La perspective d’un statu quo sur les taux d’intérêt américains et d’une politique monétaire toujours accommodante a incité les investisseurs à prendre de nouvelles positions. Durant la semaine au 16 mars, les fonds monétaires ont ainsi enregistré des sorties nettes pour un montant de quelque 39 milliards de dollars, le plus important depuis avril 2015, selon la dernière étude Bank of America Merrill Lynch qui reprend des données de la société EPFR Global, spécialisée sur l'évolution des flux dans le monde. Comme la semaine précédente, ce sont surtout les fonds monétaires américains qui ont subi des dégagements. Les fonds d’actions ont attiré 4,3 milliards de dollars durant la semaine sous revue confirmant l’inversion des tendances déjà observée la semaine précédente sur les actions européennes et les actions américaines. Les fonds d’actions européennes ont ainsi subi de nouveaux dégagements, pour un montant de 4 milliards de dollars, alors que les fonds dédiés aux actions américaines ont engrangé 3,8 milliards de dollars de souscriptions nettes, concentrées sur des ETF de grandes capitalisations. Les fonds spécialisés sur les actions japonaises ont terminé la semaine sur de nouveaux dégagements, pour un montant de 400 millions de dollars. En revanche, les fonds investis dans les actions émergentes ont enregistré une deuxième semaine consécutive d’entrées nettes pour un montant de 1,4 milliard de dollars.Du côté obligataire, les fonds toutes catégories confondues ont affiché des entrées nettes pour un montant de 7,7 milliards de dollars. Les fonds investis dans l’obligataire noté en catégorie d’investissement ont enregistré des entrées nettes de 3,8 milliards de dollars tandis que ceux dédiés aux obligations à haut rendement ont attiré 2,9 milliards de dollars. Les fonds investis dans la dette émergente ont affiché des entrées nettes pour un montant de 800 millions de dollars. A noter que les fonds spécialisés sur l’or ont encore collecté pour un montant net de 700 millions de dollars, ce qui porte les entrées nettes cumulées des dix dernières semaines à quelque 12 milliards de dollars, le montant le plus élevé sur une période équivalente depuis juin 2009.
Legal & General (L&G) a investi 750 millions de livres dans les infrastructures britanniques au premier trimestre, avec le bouclage cette semaine d’un financement de 250 millions de livres pour une infrastructure commerciale. Cette opération vient compléter les 70 millions de livres investis dans des logements étudiants et les 245 millions de livres engagés dans les nouveaux locaux de Transport for London.Ces investissements devraient permettre de faire face aux cash flows de long terme fixes et indexés sur l’inflation qui sont versés régulièrement aux retraités britanniques, souligne la filiale du groupe spécialisée sur les retraites, Legal & General Retirement, qui travaille en étroite collaboration avec Legal & General Investment Management (LGIM) et Legal & General Capital. Le portefeuille dédié aux retraites («annuity oprtfolio») s'élève à quelque 44 milliards de livres.
Le gestionnaire de fortune Partners Group a clôturé un programme d’investissement privé sur le marché secondaire avec un montant maximal de 2,5 milliards d’euros, a-t-il annoncé le 17 mars. La demande pour ce programme, le sixième de ce type, a été particulièrement élevée.
La dernière publication «Gestion Info» de l’Association française de la gestion financière (AFG) parue jeudi 17 mars, précise qu’un panel composé de professionnels de l’industrie de la gestion belge présentera les singularités de la Belgique sous l’angle « marché » (canaux de distribution, règles locales de commercialisation) et sous l’angle règlementaire (pratiques fiscales, procédures d’enregistrement). Cette réunion est la première d’une série par qui aura pour objectif de faire connaître les particularités des marchés jugés prioritaires par les adhérents de l’AFG : Belgique, Luxembourg, Allemagne, Suisse,Italie, Espagne, pays nordiques, Royaume-Uni, Etats-Unis, Canada, Chine continentale, Singapour, Hong Kong.
