L’agence de notation Standard & Poor’s travaille à la mise au point d’outils d'évaluation qui devraient, selon elle, contribuer au développement de la finance verte. Elle a publié début septembre deux documents de consultation qui devraient déboucher sur de nouveaux outils pour les investisseurs, l’un dédié à l'évaluation des critères ESG dans l’entreprise, l’autre à l'évaluation des obligations vertes.Le projet d’outil d'évaluation des «green bonds» semble le plus avancé puisque la consultation lancée début septembre a déjà donné lieu à une réception très favorable, a assuré le 21 novembre à Paris Michael Wilkins, responsable chez Standard & Poor’s de la recherche sur les risques environnementaux et climatiques et sur la notation des infrastructures. Il s’exprimait à l’occasion d’un séminaire dédié à la finance verte et à l’investissement durable.L’agence peaufine actuellement les ajustements nécessaires découlant des observations des investisseurs et envisage de commercialiser sa nouvelle offre début 2017. Michael Wilkins a souligné que l’agence avait tenté d’intégrer dans son approche toutes les recommandations déjà utilisées, notamment les Green Bond Principles pour la définition des projets éligibles, mais pas seulement. Certaines juridictions comme la Chine ont en effet une liste plus restrictive des projets éligibles. L’autre projet, relatif à un outil d'évaluation des critères ESG dans l’entreprise, est un peu moins avancé, mais là aussi, les travaux progressent. Il s’agit d'évaluer l’impact des activités d’une entreprise sur son environnement notamment, les mécanismes mis en place pour surveiller ces impacts et les pertes potentielle liées aux risques environnementaux et sociaux. Laurence Hazell, director of governance chez S&P Global Ratings, a souligné que ce nouvel outil ne constituait pas une notation de crédit ou un élément de la méthodologie de la notation de crédit. Mais il est clair aussi que, comme dans le cas des obligations vertes, une bonne évaluation pourrait déboucher sur l’obtention d’une prime «verte», sinon sur le marché primaire, du moins sur le marché secondaire. C’est en tout cas ce que suggèrent les premières observations.
Axa Investment Managers – Real Assets (Axa IM – Real Assets) a annoncé, jeudi 17 novembre, avoir finalisé, pour le compte d’Axa Germany et d’Axa France, et en coentreprise avec Crédit Agricole Assurances, l’acquisition de 42% d’Atlandes, le concessionnaire de l’autoroute A63 dans le Sud-Ouest de la France. Le vendeur, InfraRed Capital Partners, un des leaders de la gestion de fonds d’investissement en infrastructure et immobilier, agissant pour le compte d’InfraRed Infrastructure Fund III, a cédé l’intégralité des parts détenues par le fonds. Les 58% restants sont contrôlés par un consortium de partenaires industriels et d’investisseurs financiers, précise Axa IM – Real Assets.Cette opération intervient peu de temps après la nomination de Mark Gilligan en tant que « Head of Infrastructure Equity », note la société de gestion. Il s’agit surtout du premier investissement direct de la nouvelle équipe dans le secteur de l’infrastructure. « Cet investissement illustre notre ambition d’accroître nos investissements directs dans cette classe d’actifs », indique Axa IM – Real Assets dans un communiqué.
La société d’investissement Ardian vient de signer un accord portant sur l’acquisition du centre d’affaires Wappenhalle à Munich, en Allemagne, auprès de publity AG. Cette transaction, dont le montant n’a pas été dévoilé, représente le premier investissement réalisé par Ardian Real Estate Europe Fund (AREEF), nouveau fonds de sa filiale Ardian Real Estate. Ce centre d’affaires et de bureaux, situé dans la capital bavaroise, affiche 33.700 m² d’espace de bureaux, 1.200 m² d’entrepôts et dispose d’un parking pouvant accueillir 544 véhicules. « Cette acquisition s’inscrit dans la stratégie d’investissement élaborée par Ardian Real Estate qui axe son action sur les trois économies majeures de la zone euro, à savoir l’Allemagne, la France et l’Italie », précise Ardian dans un communiqué. Ardian Real Estate cible plus particulièrement les actifs immobiliers commerciaux d’une valorisation moyenne de plus de 100 millions d’euros sur les segments « Core Plus » et « Value Added ».
