Suspicion. Pour les annonciateurs d’une bulle immobilière, la France serait le marché à surveiller comme le lait sur le feu. D’après les statistiques de l’Aspim-IEIF, au premier semestre 2017, les sociétés civiles de placement immobilier (SCPI) ont collecté 3,8 milliards d’euros, soit 56 % de plus qu’à la même période un an plus tôt. Un record, d’autant que l’institution estime que « le volume global de collecte pour l’ensemble de l’année 2017 devrait être compris entre 8,5 et 8,7 milliards d’euros ». Derrière le déversement de ces capitaux monumentaux : de très nombreux particuliers. Echaudés par des placements qui ne « rapportent plus », l’immobilier plaît et rassure. D’autant que les contrats d’assurance-vie commencent à en être truffés. Moins sereins, les gestionnaires de fonds voient le prix des immeubles de bureau de qualité, (trop) recherchés, flamber. Fidelity International souligne dans une note que « l’écart de rendement entre les actifs immobiliers européens de qualité secondaire et les actifs prime a grimpé en flèche ». Avec un écart de 150 points de base, Fidelity juge cet écart peu supportable dans le temps « d’autant que les actifs immobiliers comportent un risque en capital : leur rapide obsolescence ».