Dans le cadre de l’ISF 2016, NextStageAM poursuit sa stratégie basée sur la recherche de la régularité et la diversification. Sa gamme complète de 3 FCPI-FIP est composée du nouveau FCPI NextStage CAP 2023 ISF avec un taux d’investissement en PME de 100% (8ème fonds de la gamme « NextStage CAP »), du FCPI NextStage CAP 2021 et du FIP NextStage Rendement 2022. La loi de finances rectificative pour 2015 a modifié les dispositifs pour bénéficier des réductions d’ISF et/ou d’IR. Agréés avant le 31 décembre 2015, la gamme de FCPI-FIP NextStageAM n’est donc pas impactée par les nouvelles règles. Elle est ouverte à la souscription par l’intermédiaire des CGPI, des plateformes bancaires et des banques privées.
Après la COP 21 de 2015, « 2016 sera une année active sur le climat », prédit Ian Cochran, program director au sein de l’Institute for Climate Economics, qui s’exprimait au cours d’un atelier consacré à la décarbonation des portefeuilles et organisé dans le cadre du Forum Gestion Institutionnelle. D’ores et déjà, certaines sociétés de gestion et investisseurs institutionnels s’activent sur le front de la décarbonation des portefeuilles. Plusieurs méthodes peuvent être utilisées, rappelle Ian Cochran : les désinvestissements, l’engagement actionnarial ou des investissements différents. « Si on veut réduire l’empreinte carbone des portefeuilles, il faut commencer par mesurer cette empreinte, même si cette mesure n’est pas exacte », rappelle toutefois Grégory Schneider-Maunoury, responsable ISR d’Humanis Gestion d’Actifs, soulignant toute la complexité de l’exercice. Humanis gère 12 milliards d’euros dont un peu moins de 2 milliards d’euros en actions. « Nous avons commencé par mesurer l’empreinte carbone de ce portefeuille actions et nous nous sommes rendu compte qu’elles étaient trente fois supérieures aux émissions de notre groupe. Ainsi, l’empreinte carbone de notre portefeuille actions représente 97 % de nos émissions », relève Grégory Maunoury-Schneider. Ensuite, Humanis a identifié les secteurs et les entreprises qui ont le plus d’émissions et le plus la capacité de les réduire. L’idée pour l’investisseur est de s’approprier cette décarbonation et de trouver des idées, sachant que « nous ne pouvons pas utiliser les instruments traditionnels de la gestion d’actifs ». Par ailleurs, Humanis s’intéresse beaucoup aux « green bonds », qui permettent de financer un projet environnemental. Pour choisir les obligations vertes, Humanis cherche à savoir combien de tonnes de CO2 seront évitées grâce au projet. Cela permet d’assurer aussi le suivi du dossier. Chez Meeschaert Asset Management, Aurélie Baudhuin, responsable de la recherche ISR, observe qu’il est difficile de se limiter à un chiffre brut concernant la mise en place de l’empreinte carbone. « Il faut voir l’évolution dans la durée à la fois au niveau des portefeuilles, mais aussi concernant les valeurs en portefeuilles. Il faut aussi ajouter des éléments prospectifs et trouver d’autres métriques sur l’environnement », indique-t-elle. Meeschaert AM a par ailleurs fait l’expérience du désinvestissement, puisque dans le cadre du fonds Ethique et Partage géré en partenariat avec le CCFD, la société de gestion a dû sortir des énergies fossiles, afin de respecter le souhait de l’association. Il se trouve que cela ne concernait qu’une seule entreprise : Statoil. « Certes, cette société est considérée comme la meilleure de son secteur, mais nous avons respecté la décision de notre partenaire et nos clients ont très bien accueillis la nouvelle », explique Aurélie Baudhuin. « Et ces derniers mois, il n’était pas compliqué d’être absent de ce secteur », ajoute-t-elle.
