Le fonds d’investissement NovESS, dédié à l’économie sociale et solidaire, vient d’investir 500.000 euros dans MakeICI et 500.00 euros dans Moulinot. Ces participations, réalisées en capital, s’inscrivent dans le cadre de tours de table plus larges qui ont permis à MakeICI et Moulinot de lever respectivement 1,6 million et 1,3 million d’euros.MakeICI est un le premier réseau de manufactures collaboratives et solidaires pour les artisans, les artistes, les designers, les startups et les entrepreneurs. De son côté, l’entreprise Moulinot est spécialisée dans la valorisation des déchets des restaurants, des hôtels, des marchés alimentaires et des cantines.Lancé en juin 2016 par la Caisse des Dépôts en partenariat avec un club de grands investisseurs institutionnels – composé de BNP Paribas Cardif, CNP Assurances, Crédit Coopératif, l’Ircantec, la Mutuelle Territoriale, l’Union Mutualiste Retraite et l’ERAFP – le fonds NovESS est doté aujourd’hui de 60 millions d’euros. Son objectif est d’investir 100 millions d’euros dans les associations, coopératives, mutuelles et sociétés commerciales de l’économie sociale et solidaire en France. Ses investissements ciblent d’une part les structures en changement d’échelle (investissements entre 1 et 5 millions d’euros) porteuses de projets d’envergure, et d’autre part les structures innovantes en phase d’accélération (investissements entre 100 et 500.000 euros). La gestion du fonds NovESS a été confiée à Mandarine Gestion avec l’appui du Comptoir de l’innovation.
Aberdeen Standard Investments, Legal & General, Schroders, BlackRock et Royal London vont faire pression sur les entreprises britanniques au sujet de la diversité au sein des conseils d’administration et des effectifs en 2018, rapporte le Financial Times. Les investisseurs sont de plus en plus frustrés par la dominance des hommes blancs aux postes à responsabilité. Jessica Ground, global head of stewardship chez Schroders, estime qu’il est temps désormais de s’assurer que les entreprises adoptent une approche plus holistique à l’égard de la diversité.
La jeune société Vexo Technology Solutions, créée en avril 2017, et le robot-conseiller indépendant Justwealth Financial, ont annoncé la conclusion d’un partenariat afin de donner accès à tous les portefeuilles d’ETF de Justwealth au travers d’une solution développée par Vexo.Cette solution, ETFbahn, constitue un modèle hybride qui permettra à tous les investisseurs, y compris les investisseurs plus sophistiqués qui s’appuyaient jusqu’ici exclusivement sur leurs conseillers, d’utiliser à plein l’offre de Justwealth qui comprend plus d’une soixantaine de portefeuilles. « Comme l’avenir du conseil financier implique un modèle hybride, ce partenariat innovant permet à un conseiller de maintenir ses relations avec un client et de superviser ses actifs tout en utilisant la technologie du robot-conseiller pour mener à bien les premières étapes d’une stratégie d’investissement », commente Fotios Saratsiotis, président de Vexo.
ThreatQuotient, spécialiste dans le domaine des plates-formes de threat intelligence (cybersécurité), a annoncé ce 13 novembre avoir bouclé un nouveau tour de table (série C) lui assurant de nouveaux financements à hauteur de 30 millions de dollars auprès de Adams Street Partners. Les partenaires stratégiques que sont Cisco Investments et NTT Docomo Ventures rejoignent l’investisseur historique New Enterprise Associates (NEA) et le partenaire de financement Silicon Valley Bank. Fred Wang, associé de l’équipe Venture/Growth au sein d’Adams Street Partners, rejoindra le conseil d’administration de la société. Avec ce tour de table, ThreatQuotient a levé 54 millions de dollars de financements au total à ce jour.Ces financements stratégiques permettront à ThreatQuotient d’accélérer sa croissance et l’acquisition de nouveaux clients. Ces fonds contribueront également à l’accélération du développement de produits et à l’expansion des ventes et du marketing aux États-Unis et dans le reste du monde. ThreatQuotient continue de répondre à la demande croissante du secteur de la cybersécurité grâce à sa plateforme de threat intelligence, ThreatQ, axée sur la compréhension et l’anticipation des menaces, le renforcement des défenses et, plus globalement, sur l’accélération des opérations de sécurité.