Le gestionnaire d’actifs immobilier AEW a annoncé l’acquisition, pour le compte du fonds City Retail, d’un actif de commerce « prime » dans le centre de Gand, en Belgique. Ce bien immobilier, qui dispose d’une galerie commerciale de 3.630m², a été acquis auprès de M&G Real Estate. « Cette transaction marque la première acquisition en Belgique réalisée par City Retail, fonds d’investissement lancé en novembre 2015 et ayant depuis levé 215 millions d’euros de capitaux auprès de différents investisseurs institutionnels », indique la société de gestion dans un communiqué. Cette nouvelle opération porte désormais à sept le nombre d’actifs détenus par le fonds qui a déjà investi environ 200 millions d’euros à Copenhague, Madrid, Rome et maintenant Gand.A terme, le fonds City Retail cible une levée de capitaux de plus de 400 millions d’euros, indique AEW. « Avec un ratio LTV (« Loan-To-Value », NDLR) maximum de 50%, le fonds disposera donc d’une capacité totale d’investissement de plus de 800 millions d’euros », précise la société. La stratégie de ce véhicule consiste à développer un portefeuille de commerces de pieds d’immeubles de grande qualité, avec des actifs offrant un rendement stable et situés au cœur des principales villes européennes.
La plateforme britannique d’investissements immobiliers Henderson Park a annoncé, mercredi 16 novembre, l’acquisition de l’hôtel Le Méridien Etoile, le plus important hôtel parisien, auprès des groupes américains Mount Kellett Capital Management et Cedar Capital. D’après le Wall Street Journal, qui cite une source proche du dossier, Henderson Park a déboursé 365 millions d’euros (392 millions de dollars) pour cette transaction. Il s’agit de la première acquisition réalisée par Henderson Park depuis sa création en septembre 2016 après avoir levé 500 millions de dollars auprès de Stone Point Capital, Kuwait Investment Authority et Wafra Investment Advisory Group en qualité de principaux investisseurs.Le Méridien Hôtel compte 1.025 chambres. Initialement construit en 1972, l’hôtel a été relancé en octobre 2016 suite à une rénovation très importante. L’établissement est actuellement exploité par Starwood Hotels sous l’enseigne Le Méridien. Cette acquisition constitue l’une des plus importantes transactions dans le secteur hôtelier cette année en Europe.
« L’année 2016 a été riche en échanges sur l’investissement socialement responsable avec les clients », a constaté hier Florence Dard, responsable d’Axa IM France au sein du Client Group. Cela a concerné l’ensemble des investisseurs institutionnels, y compris ceux qui ne s’y intéressaient pas jusqu’ici, mais aussi - et cela est une nouveauté - les particuliers.L’émergence de la demande retail concerne plus précisément les banques privées et les réseaux d’assurances. « Les sujets qui intéressent le retail sont très liés à l’impact investing », explique Florence Dard. L’impact investing consiste à investir dans des entreprises ou des projets censés avoir un impact positif et mesurable sur la société dans son ensemble, avec un objectif de rendement, et trouve aujourd’hui sa traduction principale dans les obligations vertes. « Le retail ne s’intéresse pas du tout au best-in-class, qui ne leur parle pas du tout. Cette catégorie de clients cherche à donner du sens à son épargne, sur des sujets concrets comme le social, le changement climatique, etc.», poursuit la responsable d’Axa IM. Cette dernière indique avoir des discussions concrètes sur l’intégration d’un fonds impact dans une offre de banque privée et des réflexions sur une offre diversifiée de gestion sous mandat pour distribution dans un réseau d’assurances avec un fil conducteur «impact».La Loi de Transition Énergétique n’est sans doute pas étrangère à cette évolution, même si elle ne concerne pas directement ces acteurs.Cette loi et son fameux article 173 est en tout cas clairement le déclencheur de l’intérêt pour l’ISR de l’ensemble des institutionnels, au-delà du noyau dur des acteurs qui ont pris le sujet à bras le corps depuis des années. « Cette loi a suscité beaucoup de discussions, de réflexions (…). Pour de nombreux investisseurs, tout cela va donner lieu à des actions concrètes début 2017 », indique Florence Dard. Parallèlement, les acteurs traditionnels institutionnels de l’ISR se tournent de plus en plus vers de nouvelles classes d’actifs, comme le crédit haut rendement, la dette non cotée ou encore les obligations vertes (green bonds).Concernant l’avenir de l’investissement durable après l’élection de Donald Trump, qui s’est ouvertement déclaré contre les énergies vertes, Luisa Florez, responsable de la recherche fondamentale ESG, s’est voulue rassurante. « Aujourd’hui, les emplois dans le solaire aux États-Unis sont plus importants que les emplois dans le charbon. De plus, les États qui concentrent le plus d’emplois dans le solaire sont ceux qui ont voté Trump ! », illustre-t-elle. Aujourd’hui, Axa IM affiche des encours identifiés ISR de 7 milliards d’euros, en incluant les fonds ouverts et les mandats. Ce total inclut les 13 fonds de la société ayant tout dernièrement obtenu le Label d’État ISR et qui représentent autour de 3 milliards d’euros. Toutefois, Axa souligne aussi avoir 414 milliards d’euros qui intègrent fortement les critères ESG. Enfin, le groupe exclut trois secteurs pour l’ensemble de ses actifs (producteurs d’huile de palme non certifiés, produits dérivés en matières premières agricoles et producteurs de bombes à sous munition).
