Dans contexte de ralentissement de l'économie mondiale et de perspectives de croissance brouillées en Amérique latine, les élections présidentielles dans quatre pays de la région, Argentine, Brésil, Chili et Pérou, ont également une influence très significative sur les perspectives de reprise économique, estime une étude publiée par Cerulli Associates en partenariat avec le cabinet de recherche spécialisé sur l’Amérique latine Latin Asset Management («Latin American Distribution Dynamics 2016: Keys to Gaining à Foothold in Incresaingly Globalized Market»)."D’une façon générale, les évolutions en cours signalent un retour à des politiques de libre concurrence favorables aux investisseurs, mettant un terme à une tendance préoccupante vers le populisme et le nationalisme, ainsi qu’au développement de l’Etat providence», explique Thomas V. Ciampi, fondateur et directeur de Latin Asset Management. «En fait, à la mi-2016, le Venezuela et des acteurs mineurs comme l’Equateur et la Bolivie arboraient encore fièrement la flamme gauchiste, tandis que les autres pays d’Amérique latine semblaient mal à l’aise avec cette approche».La gestion d’actifs en Argentine, au Brésil, au Chli et au Pérou, qu’il s’agisse des fonds de pension au Chili et au Pérou, des secteurs de la gestion collective ou de la gestion de fortune ou encore des activités offshore, est ainsi confrontée aux conséquences des évolutions politiques au sommet des Etats ainsi que des changements d’attitude du grand public. «Dans le cas de l’Argentine notamment, la récente élection du président pro-marchés Mauricio Macri augurait favorablement une normalisation des marchés de capitaux locaux, mais a créé de l’incertitude pour les sociétés actives à l’international qui ont levé d'énormes montants d’actifs via le canal offshore», estime Thomas V. Ciampi. Le gouvernement argentin a d’ailleurs un projet d’amnistie visant à rapatrier une partie des 500 milliards de dollars d’actifs détenus à l'étranger par des investisseurs argentins.