La mort programmée de la gestion active n’est peut-être pas pour tout de suite. Alors que de nombreuses études soulignent l’incapacité persistante des gérants actifs à battre le marché, l’analyse (1) réalisée par une équipe d’UBS (UBS Evidence Lab Data Science Team) sur la gestion d’actifs en Europe (plus de 27.000 fonds européens ont été passés à la loupe) montre que les fonds actions gérés activement en Europe ont surperformé leurs indices de référence, après commissions, de 42 points de base par an depuis l’an 2000. L’étude, qui conteste au passage la méthodologie utilisée par Standard & Poor’s dans les études SPIVA, montre aussi que les fonds gérés activement surperforment les stratégies passives avec une plus grande fréquence et dans des proportions plus importantes que par rapport aux indices. Les fonds actifs ont ainsi surperformé les fonds passifs de 78 points de base par an. UBS estime d’ailleurs que la comparaison des performances actives/passives est une base de comparaison plus pertinente que la comparaison par rapport à l’indice de référence.Cela dit, UBS reconnait que les gérants américains affichent de moins bons résultats que leurs homologues européens, tout comme les études SPIVA. Pour UBS, la gestion active en Europe serait beaucoup plus saine qu’aux Etats-Unis où, depuis 2009, plus de 2.000 milliards de dollars ont été investis dans des produits passifs et les stratégies actives ont perdu plus de 600 milliards de dollars. Mais pour Spiva, c’est l’efficience des marchés américains (ultra liquides et avec une égalité d’informations des investisseurs meilleure qu’en Europe) qui les rend plus compliqués à battre. Pour UBS, les investisseurs qui se concentrent sur l’Europe ont beaucoup plus de chances de générer de l’alpha que ceux qui se concentrent sur les Etats-Unis ou encore favorisent une diversification internationale. Les fonds européens qui se concentrent sur les Etats-Unis ou des stratégies globales (environ un tiers des encours totaux) ont sous-performé leur indice de référence ainsi que les produits passifs depuis la crise financière. Les gérants européens les mieux positionnés ont ainsi une exposition élevée aux actions mais une exposition limitée aux stratégies dédiées aux Etats-Unis et à l’international, qui ont sous-performé leur indice de 30 points de base par an en moyenne depuis l’an 2000. L’étude relève que Schroders, Jupiter et Vontobel rentrent dans la catégorie des fonds bien positionnés mais ajoute que Natixis qui affiche une exposition marquée aux Etats-Unis et aux actions internationales dégage malgré tout d’excellentes performances dans ces stratégies.(1) «Active vs Passive: Why Does the Myth Persist that Passive Performs Better than Active in Europe?», Q-Series, 23 octobre 2017
Bastien Davalos, partner Financial Structuring, Otimind Winter, George Paterson, associé, dirigeant du bureau de Paris, Norton Rose Fulbright, et Alain Chrun, CEO, Global Asset Capital
CONSENSUS. La part du cash dans les portefeuilles est à son plus bas de 2 ans et demi à 4,7%, selon le dernière enquête mensuelle de Bank of America Merrill Lynch (BoA ML) réalisée auprès de 179 investisseurs pesant 516 milliards de dollars d’actifs. Cette diminution correspond à la hausse de 18 milliards de dollars de la capitalisation des marchés actions dans le monde. De fait, pour la première fois depuis 2011, les investisseurs anticipant un scénario de goldilocks, de croissance plus importante conjuguée à une faible inflation, sont plus nombreux que les tenants de la stagnation séculaire. Un environnement idéal pour les actifs risqués. Les investisseurs sont à plus de 45% surpondérés sur les actions. Le corollaire est une faible part d’investisseurs croyant à une baisse des taux. Seulement 3%. Ils sont 82% à anticiper une hausse des taux tandis que 85%, un record, estime la classe d’actifs surévaluée.
