Désintermédiation. Deux décrets viennent de boucler la réforme des deux véhicules de financement de l’économie par des fonds, les FPS (fonds professionnels spécialisés) et les OT (organismes de titrisation). Les OT, qui ont le monopole du tranchage au passif, pourront désormais octroyer des prêts en direct et conclure des opérations de sous-participation. L’OFS pourra, en outre, détenir un large éventail d’actifs financiers, y compris en capital. Il emprunte à l’OT sa souplesse et son étanchéité à la faille mais en outre, l’OFS bénéficie du cadre AIFM (gestion de fonds alternatifs) et peut être agréé Eltif, pour répondre aux attentes des investisseurs européens. Il a vocation à devenir le véhicule central d’investissement et de financement en France, et à remplacer, sans dissolution, les FPS et les OT. La version sociétaire de l’OFS (société de financement spécialisée ou SFS) va voir son régime fiscal de faveur précisé dans la loi de finances pour 2019.
Pause. Alors que le prix d’acquisition des PME non cotées européennes avait atteint son plus haut niveau fin juin, les valorisations se stabilisent. Au troisième trimestre 2018, l’indice Argos Soditic, qui mesure l’évolution des prix sur les opérations comprises entre 15 et 500 millions d’euros, s’est établi à 9,8 fois l’Ebitda, contre un multiple de 9,9 trois mois plus tôt. Si les multiples payés par les acquéreurs stratégiques se sont maintenus à 9,9, ceux payés par les fonds ont reculé de 9,9 à 9,3. Une baisse qui reflète « le souci de discipline des gérants de fonds », selon Argos Wityu et Epsilon Research, qui publient l’indice. « Les multiples demeurent très élevés, ce qui pourrait conduire les consolidateurs à réévaluer leur budget, ou abaisser leurs prétentions. Dans les deux cas, la pertinence stratégique des opérations et la capacité à délivrer des synergies demeurent cruciales », estime la recherche d’Octo Finances.
« Collateral ». Le prêt, de 15 millions sur une durée de 6 ans, est structuré en forme de facilité garantie par les avions de type ATR qu’il finance. Il sera délivré en quatre tranches. La vocation du fonds, géré par Acofi et Chetwode, consiste à financer un actif essentiel à l’activité de l’emprunteur. Le Fonds Predirec ABL-2, qui a réalisé son premier closing fin 2017, finalise actuellement un second closing avec un objectif final de 300 millions d’euros. Il affiche un objectif de rendement net de 4,5 % et interviendra notamment sous forme de leasing. Pour cette opération, Acofi s’est appuyé également sur la société Avico Asset Management pour l’arrangement et l’origination de la transaction.
La banque italienne UniCredit a annoncé mercredi matin avoir levé 3 milliards de dollars d’obligations senior non préférées auprès d’un «investisseur institutionnel de premier plan». Selon Il Sole 24 Ore, le gérant américain Pimco serait le souscripteur de ce placement privé assez unique par sa taille. L'émission doit permettre à UniCredit d’améliorer son ratio TLAC, le coussin de sécurité imposé aux banques d’importance systémique en cas de résolution.
Le recul des défaillances d’entreprises devrait s’interrompre cette année en France, selon Euler Hermes. Pour l’assureur crédit, après avoir baissé de 7% en 2016 comme en 2017, le nombre de défaillances devrait se stabiliser cette année (0%). Il devrait ensuite repartir à la hausse - pour la première fois depuis 2015 - avec une progression de 2% attendue en 2019. La fin de la tendance baissière à l’oeuvre depuis avril 2015 a déjà commencé à se matérialiser. Par rapport au point bas atteint fin mai 2018 (avec un cumul de 53.113 défaillances sur douze mois), le nombre de défaillances d’entreprises françaises a progressé de 2,2% pour s'établir à 54.275 sur un an à fin octobre.
Le groupe canadien d'énergie éolienne Boralex a engagé le refinancement d’une grande partie de la dette de ses actifs français, selon Bloomberg. Le groupe a mandaté Messier Maris & Associés. Boralex souhaite profiter de l’intérêt des investisseurs pour ce type d’actifs afin de réduire le coût de sa dette. Boralex s’est lancé en France en 2001 et a investi 1,3 milliard d’euros. Les actifs français portent 800 millions d’euros de dette. En France, le groupe prévoit de porter ses capacités de production éolienne à plus de 1.000 MW en 2020 contre 832 MW actuellement. Il n’exclut pas de réaliser des acquisitions.
Le groupe canadien d'énergie éolienne Boralex a engagé le refinancement d’une grande partie de la dette de ses actifs français, indique à Bloomberg Patrick Decostre, general manager de Boralex pour l’Europe. Le groupe a mandaté pour cela Messier Maris & Associés. Boralex souhaite profiter de l’intérêt des investisseurs pour ce type d’actifs afin de réduire le coût de sa dette.
Le recul des défaillances d’entreprises devrait s’interrompre cette année en France, selon Euler Hermes. Dans un communiqué publié aujourd’hui, l’assureur crédit précise qu’après avoir baissé de 7% en 2016 comme en 2017, le nombre de défaillances devrait se stabiliser cette année (0%). Il devrait ensuite repartir à la hausse - pour la première fois depuis 2015 - avec une progression de 2% attendue en 2019.