CGG est arrivé au bout de ses peines. Réunie hier en deuxième convocation, l’assemblée générale extraordinaire des actionnaires du groupe de services parapétroliers a validé les résolutions permettant la restructuration de la dette, rapporte L’Agefi. Un plan inédit en France. Jamais une société, cotée en Bourse ou non, n’avait restructuré autant de dette de cette façon en une seule fois. Au total, 1,9 milliard de dollars de dette, dont 1,5 milliard de dette high yield et 400 millions d’obligations convertibles (Océane), vont être convertis en actions. Dans le cas de Solocal, le montant de dette restructuré était inférieur à 800 millions.«Au-delà du montant, le dossier présentait une complexité nouvelle, avec la gestion en parallèle d’une procédure de sauvegarde française et de procédures américaines de Chapter 11 et de Chapter 15. Cela soulevait des questions de calendrier mais aussi des questions plus culturelles, avec une approche différente de la restructuration à mener vue des Etats-Unis ou vue de France», explique Lionel Spizzichino, responsable du département réorganisation & restructuration du cabinet d’avocats Willkie Farr & Gallagher à Paris, qui a mené les négociations pour les six principaux créanciers high yield (Alden, Attestor, Aurelius, Boussard & Gavaudan, Contrarian et Third Point), appelés à devenir les actionnaires de référence de CGG. Une grande partie des négociations a porté sur la part résiduelle du capital restant entre les mains des actionnaires historiques. Au pire, ils n’auront plus que 4,4% du capital avant exercice des différents bons de souscription d’actions prévus par le plan, et 21,9% au mieux s’ils suivent les émissions qui leur sont ouvertes. Ils devront pour cela débourser 100 millions d’euros en plus des 350 millions apportés début 2016 lors d’une augmentation de capital qui n’aura servi qu’à financer la restructuration opérationnelle de CGG.La restructuration doit encore passer deux obstacles : l’approbation par le tribunal de commerce de Paris du plan de sauvegarde, le 20 novembre, et, le même jour, le jugement en première instance du recours déposé par certains détenteurs d’Océane. La justice américain doit aussi valider son volet. Une fois le plan finalisé, probablement fin janvier ou début 2018, CGG verra sa première échéance (677 millions de dollars) reportée à 2023, avec 461 millions supplémentaires l’année suivante. Le groupe économisera 225 millions de charges financières à l’horizon 2019.
MAN, la branche de poids lourds de Volkswagen, a annoncé hier son intention d’investir plus de 2,4 milliards d’euros dans la modernisation de ses usines en Europe, en Asie et en Afrique dans le cadre du plan visant à accroître sa production et à stimuler sa rentabilité. Près de la moitié des investissements prévus, environ 1,1 milliard d’euros, seront réalisés au siège de Munich d’ici à 2020. MAN Truck & Bus possède des sites de production dans trois pays européens ainsi qu’en Russie, en Afrique du Sud, en Inde et en Turquie.
MAN, la branche de poids lourds de Volkswagen, a annoncé lundi son intention d’investir plus de 2,4 milliards d’euros dans la modernisation de ses usines en Europe, en Asie et en Afrique dans le cadre du plan visant à accroître sa production et à stimuler sa rentabilité. Près de la moitié des investissements prévus, environ 1,1 milliard d’euros, seront réalisés au siège de Munich d’ici à 2020. MAN Truck & Bus possède des sites de production dans trois pays européens ainsi qu’en Russie, en Afrique du Sud, en Inde et en Turquie.