Gecko Biomedical, une société de dispositifs médicaux développant des polymères innovants permettant de refermer des plaies, vient de lever 22,5 millions d’euros. Ce tour de financement de série A2 a été mené par Sofinnova Partners, qui devient le premier actionnaire, avec le soutien de Bpifrance, et les investisseurs historiques qui avaient investi dans l’entreprise en décembre 2013, Omnes Capital, CM-CIC Innovation et CapDecisif Management, précise un communiqué publié le 17 mars. En parallèle de cette levée de fonds, Antoine Papiernik de Sofinnova Partners et Chahra Louafi de Bpifrance deviennent membres du Conseil d’Administration.Gecko a été créé en 2013 par Christophe Bancel, Bernard Gilly (tous deux membres du réseau iBionext), Prof. Jeff Karp (Harvard Medical School, Brigham and Women’s Hospital - Boston, MA, USA) et Prof. Bob Langer (Massachusetts Institut de Technology - Cambridge, MA, USA), avec le soutien du Dr. Maria Pereira, une figure internationale sélectionnée en 2015 par le magazine Forbes pour faire partie des “30 personnalités de moins de 30 ans” du secteur de la santé, qui a co-inventé la technologie et est actuellement Responsable de la Recherche chez Gecko.Les fonds permettront d’accélérer le développement de la première plateforme de polymères, GB-02, spécialisée dans le domaine de la reconstruction cardiovasculaire, mais aussi d’autres tissus. Capitalisant sur la technologie, les fonds serviront également à déployer la plateforme sur d’autres indications, comme la reconstruction guidée de tissus et la libération localisée de médicaments.
Les contraintes réglementaires de Solvabilité II combinées à un environnement de taux bas compliquent l’allocation des investisseurs institutionnels, qui cherchent à contrôler le risque. Surtout que de nouveaux risques sont apparus ces dernières années, tel que le risque lié à la mutation économique de la Chine. «C’est une source de risque peu attendue mais effectivement très forte, la Chine étant une économie très importante mondialement qui vit actuellement une mutation rapide de pays émergent en puissance économique. Même si on y est pas directement exposé, la volatilité engendrée par l’incertitude de l'évolution de cette mutation peut avoir un impact sur le risque des portefeuilles», a souligné Raphaëlle Moysan, directrice des investissements multi-actifs d’Aviva Investors au cours de l’atelier «Face aux risques - quelles stratégies d’allocation ?» de la Convention Forum Gi qui se tenait ce jeudi 17 mars à Paris. Face à plus de risque, Raphaëlle Moysan constate «une polarisation de plus en plus forte des portefeuilles des assureurs entre actifs illiquides et actifs liquides». Sur cette dernière poche, les institutionnels adoptent selon elle une approche de performance absolue.Jean-Marc Pont, Investment Specialist au sein de Generali Investments, constate pour sa part que les clients accordent de plus en plus d’importance à la réactivité tactique des sociétés de gestion «pour contrôler au mieux le risque et rebalancer leurs portefeuilles». Ces investisseurs se tournent également davantage vers des produits alternatifs, dans le cadre de la réglementation dont ils dépendent, leur permettant de s’exposer à la prime d’illiquidité. «Ils choisissent de plus en plus d’exposition sur la classe d’actifs alternative comme les hedge funds les plus liquides ou alors vont plus loin sur la courbe de liquidité à travers une exposition à horizon 5/10 ans sur le private equity ou les infrastructures», précise Jean-Marc Pont.
L’investissement conforme à la Charia a connu un coup d’arrêt en 2015, selon AsianInvestor, qui a classé les 50 principaux gestionnaires d’actifs islamiques sur ce segment. Les encours islamiques ont décliné de 12,2 % à 84 milliards de dollars, soit un petit peu moins que le niveau de fin 2013. La première société de gestion dans ce domaine reste BlackRock, avec 21 milliards de dollars. Viennent ensuite NCB Capital avec 8,3 milliards de dollars et Public Mutual, avec 7,2 milliards de dollars.