La Financière Responsable a décidé d’investir dans la SIDI (Solidarité Internationale pour le Développement et l’Investissement) par le biais de son fonds ISR et solidaire, LFR Actions Solidaires.Créée en 1983 par l’ONG de développement CCFD-Terre Solidaire, la SIDI est une entreprise de financement au service des populations vulnérables dans les pays en développement, principalement en Afrique et en Amérique Latine, explique un communiqué. Elle offre ses services, sur le long terme, aux acteurs de développement économique local : institutions de microfinance, organisations de producteurs et entreprises agricoles rurales, institutions de refinancement, et structures d’appui à la finance communautaire.Dans son fonds LFR Actions Solidaires, La Financière Responsable alloue 5% à 10% de ses actifs dans des entreprises solidaires d’utilité sociale.
Les effets du marché sont passées par là. Les actifs sous gestion des fonds d’investissement ont diminué au mois d’octobre de 603,3 milliards de dollars, soit 1,6%, pour s'établir à 36.770 milliards de dollars, selon des statistiques communiquées par Thomson Reuters Lipper. Durant le mois sous revue, la collecte nette s’est élevée à 40,9 milliards de dollars mais elle a été balayée par un impact de marché négatif de 644,2 milliards de dollars. Sur les dix premiers mois de l’année, les encours ont toutefois progressé de 1.770 milliards de dollars, dont des entrées nettes de 456,8 milliards de dollars.Les fonds monétaires ont représenté l’essentiel de la collecte du mois d’octobre pour un montant de 36,8 milliards de dollars, largement devant les fonds obligataires (20,5 milliards de dollars) et les fonds diversifiés (2,6 milliards de dollars). A l’autre bout de la chaîne, les fonds dédiés aux actions accusent des sorties nettes de 12,7 milliards de dollars en octobre, ainsi que les fonds alternatifs pour un montant de 4,8 milliards de dollars.Depuis le début de l’année, les fonds obligataires ont attiré une bonne partie de la collecte, pour un montant de 464,6 milliards de dollars, suivis par les fonds monétaires (92,8 milliards de dollars) et les fonds de matières premières (27,2 milliards de dollars). A l’autre bout du spectre, les fonds d’actions affichent un solde négatif de 111,1 milliards de dollars.Toutes les catégories d’actifs ont réalisé des performances positives depuis le début de l’année, les fonds de matières premières arrivant en tête avec un rendement de 8,9%, devant les fonds obligataires (6,3%) et les fonds diversifiés (5,9%) alors que les fonds alternatifs n’ont réalisé qu’une performance de 0,2%.
L’inflation revient en force sur le devant de la scène. Une proportion record de 56% des investisseurs en net estiment que les politiques budgétaires actuelles sont trop restrictives et les attentes de reprise de l’inflation dans le monde culminent à 85%, leur plus haut niveau depuis douze ans, selon le dernier BofA Merrill Lynch Fund Manager Survey réalisé entre les 9 et 14 novembre, donc après les élections américaines, auprès de 177 clients totalisant 456 milliards de dollars d’actifs sous gestion.Les poches de liquidités ont reflué à 5% des encours en novembre contre 5,8% le mois précédent, en raison de meilleures perspectives mondiales tant pour la croissance que pour les bénéfices. De ce point de vue, l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche est considérée comme très positive pour la croissance du PIB nominal. Toutefois, les perspectives de déflation se retrouvent à leur plus haut niveau depuis 4 ans alors que 22% des investisseurs s’attendent à une croissance en dessous de la tendance et à une inflation supérieure à la tendance au cours des douze prochains mois. Le protectionnisme est considéré par 84% des participants comme le plus gros risque pour la stabilité des marchés financiers.L’allocation aux actions de la zone euro s’améliore à ses niveaux pas encore vus depuis cinq mois, 8% des invesetisseurs étant surpondérés contre seulement 5% le mois dernier. Selon Le sondage, l'élection américaine va accélérer la rotation en faveur des banques et au détriment des succédanés obligataires et des stratégies à dividendes élevés pour privilégier les actions américaines et délaisser les valeurs technologiques et les marchés émergents.