Le London Stock Exchange (LSE) a indiqué le 10 novembre qu’il avait reçu une lettre du fonds TCI (The Children’s Investment Master Fund) demandant à convoquer une assemblée générale sur l'évolution de sa gouvernance. Le fonds propose comme résolutions d'écarter le président Donald Brydon et de prolonger jusqu’en 2021 le mandat du directeur général Xavier Rolet, aujourd’hui sur le départ. Avec un peu plus de 5% du capital de la Bourse de Londres, le fonds est en droit d’effectuer une telle demande et d’obtenir gain de cause. Le LSE indique qu’elle s’acquittera de ses obligations à l'égard de la demande et a l’intention de publier une circulaire relative à cette assemblée générale exceptionnelle dans les meilleurs délais. La Société est tenue de donner un avis de convocation d’une assemblée dans les 21 jours suivant une demande valide. L’assemblée devrait donc avoir lieu avant la fin de l’année
La société d’investissement Ardian a annoncé, ce 10 novembre, l’acquisition de Berlys et Bellsolà, deux sociétés spécialisées dans la production et la vente de pains, produits boulangers, pâtisseries et encas, avec l’objectif d’associer les deux sociétés pour étoffer leur offre commerciale et élargir leur réseau de distribution. La nouvelle société comptera désormais 11 usines de production dont les produits seront vendus dans plus de 30 pays, un chiffre d’affaires approchant les 300 millions d’euros et plus de 1.700 employés. Les activités de Berlys – contrôlées jusqu’alors par les fonds Alantra et Artà Capitla – et Bellsolà sont très complémentaires en termes de géographies, de produits et de technologies, souligne Ardian dans un communiqué.Pour garantir la continuité des opérations, Julio Muñoz, président (« Chairman ») de Berlys, et Bosco Fonts, « General Manager » de Bellsolà, deviendront respectivement « Chairman » et directeur général (« Chief Executive Officer ») de la nouvelle entité. Le groupe issu du rapprochement conservera toutes ses marques et produits et poursuivra ses opérations de manière à continuer à offrir le meilleur service à ses clients.Cette opération, dont les détails financiers n’ont pas été dévoilés, devrait être finalisée d’ici le premier trimestre 2018.
Le hedge fund activiste qui milite pour un démantèlement de Credit Suisse demande davantage de mesures de réductions de coûts après avoir rencontré le directeur général, rapporte le Financial Times. Les discussions entre le fondateur de RBR Capital, Rudolf Bohli, et le patron de Credit Suisse, Tidjane Thiam, se sont centrées sur le fait que la banque devrait réduire les frais généraux et profiter davantage de la technologie, selon des sources qui ont eu connaissance de la réunion. Rudolf Bohli travaille aussi à un projet pour enrôler de gros investisseurs dans le financement d’un programme accéléré de réduction des coûts. Une source proche du dossier a indiqué qu’un fonds souverain était intéressé.
La retraite ? Les salariés s’y intéressent, ils sont favorables aux dispositifs proposés en entreprise mais ils ressentent encore et toujours un manque d’information sur le sujet. Sept salariés sur dix estiment ne pas recevoir suffisamment d’informations concernant leurs retraite, selon la douzième édition du baromètre de BNP Paribas E&RE (Epargne & Retraite Entreprises) dédié à l'épargne et la retraite en entreprise (1). Ce résultat peut surprendre dans la mesure où le constat du déficit d’information a été fait il y a déjà plusieurs années, ce qui a suscité de multiples initiatives. De nombreux outils ont été mis à la disposition des salariés au cours des dernières années et un effort de communication a été entrepris par tous les acteurs de marché. Les salariés sont par exemple une majorité (80%) à estimer important et même essentiel d’avoir une vision consolidée de leur retraite (régimes obligatoires et sur-complémentaires), de recevoir leur simulation plus tôt, de digitaliser l’information retraite et de mieux connaître les possibilités offertes par l'épargne retraite. Pour ce qui de la simulation par exemple, des outils existent, comme le relevé de situation individuelle (RIS) ou encore l’estimation indicative globale (EIG) qui peuvent permettre au salarié de compléter son information. Mais le baromètre observe que les salariés ne sont paradoxalement que trois sur dix à avoir réalisé une estimation de leur future retraite. Résultat : ils ont une vision plus optimiste qu’en 2014 de leurs futures pensions qu’ils surévaluent la plupart du temps. Le baromètre révèle ainsi que 54% des salariés pensent qu’ils percevront plus de 56% de leur dernier salaire lorsqu’ils seront à la retraite. Ce chiffre est manifestement en décalage avec les estimations connues qui évoquent plus généralement un taux de remplacement souvent inférieur à 50% (entre 46,5% et 49,9% du dernier salaire pour la génération 1962 selon des estimations de BNP Paribas Cardif)."Malgré l'éventail des dispositifs d'épargne existants à ce jour t les efforts menés par l’ensemble des acteurs du marché, le