Le secteur immobilier a toujours le vent en poupe. Selon la dernière enquête de CBRE (« 2016 EMEA Investor Intentions Survey »), près de la moitié (48%) des investisseurs immobiliers interrogés de la région EMEA (Europe, Moyen-Orient, Afrique) envisagent une augmentation de leur volume d’acquisitions par rapport à l’an dernier. A l’inverse, 15% seulement des sondés envisagent d’être moins actifs. En outre, 43 % des investisseurs envisagent également une augmentation de leurs cessions, « ce qui laisse présager un marché immobilier dynamique et liquide dans la région en 2016 », notent les auteurs de l’étude. Pour autant, malgré cet engagement envers l’investissement immobilier, la baisse de l’appétence pour le risque de la part des investisseurs constitue un changement notable, souligne l’étude de CBRE. Ainsi, « après trois années d’attractivité en berne, les actifs ‘prime’ ou ‘core’ sont de retour », avance CBRE. De fait, le pourcentage d’investisseurs qui considèrent les actifs « prime » ou « core » comme étant les plus attrayants du marché a augmenté de 29% l’an dernier à 41% en 2016. Selon l’étude, cette tendance « s’explique en partie par l’inquiétude des investisseurs concernant l’environnement économique ». Interrogés sur ce qui peut constituer la plus grande menace pour le marché immobilier en 2016, 31 % des investisseurs ont en effet répondu la faiblesse de l’économie mondiale tandis que les difficultés économiques locales se positionnent à la deuxième place (14%).S’agissant du choix du pays le plus séduisant pour l’investissement immobilier, les divergences entre investisseurs sont particulièrement marquées, note CBRE. L’Allemagne a été le pays le plus cité avec 17% des réponses. Suivent le Royaume-Uni (15,1%), l’Espagne (10,2%), les Pays-Bas (9,9%), la France (9,2%) et la Pologne (9,2%). L’enquête met en également en exergue le très fort regain d’intérêt pour l’Europe centrale et orientale (CEE). Pris dans leur ensemble, les marchés CEE ont en effet vu leur attractivité passer de 6% en 2015 à 23% en 2016. CBRE explique cette tendance par « la poursuite de la recherche de rentabilité de la part des investisseurs ».Au niveau des villes, Londres conserve son statut de ville la plus recherchée (15,1 % des investisseurs). Toutefois, « l’écart se réduit avec les autres villes », observent les auteurs de l’enquête. Madrid arrive en deuxième place avec 12,2%, suivie par Paris (11,6%), Berlin (10,8%), Amsterdam (7,3%), Varsovie (7%), Milan (4,7%), Budapest (2,9%), Prague (2,4%) et Munich (2,4%). Autre enseignement notable : parmi les secteurs traditionnels, les bureaux continuent d’être le type d’actifs le plus recherché avec 37% des réponses. L’immobilier résidentiel connaît toutefois le plus fort regain d’intérêt, passant de 5% en 2015 à 12% en 2016. Enfin, « le secteur du commerce se tient également bien et l’amélioration de la confiance des consommateurs et de leurs dépenses a permis une hausse des investisseurs privilégiant l’immobilier commercial, de 22% en 2015 à 27% en 2016 », souligne CBRE.Enfin, quête de rendement oblige, le secteur « alternatif » suscite de plus en plus d’intérêt. Ainsi, 56% des investisseurs interrogés disent avoir déjà investi dans un ou plusieurs secteurs alternatifs et 57% s’intéressent à un ou plusieurs de ces secteurs. Les prêts immobiliers sont le segment qui connaît actuellement la pénétration du marché la plus forte avec plus de 30% des investisseurs déjà engagés dans ce secteur et 22% cherchant à y investir.