Bridgepoint Development Capital, l’activité « Smid-cap » de Bridgepoint, est entré au capital du Groupe CIR et d’Urban Premium en tant qu’actionnaire majoritaire, ont annoncé les parties prenantes dans un communiqué commun. « Les fondateurs des sociétés concernées, ainsi que les équipes dirigeantes, réinvestissent significativement dans l’opération, tout en continuant à assurer la gestion des sociétés », précisent les partenaires. Bridgepoint Development Capital signe ainsi son deuxième investissement en France depuis le début de l’année, après celui des pressings 5àsec (lire NewsManagers du 18 octobre 2017). Fondé il y a plus de 30, le Groupe CIR est spécialisé dans la rénovation du bâti ancien. Il intervient notamment dans la restauration et la reconversion d’immeubles patrimoniaux. Basé à Bordeaux, le groupe vise un chiffre d’affaires de 180 millions d’euros en 2017. Les fondateurs du Groupe CIR, à savoir François Larrère et Franck Temim, ont également développé une activité de structuration et de gestion de fonds immobiliers à travers la société de gestion de portefeuilles Urban Premium. Cette dernière gère ainsi 12 SCPI d’habitation et de commerce qui totalisent une capitalisation d’environ 300 millions d’euros.
Perfect Corp., développeur des applis beauté, a annoncé ce 24 octobre avoir finalisé une levée de fonds de 25 millions de dollars au premier tour de table avec China Creation Ventures et rejoint par Yuanta Asia Investment, Extol Capital et CyberLink Corp. Le financement sera utilisé pour poursuivre le développement de la suite d’applis de Perfect Corp. qui utilisent la réalité augmentée (RA) et l’intelligence artificielle (AI) pour transformer la façon dont le consommateur apprécie et interagit avec les produits de beauté. Plus de 500 millions de téléchargements autour du potentiel de la RA et de l’AI permettant de révolutionner la manière dont le consommateur essaie et achète les produits de beauté, ont permis à Perfect Corp. de collaborer avec plus de 150 marques internationales telles que Estee Lauder, Yves Saint Laurent, L’Oréal Paris, MAC Cosmetics et Macy’s. « En un peu plus de deux années, Perfect Corp. s’est retrouvée en position de tête dans l’industrie immense et toujours en évolution que celle de la beauté », déclare Zhou Wei, directeur associé de CCV. « Ce qu’Alice et son équipe ont mis en place sur une période aussi courte est extraordinaire et notre investissement est le reflet de notre confiance en l’impact qu’ont les technologies novatrices de Perfect Corp. et qu’elles seront des éléments clés dans la définition d’une expérience nouvelle de la consommation, toujours plus agréable pour les amateurs de beauté. »
La société de gestion Extendam construit un hôtel économique à Malaga et un ibis Budget à Bilbao, aux côtés d’un nouveau partenaire-exploitant « C.H.S ». Les fonds gérés par Extendam ont déployé respectivement 4 et 5 millions d’euros dans ces deux opérations, précise un communiqué. À travers ces investissements, Extendam entend renforcer son ancrage en Europe et plus particulièrement sur la Péninsule Ibérique. « Nous avons déjà investi dans une vingtaine d’actifs hôteliers à Madrid, Barcelone, Alicante, Porto notamment», souligne Matthieu Dracs, Directeur Général chez Extendam. Le projet « ibis Budget Bilbao » consiste à acquérir un immeuble en plein centre de Bilbao, le détruire partiellement afin de créer un hôtel de 149 chambres et 30 places de parking sous enseigne du groupe Accorhotels. L’hôtel sera situé à proximité du musée Guggenheim et du centre-ville de Bilbao. Il est destiné à une clientèle business et de loisirs. L’investissement réalisé à Malaga consiste à acquérir un terrain situé en face de la gare de Malaga pour y construire un hôtel économique sous enseigne de 146 chambres, 30 places de parking et un local commercial de 300m2.
