Les matières premières ont enregistré de solides performances jusqu’à présent cette année (14 % au 16 juin), surperformant les obligations (6,6 %) et les actions (0,5 %), selon une note diffusée par ETF Securities. Nitesh Shah, Director – Commodities Strategist chez ETF Securities, estime que l’amélioration des perspectives concernant la croissance mondiale et les signes d’un déficit de l’offre de matières premières sont les principaux moteurs de ce mouvement de reprise. « Nous anticipons une poursuite de la hausse des prix des matières premières en 2016. Nous commençons seulement maintenant à sentir les effets des réductions effectuées ces quatre dernières années dans les dépenses d’investissement et pensons que leur impact devrait réduire l’offre, ce qui devrait pousser les prix à la hausse», prévoit le stratégiste. « Parmi les matières premières, nous observons une hausse de la demande en faveur des métaux précieux industriels comme l’argent, le platine et le palladium à mesure que la croissance de la production industrielle chinoise se stabilise. L’or continue de séduire en tant que valeur refuge dans un contexte géopolitique incertain, et nous anticipons un déficit de l’offre de pétrole d’ici au 3e trimestre 2016, ce qui signifie que le récent mouvement de reprise des prix du pétrole au-delà de 50 dollars le baril est susceptible de se maintenir. De fortes augmentations des cours ont également été observées parmi les principales matières premières agricoles, dont le soja, le sucre et le café. Si l’on examine la classe d’actifs dans son ensemble, nous pensons que le marché des matières premières entre dans une phase haussière», précise Nitesh Shah.
Les sociétés de gestion de fortune ont un problème, auquel les concepteurs de jeux videos pourraient avoir la solution, rapporte le Financial Times. Alors que la moyenne d’âge des clients des gérants de fortune est de 50 ans passés, 81 % de ces derniers affirment vouloir séduire les plus jeunes, montre une étude de Wealth-X réalisée pour le FT. La « gamification », qui consiste à transformer une tâche mondaine en quelque chose d’amusant, pourrait être la clé. « Les jeux videos devraient être une inspiration importante pour créer des jeux de gestion de fortune », estime Jono Jey, responsable de l’expérience client au sein de Nutmeg.
HSBC a annoncé le 16 juin le lancement de deux fonds répondant aux exigences de l’investissement socialement responsable (SRI) visant tant les investisseurs institutionnels que les investisseurs particuliers sur le marché allemand. Il s’agit de deux fonds au format Ucits qui ont été lancés il y a plus de dix ans et qui sont désormais enregistrés pour une commercialisation sur le marché allemand.Le HSBC Sustainable Euro Bond Fund mettra en œuvre une approche «best-in-class» pour sélectionner des obligations souveraines et corporate libellées en euro tandis que le HSBC Sustainable Eurozone Equity fund offre aux investisseurs un accès à des actions de la zone euro, là aussi selon une approche «best-in-class».
Les services de conseil robotisé pourraient être une solution pour les consommateurs américains disposant de portefeuilles trop petits pour attirer l’attention des conseillers financiers, montre une nouvelle étude de Cerulli Associates. “Le mass market et la partie inférieure du middle market sont mal servis par les conseillers financiers”, constate Tom O’Shea, directeur associé chez Cerulli. “Une vaste majorité de consommateurs ne possèdent pas les actifs nécessaires pour mériter l’attention des conseillers financiers”. “Environ 90 millions de foyers américains ont des actifs investissables de moins de 100.000 dollars”, explique Tom O’Shea. “Pourtant, seulement 8 % des conseillers financiers font de ce segment leur activité principale. La grande majorité des conseillers ciblent les clients avec des niveaux plus élevés d’actifs”, poursuit’-il. “Ce n’est pas que les conseillers rechignent à aider les petits investisseurs. C’est plutôt qu’ils ne savent pas comment gagner de l’argent lorsqu’ils travaillent avec eux, laissant les investisseurs se débrouiller seuls ou se fier à des conseils de sociétés qui travaillent directement avec les consommateurs”, ajoute Tom O’Shea. “L’innovation du service numérisé présente une occasion de renforcer l’efficacité des conseillers qui servent les petits comptes”, conclut Tom O’Shea. “Associer conseil humain et numérique peut renforcer la base fiduciaire des recommandations aux clients. Cette association peut aussi permettre à un conseiller de calibrer sa pratique de manière à ce qu’il ou elle puisse gérer de manière rentable les plus petits comptes ou le mass market”.