Les considérations en matière de coûts semblent être le principal moteur de la hausse des allocations aux ETF, montre le dernier sondage mené par Edhec-Risk auprès de 180 utilisateurs européens d’ETF*. Pour 80 % des personnes interrogées, la hausse de l’exposition aux ETF est à 80 % motivée par les coûts, loin devant la performance (50 %), la transparence (46 %) et la liquidité (45 %). Les utilisateurs d’ETF sont ainsi près de 60 % à envisager d’accroître leur utilisation des ETF, soit un niveau stable depuis 2011. En outre, plus d’un tiers des répondants (35 %) vont conserver leur niveau d’exposition. Seuls 5 % prévoient de le réduire.Le niveau de satisfaction des investisseurs à l’égard des ETF reste élevé, notamment pour les classes d’actifs traditionnelles. Ainsi, les ETF actions bénéficient désormais d’un taux de satisfaction de 98 %, contre 91 % en 2014. Concernant le smart beta, les investisseurs ont augmenté leur exposition aux ETF utilisant ce concept : ils sont désormais 68 % à en employer, contre seulement 49 % en 2014. Et 38 % espèrent de futurs développements dans ce domaine. 75 % des sondés pensent que les indices smart beta fournissent un potentiel important de surperformance des indices capi-pondérés sur le long terme. Mais 94 % jugent que les indices smart beta nécessitent une transparence totale sur la méthodologie et l’analyse des risques.* L’enquête a été menée dans le cadre de la chaire Emundi ETF, Indexing and Smart Beta
AXA Investment Managers (AXA IM) a indiqué le 16 mars que son fonds de prêts vedette AXA IM Loan Fund vient de passer les 500 millions d’euros d’actifs sous gestion. En 2015, le fonds a enregistré de nombreuses souscriptions de la part de clients institutionnels européens, qui continuent de privilégier les produits à hauts revenus et à la volatilité maîtrisée. AXA IM Loan Fund enregistre une performance annualisée de 4,01 % depuis son lancement en avril 2010 et affiche une performance annualisée de 3,61 % sur trois ans et de 3,37 % en 2015. Le fonds a une volatilité annualisée de 2,23 %.Lancé en avril 2010, AXA IM Loan Fund, est un produit spécialisé, dont l’objectif est de répondre aux besoins des assureurs et des fonds de pension à la recherche d’une exposition diversifiée au crédit et d’une croissance des revenus capable de combler leurs passifs, sur un marché où les taux restent bas et les rendements stables et prévisibles difficiles à trouver. Bien que les investisseurs européens soient généralement sous-pondérés sur les prêts d’entreprises par rapport aux investisseurs américains, la « japonisation » croissante du marché européen incite les investisseurs à considérer le marché des prêts d’entreprises comme ne pouvant plus être ignoré, car trop important en stock et en volume d’émission annuel.
La société de capital-investissement Ardian a annoncé, ce 16 mars, avoir conclu un accord avec CIR – Compagnie Industriali Riunite (CIR) et F2i portant sur la cession de sa participation de 46,7% au capital de KOS, opérateur italien de santé et de soins à domicile, pour un montant de 292 millions d’euros. A l’issue de la transaction, F2i Health Management, une société contrôlée par le fonds italien F2i, fera l’acquisition d’une participation dans KOS auprès d’Ardian pour 240 millions d’euros, tandis que CIR fera l’acquisition de la participation restante pour 52 millions d’euros. CIR fera également l’acquisition des participations de l’équipe de gestion et d’autres actionnaires minoritaires pour un montant de 33 millions d’euros. La participation de CIR, déjà actionnaire de KOS à hauteur de 51,3%, passera à 62,7 % pour un investissement total de 85 millions d’euros, tandis que F2i détiendra 37,3% du capital.