La société de gestion alternative Investcorp, basée à Bahreïn, a annoncé, ce 23 octobre, le bouclage de son premier portefeuille immobilier européen suite à l’acquisition de sept actifs industriels supplémentaires. L’actif total du portefeuille s’élève désormais à plus de 105 millions de dollars. Ce portefeuille, composé exclusivement de biens industriels et logistiques basés au Royaume-Uni, « constitue la première étape de notre ambition qui consiste à poursuivre en Europe le succès rencontré par la société aux Etats-Unis, où elle est devenue l’un des plus importants investisseurs internationaux en immobilier », explique Investcorp dans un communiqué.Concrètement, Investcorp vient récemment de faire l’acquisition de sept actifs immobiliers industriels au Royaume-Uni pour un montant de 40 millions de livres. Ces biens comprennent trois entrepôts de distribution et quatre propriétés industrielles légères. Les actifs sont situés à High Wycombe, Leeds, South Elmsall, Liverpool, Warrington, Glasgow et Edimbourg. Cet investissement a été réalisé en partenariat avec Citivale, un gestionnaire d’actifs basé au Royaume-Uni.Lancée en 2016, sa stratégie européenne vise à créer un portefeuille d’actifs immobiliers capable de générer des revenus complémentaires pour les investisseurs. « Investcorp continuera d’explorer plusieurs autres stratégies européennes, en ciblant des actifs générateurs de revenus dans différents secteurs et zones géographiques en Europe », poursuit la société de gestion.
La plateforme indienne d’investissements Logos India étend sa présence en Asie avec le lancement d’un nouveau véhicule d’investissement en logistique, baptisé Logos India Logistics Venture. Ce véhicule bénéficie du soutien financier d’Ivanhoé Cambrige, la filiale immobilière de la Caisse de dépôt et placement du Québec, et de QuadReal Property Group, une société canadienne spécialisée dans l’investissement immobilier. Logos India Logistics Venture poursuit une stratégie axée sur le développement et la détention d’installations logistiques « modernes et de grande qualité dans des villes ciblées en Inde », précise Logos India dans un communiqué. Ce véhicule disposera d’une capacité d’investissement pouvant atteindre 800 millions de dollars américains.Fruit d’un partenariat entre Logos Property et Asset Property Group annoncé en 2017, Logos Inda a identifié plusieurs opportunités dans les principaux pôles logistiques du pays, à savoir Mumbai, Pune, Chennai, Delhi, Bangalore, Hyderabad ou encore Ahmedabad, pour répondre à la demande croissante pour des installations modernes.
La société européenne d’investissement immobilier Palmira Capital Partners a annoncé, ce 24 octobre, la création d’une coentreprise avec le fonds Apollo European Principal Finance III (EPF III), géré par Apollo Global Management. L’objectif est d’investir conjointement plus de 1 milliard d’euros dans des biens logistiques dans toute l’Europe. Cette coentreprise a d’ores et déjà investi 100 millions d’euros à travers quatre opérations en Allemagne au cours des trois derniers mois. Par ailleurs, « des opérations supplémentaires dans cinq pays pour une valeur cumulée de plus de 400 millions d’euros sont actuellement en cours de due diligence », indique Palmira Capital Partners. La coentreprise entend concentrer ses efforts d’investissement dans des actifs « core » en Allemagne, au Benelux, en Europe centrale et orientale, en France et dans la péninsule ibérique.
La start-up américaine WeWork, spécialisée dans la location d’espaces de bureaux partagés, a créé une co-entreprise avec le fonds Rhône Capital, afin de racheter le grand magasin Lord & Taylor situé sur la Cinquième Avenue à New York, selon un communiqué publié mardi. Le montant de l’opération est de 850 millions de dollars. Le plus ancien grand magasin de luxe aux Etats-Unis continuera ses activités actuelles jusqu’aux fêtes de fin d’année, est-il précisé dans un communiqué commun de WeWork et du canadien HBC, qui outre les magasins Lord & Taylor, détient aussi la célèbre enseigne Saks Fifth Avenue. Le bâtiment sera ensuite transformé pour devenir le nouveau siège de WeWork. Il abritera également des espaces de bureaux partagés à louer ainsi qu’un nouveau Lord & Taylor rénové, de 14.000 mètres carrés.