La prévention des risques de dumping social et environnemental dans les chaînes internationales d’approvisionnement constitue le maillon faible de la responsabilité sociale des entreprises, selon une étude comparée de Vigeo Eiris sur le degré auquel les grandes firmes cotées intègrent le respect des droits humains, sociaux et environnementaux dans la gestion de leurs chaînes d’approvisionnement et de sous-traitance.La revue porte sur près de 1300 grandes entreprises cotées dans les pays industrialisés (Amérique du Nord, Asie-Pacifique et Europe). Les entreprises ont été évaluées au regard des engagements affichés par leurs directions, des processus managériaux qu’elles mettent en place et des indicateurs au moyen desquels elles rendent compte de leur volonté et de leur capacité à prévenir les situations de violation ou de complicité de violation des conventions et des normes sociales et environnementales internationales dans la sélection de leurs fournisseurs et la gestion de leurs chaînes de sous-traitance.L'étude rapporte plusieurs exemples de controverses dont les entreprises ont été l’objet sur ces sujets et les mesures correctives auxquelles elles ont donné lieu. L’agence publie la liste des entreprises dont les engagements en faveur de la prévention du dumping social et environnemental peuvent être considérés comme les plus avancés à l'échelle mondiale, ainsi que les bonnes pratiques observées au niveau international.Cette recherche, issue de la méthode exclusive de notation des performances et des risques en responsabilité sociale que Vigeo Eiris a développée depuis 2002 sous la marque Equitics, montre que les marges de progrès restent très importantes à combler pour que les dimensions sociales et environnementales soient mieux prises en compte dans le commerce mondial.Malgré la médiatisation d'événements tragiques, tels que l’effondrement du Rana Plaza, la performance moyenne en matière de gestion responsable de la chaîne d’approvisionnement reste faible, et ce, dans toutes les régions et tous les pays. Seule une minorité d’entreprises parvient à démontrer qu’elle assume une gestion responsable de sa chaîne d’approvisionnement (score moyen d’intégration des facteurs sociaux et environnementaux dans la chaîne d’approvisionnement : respectivement de 33,8/100 et de 31,5/100). L’intégration des critères sociaux et environnementaux dans les décisions d’achats et dans le pilotage des chaînes d’approvisionnement est un des thèmes au sujet desquels les entreprises cotées communiquent le moins et fournissent le moins d’indicateurs. Mais c’est aussi un des sujets sur lesquels elles sont le moins controversées.Même si les chiffres semblent suggérer que les enjeux sociaux et environnementaux de la chaîne d’approvisionnement demeurent marginaux parmi les facteurs de responsabilité sociale soulevés par les parties prenantes, les cas rapportés dans cette étude montrent des mises en cause retentissantes (déforestation liées à la récolte d’huile de palme, régime esclavagiste dans le textile et traite des êtres humains sur des navires de pêche, traitements dégradants des travailleurs dans la production de biens alimentaires de grande consommation, travail des enfants, harcèlement sexuel et violences contre les ouvrières).L'étude montre que pour certains secteurs, les controverses sur le thème des achats et de la gestion de la chaîne internationale d’approvisionnement ont déjà atteint la cote d’alerte. C’est le cas des secteurs de la distribution spécialisée et de la grande distribution (24% et 13% des controverses sociales), du secteur alimentaire, des produits de luxe et cosmétiques et de l'énergie (31%, 26% et 22% des controverses environnementales). Quand elles rendent compte de leurs engagements en faveur d’une gestion responsable de leur chaîne d’approvisionnement, les entreprises semblent se concentrer davantage sur la sélection et le contrôle des fournisseurs que sur le développement de relations justes et équilibrées avec eux. Peu d’entreprises fournissent des preuves qu’elles s’engagent avec les parties prenantes (ONG, syndicats) pour promouvoir la prise en compte ou contrôler le respect des standards sociaux et environnementaux dans leurs politiques d’achats (3% des entreprises déclarent cet engagement).Environ un tiers des entreprises déclare avoir mis en œuvre des audits mais l’information demeure très pauvre sur les facteurs de risques audités, les méthodes utilisées et sur l’indépendance des auditeurs ou le suivi des incidents et des non-conformités. La majorité ne signale pas si elles ont mis ou non en œuvre des mesures correctives pour les incidents sociaux ou environnementaux, ce qui mine l’utilité des audits et autres mesures.
