La Banque Cantonale de Genève (BCGE) a dévoilé ses résultats pour l’exercice 2018. L’institution helvétiquea vuson résultat opérationnel s'établir à 161,3 millions de francs suisses fin 2018, en hausse de 25,7% sur un an, tandis que son résultat net ressort à 91,2 millions de francs suisses (+11,7% par rapport à décembre 2017). Les actifs gérés etadministrés par BCGE s'élevaient à 26,7 milliards de francs suisses au 31 décembre 2018, en progression d'1,2% sur une année glissante. La société note que les encours de la clientèle institutionnelle ont augmentéde 2,1% à 12,8 milliards de francs suisses et ceux de la clientèle privée atteignaient 13,9 milliards de francs suisses. BCGE précise que sesactivités de banque privée se sont renforcéesavec 434 nouveaux mandats de gestion de la gamme Best of. Quant à la gamme de fondsde placement Synchrony, les encours sont là aussi en hausse et s'établissent à 2,6 milliards de francs suisses (+2,7%). Parmi les priorités stratégiques de BCGE pour 2019 figurent l’expansion ciblée dans la banque privée suisse et internationale ainsi que l’accroissement desparts de marché dans la gestion d’actifs et des fonds de placement sur le marché suisse et international. En janvier dernier, Jérôme Monnier, directeur du développement de la gestion privée et membre du directoire de Banque Cantonale de Genève (France), indiquait à NewsManagersque BCGE (France) visait un milliard d’euros d’encours d’ici 2021.
BlackRock et Vanguard ont ensemble drainé plus de la moitié de la collecte nette dans les fonds de long terme (hors fonds monétaires) en 2018, selon le Financial Times fund management. L’an dernier, les souscriptions nettes dans les fonds de long terme ont chuté d’environ 70 % l’an dernier à 606 milliards de dollars, selon Morningstard. BlackRock et Vanguard, les deux principaux fournisseurs de fonds indiciels, ont réuni 57 % de ce montant.
Guggenheim Partners a annoncé que le régulateur américain ne prendrait pas de mesure contre la société suite à une enquête sur son activité de gestion d’actifs, rapporte le Wall Street Journal. La Securities and Exchange Commission avait enquêté sur une série de transactions liées à Guggenheim, son directeur général et une société financière de Miami dirigée par d’ancien gérants de Guggenheim.
Schroders has hired Stephanie Chang as an Environmental, Social and Corporate Governance (ESG) integration specialist, a newly-created role. She will be focused on «enhancing Schroders’ ability to embed sustainability across its investment teams to better meet the needs of its clients», according to a press statement. Stephanie Chang previously spent almost five years at PwC where she was an assistant director for sustainability and climate change. There shefocused on the impacts of climate change for financial services and helped clients develop risk management frameworks to respond to the low carbon transition. Stephanie Chang will report to Schroders’ head of sustainable research, Andrew Howard.
Encours stables, trading en hausse Les encours des ETF (Exchange traded funds) sont restés stables en 2018, à 4.800 milliards de dollars, les rendements négatifs des marchés ayant été compensés par les flux entrant de +533 milliards au niveau mondial, selon la Global ETF Annual Review de Deutsche Bank. Les ETF Actions ont encore capté l’essentiel de la collecte malgré un ralentissement par rapport à 2017 (+348 milliards contre +478), tandis que les ETF Fixed income ont engrangé +142 milliards (+157 en 2017) et les ETP (Exchange traded products) sur les matières premières +3,8 milliards (+9,8 en 2017). BlackRock (+166 milliards) et Vanguard (+93) dominent la collecte globale. Mais le retour de la volatilité a freiné le lancement de nouveaux produits, à 711 sur 5.773 en tout (140 sur 1.674 en Europe, dont 92 sur les actions), avec quand même 53 nouveaux fournisseurs comme Mirae AM, PGIM ou encore L&G IM en Europe. La volatilité a aussi renforcé l’activité de négociation sur les parts d’ETF, en particulier aux Etats-Unis : +43 % de turnover, jusqu’à 35 % du marché actions américain ou plus de 6 fois les encours ! Aux Etats-Unis, les actifs des ETF ont terminé l’année à 3.380 milliards (-0,7 %), avec +313 milliards liés aux souscriptions (+212 milliards en ETF Actions) : BlackRock a enregistré +134 milliards de souscriptions (à 1.329 milliards), devant Vanguard (+85 à 856 milliards) et Charles Schwab (+28 à 115 milliards), alors que State Street (+3,3 à 535 milliards) et Invesco (+5,1 à 164 milliards) perdent des parts de marché. Les ETF smart beta ont drainé la moitié des flux sur les actions. En Asie, les