Le Polonais Donald Tusk, président sortant du Conseil européen, a été élu mercredi à la tête du Parti populaire européen (PPE), la formation la plus puissante au Parlement de Strasbourg mais minée par ses divisions intestines. L’ex-Premier ministre polonais, qui succède au français Joseph Daul (Les Républicains), n’avait aucun candidat face à lui. Fédération de partis conservateurs et centristes de toute l’UE, le PPE a perdu 35 sièges à l’issue des élections de la fin mai. Dans ses nouvelles fonctions, le futur ex-président du Conseil européen - son mandat s’achève le 30 novembre - devra notamment trancher la question du Fidesz, le parti du Premier ministre hongrois Viktor Orban, suspendu en mars dernier en raison des inquiétudes concernant l’Etat de droit en Hongrie.