Quels sont les comportements d'épargne et les choix d’investissement des investisseurs individuels ? Plutôt que de se pencher uniquement sur une typologie d’investisseurs très fortunés, Schroders s’est intéressé, dans la cinquième édition de son enquête annuelle qui tente de répondre à ces questions, aux particuliers ayant l’intention d’investir au moins 10 000 euros au cours des 12 prochains mois. 20 000 investisseurs particuliers répartis dans 28 pays (dont 1 000 en France) ont été interrogés dans le cadre de cette étude. Parmi les principales conclusions, l'étude révèle que les attentes des investisseurs en matière de génération de revenus sont assez excessives - le rendement visé se situe à 9,1% en moyenne - d’autant plus dans un contexte de taux d’intérêt historiquement bas. Globalement, les investisseurs ont une vision trop court-termiste de l’épargne, car en moyenne les sondés ne gardent leurs actifs financiers que pendant un peu plus de trois ans (3,2 ans), même s’il est recommandé de détenir des investissements en actions pour une période minimum de 5 ans. Autre élément intéressant, ces deux tendances sont encore plus prononcées parmi les jeunes épargnants de la génération Y (ou les « millenials »), qui eux ont plutôt tendance à investir afin de répondre à certains besoins financiers immédiats plutôt que de se fixer des objectifs à long-terme. En Europe, les investisseurs français sont parmi les plus optimistes en termes de génération de rendement, juste derrière ceux de l’Espagne et du Portugal, tandis que la Belgique, la Suisse et l’Allemagne affichent davantage de prudence. Les épargnants français font preuve de quelques bonnes pratiques d’épargne, puisqu’ils détiennent leurs investissements pour une durée de 4,1 ans, proche des 5 ans recommandés pour les actions, et la préparation à la retraite est un objectif prioritaire pour une bonne partie d’entre eux.
On le sait, en matière d’investissement, le bon timing est la chose du monde la plus difficile à réaliser. La dernière enquête annuelle de Morningstar sur l’impact des entrées et sorties des fonds sur le rendement le montre encore une fois. Les investisseurs continuent d’acheter et de vendre à contretemps. «Les investisseurs ont tendance à acheter au plus haut et à vendre au plus bas, ce qui leur fait perdre du rendement sur les gains enregistrés par un fonds. Nos données sur les rendements des investisseurs ont montré que des décisions d’investissement prises il y a dix ans ont un impact multiplicateur au fil des années», souligne Russel Kinnel, président du comité de notation Amérique du Nord de Morningstar et éditeur du Morningstar FundInvestor. «Malgré une certaine amélioration année après année des statistiques sur les rendements des investisseurs, les derniers chiffres montrent que les investisseurs sont encore confrontés à de vraies difficultés pour utiliser correctement les mutual funds», poursuit Russel Kinnel.En comparant les rendements obtenus par les investisseurs avec les données de «total return» des fonds, Morningstar a mis en évidence que les allers et retours effectués à contretemps sur les actions et obligations ont coûté aux investisseurs entre 0,74% et 1,32% par an sur une période de dix ans au 31 décembre 2015. En moyenne annualisée, les rendements des investisseurs sont à la traîne des «total returns» au rythme de 1,13% sur les périodes de dix ans se terminant entre 2012 et 2015.Les investisseurs dans les fonds d’allocation ont enregistré le plus faible écart entre «total returns» et «investor returns», soit 17 points de base, pour la période de dix ans courant jusqu'à décembre 2015. L'écart le plus important se trouve du côté des investisseurs dans les obligations municipales (132 points de base).Les investisseurs enregistrent de meilleurs résultats avec les sociétés de gestion qui traitent bien les actionnaires des fonds. C’est ainsi que les fonds affichant une note de bonne conduite («stewardship grade») de «A» ont permis aux investisseurs de battre les total returns de 0,18% alors que les fonds notés «F» ont entraîné un manque à gagner de 2,59% par rapport aux rendements totaux.Autre enseignement de l'étude, les fonds à bas coûts affichent des écarts moindres entre rendements totaux et rendements investisseurs que les fonds les plus chers. Les rendements du quartile le moins cher de l’ensemble des fonds ressortent à 6,5% sur une base annualisée sur une période de cinq ans contre un total return de 6,39% . En revanche, dans le quartile le plus cher, l’investisseur dégage un rendement de 3,43% sur une base annualisée contre un total return de 4,8%. Ce qui montre aussi que le fonds bon marché est beaucoup plus rémunérateur que le fonds plus onéreux...