baromètre révèle que les salariés restent très optimistes sur le niveau attendu de leur retraite. Dans ce contexte, il faut poursuivre les efforts menés jusqu'à présent pour remettre la retraite au coeur de l’actualité : les salariés gagneront à être informés de manière régulière sur ce sujet et sur les évolutions des dispositifs d'épargne en entreprise proposés», a souligné Cécile Besse Advani, directeur de la stratégie et du développement de BNP Paribas E&RE.Le baromètre relève par ailleurs que l'épargne collective jouit d’une notoriété certaine dans l’entreprise tant du côté des dirigeants que des collaborateurs. Neuf décideurs sur dix et presque autant de salariés considèrent comme naturel d'épargner dans les dispositifs proposés par l’entreprise. Salariés et décideurs s’accordent à plus de 80% sur l’utilisation de l’ERE comme important vecteur d'épargne et de financement de leurs projets. Par ailleurs, huit salariés sur dix apprécient les avantages fiscaux de ces dispositifs dans lesquels ils seraient prêts à investir davantage pour leur retraite moyennant une aide supplémentaire de leur entreprise.Six salariés sur dix déclarent ne pas souhaiter travailler au-delà de l'âge légal de départ à la retraite pour une raison majeure : privilégier leur qualité de vie. Cependant, 63% d’entre eux seraient tout de même disposés à faire des efforts pour pérenniser l’actuel système des retraites, c’est-à-dire bien plus que ne le pensent les chefs d’entreprises, avec pour principal levier l’augmentation du montant de leurs cotisations. En revanche, très peu accepteraient une diminution du montant de leurs pensions. Interrogés sur la mise en place d’un système universel de retraite à points, 80% des décideurs et des salariés seraient favorables à une telle évolution, surtout parce qu’elle leur semblerait plus équitable pour respectivement 60% et 79% d’entre eux. Leurs craintes portent en majorité sur la question de la pénibilité et de la valeur du point."Le rôle sociétal de l’entreprise dans le domaine de l'épargne est une bonne surprise. Il fait l’objet d’un large consensus chez les décideurs et les salariés. Le baromètre montre que ces derniers seraient prêts à voir évoluer le système actuel des retraites. Avec le lancement des discussions autour de la réforme des retraites en 2018, ce sujet est d’une grande actualité. Dans ce contexte, nous continuerons à accompagner en proximité, les décideurs dans le développement des dispositifs d'épargne retraite pour leurs salariés ", a conclu Christian Borsoni, directeur de BNP Paribas E&RE.(1) L’enquête a été menée entre le 29 mai et le 9 juin 2017, par l’institut de sondage CSA, auprès de décideurs et salariés d’entreprises privées, représentatifs du tissu économique et de la population française. Soit un échantillon de 200 décideurs d’entreprises de 50 salariés et plus, 604 salariés, interrogés online, travaillant dans des entreprises de 50 salariés et plus
Swiss Life Asset Managers Real Estate France a annoncé, ce 9 novembre, l’acquisition auprès de la société Immobilier Développement d’une nouvelle résidence en VEFA pour le compte d’un fonds immobilier dédié à une institution de retraite. L’actif immobilier est situé au 132, Boulevard de Stalingrad, à Ivry-sur-Seine dans les Hauts de Seine. La résidence comprend 200 studios et affiche une surface totale de 5.226 m². La surface habitable de la résidence pour étudiants est de 3.943 m².
iXO Private Equity a annoncé avoir renforcé les fonds propres de 1Life pour lui permettre d’acquérir PROD-IG. Créée en février 2013, la société 1Life est distributeur et intégrateur d’ERP (logiciel de pilotage des entreprises) à destination des PME industrielles, notamment de la solution de gestion Yourcegid Manufacturing PMI dont elle est premier revendeur. 1Life a également une activité d’édition, plusieurs modules novateurs complémentaires des ERP distribués ayant été développés. Créée en 2008, Prod-IG est spécialisée dans l’intégration de solutions de GPAO et ERP CEGID. Partenaire des PME, Prod-IG les accompagne dans leur gestion industrielle, leur transformation numérique et plus globalement dans leurs projets d’amélioration de leur supply-chain.Le nouvel ensemble compte plus de 60 collaborateurs, pour un chiffre d’affaires consolidé de plus de 6 millions d’euros, fournissant ainsi à plus de 700 PME de l’industrie un ERP leader sur son marché, précise un communiqué. Au-delà des synergies, il s’agit surtout du rapprochement de deux équipes qui partagent des valeurs communes autour de l’excellence et de la performance, dans l’intérêt de leurs clients et des utilisateurs. Le rapprochement de ces deux acteurs crée un acteur à même de poursuivre la consolidation du secteur. Il permettra également l’accélération du Pôle Edition de 1Life et la création de nouvelles offres de services autour de la dématérialisation, de l’usine connectée 4.0 et du BigData.iXO Private Equity gère un portefeuille d’actifs en capital-investissement de 610 millions d’euros.