Les investisseurs restent prudents mais s’exposent malgré tout à des classes d’actifs peut-être moins sollicitées en période de croisière. Les niveaux de cash ont reflué à 5,1% en mars après avoir culminé à 5,6% en février, mais se maintiennent malgré tout au-dessus de leur moyenne historique des trois dernières années (4,8%), selon dernier sondage Bank of America Merrill Lynch réalisé entre les 4 et 10 mars auprès d’un échantillon de 209 participants représentant au total 591 milliards de dollars d’actifs gérés.Le sondage relève une rotation des expositions en faveur des industrielles, de l'énergie, des matériaux et des marchés émergents, la plus importante progression sur le mois, encore jamais vue, étant à mettre sur le compte des matières premières. Les investisseurs ont ensuite donné la préférence à l’immobilier et aux REITS, là aussi à des niveaux encore jamais vus dans l’historique des sondages. L’enquête souligne par ailleurs un renversement total des points de vue sur le crédit, 15% en net des investisseurs estimant désormais que le high yield devrait surperformer le crédit noté en catégorie d’investissement, alors qu’ils étaient encore 13% à donner la priorité à l’investment grade le mois précédent. Du côté des actions, les positions surpondérées se sont améliorées. L’Europe reste la destination privilégiée des investisseurs début mars, les poches de cash étant revenues à des niveaux moyens. Les prévisions de croissance sur la Chine se retrouvent à leurs plus hauts niveaux depuis quatre mois mais les investisseurs sont encore 26% à parier sur un ralentissement de l'économie chinoise au cours des douze prochains mois. Les investisseurs confirment par ailleurs leur désamour vis-à-vis des actions japonaises, les surpondérations tombant à 15% en mars contre 24% le mois précédent.
NewAlpha Asset Management (NewAlpha) réalise son premier investissement dans le secteur des FinTech. Dans la foulée du lancement fin novembre de son premier fonds de « venture capital » dédié à ces nouveaux acteurs, NewAlpha a en effet annoncé, ce mardi 15 mars, l’investissement intial de ce fonds qui a mené l’augmentation de capital de 2,3 millions d’euros de la société Heoh. Cet investissement doit permettre à Heoh « d’accélérer le développement de sa plateforme technologique innovante de dons sur les terminaux de paiement », précise NewAlpha dans un communiqué.Heoh, pionnière de l’économie collaborative, entend collecter 60 millions d’euros pour le compte d’ONG dans les 5 ans à venir tout en offrant aux commerçants et aux acteurs du paiement un service solidaire innovant et complémentaire aux solutions existantes. Heoh a vu le jour en 2012 afin d’offrir aux consommateurs « un moyen simple et direct de financer des mouvements caritatifs grâce à un nouveau circuit de collecte de fonds sur terminaux de paiement électronique et cartes bancaires », selon un communiqué. En 2013, la société a été labellisée « Entreprise Innovante en Finance Solidaire » par le pôle de compétitivité internationale Finance Innovation. Pour assurer son développement, Heoh a noué plusieurs partenariats avec des grands noms de l’industrie du paiement (Ingenico, Aveo et des banques), des services informatiques (IBM, Microsoft, Les Comptions, Astek) et les grandes ONG.Au cours des 12 derniers mois, Heoh a levé 3,4 millions d’euros pour financer son innovation technologique et opérationnelle. Ses objectifs consistent à accroître la capacité de financement des associations, réduire les coûts de collecte de dons et, enfin, permettre aux acteurs du paiement, aux commerçants et aux « conso-donateurs » de disposer d’un outil commun et innovation de promotion de l’économie solidaire.Souscrit par des investisseurs institutionnels, le fonds de « venture capital » dédié aux FinTech géré par NewAlpha a pour objectif de bâtir et valoriser un portefeuille diversifié de projets innovants et prometteurs dan les différents secteurs des FinTech et AssurTech.
La Française REM a acquis un ensemble mixte en VEFA loué à 100%, situé sur le Parc Europe, à Marc en Baroeul (59), à proximité de la métropole Lilloise, pour le compte de son OPCI Immo SR 2. L’actif bénéficie d’une excellente divisibilité (7 lots privatifs) et est constitué d’un bâtiment en R + 2 à usage de bureaux et de locaux d’activités. Il totalise 4 609 m² de surface utile et 145 emplacements de parkings extérieurs, sur une parcelle de 7 800 m² environ. L’immeuble est entièrement loué à l’Apave dans le cadre d’un bail de 9 ans fermes. La date de livraison prévisionnelle est fixée au deuxième trimestre 2016 par le promoteur Carré Promotion. La Française REM était assistée par l’Etude SCP Montre et par Arthur Loyd.