La société de biotechnologies Rgenix, basée à New York, spécialisée dans les traitements anti-cancéreux, annonce avoir levé 33 millions d’euros lors d’un tour de financement de série B, mené par Novo A/S et Sofinnova Partners avec la participation des investisseurs existants, notamment Partnership Fund for New York City, Alexandria Venture Investments, et Conegliano Ventures LP. Les fonds levés vont permettre de faire avancer le développement clinique des deux principales molécules de Rgenix, RGX-104 et RGX-202, ainsi que de déployer plus avant son pipeline thérapeutique. Ses principaux produits en développement ciblent les patients pour qui les thérapies sont inefficaces ou qui ont développé des résistances aux traitements. Dans le cadre de ce financement, NileshKumar, de Novo Ventures, et Antoine Papiernik, de Sofinnova Partners, vont intégrer la conseil d’administration de Rgenix.Novo A/S gère les actifs de la fondation Novo Nordisk qui sont valorisés à plus de 53 milliards de dollars tandis que Sofinnova Partners affiche plus de 1,5 milliard d’euros sous gestion.
Pour Carlos von Hardenberg, spécialiste des marchés frontières et émergentes chez Franklin Templeton, les marchés frontières devraient à nouveau intéresser les investisseurs, notamment les institutionnels qui sont encore complètement à l'écart de la classe d’actifs. «Les marchés frontières vont continuer à connaître des mouvements erratiques, compte tenu notamment des incertitudes sur le dollar et sur l’endettement chinois. Mais c’est précisément dans cet environnement qu’il est intéressant de rechercher des opportunités», a souligné le 15 juin Carlos von Hardenberg, de passage à Paris.Ces deux dernières années, la stratégie de Templeton dédiée aux marchés frontières, le Templeton Frontier Markets Fund, géré par Mark Mobius et Carlos von Hardenberg, a vu ses actifs divisés par deux pour se stabiliser récemment autour de 850 millions de dollars. La stabilisation semble se confirmer et Carlos von Hardenberg relève un regain d’intérêt encore timide des institutionnels pour des mandats sur ces marchés. Il faut dire aussi que la stratégie lancée fin 2008 a connu de belles années et affiche une progression de plus de 60% depuis son lancement alors que l’indice de référence chute de près de 4%.Et selon Carlos von Hardenberg, les raisons de revenir sur les marchés frontières sont multiples, notamment des valorisations souvent très bon marché, des perspectives de croissance souvent très prometteuses, par exemple pour l’Afrique subsaharienne, des politiques de dividendes de plus en plus fréquentes et des corrélations très faibles avec les autres marchés frontières ou encore les marchés émergents. D’où l’intérêt de tels investissements dans une perspective de diversification.Actuellement, le Templeton Frontier Markets Fund, qui compte autour de 80 lignes, est investi à environ 30% sur l’Afrique, 40% sur l’Asie et moins de 10% sur l’Amérique latine. Parmi les principales expositions figurent notamment le Vietnam, à hauteur de 15% en avril dernier, le Kuweit (11%), l’Arabie saoudite (10%), le Pakistan qui vient de retrouver son statut de pays émergent dans l’indice MSCI des émergents (8%) et le Nigeria (7%). Sur le plan sectoriel, les banques se taillent la part du lion, avec un pourcentage de 33%, largement devant la distribution (15%) et les télécoms (14%).Last but not least, Carlos von Hardenberg souligne que la recherche sur les marchés frontières reste encore très peu fournie alors que Franklin Templeton dispose de dizaines de spécialistes qui suivent depuis plusieurs années l'évolution de ces marchés...
L’encours des obligations d’entreprises libellées en euro et notées en catégorie d’investissement dont le rendement est négatif a triplé au cours des six dernières semaines et le mouvement s’est accéléré avec leur inclusion dans les actifs éligibles aux achats de la Banque centrale européenne (BCE), rapporte l’agence ReutersEnviron 16% de 2.800 milliards d’euros d’encours de ces obligations, soit l'équivalent de 440 milliards d’euros, affichent un rendement négatif contre environ 5% au début du mois de mai, selon des données de la plateforme de transactions obligataires Tradeweb. La BCE a lancé son programme d’achat d’obligations d’entreprise la semaine dernière, en achetant pour l'équivalent de 348 millions d’euros pour sa première journée d’intervention, bien plus que les opérateurs de marché ne l’anticipaient.