La hausse des taux d’intérêt va-t-elle provoquer automatiquement une baisse de l’immobilier coté ? La remontée des taux pourrait en effet entraîner une augmentation des risques liés à la structure financière des foncières et à la valorisation de leurs actifs. Ce n’est pas du tout l’avis des spécialistes d’Allianz Global Investors qui estiment au contraire que les fondamentaux du secteur restent solides et sont donc confiants sur ses perspectives. L’immobilier n’est pas un secteur passif et lourdement endetté, comme certains pourraient le penser. « Ces préjugés ne semblent pas justifiés. Les foncières cotées sont proactives et adoptent des stratégies créatrices de valeur. Elles se sont largement désendettées. Leurs financements sont, de plus, peu exposés aux taux d’intérêt variables grâce à leur politique de couverture », a indiqué Victor Kittayaso, gérant senior en charge de l’immobilier coté, le 9 novembre à Paris à l’occasion d’un point de presse.Dans le même temps, d’autres facteurs expliquent l’attrait du secteur. Les taux de rendement immobiliers restent très intéressants : l’écart de taux de rendement avec le Bund est aujourd’hui à un niveau historiquement élevé (près de 400 points de base). Le contexte reste donc favorable à l’appréciation de la valeur du patrimoine des foncières. Enfin, la corrélation négative que l’on pourrait observer entre performance de l’immobilier coté et évolution des taux d’intérêt n’est pas vérifiable sur le long terme. « L’évolution des loyers est en fait une variable plus importante, explique Victor Kittayaso. La corrélation négative entre la performance de l’immobilier coté et les taux d’intérêt n’est effective que lorsque les loyers sont en baisse. Or, la plupart des villes voient aujourd’hui les loyers augmenter ! ». 34 des 37 marchés européens sont en effet stables ou en croissance : Paris poursuit sa hausse, soutenue par une offre contrainte et Madrid bénéficie de la reprise de l’emploi et du faible niveau de loyer. Les perspectives du secteur restent donc positives. Les performances des foncières cotées sont avant tout liées à la croissance économique. L’immobilier, en tant qu’actif domestique par essence, reste en effet très sensible à la santé des acteurs économiques. « Notre conviction principale est que la performance boursière des foncières cotées reflète sur le long terme la performance fondamentale et donc l’évolution de leur actif net réévalué (ANR) », affirme Victor Kittayaso. Les experts d’AllianzGI identifient par ailleurs des tendances structurelles qui vont soutenir la croissance économique et l’immobilier sur le long terme : ainsi, le vieillissement de la population va entraîner une augmentation du besoin de résidences pour les seniors, l’évolution des modes de consommation provoque une hausse des besoins en entrepôts, l’urbanisation croissante augmente les besoins en garde-meubles… Or les foncières cotées ont montré qu’elles savaient anticiper les tendances de long terme par leur repositionnement. « Pour offrir une prestation immobilière en adéquation avec la demande et répondre aux besoins de demain, les foncières cotées s’adaptent via la rotation du patrimoine : elles vendent des immeubles matures pour investir dans de nouveaux immeubles avec un fort potentiel de création de valeur », explique Victor Kittayaso. Les foncières cotées ont également fait évoluer leur business model, certaines étendent leur chaîne de valeur vers la promotion immobilière et mettent le client final au cœur de leur stratégie dans une logique « B2B2C ».
