L’investisseur activiste White Tale a vendu sa part de 24,99% dans Clariant au saoudien Saudi Basic Industries Corp (Sabic), qui devient ainsi le principal actionnaire du groupe chimique suisse. Sabic n’a pas donné le montant de la transaction mais la participation représente 2,4 milliards de dollars (1,93 milliard d’euros) sur la base de la capitalisation boursière de la cible. White Tale avait dit précédemment qu’il était un actionnaire de Clariant de long terme mais le groupe suisse avait opposé un refus à ses demandes d’un examen stratégique indépendant et d’obtenir trois sièges au conseil d’administration.
Lors de son traditionnel rendez-vous annuel, L’Hebdo des AG a demandé aux principaux proxys (ISS, Glass Lewis, Proxinvest et l’AFG) leur position sur les sujets forts de l’année, les rémunérations et le renouvellement de 44 dirigeants du SBF 120. Ils pourraient recommander de voter contre les rémunérations si l’équilibre court terme/long terme n’est pas respecté (ISS), ou si l’entreprise ne change pas de politique après une opposition de plus de 20% sur les rémunérations en 2017 (Glass Lewis). Proxinvest conseille d’appliquer la recommandation du code Middlenext demandant de porter «une attention toute particulière aux votes négatifs en regardant, entre autres, comment s’est exprimée la majorité des minoritaires». Pour sa part, l’AFG mettra à jour ses recommandations la semaine prochaine.
Les actionnaires de Sodexo réunis en AG ont approuvé toutes les résolutions. L’indemnité de non-concurrence de 1,9 million d’euros de Michel Landel, qui faisait litige, a été votée à 84,88%. Les autres résolutions sur les rémunérations ont été adoptées entre 87% et 88%. Mais compte tenu du quorum de 78%, la famille Bellon contrôlait environ 72% de l’assemblée. La rémunération fixe annuelle de Denis Machuel, l’actuel directeur général de Sodexo, sera de 900.000 euros, contre 933.400 pour son prédécesseur Michel Landel. La convention réglementée avec Bellon SA a été adoptée à 84,88%.
Alors que le fabricant de voitures électriques aura besoin de nouveaux fonds prochainement, son PDG lie sa rémunération des dix prochaines années au cours de Bourse.
Nouveau coup dur pour Twitter. Le site de communication a officialisé la démission de son directeur opérationnel (chief operating officer, COO). Anthony Noto quittera Twitter d’ici au 1er mars pour rejoindre SoFi en tant que directeur général. Son nom circulait avec insistance depuis plusieurs jours pour ce poste. Le prêteur en ligne américain était à la recherche d’un nouveau dirigeant depuis la démission de son PDG Mike Cagney en septembre 2017 à la suite de l’ouverture d’une enquête sur des accusations de harcèlement sexuel dont des employés passés et actuels auraient été victimes.
L’action de l’opérateur a progressé de 2,2% hier suite à un article du Monde, qui affirme qu’Orange et Deutsche Telekom ont discuté entre mai et septembre 2017 d’un projet de fusion. Mais le gouvernement français s’y est opposé car la différence de taille entre les deux groupes aurait conduit «à une absorption pure et simple d’Orange», ajoute Le Monde. Par ailleurs, le ministre Bruno Le Maire a déclaré que Stéphane Richard avait vocation à être reconduit à la tête d’Orange, mais qu’il devra renoncer à son mandat s’il est condamné dans l’affaire de l’arbitrage en faveur de l’homme d’affaires Bernard Tapie. Une réunion du comité de nomination d’Orange est prévue à ce sujet d’ici la fin de la semaine. Le conseil d’administration doit donner son avis définitif le 20 février.
Laurent Burelle, le président de l’Afep et Pierre Gattaz, celui du Medef, viennent de nommer deux nouveaux membres du Haut Comité de Gouvernement d’Entreprise (HCGE) : Jean-Luc Bélingard, ancien PDG de bioMérieux en remplacement de Denis Ranque et Vincent Strauss, président du conseil de surveillance de Comgest Global Investors en remplacement de Paul-Henri de la Porte du Theil. Les deux partants voyaient leur mandat arrivé à échéance.
Stéphane Richard à vocation à être reconduit a la tête d’Orange mais devra renoncer à son mandat s’il est condamné dans l’affaire de l’arbitrage contesté en faveur de l’homme d’affaires Bernard Tapie, a déclaré lundi Bruno Le Maire. «Stéphane Richard a fait du bon travail à la tête d’Orange. Donc il a vocation à être reconduit à la tête d’Orange», a déclaré le ministre de l’Economie et des Finances à Radio Classique, mais « si jamais dans le cours de cette procédure judiciaire il devait y avoir une condamnation, il remettrait immédiatement son mandat et démissionnerait ».