«Qui prête de l’argent à l’Etat fédéral doit maintenant payer. Pour la première fois dans l’histoire, le rendement de l’emprunt du Bund à dix ans est passé en territoire négatif. La conséquence d’une politique monétaire absurde», écrit le Handelsblatt dans son édition du 15 juin. Cette glissade est surtout la conséquence de la générosité des banques centrales, BCE en tête, et à plus court terme d’un environnement économique et politique incertain, avec en particulier le vote dans quelques jours sur l’appartenance du Royaume-Uni à l’Union européenne.
Les perspectives macroéconomiques sont loin d'être particulièrement sombres mais les investisseurs ont perdu l’appétit pour le risque. Ils ont des montagnes de cash, avec des poches de 5,7% en ce début juin, leur plus haut niveau depuis novembre 2001, selon le dernier sondage BofA Merrill Lynch réalisé entre les 3 et 9 juin auprès de 213 participants représentant des actifs sous gestion cumulés de 654 milliards de dollars. L’appétit pour le risque et l’allocation actions globale se retrouvent à leurs plus bas niveaux depuis quatre ans.Cette aversion au risque serait cohérente dans un environnement de récession mais la croissance mondiale et les prévisions de bénéfices sont à leur plus haut niveau depuis six mois alors que les perspectives d’inflation mondiale se retrouvent à leur plus haut niveau depuis un an. Dans ce contexte, estime BofA Merrill Lynch, des événements négatifs dans le courant de l'été (par une exemple un Brexit à bref délai) pourraient constituer de bonnes opportunités d’achat.Les investisseurs mettent la possibilité d’un Brexit en tête des risques extrêmes, devant un échec éventuel des politiques d’assouplissement quantitatif des banques centrales et la Chine avec la menace d’une dévaluation et les défauts d’entreprises. Cela dit, les deux tiers des investissements estiment que le risque de Brexit reste improbable, ce qui explique que 26% d’entre eux jugent la livre sous-évaluée.Les deux tiers des investisseurs n’attendent pas de hausse des taux américains ce mois-ci et ils sont 48% à prévoir un assouplissement de la politique monétaire de la Banque du Japon durant la même période.
ACOFI Gestion annonce la conclusion de la première opération de son fonds de prêts obligataires en euros dédié aux infrastructures en énergies renouvelables, PREDIREC EnR 2030. Il vient de financer cinq parcs éoliens pour un montant de 12,5 millions d’euros sur une durée de 12 ans. Ces cinq parcs éoliens, répartis dans plusieurs départements du Nord de la France, représentent une puissance cumulée d’environ 55 MWc. Leur production annuelle de 130 GWh correspond à la consommation électrique de 32 000 foyers français et 81 000 tonnes de CO2 économisées.Ces projets ont été développés par Valorem, l’un des pionniers français des énergies renouvelables en France. Valemo, filiale de Valorem dédiée à l’exploitation et la maintenance des parcs, assure la maintenance de ces actifs ainsi que la supervision de leur exploitation. A travers cette opération, Valorem se donne les moyens de financer ses développements futurs tout en conservant et en rationalisant son portefeuille historique.« La mise en place de cette obligation d’une maturité de 12 ans, fruit de la solide relation de confiance établie entre les équipes de Valorem et celles d’ACOFI, a été rendue possible grâce à la qualité du portefeuille sous-jacent mis en service depuis 2009 et exploité par Valorem. Le financement du portefeuille d’actifs d’un développeur comme Valorem répond aux objectifs du fonds en matière de rentabilité/risque », explique Eric Manchon, directeur du fonds PREDIREC EnR 2030, cité dans un communiqué. Labélisé Transition Energétique et Ecologique pour le Climat (TEEC), ce fonds met en place des concours d’une maturité de 15 ans maximum, sécurisés par des centrales d’énergie renouvelable bénéficiant de contrats d’achat d’énergie à long terme. Le rendement cible net investisseur attendu est de 5%. Il dispose d’ores et déjà de 45 millions d’euros de capacité d’investissement après sa première levée (il est en cours de réalisation de sa seconde).
La société d’investissement cotée Eurazeo annonce ce mercredi 15 juin la réalisation de l’acquisition des écoles de gestion hôtelière suisses Glion Institute of Higher Education (« Glion ») et Les Roches International School of Hotel Management (« Les Roches ») et de leurs campus affiliés (Glion Londres, Les Roches Marbella, Les Roches Jin Jiang, la Royal Academy of Culinary Arts en Jordanie et Les Roches Chicago) auprès de Laureate Education, après approbation du transfert de propriété par l’organisme d’accréditation universitaire la New England Association for Schools and Colleges (NEASC).Sur la base d’une valeur d’entreprise de 380 millions de francs suisses, cette transaction représente pour Eurazeo un investissement de 248 millions de francs suisses pour une détention de 100 % du capital du nouveau Groupe. Par ailleurs, 170 millions de francs suisses de dette d’acquisition ont été octroyés par ICG, précise un communiqué.