Les ménages français ont tendance à se tourner un peu plus qu’avant vers des placements financiers plus risqués et potentiellement utiles au financement des entreprises, à en croire les statistiques sur l’épargne et le patrimoine des ménages publiées par la Banque de France mercredi, rapporte le quotidien Les Echos. Ainsi, au deuxième trimestre, les flux d’épargne des ménages investis dans des titres risqués plus ou moins liquides ont atteint quelque 20 milliards d’euros, soit environ la moitié des nouveaux placements. Ces données sont à manipuler avec prudence car elles sont parfois très volatiles d’un trimestre à l’autre, précise le quotidien économique.A titre d’exemple, les flux de placements dans des contrats d’assurance-vie en unités de compte ont atteint 9,4 milliards d’euros sur le premier semestre. Sur neuf mois, les flux annuels investis sur ces contrats atteignent près de 14 milliards d’euros et dépassent ceux enregistrés sur l’ensemble de 2015 (13,1 milliards d’euros).L’intérêt des épargnants pour les placements risqués se retrouve également dans les flux placés dans les fonds d’investissement risqués (OPC-non monétaires). Ils ont atteint près de 15 milliards d’euros au deuxième trimestre de cette année.Toutefois, les Français continuent de favoriser les placements sûrs et liquides. Ainsi, les flux des dépôts à vue sur l’ensemble du premier semestre ont atteint plus de 25 milliards d’euros. Sur neuf mois, ils représentaient près de 30 milliards d’euros.
Hostmaker, le service européen de conciergerie pour les locations de courte durée, a annoncé ce 8 novembre une levée de fonds de 13 millions d’euros en série B, portant à 22 millions d’euros le montant total levé depuis sa création en 2014. Ce nouveau tour de table est conduit par Sansiri, l’un des plus importants promoteurs immobiliers thaïlandais et Gaw Capital, une société de gestion de fonds de capital-investissement spécialisée dans l’immobilier hôtelier et basée à Hong-Kong. Les investisseurs historiques DN Capital, Ventech et DSGCP ont également soutenu cette opération.Le nouveau tour de table fait suite à une levée de fonds de près de 6 millions d’euros effectuée en février 2017. Cette nouvelle opération va permettre à Hostmaker de continuer à investir dans le développement de ses technologies, et notamment dans son algorithme et ses différentes applications technologiques, explique un communiqué. Hostmaker, va également accélérer son développement en Europe et en Asie. La start-up ambitionne d’ouvrir une dizaine de bureaux d’ici 2018.
Le milliardaire Carl Icahn prend rarement sa Mercedes pour faire un tour. Et il parie que la plupart des Américains feront de même dans les années à venir. Il a ainsi décidé d’investir une petite participation minoritaire dans Lyft, un des concurrents d’Uber, et acquis une part majoritaire dans le loueur de voitures, Hertz Global Holdings. «Si vous considérez ces entreprises prises une à une, je ne pense pas qu’elles soient si intéressantes, a-t-il déclaré lors d’une récente interview à Bloomberg. Mais elles sont positionnées en tant qu’ensemble pouvant profiter de la nouvelle culture liée à l’utilisation de l’automobile.» «Il y a un changement séculaire, que nous considérons comme une grande opportunité, et ce sera bon pour Icahn Enterprises», a-t-il commenté.Il aurait ainsi investi dans les entreprises qui proposent des alternatives de transports à la simple possession individuelle d’un véhicule, près de 3 milliards de dollars, sans compter sa participation dans Hertz.
Unigestion a annoncé, ce 8 novembre, avoir investi dans Ascent Underwriting, une compagnie d’assurance spécialisée dans les cyber risques. L’opération, dont le montant n’a pas été dévoilé, a été réalisée par le fonds Unigestion Direct Opportunities 2015. La société de gestion suisse signe ainsi sa troisième opération de private equity cette année, portant ainsi à 6 le nombre d’opérations en capital-investissement.Unigestion a réalisé cet investissement aux côtés de Preservation Capital Partners, une société de capital-investissement spécialisée dans les services financiers. « Cet investissement, qui doit obtenir l’approbation des autorités de régulation, permettra à Ascent de renforcer sa présence sur le marché en croissance de la cyber assurance et d’accompagner sa stratégie visant à développer des produits complémentaires à travers des acquisitions », indique Unigestion dans un communiqué.En octobre, Unigestion avait déjà investi aux côté de Duke Street dans TeamSport, un opérateur britannique de karting « indoor ». Plus tôt dans l’année, la société de gestion a finalisé un investissement dans Eduko, une plateforme d’école maternelle. Unigestion Direct Opportunities 2015 est un fonds doté de 255 millions d’euros de capitaux.