Depuis la crise mondiale de 2008, la prime accordée aux monnaies d’émission par les investisseurs a bénéficié aux Etats-Unis aux dépens de la zone euro, selon une étude de l’Université de Chicago Booth School of Business. Dans un article intitulé “International Currencies and Capital Allocation,” (Allocation du capital et devises internationales ), Brent Neiman, professeur d’économie à l’Université de Chicago Booth School of Business, Matteo Maggiori de l’Université d’Harvard et Jesse Schreger de l’Université de Columbia, assurent que l’allocation des portefeuilles, au niveau macro comme au niveau micro économique, est déterminée en grande partie par un facteur souvent négligé, à savoir, la devise dans laquelle est libellée la dette. En effet, on observe que la majorité du stock d’une obligation est détenue par les nationaux du pays dans laquelle elle est libellée. Ils démontrent également que le Dollar et l’Euro constituent des exceptions à cette règle.Les chercheurs mettent en évidence une réallocation d’ampleur sur une période longue qui a commencé avec la crise de 2008. Les investissements internationaux se sont détournés massivement des obligations libellées en Euro au profit des obligations libellées en Dollar. Cette étude des mouvements de capitaux internationaux est fondée sur une analyse de portefeuilles pour un total supérieur à plus de 27.000 milliards de dollars. « Depuis la grande crise de 2008 et les crises successives qu’elle a engendré dans les pays de la zone Euro, l’usage de l’Euro s’est effondré au profit du dollar pour les émissions de dettes obligataires d‘entreprises, en particulier celles destinées aux investisseurs internationaux », dit Brent Neiman, de l’Université de Chicago Booth School of Business. « Nous avons l’intention d’analyser en profondeur les causes exactes de ce recul dans une prochaine étude, mais il apparaît dès à présent que les incertitudes liées à la politique économique et le manque de stabilité dans la zone euro ont été des facteurs déterminants ».Dans la première partie de la décennie, les émissions de dettes obligataires d’entreprises libellées en dollar représentaient environ la moitié des investissements internationaux tandis que les obligations libellées en euro étaient de l’ordre de 30% des positions. Cette répartition est demeurée inchangée jusqu’au démarrage de la crise mondiale, période où les chercheurs observent un décrochage de l’euro au profit du dollar. Jusqu’en 2016, la part du dollar dans les investissements internationaux représente plus de trois fois celle de l’euro.L’usage de leur monnaie dans les transactions internationales bénéficie directement aux pays émetteurs. Par exemple, les entreprises américaines accèdent à la fois au marché national et au marché international des capitaux du fait de la volonté des investisseurs de détenir des titres libellés en dollar. En revanche, les entreprises des autres pays, y compris celles des pays de la zone euro, ont plus de mal à placer leurs emprunts libellés en devises locales auprès des investisseurs internationaux.Des constats qui impactent directement les décisions de politique monétaire de la Réserve Fédérale et de la Banque Centrale Européenne.
La Deutsche Bank prend une participation de 25% dans la société Dwins, une start-up spécialisée dans la planification financière digitale, rapporte le quotidien financier Handelsblatt. Il s’agit du premier investissement du fonds de capital-risque de la division dédiée à la clientèle privée qui s’inscrit dans le cadre d’une nouvelle orientation stratégique, écrit le quotidien.
La Foncière Siscare, foncière française dédiée à la prise en charge de la dépendance et de la petite enfance, a annoncé, ce 24 octobre, avoir levé près de 91 millions d’euros auprès de l’un des fonds gérés par Primonial REIM et 20 millions d’euros auprès de son actionnaire historique, le Groupe SIS. Cette levée de fonds prend la forme d’une participation minoritaire et stratégique d’un fonds géré par Primonial REIM, précise la Foncière Siscare. Concrètement, Primonial REIM devient actionnaire stratégique à hauteur de 40% de la foncière. En outre, aux termes de cet accord, Laurent Fléchet, président du directoire de Primonial REIM, siégera au conseil de surveillance de la Foncière Siscare.« Avec une augmentation de capital de plus de 110 millions d’euros, la foncière a pour ambition d’atteindre un patrimoine d’au moins 500 millions d’euros », indique la Foncière Siscare dans un communiqué. Cette levée de fonds servira en effet à financer les acquisitions d’actifs immobiliers dans le domaine de la dépendance et de la petite enfance, en France et en zone euro. A ce jour, le patrimoine (droits inclus) de la Foncière Siscare est estimé à 275,2 millions d’euros. Avec 63 actifs immobiliers – 26 pour la dépendance et 37 pour la petite enfance –, la Foncière Siscare est aujourd’hui à la tête de 1.200 lits et de 977 berceaux.