Les deux tiers des investisseurs (Limited Partners - LP) sont convaincus qu’une croissance rapide du shadow capital dans le capital-investissement (private equity) (incluant les investissements directs des LP, les co-investissements et les comptes séparés) entraînera une baisse des rendements des fonds de capital-investissement, selon le dernier Global Private Equity Barometer de Coller Capital, une enquête internationale réalisée auprès des acteurs du capital-investissement. L’enquête explique également la popularité des co-investissements, une forme de shadow capital, utilisée par près de la moitié des investisseurs en capital-investissement : environ deux tiers des investisseurs (LP) déclarent que leurs co-investissements ont généré de meilleurs rendements que l’ensemble de leurs portefeuilles de participations en capital-investissement au cours de ces dernières années.Les investisseurs pensent que le secteur de l’investissement devient de plus en plus difficile à appréhender : environ 70 % des investisseurs (LP) déclarent que le caractère imprévisible de l’économie mondiale rend aujourd’hui les décisions d’investissement intrinsèquement plus compliquée. Ceci n’a toutefois pas réfréné leur enthousiasme pour le capital-investissement puisque 88 % des investisseurs (LP) ont l’intention de maintenir ou d’augmenter leur degré d’engagement dans les prochaines années. « Les investisseurs ont la capacité de voir au-delà des fluctuations à court-terme du marché » a déclaré Jeremy Coller, le directeur des investissements de Coller Capital. « Dans un monde où de nombreuses catégories d’actifs sont imprévisibles ou difficiles à gérer, ils sont persuadés que l’activité de capital-investissement continuera de fournir de bons rendements à long terme ».Selon Francois Aguerre, associé chez Coller Capital, « nous observons actuellement un paradoxe car l’attrait confirmé de notre classe d’actifs pousse les investisseurs institutionnels à prendre des décisions remettant potentiellement en question les retours sur investissement finaux. » Les investisseurs sont devenus plus perspicaces ces dernières années : 70 % des investisseurs se déclarent moins loyaux envers les gérants (General Partners - GP) qu’ils ne l’étaient auparavant. Cela a intensifié la concurrence entre les investisseurs (LP) pour les fonds les plus populaires. L’intensification de la concurrence représente un défi pour certains investisseurs, particulièrement pour ceux de taille moyenne : environ 90 % des investisseurs de taille moyenne déclarent difficile d’investir au niveau qu’ils souhaitent auprès des gestionnaires de leur choix.Les investisseurs sont devenus plus perspicaces ces dernières années : 70 % des investisseurs se déclarent moins loyaux envers les gérants (GP) qu’ils ne l’étaient auparavant. Cela a intensifié la concurrence entre les investisseurs (LP) pour les fonds les plus populaires. L’intensification de la concurrence représente un défi pour certains investisseurs, particulièrement pour ceux de taille moyenne : environ 90 % des investisseurs de taille moyenne déclarent difficile d’investir au niveau qu’ils souhaitent auprès des gestionnaires de leur choix.Les investisseurs en capital-investissement pensent que le talent en matière d’investissement est de plus en plus mobile dans leur secteur ; deux tiers des investisseurs (LP) pensent que les individus sont plus susceptibles de quitter leur poste pour rejoindre une autre institution de placement qu’il y a cinq ans. L’opinion des investisseurs sur la façon dont ils sont rémunérés est intéressante dans ce contexte. Plus de la moitié des investisseurs (LP) pensent qu’une prime de performances devrait être rajoutée à leur rémunération, ou en constituer une partie plus importante.La réputation de cette catégorie d’actifs s’améliore peu à peu selon les investisseurs. Aujourd’hui, deux tiers des investisseurs (LP) pensent que la réputation du capital-investissement n’est ni bonne ni mauvaise, voire bonne. A titre de comparaison, ils représentaient 55 % des investisseurs (LP) dans l’enquête de l’été 2012. Aussi, 44 % des investisseurs en capital-investissement pensent que le secteur mérite une meilleure réputation, ce qui est encourageant.Les investisseurs (LP) continuent d’obtenir des rendements attractifs en capital-investissement : avec 87 % des investisseurs (LP) ayant obtenu des rendements annuels nets de plus de 11 % sur la durée de vie de leurs portefeuilles de participations en capital-investissement, et un cinquième ayant