Le mois d’octobre a marqué un très net ralentissement des résultats des hedge funds qui affichent une performance de seulement 0,01%, selon des données communiquées par Preqin. Cela dit, depuis le début de l’année, les hedge funds enregistrent une avance de 5,46% et sur les douze derniers mois à fin octobre, la performance ressort à 4,99%. Autrement dit, à ses niveaux actuels et sans mauvaise surprise d’ici à la fin de l’année, les hedge funds pourraient réaliser leur meilleur résultat annuel depuis 2013.Durant le mois sous revue, la plupart des grandes stratégies ont enregistré des gains modestes, les fonds crédit progressant de 0,84% et les fonds relative value de 0,49%. Les stratégies actions et event driven, qui figuraient au tableau d’honneur en septembre, ont terminé sur des performances négatives de respectivement 0,27% et 0,26%.
Le milliardaire George Soros a acheté le trimestre dernier plus de 2,4 millions de parts dans l’ ETF iShares MSCI Emerging Markets et 633.059 parts dans l’ETF iShares China Large-Cap, révèle le rapport 13F déposé ce trimestre auprès de la SEC, le gendarme boursier américain. Un changement dans la stratégie de son fonds alors que George Soros était plutôt négatif jusqu'à présent sur la Chine et alertait les investisseurs sur les risques liés au niveau d’endettement du pays. Selon le document, il détient également 675.000 options «put» contre le S&P500 alors qu’au trimestre précédent il détenait des options «put» sur près de 4 millions de titres du S&P500.
Selon des chiffres de CB Insights et KPMG, repris par Les Echos, l’Asie est devenue le premier investisseur dans les fintech au troisième trimestre dans le monde, avec 1,2 milliard de dollars consacrés à ces nouvelles technologies de la finance, contre 900 millions de dollars en Amérique du Nord. De fait, les quatre plus importantes levées de fonds sont asiatiques, dont les trois premières sont chinoises, précise le quotidien économique. Depuis le début de l’année, 4,7 milliards de dollars ont ainsi été investis par des fonds dans les fintech en Asie contre 4,5 milliards aux Etats-Unis, où les investissements par les fonds ont reculé de plus de 50% entre le premier et le troisième trimestre. En Europe, les investissements plafonnent autour de 200 millions d’euros au troisième trimestre.
Selon un sondage (*) publié par RBC Global Asset management (RBC GAM), la plupart des investisseurs ne comprennent pas comment les facteurs ESG (facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance) influent sur leur portefeuille, explique un communiqué. De nombreux investisseurs restent sceptiques envers l’ESG comme source d’alpha ou d’atténuation de risque - créant ainsi un écart de perception que les investisseurs et gestionnaires «intelligents et actifs» peuvent exploiter pour gagner un avantage concurrentiel."Il est frappant de constater que les propriétaires d’actifs ont encore des doutes quant à l’efficacité de l’ESG, même si autant de capital est placé dans des investissements qui y sont liés», déclare Ben Yeoh, gestionnaire de portefeuille senior chez RBC Global Asset Management. «De toute évidence, de nombreux investisseurs n’ont pas encore compris les avantages financiers de l’ESG. Cet écart, entre les données empiriques et la perception sur le marché, représente une opportunité qui peut être exploitée avec une analyse approfondie et fondamentale des considérations environnementales, sociales et de gouvernance."Moins d’un tiers (30 %) des répondants considèrent l’ ESG comme une source d’alpha, ce qui peut indiquer un marché inefficace. 40 % des répondants ne croient pas que l’ESG est un atténuateur de risque, ce qui reflète l’incertitude plus large entourant l’investissement ESG. Seulement 17 % des répondants se disent " assez satisfaits» de la qualité et de la quantité des données ESG des entreprises.(*) Sondage en ligne envoyé à 1.000 institutionnels propriétaires d’actifs, gestionnaires de patrimoine et consultants en régimes de retraite. Quatre-vingt-dix personnes ont répondu.
Les fonds de Small Caps du Groupe Siparex participent à la restructuration du capital d’Ascaudit en apportant 3,6 millions d’euros au groupe pour financer sa stratégie de croissance, aux côtés des membres de l’équipe dirigeante qui renforcent leur participation au capital. L’opération voit également la sortie totale d’Isatis Capital. Créé en 2005 et basé à Saint Ouen, le Groupe Ascaudit, bureau d’ingénierie technique du bâtiment, initialement spécialisé dans l’ingénierie et le suivi de la maintenance des ascenseurs et escaliers mécaniques, a également développé plus récemment de nouvelles activités dédiées à l’accessibilité des établissements recevant du public, ainsi qu’à l’optimisation de l’efficacité énergétique des bâtiments. Le groupe devrait réaliser en 2016 un chiffre d’affaires supérieur à 10 millions d’euros.