Allianz Suisse lance une offre d’investissement dans les Exchange Traded Funds (ETF) au travers de sa plateforme numérique sous la marque Elvia qui est l’assurance en ligne en Suisse pour le groupe Allianz, rapporte L’Agefi suisse. Allianz Suisse propose à tous les investisseurs privés, par le biais de sa société filiale Elvia eInvest, une solution de placement en ETF entièrement digitale. Un capital minimal de 5.000 francs suisses est nécessaire. La banque dépositaire est Saxo Bank (Suisse). Les frais de gestion annuels ne représentent que 0,55% de la valeur moyenne du dépôt et incluent les droits de garde, toutes les commissions de négoce ainsi que les versements et prélèvements et les éventuelles réallocations de portefeuille. Les coûts liés aux produits ETF (en moyenne 0,25% par an) sont également nettement inférieurs à ceux des fonds de placement traditionnels.
Selon une étude de HSBC, reprise par Les Echos, 68% des investisseurs dans le monde ont l’intention d’augmenter leurs investissements verts. Toutefois, 56% d’entre eux jugent le niveau de transparence actuel sur le risque climatique « très insuffisant ». En Europe, 97% des investisseurs déclarent vouloir augmenter leurs poches dédiées à l’investissement durable, contre 85% sur le continent américain, 68,3% en Asie et moins de 20% au Moyen-Orient.
La société IPM France, basée à Romans sur Isère, annonce l’entrée à son capital du family office Eximium, associé à la société de capital investissement Crédit Agricole Sud Rhône Alpes Capital (CASRA Capital), dans le cadre d’une opération de réorganisation du capital aux côtés des trois fondateurs et actionnaires majoritaires Madame Simon-Demolis et Messieurs Dureau et Daumas. Cette opération signe ainsi la sortie réussie de Sofimac Régions, actionnaire minoritaire depuis 2009. Forte des succès réalisés cette année avec plus de 20 millions d’euros de contrats signés, cette réorganisation du capital permet également à IPM France de renforcer ses fonds propres afin de soutenir sa forte croissance. IPM France est le spécialiste français des solutions de bornes interactives à forte valeur ajoutée. En s’adossant à des partenaires financiers solides et de long terme, les dirigeants d’IPM France confirment leur objectif de poursuivre le développement de la société, notamment à l’international, et se mettent en capacité de saisir de nouvelles opportunités.
Gimv et UI Gestion ont annoncé, ce 24 octobre, être entrés en négociations exclusives avec Antin Infrastructure Partners dans le cadre de la cession de leur participation majoritaire au capital du groupe Almaviva Santé, cinquième groupe d’hospitalisation privée en France. Selon le communiqué, au cours de la période de détention par Gimv et UI Gestion, Almaviva a plus que triplé de taille, devenant l’acteur numéro un en région PACA et créant un second pôle de cliniques important en région parisienne. Almaviva Santé a été le premier investissement du fonds Health & Care de Gimv lancé en 2013. À ce jour, c’est aussi la première cession réalisée par le fonds. Sur l’ensemble de la période de détention, l’investissement dans Almaviva a produit un rendement bien supérieur au rendement moyen à long terme de Gimv et a eu un effet positif sur la valeur des fonds propres au 30 juin 2017, d’environ 0,75 euro par action. «Aucun autre détail ne sera divulgué sur cette opération», poursuit le communiqué.Almaviva Santé a été créée en 2007 par son PDG actuel, Bruno Marie, par l’acquisition d’un premier établissement à Marseille et avec l’ambition de constituer un groupe régional d’hospitalisation privée de grande qualité. Fin 2013, alors qu’Almaviva s’était déjà développé jusqu’à former un groupe de sept cliniques privées, Gimv et UI Gestion ont acquis une participation majoritaire au capital du groupe. L’objectif de cette opération était de faire d’Almaviva un leader parmi les groupes privés hospitaliers en France. Aujourd’hui, après un parcours de croissance accélérée – fondée sur une combinaison d’acquisitions, de fusions et de croissance organique –, Almaviva est devenu le cinquième groupe d’hospitalisation privée en France. Il gère 30 cliniques, dont 16 en région Provence-Alpes-Côte d’Azur (ce qui en fait l’acteur numéro un de la région) et 14 en région parisienne. L’une des étapes clés de ce développement a été la fusion avec les cliniques Domus détenues par Sagesse Retraite Santé (SRS), le véhicule d’investissement d’Yves Journel. L’opération, qui devrait être finalisée fin décembre, est soumise aux conditions de clôture habituelles avec les comités d’entreprises d’Almaviva et l’approbation des autorités de la concurrence. A noter que SRS, tout comme l’équipe dirigeante de l’entreprise, resteront actionnaires d’Almaviva Santé.
