Philippe Platon, directeur financier Groupe, UP Group (ex-Groupe Chèque Déjeuner) à la rédaction de l’Agefi Hebdo : «Même si nous disposons d’importants encours de trésorerie à placer, puisque nous émettons des chèques déjeuners qui nous sont achetés chaque mois par nos clients que nous remboursons chaque jour, les possibilités de placement sont limitées par la réglementation, variable selon les pays. En France, nous devons ainsi nous en tenir aux produits à capital garanti et offrant une disponibilité immédiate. Nous restons ainsi pour l’essentiel sur des produits bancaires, comptes courants rémunérés et placements à terme, et grâce à la partie long terme de nos placements, nous n’avons pas encore subi les effets de la baisse des taux. Mais bientôt, nous allons devoir renouveler des échéances.» Quels supports envisagez-vous ? «Dans les comptes à terme à intérêts progressifs, le préavis de sortie de 32 jours nous pose problème et de toute façon, le rendement dépasse rarement 1 %. Les banques nous proposent des produits plus structurés, sous forme d’OPCVM, souvent établis à Malte ou au Luxembourg et utilisant du levier, ce qu’il nous faudra analyser de près. Le coeur des placements va rester dans les produits à terme et nous envisageons d’être plus souples sur les risques de contrepartie et de travailler avec de nouvelles banques de la zone euro, italiennes par exemple, ce qui permet de gagner environ 0,50 % de rendement supplémentaire. En France, les caisses locales de grands groupes offrent parfois des suppléments de rendement intéressants aussi. En général, nous sommes peu sollicités, spontanément, par des banques offrant des placements, nous repérons les opportunités via nos filiales, proches des banques du fait de notre activité.»