La banque cantonale de Saint-Gall (St.Galler Kantonalbank) a embauché Andreas Schiffer en tant qu’analyste de fonds senior courant octobre, a appris NewsManagers. Andreas Schiffer avait quitté Raiffeisen en août 2018, où il occupait un rôle similaire, après avoir rejoint la banque zurichoise en février 2014. Il avait travaillé auparavant pour Notenstein La Roche, devenue banque privée de Raiffeisen à partir de 2012 avant qu’elle ne soit revendue à Vontobel en mai dernier.
L’opérateur postal français a placé vendredi 500 millions d’euros d’obligations vertes à 10 ans. Les titres ont été vendus à un spread de 57 points de base au-dessus des mid-swaps, contre une fourchette resserrée à 60-65 pb. Le livre d’ordre a atteint 2,1 milliards d’euros. CA CIB et Natixis ont structuré ce green bond, placé avec l’aide de Deutsche Bank, ING et la Société Générale.
L’opérateur postal français a placé vendredi 500 millions d’euros d’obligations vertes à 10 ans. Les titres ont été vendus à un spread de 57 points de base au-dessus des mid-swaps, contre une fourchette resserrée à 60-65 pb. Le livre d’ordre a atteint 2,1 milliards d’euros. CA CIB et Natixis ont structuré ce green bond, placé avec l’aide de Deutsche Bank, ING et la Société Générale.
La réforme créant les organismes de financement spécialisés (OFS) sera applicable début 2019 et intéresse les spécialistes de la dette privée et du private equity.
Mediawam a signé hier, avec un pool de 9 banques françaises et internationales, des accords prévoyant la mise en place d’un nouveau crédit pour 230 millions d’euros. Ce crédit bancaire, avec une maturité à mi-2024, comprend une ligne de 150 millions visant à refinancer les crédits existants et des facilités additionnelles à hauteur de 80 millions «disponibles pour financer les futures opérations de croissance externe», explique Mediawan. «Cette opération permettra au groupe de regrouper la dette financière (hors crédits de production) au niveau de la société Mediawan SA», ajoute la société de création audiovisuelle lancée par Xavier Niel, Matthieu Pigasse et Pierre-Antoine Capton.
Mediawam a signé aujourd’hui, avec un pool de 9 banques françaises et internationales, des accords prévoyant la mise en place d’un nouveau crédit pour un montant total de 230 millions d’euros. Ce crédit bancaire, avec une maturité à mi-2024, comprend une ligne de 150 millions visant à refinancer les crédits existants et des facilités additionnelles à hauteur de 80 millions « disponibles pour financer les futures opérations de croissance externe », explique Mediawan.
Nyrstar a obtenu une bouée financière de son premier actionnaire. Trafigura a débloqué une nouvelle facilité de crédit d’un montant de 650 millions de dollars, qui remplacera la ligne existante de 250 millions. La nouvelle facilité arrivera à maturité en juin 2020, contre décembre 2019 pour la précédente. En parallèle, le producteur de zinc et son actionnaire ont signé un nouvel accord de prépaiement des matières premières de 220 millions. Il sera refinancé par la facilité de crédit.
En juillet, BT Pension Scheme a vendu 60 % de Hermes Investment Management à Federated Investors, une opération valorisant la société de gestion britannique à 410 millions de livres. « Cela peut sembler arrogant, mais nous avons choisi Federated parce qu’ils ont posé les bonnes questions », explique Saker Nusseibeh, le directeur général d’Hermes, dans une interview au Financial Times fund management. Lors de l’étape finale, trois sociétés de gestion convoitaient Hermes, pas uniquement pour ses encours, mais aussi pour son savoir-faire en matière de conseil aux investisseurs sur les critères ESG, le stewardship et « mettre les bénéficiaires au cœur de ce que nous faisons », indique Saker Nusseibeh. Hermes, créée en 1983 pour gérer les fonds de pension de Post Office, Royal Mail et BT, est une société atypique dans le secteur de la gestion. C’est un gestionnaire actif relativement petit avec de fortes convictions, avec des encours de 36 milliards de livres. Mais son pôle EOS, qui conseille les actionnaires, a des encours conseillés de 359 milliards et travaille avec des fonds de pension et investisseurs institutionnels dans le monde entier. Lorsque Saker Nusseibeh est arrivé chez Hermes en tant que directeur des investissements en 2009, la société avait peu de clients externes. Cette année-là, les revenus d’Hermes venant de clients externes au BT Pension Scheme étaient de 8 %. En septembre de cette année, ce chiffre avait grimpé à 74 %.
La mutuelle d’assurance Sham et Acofi Gestion ont créé un fonds de 100 millions d’euros qui aura vocation à financer le secteur public local, dont Sham est un acteur au travers de Sofaxis, ex-filiale de Dexia Crédit Local. Opérationnel depuis novembre 2018, le fonds prendra position sur des emprunts des collectivités territoriales, de leurs groupements et autres entités du secteur public en France métropolitaine. «Ce fonds est la troisième réalisation d’Acofi Gestion dans cette thématique d’investissement qui représente près de 400 millions d’euros», précise un communiqué commun des deux groupes.