise sur l’existence ou non de plan de succession.
Le fonds de prêts à l’économie Novo 1, conseillé par BNP Paribas Investment Partners (BNPP IP) et géré par France Titrisation, vient de conclure une émission obligataire pour EPC, société Anonyme d’Explosifs (à utilisation civile) et de Produits Chimiques, a annoncé BNPP IP ce jeudi 10 mars. Pour mémoire, le fonds Novo 1 a pour vocation d’apporter aux PME-ETI françaises des solutions de financement pour en assurer leur développement.Le groupe EPC a été assisté pour cette émission obligataire par BNP Paribas en qualité d’arrangeur. Le fonds Novo 1 a souscrit en exclusivité à la totalité de l’émission pour un montant de 8 millions d’euros, sous forme de placement privé senior de type Euro PP, destiné à soutenir le développement à l’international du groupe EPC. Les obligations porteront intérêt à taux fixe et seront remboursables in fine le 28 février 2023.En outre, le groupe EPC dispose de la faculté d'émettre des obligations assimilables, d’ici fin juillet 2016, pour un montant complémentaire de 7 millions d’euros, portant ainsi le montant total des deux tranches à 15 millions d’euros. La tranche optionnelle est soumise à l’obtention de l’accord des actionnaires d’EPC lors de la prochaine assemblée générale, au respect de certains ratios et à un abondement complémentaire du FPE Novo 1 en 2016.Fondé en 1893, le groupe EPC est une société pionnière en France en fabrication et distribution d’explosifs à utilisation civile (démolition, extraction). La société est cotée sur Euronext et la majorité de ses actions est détenue par la famille du fondateur. Présente dans plus de 20 pays et comptant plus de 1.800 salariés, la société a réalisé un chiffre d’affaires de 304 millions d’euros en 2015.
Un panorama inédit. La première étude sur l’actionnariat salarié dans les entreprises non cotées, réalisée par OpinionWay pour le réseau mondial d’audit et de conseil BDO et le spécialiste de l’actionnariat salarié et de l'épargne salariale Eres (1), met en exergue le paradoxe français. Associer les salariés au capital de l’entreprise est perçu positivement par huit PME françaises non cotées sur dix mais, dans les faits, seulement 4% d’entre elles ont franchi le pas et seulement 5% l’envisagent sérieusement au cours des trois prochaines années. Ces 4% représentent selon les estimations entre 200.000 et 250.000 salariés, un chiffre non négligeable mais encore très modeste par rapport aux 3,3 millions d’actionnaires salariés dans les sociétés cotées.« La France est championne d’Europe de l’actionnariat salarié coté mais elle est en retard dans les entreprises non cotées. », a commenté Olivier de Fontenay, directeur général d’ERES, le 10 mars à Paris à l’occasion de la présentation de l'étude. « Pourtant les entreprises qui ont ouvert le capital à leurs salariés sont très satisfaites et le referaient et celles qui ne l’ont pas encore fait n’ont pas de vraies réticences. Nous sommes donc optimistes pour l’avenir notamment car l’actionnariat salarié est une des solutions à la transmission d’entreprise», a-t-il ajouté.De son côté, Rolland Nino, directeur général de BDO France, estime que «l’actionnariat salarié favorise la croissance des entreprises mais ses vertus sont encore trop méconnues au sein des PME non cotées. Nous devons clairement consentir des efforts de pédagogie ! La nouvelle loi Macron, allégeant notamment la fiscalité entourant l’attribution d’actions gratuites, devrait permettre à l’actionnariat salarié de repartir à la hausse. A nous de convaincre les dirigeants». Les principaux freins à la mise en place d’un actionnariat salarié sont constitués par la méconnaissance des dispositifs. En effet, 35% des entreprises déclarent n’avoir tout simplement pas pensé à cette possibilité. La crainte de perdre le contrôle de l’entreprise est également évoqué, 24% des répondants citant des problèmes de confidentialité et 23% d’entre eux les risques de dilution du pouvoir. Viennent ensuite les problèmes éventuels lors de la transmission de l’entreprise pour 23% de l'échantillon et la complexité de l’opération pour 22%.Les entreprises qui ont fait le choix de l’actionnariat salarié ont été motivées en priorité par le bénéfice apporté aux collaborateurs (53%), notamment le fait de les impliquer plus fortement dans le fonctionnement de l’entreprise (44%) et de partager le profit avec eux (36%). Les aspects « RH » sont clairement exprimés : pour les entreprises répondantes, il s’agit également par ce biais de fidéliser les salariés (36%), d’améliorer leur package de rémunération (26%) et de renforcer l’attractivité de l’entreprise auprès de nouveaux candidats (21%).(1) Enquête réalisée par téléphone du 17 novembre 2015 au 20 janvier 2016 auprès d’un échantillon de 700 entreprises non cotées en Bourse. L'échantillon est pondéré pour être représentatif de l’univers des entreprises françaises de 20 à 1.000 salariés, à l’exception du secteur public
Genève et la Suisse peinent à développer véritablement l’activité de gestion d’actifs, pourtant présentée comme un relais de croissance pour la place financière après l’abandon du secret bancaire. Un éventuel Brexit n’y changerait rien, les acteurs britanniques étant refroidis par l’impossibilité de distribuer leurs produits en Europe s’ils venaient gérer en Suisse, rapporte L’Agefi suisse. «La question est réglée en dix minutes lorsqu’on en parle avec eux», résume l’avocat François Rayroux, qui participait cette semaine à une conférence Friends of funds sur l’asset management en Suisse. Quelle question? Celle d’une éventuelle arrivée en Suisse des grands groupes britanniques au cas où le Royaume-Uni quitterait l’Union européenne. «Il est possible de gérer depuis la Suisse, mais on a alors besoin d’un distributeur ailleurs en Europe, poursuit le spécialiste du droit bancaire de chez Lenz & Staehelin. Cette impossibilité de distribuer fait que ces grands acteurs n’ont aucun intérêt pour la Suisse. A part si les dirigeants adorent le Léman ou Verbier...»