ETF ont enregistré des rentrées records, stimulées par les achats de la Banque du Japon, principalement sur l’indice Topix : à +141 milliards de dollars (dont +119 pour les ETF Actions) pour un total d’actifs à 513 milliards (+15 % malgré un effet de marché de -16,9 %). Nomura collecte +35 milliards de dollars (à 138 milliards) devant Daiwa (+15,1 à 60 milliards) et Nikko AM (+12,2 à 62 milliards). Redistribution ? En Europe, où les investisseurs ont réalloué une partie des encours des ETF Actions Europe à des produits exposés aux Etats-Unis, notamment à la dette souveraine en fin d’année du fait de l’incertitude sur les actions, les souscriptions nettes ont atteint +57 milliards de dollars, pour un encours de 761 milliards de dollars (-4,3 %), avec +36 milliards sur les actions et +18 milliards sur le fixed income. BlackRock a collecté +18,5 milliards en euros (à 289 milliards), devant DWS (+6,1 à 68,6 milliards), mais perd un peu de sa part de marché passée de 49 % à 46 % en deux ans, comme Lyxor (+2,5 à 61,2 milliards) et surtout UBS (-673 millions à 37,7 milliards), au profit de State Street (+5 à 26,1 milliards), Amundi (+3,7 à 38,6 milliards), Vanguard (+2,9 à 31,2 milliards) et BNP Paribas (+2,4 à 9,5 milliards), également parmi les belles collectes. Entre risques géopolitiques et préoccupations sur la croissance, les flux vers les ETF devraient continuer à augmenter en 2019 selon l’étude, qui rappelle également le changement de réglementation attendu pour plus de transparence aux Etats-Unis.
La société de gestion américaine Capital Group, qui gère 1.600 milliards de dollars, annonce dans un communiqué vouloir continuer à élargir sa gamme de fonds luxembourgeois avec le lancement d’un ou deux fonds par an sur les trois prochaines années. Actuellement, la société offre 23 fonds de droit luxembourgeois. La société indique vouloir se renforcer en Europe, où elle fête ses 50 ans de présence. Elle dispose sur le Vieux Continent de 520 professionnels et de huit bureaux: Amsterdam, Francfort, Genève, Londres, Luxembourg, Madrid, Milan et Zurich.
Charles Schwab et Fidelity Investments rendent gratuites les transactions sur des centaines d’ETF supplémentaires sur leurs plates-formes, rapporte le Wall Street Journal. Mardi matin, Schwab a annoncé qu’il allait doubler le nombre d’ETF qui peuvent être achetés et vendus sans frais sur sa plate-forme. Fidelity a suivi dans l’heure, indiquant que sa plate-forme élargirait aussi sa gamme à commission zéro pour y inclure plus de 500 ETF.
Le gestionnaire d’actifs américain WisdomTree, spécialiste des produits indiciels cotés, a engagé des discussions fin 2018 avec JPMorgan en vue d’une cession, a révélé l’agence Bloomberg. Les pourparlers entre les deux groupes ont tourné court en raison de la chute des valorisations des gestionnaires d’actifs au dernier trimestre, liée à celle des marchés actions. Depuis décembre, le fil est rompu et WisdomTree a renoncé à se vendre, mais pourrait à nouveau privilégier cette option si le cours de son action rebondit.
Ivanhoé Cambridge, la filiale immobilière de la Caisse de dépôt et placement du Québec, nourrit de fortes ambitions en Europe où elle compte doubler ses investissements de 8 à 16 milliards d’euros d’ici trois à cinq ans. La France, le Royaume-Uni et l’Allemagne sont ses marchés clés. Le groupe s'intéresse particulièrement au Grand Paris où elle compte notamment investir plus de 750M€ dans un nouveau fonds immobilier vert.
Selon une enquête réalisée par Bloomberg Intelligence et Simmons & Simmons, les encours pourraient progresser de 21% d'ici à 2025 alors que les frais de gestion augmenteront de seulement 8%.
Le groupe Credit Suisse vient de nommer Ricardo Castillo en tant que responsable des ventes et membre du comité de direction de gestion de fortune internationale en Amérique Latine (IWM). Basé à Genève, ilaura pour mission de diriger l’équipe de conseil en investissement pour l’Argentine, le Chili et l’Uruguay, selon un document internede Jorge Fernández Amann, directeur du pôle Amérique Latine,que NewsManages a pu consulter. L’intéressé n’arrive pas seul puisque la banque privée suisse a renforcé sonéquipe de gestion de fortune dans la région avec les arrivées de nouveaux conseillers clients : Marco Pacheco Romero, Andres Martin Cazenave et Rodrigo Pitre Mendez.D’autres arrivées devraient avoir lieux dans les prochains mois. Au total, l'équipe est désormais constituée de cinqpersonnes puisque la banque avait enregistré l’arrivée deMaria Vega Ibañez De La Cruz, en tant que directrice adjointe commercial pour l’Argentine, le Chili et l’Uruguay (ConoSur).
