Jeff Bezos a vendu pour 990 millions de dollars (884 millions d’euros) d’actions Amazon entre jeudi et vendredi dernier, soit 2,8 milliards de dollars sur la semaine écoulée. Sur les trois derniers jours de juillet, le fondateur du groupe américain de distribution en ligne avait déjà vendu 1,8 milliard de dollars d’actions, selon un document déposé auprès de la Securities and Exchange Commission (SEC). Cette cession s’inscrit dans le cadre d’un plan annoncé, selon lequel Jeff Bezos prévoit de vendre chaque année pour environ un milliard de dollars d’actions afin de financer Blue Origin, son projet de voyages dans l’espace.
L’émission high yield de 500 millions de dollars suspendue doit participer au financement d’une mine de potasse dont le coût atteint 3,8 milliards de dollars.
Ce financement serait constitué d’une facilité de crédit de 2 milliards de dollars et d’un prêt à terme différé de 4 milliards. Les engagements sont attendus mi-août.
Jeff Bezos a vendu pour 1,8 milliard de dollars (1,63 milliard d’euros) d’actions Amazon entre lundi et mercredi, réduisant la valeur de sa participation dans le groupe qu’il a fondé et qu’il dirige à environ 110 milliards de dollars. Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’un plan précédemment dévoilé, selon lequel il prévoit de vendre annuellement environ un milliard de dollars d’actions afin de financer Blue Origin, son projet de voyages dans l’espace. L’annonce montre aussi que son ex-femme, MacKenzie Bezos, est désormais le deuxième actionnaire individuel d’Amazon avec une participation de plus de 37 milliards de dollars, suite à leur accord de divorce annoncé en avril.
Le tribunal de commerce d’Amiens a confié hier à l’entreprise Ageco Agencement la reprise de la société WN, qui avait repris le site Whirlpool de la ville et a été placée en redressement judiciaire, pour un projet prévoyant la sauvegarde de 44 emplois. Les 138 autres salariés de WN, dont l’activité, la fabrication de casiers connectés réfrigérés, n’a jamais vraiment décollé, seront licenciés. Le sort des salariés de Whirlpool Amiens avait été au cœur de la campagne présidentielle de 2017, avec la visite des deux finalistes, Emmanuel Macron et Marine Le Pen, quelques jours avant le second tour.
Les banques italiennes ont approuvé un plan de sauvetage de Carige, a annoncé hier Salvatore Maccarone, président du fonds interbancaire de garantie des dépôts en Italie (FITD). Ces banques supporteront l’essentiel de la charge de ce plan d’un montant global de 900 millions d’euros. Via le FITD, elles vont convertir en actions Carige pour 313 millions d’euros d’obligations hybrides, injecter 238 millions d’argent frais et garantir une émission de titres supplémentaires de 85 millions d’euros réservée aux actionnaires actuels. La banque coopérative Cassa Centrale Banca (CCB), qui ne fait pas partie du FITD, devrait souscrire à hauteur de 63 millions d’euros à l’augmentation de capital de Carige. Elle disposera en outre d’une option valable deux ans pour acheter la part du fonds dans la banque génoise. La CCB achètera aussi pour 100 millions d’euros d’obligations convertibles de Carige, soit la moitié du montant total de l'émission prévue par cette dernière.
Le groupe suisse de services aéroportuaires a officialisé hier un refinancement de 1,6 milliard d’euros. Il comprend un term loan B de 730 millions d’euros, de nouvelles obligations senior secured notes à 5 ans en euros pour 500 millions et senior unsecured à 5 ans également pour 280 millions, une facilité renouvelable de 75 millions et une facilité à tirages étalés de 50 millions. Swissport espère boucler le refinancement d’ici au 8 août. Les fonds levés lui permettront notamment de refinancer les 628 millions d’euros d’obligations Swissport Financing émises en 2017. Le groupe avait alors avait dû émettre ces titres après s'être retrouvé en défaut technique à cause de son actionnaire, le chinois HNA.
Amundi Immobilier, pour le compte des fonds qu’elle gère, et Crédit Agricole Assurances, viennent d’acquérir en VEFA (vente en état futur d’achèvement) l’ensemble immobilier l’Académie situé à Montrouge. Cet ensemble de bureaux de 33.000 m², développé par le promoteur Axe Promotion, est situé à Montrouge dans les Hauts-de-Seine, et jouxte le Campus Evergreen du groupe Crédit Agricole. L’Académie disposera de 321 places de stationnement, de 2.800 m2 d’espaces extérieurs dont un vaste patio central arboré et aménagé, d’un auditorium de 133 à 197 places et des espaces de restauration. Ce nouvel ensemble vise les certifications effinergie+, Breeam Excellent et HQE Excellent. A compter de sa livraison prévue fin juin 2021, le bâtiment sera entièrement occupé par CACEIS.Amundi Immobilier a été nommé gérant de la structure et assurera l’asset management de cet ensemble immobilier.