Le monde de la néobanque n’a de cesse d’intéresser les fonds d’investissements. Ainsi, plusieurs d’entre eux dans le capital risque dont Goodwater Capital, ainsi que l’associé de Sequioa Capital, Michael Moritz à titre personnel, ont participé à une levée de fonds de 71 millions de dollars pour la néobanque britannique Monzo (ex-Mondo), a annoncé cette dernière. Les investisseurs existants tels que Orange Digital Ventures ont suivi l’opération. Monzo a été fondée en 2015 par Tom Blomfield et dispose depuis avril d’une licence bancaire intégrale au Royaume-Uni. Avec cette levée de fonds, elle fait partie des start-up de la Fintech les plus valorisées au monde. Elle fait mieux que Revolut, une autre néobanque récente et britannique également, qui a levé l'été dernier pas moins de 66 millions de dollars. Elle a ouvert un bureau en France pour y lancer ses activités. Revolut revendique à l’heure actuelle 960.000 utilisateurs grâce à sa licence de eMoney britannique «passeportable» partout en Europe. La start-up, créée en 2015 par le russe Nicolay Storonsky, est en cours de demande d’agrément bancaire auprès de la BCE pour ouvrir des services de crédits et de dépôts. Une issue est attendue pour début 2018. Elle prévoit également accès à des produits d'épargne «innovants» via un robot-conseiller et l’accès à des crypto-monnaies. Revolut compte à son capital, Ribbit Capital, l’un des plus gros fonds de Fintech aux Etats-Unis, ainsi que Index Ventures en Europe.
Une première. Un investisseur sur trois (33%) déclare que l’Allemagne est sa région d’investissement privilégiée pour l’immobilier commercial, selon le dernier baromètre de l’investissement immobilier commercial publié par BrickVest. C’est la première fois depuis la création de BrickVest (2015) que le Royaume-Uni n’est plus le premier choix des investisseurs interrogés, passant sur douze mois de 33% à 31% lors du dernier baromètre, et de 32% à 27% sur le trimestre écoulé. Le baromètre BrickVest révèle également que cette défiance est partagée par l’ensemble des investisseurs, qu’ils soient anglais, allemands, français, et américains. 45% des britanniques, 21% des américains, 19% des français et 18% des allemands citent le Royaume-Uni pour leurs investissements dans l’immobilier commercial, ce qui représente une baisse généralisée par rapport à 2016. Ils étaient respectivement 46%, 26%, 28%, et 21%. Presque un cinquième des investisseurs citent les Etats-Unis (17%), en très légère hausse sur 12 mois, tandis que la France recueille le même nombre de votes que l’an passé (15%). BrickVest calcule également chaque trimestre un indice d’appétit au risque immobilier. Sur l’ensemble des répondants, cet indice a progressé de 48 à 52 points depuis octobre 2016, traduisant un intérêt plus marqué pour des produits de croissance. Cet appétit est particulièrement marqué en Allemagne, où l’indice atteint un record historique à 62 points, contre 50 au troisième trimestre 2016, et aux Etats-Unis, où l’indice passe de 47 à 54. L’indice reste stable au Royaume-Uni, passant de 46 à 47 points en un an. A l’inverse, et dans un contexte où les réformes et mesures économiques se multiplient depuis la rentrée 2017, l’indice des investisseurs français a considérablement diminué de 62 à 45 points, les investisseurs privilégiant désormais davantage de produits de rendement. Cette classe d’actifs est d’ailleurs en forte progression en France, puisqu’elle est citée dans 37% des recherches contre 24% en 2016. Une fois de plus, les investisseurs français de BrickVest sont les plus diversifiés en matière de zone géographique. Alors que 45% des Anglais, 61% des Allemands et 40% des Américains privilégient leur marché national, les Français ne sont « que » 33% à investir à l’intérieur de leurs frontières. Leurs autres choix se portent sur l’Allemagne (24%), puis les Etats-Unis (22%) et le Royaume-Uni (19%).