L’indice de référence des fonds alternatifs au format Ucits, le Ucits Alternative Index Blue Chip publié par Hedgeanalytics, affiche un recul de 1,01% au mois de février. Les deux premiers mois de l’année jusqu'à la date du 2 mars se soldent ainsi par une performance négative de 1,56%. Durant le mois sous revue, seulement trois des composantes de l’indice ont terminé en territoire positif. Les stratégies de volatilité notamment ont dégagé un rendement de 1,14%, ce qui porte leur performance depuis le début de l’année à 3,06%. Les deux autres stratégies dans le vert en février sont les multi-strategy et les macro, avec des gains de respectivement 0,49% et 0,28%. Mais depuis le début de l’année, seules les stratégies macro restent dans le vert (0,57%), les multi-strategy affichant un recul de 1,60%. La plus mauvaise performance du mois sous revue est à mettre sur le compte de l’event driven qui a reflué de 2,44% en février et qui marque une baisse de près de 4% depuis le début de l’année. Les stratégies CTA, qui ont perdu 0,75% le mois dernier, affichent encore un gain de 2,47% depuis le début de l’année.
Les sociétés d’investissement institutionnelles concurrencent de plus en plus les banques dans le domaine des prêts à effet de levier (mid-market leveraged loans), selon le Financial Times. Il existe désormais plus de 50 prêteurs non bancaires – des sociétés de gestion agissant pour le compte de fonds de pension et de compagnies d’assurance – actifs sur ce marché, selon une étude d’AlixPartners basée sur une enquête des banques et institutions européennes. Il y a dix ans, ce chiffre était inférieur à 10. Le moteur principal de ce changement a été la crise financière de 2008. La quête de rendement est une autre raison.
Selon une étude de Zwei Wealth Experts, qui évalue de façon quantitative et qualitative la performance des gérants de fortune et des gérants d’actifs de 42 instituts et de 309 stratégies de portefeuilles en Suisse, les portefeuilles en francs suisses ont obtenu un rendement inférieur de seulement 0,88% au rendement neutre. Les auteurs comparent les stratégies «intelligentes» des gérants avec les stratégies neutres. «Ces dernières, qui pourraient être appelées stratégies par défaut, sont celles qui seraient adoptées si un institut ne voulait courir aucun risque d’échec par rapport à ses concurrents et à l’indice», explique le quotidien Le Temps. La performance est médiocre pour les portefeuilles en euros gérés en Suisse. La différence est négative de 1,44%, après l’avoir été de 2,58% en 2014. Zwei Wealth Experts observe que seules 33% des stratégies en euros «agressives» (plus forte part en actions) présentent un rendement «satisfaisant», contre 41% pour les portefeuilles en francs et 38% en dollars.
Partners Group a annoncé le 9 mars l’acquisition de l’opérateur de réseau canadien Axia NetMedia, au prix de 4,25 dollars canadiens par titre, représentant une prime de 49% sur le cours de clôture du mardi 8 mars. L’opération, unanimement soutenue par le conseil d’administration, valorise le spécialiste nord-américain de la fibre optique à 272 millions de dollars canadiens, précise la société de placements privés dans un communiqué. Fondé en 1994, Axia développe et exploite des réseaux de données en Amérique du Nord ainsi qu’en France. L’entreprise est cotée à la Bourse de Toronto.
Au cours du dernier exercice, la capitalisation globale des OPCI est passée de 2,04 à 4,54 milliards d’euros, soit une progression de 122% selon les données recueillies et traitées par l’IEIF, reprises par l’Association française des Sociétés de Placement Immobilier (Aspim). Les fonds d'épargne immobilière destinés aux particuliers ont enregistré d’excellents résultats. Essentiellement distribués par le biais des contrats d’assurance-vie, les OPCI de cette nature ont collecté un total de 2,49 milliards d’euros, soit plus du triple de 2014. En 2015, le rendement courant des OPCI a atteint 3,1%. La valorisation des actions s’est quant à elle montée à 1,8%.
L'éditeur français Intersec (https://www.intersec.com), spécialisé dans les solutions logicielles Fast Data, a annoncé le 8 mars un financement de 9,2 millions d’euros auprès d’Omnes Capital, de Cisco Systems, d’Harbert European Growth Capital et de banques ; qui rejoignent ainsi Innovacom, Highland Capital Partners Europe et CMC-CIC Innovation.Avec une forte croissance de 50 % sur son coeur de métier en 2015 et de nombreuses plateformes logicielles vendues, Intersec compte désormais des solutions déployées sur chaque continent, étendant ainsi son empreinte au-delà de l’Europe et de l’Afrique, ses marchés historiques. Les fonds seront mis à profit pour renforcer les activités commerciales à l’international et pour développer des solutions Smart Data innovantes pour l’industrie des télécoms et pour d’autres verticaux souhaitant bénéficier de la technologie d’Intersec.