Le tribunal de commerce de Paris a prononcé hier la liquidation judiciaire de la maison de prêt-à -porter Sonia Rykiel, fondée il y a plus d’un demi-siècle par la créatrice à l’opulente chevelure rousse, décédée en août 2016. Celle-ci avait ouvert en mai 1968 sa première boutique à Saint-Germain-des-Prés, au coeur de Paris. Cédée en 2012 à une holding de Hong Kong, la marque a connu ces dernières années un inexorable déclin, qui s’est traduit par son placement en redressement judiciaire début mai et désormais sa liquidation.
La Banque européenne d’investissement (BEI) a annoncé hier qu’elle n'étudierait plus de nouveaux dossiers de financement en Turquie au moins jusqu'à la fin de l’année, le temps d’achever une revue stratégique de ses activités dans le pays. Cette décision s’inscrit dans le cadre des mesures prises par l’UE contre la Turquie pour protester contre les projets de prospection gazière d’Ankara au large des côtes de Chypre. La BEI a accordé entre 0,4 et 2,2 milliards d’euros par an de financements dans le pays sur chacune des trois dernières années.
Après un premier closing en janvier 2019, Eurazeo a annoncé hier avoir réalisé le closing final du programme d’investissement Eurazeo Capital IV dont la taille totale s’élève à 2,5 milliards d’euros. Environ 700 millions d’euros lui ont été confiés par des investisseurs partenaires, soit près de 40% de plus que pour le fonds précédent Eurazeo Capital III. Dans la lignée des programmes précédents, ce dernier programme permet à Eurazeo d’investir dans des sociétés de taille intermédiaire à fort potentiel de développement à la fois en Europe et aux Etats-Unis. Eurazeo Capital a déjà réalisé, à travers ce programme, des investissements majeurs en Europe avec Iberchem, Albingia et DORC et aux Etats-Unis avec Trader Interactive et Worldstrides. La société d’investissement cotée sur Euronext Paris confirme ainsi ses ambitions dans le domaine de la gestion pour compte de tiers, tout en développant son modèle qui conjugue fonds propres et investisseurs partenaires. Cette levée de fonds a été réalisée auprès d’investisseurs partenaires internationaux institutionnels de premier rang - gérants d’actifs, fonds souverains et compagnies d’assurance - et familiaux en provenance d’Amérique du Nord (51%), d’Europe (36%), et d’Asie (13%).
Alcentra, filiale de la banque américaine BNY Mellon, a annoncé hier avoir levé 5,5 milliards d’euros pour financer son activité de prêts directs aux entreprises en Europe. Ce montant, largement supérieur aux 3 milliards d’euros initialement visés, reflète une forte demande des investisseurs originaires d’Europe, du Moyen-Orient, des Etats-Unis et d’Asie. Cette levée de fonds porte les actifs sous gestion de la plate-forme de prêts directs d’Alcentra dans la région à plus de 10 milliards de dollars (9 milliards d’euros), pour des actifs sous gestion totalisant 39 milliards de dollars.
Servier a émis hier un placement privé inaugural de 405 millions de dollars (363 millions d’euros) sur le marché de la dette privée USPP, en 4 tranches de maturités : 7, 10, 12 et 15 ans, avec une sursouscription de plus de quatre fois et des maturités particulièrement longues à 12 et 15 ans. Cette émission, menée par Société Générale, s’inscrit dans le cadre du refinancement du crédit syndiqué mis en place en août 2018 lors de l’acquisition de la branche oncologie de Shire. Cette opération permet au laboratoire pharmaceutique français d’accompagner son développement sur le marché américain. «Cette première transaction sur le marché des placements privés US (USPP) […] dote le groupe d’un socle de financement long terme répondant à ses ambitions de développement», a déclaré Dominique Brissy, vice-président exécutif Finance et Systèmes d’Information de Servier. Le groupe français envisage d’avoir recours à nouveau à ce type de financement.
Le groupe financier espagnol Santander a dévoilé ses résultats pour le deuxième trimestre 2019. A fin juin 2019, les actifs sous gestion cumulés de la banque privée et de la gestion d’actifs (Santander AM) de Santander s'élevaient à 377 milliards d’euros, soit une hausse de 3% par rapport à juin 2018. Les actifs des fonds et investissements comptaient pour 233 milliards d’euros d’encours (195 milliards pour Santander AMet 64milliards pour la banque privée), soit une hausse de 3% sur un an glissant. Santander AM a accru sa part de marché dans plusieurs pays depuis le début de l’année selon Santander, notamment en Espagne et au Chili. La banque privée note, elle, des augmentations du nombre de clients au Brésil et au Chili. Profit en baisse Santander a réalisé un profit net de 3,23 milliards d’euros durant la première moitié de 2019, en nette baisse par rapport à juin 2018 (-14%). Au deuxième trimestre 2019, le profit net a baissé de 24,4% à 1,39 milliards d’euros (contre 1,84milliards au premier trimestre2019). Le groupe a dû faire face à des charges de 814 millions d’euros liés auplande réduction de coûts de 10%en Europe (soit 1 milliardd’euros) annoncé début avril. Cela inclut particulièrement des coûts de restructuration en Espagne (600 millions d’euros) et au Royaume-Uni (26 millions d’euros). Le bénéfice par actionde Santander s'élevait à 0,076 euro, en baisse respectivement de 16,4% et de26,7% par rapport à fin juin 2018 et fin mars 2019.