Berkshire Hathaway, la société de Warren Buffett, a annoncé dans un document légal avoir pris des participations dans les compagnies aériennes américaines American Airlines Group, Delta Air Lines et United Continental Holdings. Deux des participations totalisent moins de 500 millions de dollars, tandis que celle dans American se monte à environ 800 millions de dollars. Dans le même temps, Berkshire a réduit sa participation dans Wal-Mart Stores d’environ 70 %, ce qui lui laisse 13 millions d’actions du groupe de distribution. Warren Buffett a aussi indiqué à CNBC avoir pris une participation dans Southwest Airlines. On ne sait pas si la décision d’investir dans les compagnies aériennes vient de Warren Buffett ou de l’un de ses lieutenants. Le gérant star a en effet longtemps critiqué les compagnies aériennes.
Les actifs durables, responsables et d’impact s'élèvent désormais à 8.720 milliards de dollars aux Etats-Unis, en augmentation de 33% par rapport à 2014 (6.570 milliards de dollars), selon le dernier rapport biennal de la fondation du Forum américain pour l’investissement responsable (US SIF) sur les tendances de l’investissement responsable aux Etats-Unis («Report on US Sustainable, Responsible and Impact Investing trends 2016") publié le 14 novembre. L’essentiel de cette croissance est tirée par les gestionnaires d’actifs qui appliquent des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) sur 8.100 milliards de dollars d’actifs, soit une progression de 69% par rapport au niveau de 2014. «Cette tendance à une croissance vigoureuse de l’investissement durable et d’impact se poursuit alors que les gestionnaires appliquent des critères ESG sur de plus importantes poches dans leurs portefeuilles, souvent en réponse à la demande de la clientèle», déclare Lisa Woll, CEO de la fondation US SIF, citée dans un communiqué.
MSCI, qui produit des indices sur des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance sur lesquels 67 milliards de dollars d’actifs sont indexés, a indiqué au Financial Times fund management avoir renforcé son focus sur les arrangements fiscaux des entreprises. A compter de janvier, le producteur d’indices va réduire de manière significative les notations ESG des entreprises qui sont impliquées dans des batailles juridiques sur des sujets fiscaux, qui payent des impôts qui sont bien plus faibles que ce qu’ils devraient si l’on se base sur leur chiffre d’affaires ou celles qui ont des dispositifs fiscaux opaques. Cela affectera la pondération de l’entreprise dans les indices durables du groupe.
Bank of America vient de lancer sa troisième obligation verte, d’un montant de 1 milliard de dollars et dédiée au développement de projets dans les énergies renouvelables. Le groupe américain avait lancé sa première obligation verte en 2013 pour un montant de 500 millions de dollars. La deuxième offre de ce type remonte à mai 2015, pour un montant de 600 millions de dollars.Bank of America est un acteur de premier plan dans le domaine du développement durable, rappelle un communiqué. Depuis 2007, le groupe a fourni plus de 62 milliards de dollars pour le financement d’activités durables et bas carbone.
Le groupe Valeco, spécialisé dans le développement de projets d'énergies renouvelables en France, a cédé au fonds Mirova-Eufideme 3, géré par Mirova, filiale de Natixis AM dédiée à l’investissement responsable, 49% d’un portefeuille de neuf projets éoliens et solaires en France. Ces projets ont été développés et seront construits par le groupe Valecop qui gardera les 51% restants.Les projets, qui entreront progressivement en exploitation entre 2016 et 2018, produiront 430GWh d'électricité verte chaque année, soit l'équivalent de la consommation annuelle d’environ 140.000 foyers. Le montant de l’investissement global s'élève à près de 300 millions d’euros dont une partie sous forme de dette bancaire apportée par un regroupement de banques françaises. Au terme de cette nouvelle opération, Mirova - Eurofideme 3 cumule 12 investissements pour un montant d’environ 160 millions d’euros, sur les 350 millions d’euros de capacité du fonds depuis sa création, contribuant au financement de près de 580 MW de projets d'énergies renouvelables.
NAMI - AEW Europe a annoncé l’acquisition en région auprès de Lazard Group Real Estate de quatre actifs de bureaux et d’un actif mixte bureaux/commerces pour le compte de l’OPCI Franceurope Immo et des SCPI Fructifonds Immobilier et Laffitte Pierre. L’ensemble des actifs est situé en région et représente une surface totale de 24 162 m2.