obtenu des rendements nets de plus de 16 %. Un tiers des investisseurs (LP) ont enregistré des rendements nets supérieurs de 16 % sur les fonds de rachats de sociétés aux États-Unis, et plus d’un quart des investisseurs (LP) ont enregistré des rendements similaires sur des fonds de rachats de sociétés européennes. Les investisseurs s’attendent à une baisse des rendements des fonds de crédit au cours des 3 à 5 prochaines années.Les investisseurs dans leur ensemble prévoient que les conditions du capital-investissement vont s’améliorer peu à peu au cours des prochaines années, avec 2017 attendue comme meilleure année que 2016 en Amérique du Nord et en Europe. Les conditions en Amérique du nord cette année sont généralement perçues comme plus difficiles qu’en Europe, avec deux cinquièmes des investisseurs déclarant s’attendre à ce que 2016 soit une année inférieure a la moyenne dans cette région. Les investisseurs mettent en œuvre des stratégies similaires en Amérique du Nord et en Europe. Dans leur ensemble, ils prévoient de réduire légèrement leur exposition aux fonds de rachats de grandes entreprises, et d‘augmenter leur exposition aux fonds de rachats de petites et moyennes entreprises, aux fonds de capital de développement et aux fonds de dette privée.
Bats Europe a annoncé le 13 juin le lancement d’une nouvelle série d’indices de référence centrés sur le Royaume-Uni. La société va proposer dix-huit différents indices couvrant toutes les sociétés, des petites aux grandes capitalisations ainsi qu’une douzaine de secteurs industriels. Ces indices ont été développés en partenariat avec les investisseurs et les utilisateurs d’indices afin de proposer une alternative solide et crédible à l’offre existante. Bats Indices sera publié en temps réel, à la différence de la plupart des offres existantes, généralement disponibles avec un décalage de 15 minutes. Tous les indices vont démarrer avec une valeur de base de 10.000 au 31 décembre 2010, ce qui permettra d’assurer une bonne comparaison des marchés et secteurs. Parmi les sociétés ayant contribué au développement des indices figurent notamment Alliance Trust Savings, AJ Bell, Charles Stanley Direct, Hargreaves Lansdown, Rathbones, Selftrade, et TD Direct Investing, précise un communiqué. Ces sociétés représentent au total des actifs sous gestion de plus de 160 milliards de livres.
Le fournisseur d’ETF Invesco PowerShares a annoncé la cotation de l’ETF PowerShares FTSE Emerging Markets High Dividend Low Volatility UCITS à Paris à compter du 13 juin 2016. « Ce nouvel ETF complète notre gamme existante d’ETF de type High Dividend Low Volatility en fournissant une solution d’investissement en vue de chercher à capter des rendements sur les marchés émergents dans un contexte d’'incertitude sur les marchés actions », explique Thibaud de Cherisey, directeur de la distribution Invesco PowerShares – Europe Continentale.Et d’ajouter que « les stratégies axées sur les dividendes et celles axées sur une faible volatilité sont deux des facteurs les plus populaires, selon le rapport de recherche European Investor Research d’Invesco PowerShares. Combinant des dividendes élevés et une faible volatilité, nous cherchons à offrir l’approche la plus efficiente pour s’exposer aux actions émergentes ». L’ETF PowerShares FTSE Emerging Markets High Dividend Low Volatility UCITS est conçu pour procurer des rendements d’investissement qui, avant imputation des frais, correspondent à la performance de l’indice FTSE Emerging High Dividend Low Volatility Net Total Return exprimée en dollars US, et ce en détenant autant que possible tous les titres de l’indice à leur niveau de pondération respectif.Le lancement de ce produit s’inscrit dans la stratégie actuelle d’Invesco PowerShares consistant à donner accès à de nouvelles solutions Smart Beta visant à procurer des rendements d’investissement ciblés. Il représente le troisième lancement après l’ETF PowerShares EURO STOXX High Dividend Low Volatility UCITS en janvier 2016 et de l’ETF PowerShares S&P 500 High Dividend Low Volatility UCITS en mai 2015. « Les investisseurs ont manifesté un vif intérêt pour notre gamme de produits High Dividend Low Volatility, comme en témoigne la réussite de la cotation à Paris de l’ETF PowerShares S&P 500 High Dividend Low Volatility UCITS et de l’ETF PowerShares EURO STOXX High Dividend Low Volatility UCITS, cela nous a amenés à enrichir notre gamme High Dividend Low Volatility avec le lancement de ce nouvel ETF », conclut Thibaud de Cherisey.