Gimv a annoncé le 15 mars l’acquisition d’une participation de 32 % dans le prestataire belge de services logistiques Contraload. Le management et Down2Earth Capital détiennent le reste du capital. Avec le soutien d’un investisseur solide tel que Gimv, Contraload entend renforcer sa position de leader du marché et réaliser ses plans de croissance ambitieux.Contraload (www.contraload.com) est le leader du marché européen du pooling de supports de charge en plastique. Ses activités comprennent la location et la gestion de palettes, cageots et récipients, en plastique, pour les professionnels (principalement l’industrie alimentaire). Ses services couvrent également d’autres activités logistiques comme le transport, le nettoyage et la réparation. En outre, le groupe a récemment développé de nouveaux services tels que la fourniture de solutions de manutention adaptées à des applications spécifiques (notamment pour le secteur automobile) ainsi que des services de conseil et des solutions informatiques en matière de pooling. Contraload a été fondée en 2004 par Sylvain Naets et Jesse Sels. Pour financer sa croissance, elle a accueilli Down2Earth dans son capital en 2014. Suite à la transaction annoncée aujourd’hui, par laquelle Gimv acquiert 32 % des actions de l’entreprise, les CEO/fondateurs de Contraload et Down2Earth conservent respectivement 38 % et 30 % du capital
AEW Europe, la société de gestion immobilière filiale de Natixis Global Asset Management, a annoncé lundi 14 mars le refinancement pour le compte du fonds Logistis, de son portefeuille français, auprès d’ING Real Estate Finance, pour un montant de 420 millions d’euros. Le portefeuille refinancé, qui comprend notamment le portefeuille CORRIDO acheté auprès de GLL fin 2015, se compose de 55 bâtiments de classe A situés dans des emplacements « prime » dans les agglomérations de Paris, Marseille, Lille, Le Havre, Lyon et Toulouse pour une surface d’environ 1,6 million de mètres carrés.
Merlin Properties voit double. La société espagnole d’investissement immobilier vient en effet d’acquérir deux biens immobiliers à Lisbonne, au Portugal, pour un montant total de 103 millions d’euros, a-t-elle annoncé ce lundi 14 mars. Les biens concernés sont l’immeuble Monumental, situé au cœur du quartier financier de Lisbonne, et l’immeuble Tower A, situé dans le complexe d’affaires Torres. Avec ces transactions, Merlin Properties porte à trois le nombre de biens immobiliers détenus à Lisbonne.
La société de conseil en investissement Koris International doit annoncer ce mardi la signature d’un accord de coopération avec Turquoise Global Holdings Limited qui octroie à la plateforme multilatérale de négociation de la Bourse de Londres la licence d’exploitation exclusive de la liste des meilleurs ETF du marché, la TrackInsight A-list, pour la création d’un segment de marché spécifique dédié aux ETF, Turquoise TrackInsight.Ce nouveau segment de marché va accueillir les ETF européens les mieux notés, c’est-à-dire ceux bénéficiant d’une notation trois étoiles ou plus de la part de TrackInsight, soit quelque 150 produits à ne pas confondre avec les 200 plus gros ETF qui représentent 97% des volumes échangés mais qui ne figurent pas forcément parmi les ETF les mieux notés. Turquoise négocie parallèlement des accords avec une demi-douzaine de teneurs de marché afin d’assurer à cette sélection de produits une meilleure liquidité. «L’objectif est d’offrir, sur une même place, à la fois une sélection de premier plan et le meilleur cadre d’exécution appuyé par des mesures quantitatives indiscutables», souligne un communiqué.Turquoise TrackInsight permettra aux investisseurs d’avoir accès à un carnet d’ordres transparent, mais également au «dark pool» de Turquoise et à son marché de blocs Turquoise Uncross. «Le segment Turquoise TrackInsight est un nouvel exemple de réponse aux besoins de la clientèle dans la perspective de MiFID2», relève Robert Barnes, CEO de Turquoise. Le nouveau segment de marché pourrait être lancé dans les deux ou trois prochains mois.TrackInsight, la première plateforme paneuropéenne pour la sélection des ETF, a été lancée en octobre 2014 et couvrait début 2016 plus de 850 des principaux ETF listés en Europe.