Jean-Pierre Mustier, l’administrateur délégué d’UniCredit, a réaffirmé hier son engagement «de long terme» envers la banque italienne en réaction à des rumeurs qui le disent bien placé pour la présidence de Deutsche Bank. Il avait auparavant défendu le plan stratégique d’UniCredit fondé sur la croissance organique. «Quand vous faites des fusions, vous passez plus de temps à intégrer qu'à transformer, ce qui risque de vous faire prendre du retard par rapport à vos concurrents», a-t-il fait valoir lors de la conférence «Breakingviews Prediction 2018» organisée par Reuters à Londres.
L’Union européenne (UE) a proposé de mettre en place une cour d’arbitrage spéciale pour régler ses contentieux avec la Suisse, dans le cadre des négociations en cours sur un nouveau traité entre Bruxelles et Berne, selon Reuters qui citait hier des sources impliquées dans les discussions. L’idée est de contourner les réticences de la Suisse à laisser la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) agir en tant qu’arbitre. Le tribunal d’arbitrage compterait trois membres, un nommé par l’UE, un autre par la Suisse et le troisième par consentement mutuel. La CJUE aurait toujours la possibilité d'émettre des avis sur l’interprétation des lois européennes gouvernant le marché unique.
Nestlé a annoncé hier soir proposer la candidature de trois nouveaux membres indépendants à son conseil d’administration, dont l’expertise devrait selon lui l’aider à accélérer sa transition vers la nutrition et la santé. Les candidatures de Pablo Isla, président directeur général d’Inditex, propriétaire de la marque Zara, Kasper Rorsted, PDG de l'équipementier sportif Adidas et Kimberly A. Ross, ancienne PDG du groupe de services pétroliers Baker Hughes seront présentées lors de l’assemblée générale annuelle prévue en avril. «(…) Chacun de ces candidats apporte une expérience et une expertise uniques qui seront immédiatement pertinentes pour Nestlé», a déclaré dans un communiqué le président du géant suisse de l’alimentation, Paul Bulcke. Lors de l’assemblée générale, trois administrateurs actuels, Andreas Koopmann, Steven G. Hoch et Naïna Lal Kidwai se retireront.
Le groupe offre une prime de départ de près de 2 millions d'euros à Michel Landel, en opposition au code Afep-Medef. Elle prend la forme d'une indemnité de non-concurrence.
L’Union européenne (UE) a proposé de mettre en place une cour d’arbitrage spéciale pour régler ses contentieux avec la Suisse, dans le cadre des négociations en cours sur un nouveau traité entre Bruxelles et Berne, selon Reuters qui cite des sources impliquées dans les discussions. L’idée est de contourner les réticences de la Suisse à laisser la Cour de justice de l’Union européenne agir en tant qu’arbitre, une hypothèse rejetée notamment par le parti nationaliste et conservateur UDC (Union démocratique du centre), premier parti représenté au parlement helvétique.
L’action d’une entreprise plonge ? L’occasion rêvée de miser sur un rebond. C’est le pari qu’ont fait les actionnaires individuels de Carillion, l’entreprise de BTP britannique aujourd’hui en faillite. Pendant que certains fonds vendaient à tour de bras, les particuliers se sont renforcés au capital à partir de l’automne, pour en détenir 30%, rapporte le FT. A leur décharge, certains institutionnels ont aussi perdu leur mise. Et tous les actionnaires, ou presque, ont voté dans un bel élan (98%) lors de l’assemblée générale en mai 2017 une résolution changeant la politique de rémunération de Carillion : la nouvelle règle permet à l’ex-patron du groupe de conserver son bonus même en cas de faillite de l’entreprise…
Dassault Systèmes a annoncé hier une évolution de son équipe dirigeante, dans le cadre notamment du départ en retraite de l’un des fondateurs de l’entreprise, Philippe Forestier, chargé des relations extérieures. Par ailleurs, Monica Menghini, en charge de la stratégie, quitte le groupe «pour des raisons familiales» Ces deux départs prendront effet le 28 février.Thibault de Tersant, actuellement en charge des finances, sera remplacé par Pascal Daloz qui supervisera aussi la stratégie. Thibault de Tersant deviendra secrétaire général. Leurs prises de fonction seront effectives le 5 février.
Dassault Systèmes a annoncé mercredi une évolution de de son équipe dirigeante, dans le cadre notamment du départ en retraite de l’un des fondateurs de l’entreprise, Philippe Forestier, directeur général adjoint, chargé des relations extérieures & affaires internationales. Par ailleurs, Monica Menghini, directrice générale adjointe, en charge de la stratégie, quitte le groupe «pour des raisons familiales», a indiqué Dassault Systèmes dans un communiqué. Son départ et celui de Philippe Forestier prendront effet le 28 février.
Après de lourdes dépréciations au dernier trimestre 2017, la quatrième banque américaine entend bien gâter ses actionnaires grâce à la baisse de son taux d'imposition.