La société de capital-investissement Ardian et Crédit Agricole Assurances ont annoncé, ce 13 juin, la signature d’un accord avec le groupe Vinci en vue de l’acquisition de sa participation de 24,6% au capital du gestionnaire de places de stationnement Indigo, ex-Vinci Park. A l’issue de l’opération, la société sera détenue à 49,2% par Ardian Infrastructure et à 49,2% par Crédit Agricole Assurances. Le capital restant sera détenu par les employés et le management du groupe, ont précisé Ardian et Crédit Agricole Assurances dans un communiqué commun. Ardian Infrastructure et Crédit Agricole Assurances ont acquis 75% d’Indigo en 2014. Depuis, Indigo a connu une forte croissance, consolidant sa position sur le marché européen et continuant son développement international via ses trois plateformes en Amérique du Nord et du Sud, ainsi qu’en Asie. En 2016 le groupe a notamment étendu sa présence en Colombie et au Panama en partenariat avec le gestionnaire de parking City Parking.La transaction reste soumise à l’approbation des autorités de la concurrence et devrait être finalisée au cours du troisième trimestre 2016.
L’épargne salariale est mise en place dans deux ETI sur trois (66%) et l’Epargne Retraite dans une sur trois (35%), selon les résultats de la cinquième vague du baromètre sur la compétitivité des entreprises de taille intermédiaire (ETI), réalisée par Amundi, Option Finance et le METI (Mouvement des Entreprises de Taille Intermédiaire). L’actionnariat salarié est toujours l’outil le plus nettement en retrait (23%), mais néanmoins plus présent dans les grandes ETI.Si les dirigeants d’ETI françaises restent très majoritairement positifs (92%) sur l’évaluation de la compétitivité de leur entreprise et estiment même que celle-ci s’est améliorée (pour 72%) au cours des 12 derniers mois - chiffres stables depuis janvier 2015 -, le taux global de confiance en l’évolution de leur activité à 12 mois est quant à lui en hausse significative, atteignant 89%, soit +6 points par rapport à la vague précédente. Notons la hausse remarquable du taux de confiance forte (réponses « tout à fait ») de +12 points (de 22% à 34%), niveau le plus haut depuis le début du Baromètre. La principale raison invoquée reste, chez 74% des dirigeants d’ETI, l’amélioration de la productivité, toujours en tête depuis le 1er Baromètre.Dans ce contexte, les dirigeants d’ETI se montrent plus dynamiques en termes d’investissement. 83% des ETI (contre 77% lors du précédent baromètre) estiment avoir une faculté suffisante d’autofinancement pour investir, et 79% estiment avoir une bonne capacité d’endettement. Dans ce contexte, les investissements repartent à la hausse. C’est désormais 58% des ETI (+8 points par rapport au précédent baromètre) qui ont réalisé au moins une opération de financement en vue d’investir au cours des 12 derniers mois. Le Crédit Impôt-Compétitivité-Emploi (CICE) a contribué favorablement aux décisions d’investissement : 84% des ETI déclarent en avoir bénéficié au cours des 12 derniers mois avec une différence de 16 points entre l’Ile-de-France (73%) et les régions (89%). Pour la première fois, ce n’est plus le renouvellement de l’appareil productif qui tient le haut du classement des priorités d’investissement, mais le recrutement et la formation pour 59% des ETI (+17 points par rapport au précédent baromètre).
Goldman Sachs Asset Management vient de lancer deux nouvelles stratégies obligataires à duration courte qui viennent compléter sa gamme de placements collectifs, rapporte le site spécialisé Citywire Selector. Les fonds Goldman Sachs Sterling Ultra Short Duration Bond et Goldman Sachs US Dollar Short Duration Bond seront gérés par l'équipe dédiée aux solutions de liquidité («liquidity solutions»), qui pilotent quelque 328,8 milliards de fonds monétaires et d’actifs à duration courte dans le monde.Ces deux fonds ont été lancés en toute discrétion le 6 juin dernier. Selon un porte-parole de Goldman Sachs AM, «l’environnement persistant de taux bas a conduit les investisseurs en cash à envisager d’autres types de produits à duration courte». D’où l’idée de proposer ces solutions à une clientèle plus large.