Wibbitz, la plateforme de création automatisée de vidéos grâce à l’intelligence artificielle, vient d’annoncer une levée de fonds de 20 millions de dollars en Série C. Mené par Bertelsmann Digital Media Investments (BDMI), le tour de table accueille également The Weather Channel, Associated Press, le Groupe TF1 et les investisseurs originels parmi lesquels NantMobile, lool Ventures et Horizons Ventures. Wibbitz continue son développement à l’international avec la récente ouverture d’un bureau en France et pourra s’appuyer sur ce financement pour embaucher les talents nécessaires pour ses équipes développement, produits, design, vente, marketing et sa rédaction intégrée.Les fonds serviront également à améliorer les capacités d’intelligence artificielle et d’automatisation de sa plateforme web pour une production vidéo encore plus facile ainsi que pour le lancement de nouveaux produits correspondant à de nouveaux marchés et de nouveaux usages.
La start-up nantaise iAdvize, spécialisée dans le marketing conversationnel, a annoncé aujourd’hui une levée de fonds en série C de 32 millions d’euros auprès d’Idinvest Partners, Bpifrance via Large Venture, son fonds dédié aux sociétés innovantes en hypercroissance, et Quadrille Capital. Selon le communiqué, cette nouvelle levée doit permettre à iAdvize d’accélérer son développement autour de trois axes principaux : se déployer aux Etats-Unis avec l’ouverture d’un bureau à Boston dès octobre 2017 ; renforcer sa position sur le marché en étoffant ses équipes présentes à Londres, Düsseldorf, Madrid et Nantes avec 250 recrutements d’ici 2020 ; et, enfin, accélérer l’innovation produit en multipliant par deux ses effectifs en recherche et développement afin d’investir, entre autre, dans l’intelligence artificielle. La société iAdvize avait déjà réalisé deux premières levées de fonds, dont 14 millions d’euros en 2015.
Acofi Gestion a annoncé, ce 24 octobre, l’acquisition auprès de RES, un des leaders mondiaux dans le domaine de projets d’énergies renouvelables, de deux parcs éoliens « clé en main » situés dans les départements de l’Ain et du Puy-de-Dôme. Cette opération a été effectuée pour le compte de son fonds Transition Energétique France. Pour sa part, RES, qui a réalisé le développement et la construction de ces deux parcs, en assurera également l’exploitation.Le groupe RES a développé et construit le site de Bois de Bajouve composé de 6 éoliennes VESTAS-2MW et le site des Monts de l’Ain composé de 9 éoliennes SENVION-2MW. Ces deux parcs disposent d’une puissance cumulée de 30MW et ils produiront chaque année 67,5 GWh d’énergie verte, soit la consommation de plus de 14.000 foyers, et permettront d’éviter ainsi l’émission de 42.300 tonnes de CO².Acofi a acquis 100% de ces deux projets via son fonds Transition Energétique France. Cette acquisition s’est accompagnée par la mise en place d’un prêt bancaire long terme octroyé par NORD/LB, structuré par les équipes de gestion du fonds et de la banque. Au terme de cette opération, le fonds Transition Energétique France, détient plus de 155MW d’actifs EnR en France Métropolitaine.