La Caisse Autonome de Retraite des Chirurgiens-Dentistes (CARCDSF) a sélectionné, au terme d’un appel d’offres restreint et avec l’appui d’Hexagone Conseil, Eiffel Investment Group pour gérer un fonds dédié de dette privée. Doté de 100 M€, le fonds interviendra en dette privée senior, sur des PME ou ETI françaises ou européennes. A terme il vise à financer plus d’une trentaine de transactions. Le fonds pourra intervenir seul, aux côtés d’autres fonds (notamment gérés par Eiffel Investment Group), ou de banques. «Ce fonds contribue à diversifier les placements de la CARCDSF dans l’intérêt de ses mandataires, et vise à procurer un rendement régulier avec un risque maîtrisé», explique Patrice Ronceret, directeur de la caisse. «Eiffel Investment Group a su, au terme d’un process compétitif, nous convaincre de la pertinence de son approche et nous nous réjouissons de travailler avec leur équipe».
Les flux d’ETF dans le monde ont nettement reculé depuis leur record de 2017, souligne une étude de Lyxor intitulée « 2018 : ETFs endure in challenging times ». Les gérants actifs ont encore plus souffert, ajoute cette étude.
JP Morgan Wealth Management a annoncé le départ de son directeur général Barry Sommers le 29 janvier. Barry Sommers assurera la transition au cours des prochains mois avant de quitter la société pour «poursuivre d’autres intérêts». Il dirigeait jusqu’alors la gestion de fortune de JP Morgan aux Etats-Unis et à l’international, englobant la banque privée et le courtage. Selon Citywire Americas, Nicolas Aguzin, actuellement responsable de la banque et directeur général pourla région Asie-Pacifique a été nommé directeur général de la banque privée internationale de JP Morgan. Le média indique que Nicolas Aguzin demeurera responsable de la région Asie-Pacifique durant les 12 à 15 prochains mois avant de passer la main à Filippo Gori. Aux Etats-Unis, c’est David Frame, actuel responsable global du conseil client et de la stratégie,qui prendra le relais de Barry Sommers en tant que directeur général de la gestion de fortune. Ses responsabilités incluront la gestion quotidienne de la banque privée aux Etats-Unis et la supervision de JP Morgan Securities. JP Morgan Wealth Management gère 1 300 milliards de dollars d’encours.
Le 25 janvier 2019, Gérard Rameix, conseiller-maître à la Cour des comptes et ancien président de l’AMF, a été nommé président du Haut Comité Juridique de la Place Financière de Paris (HCJP). Gérard Rameix remplace Guy Canivet dont le mandat a pris fin, annonce un communiqué transmis par la Banque de France. Il devrait donc cumuler ce mandat avec celui de président du régulateur monégasque dont NewsManagers avait dévoilé la nomination.Cinq nouveaux membres ont été désignés en remplacement des membres du HCJP arrivés en fin de mandat (Jean-François Biard, Dominique Borde, Guy Canivet, Claire Favre et Christian Schricke) :Caroline Henry, avocat général en service extraordinaire à la Cour de cassation ; Alain Lacabarats, président de Chambre honoraire à la Cour de cassation ;Frédérick Lacroix, avocat associé du Cabinet Clifford Chance ;Francesco Martucci, professeur agrégé des Facultés de droit ;Henri Toutee, président de section au Conseil d’État. Gérard Rameix en sa qualité de président de l’AMF, avait été à l’initiative, avec la Banque de France, l’ACPR, le Trésor et la Chancellerie, de la création du HCJP, composé d’avocats, d’universitaires et d’autres personnalités qualifiées, rappelle la Banque de France. La mission du HCJP consiste à :– proposer des projets de réformes à même de promouvoir la compétitivité juridique de la Place Financière de Paris ;– aider et accompagner les autorités publiques dans le cadre des travaux de négociation des textes européens et internationaux en ce domaine ;– renforcer la sécurité juridique en fournissant des réponses à des questions juridiques intéressant l’ensemble des acteurs financiers à la fois publics et privés.Les pouvoirs publics et Autorités en charge de la réglementation et de la supervision de la Place Financière de Paris sont associés à toutes ses réunions.Depuis sa création en 2015, le HCJP a rendu 35 rapports portant sur divers aspects du droit financier : droit bancaire, droit des titres, défaillances d’entreprises… Le Brexit a représenté, depuis deux ans, une source importante de travaux, notamment sous l’angle des conséquences juridiques d’un éventuel Brexit « dur », c’est-à-dire sans accord de transition.« Je me réjouis de présider le Haut Comité Juridique de la Place Financière de Paris, dont les travaux, depuis sa création, ont démontré l’utilité et la nécessité d’un point de contact permanent entre les Autorités chargées du marché financier et les experts juridiques de la Place. Je ferai en sorte de poursuivre et de développer les orientations engagées par mes prédécesseurs, Michel Prada et Guy Canivet, auxquels le Haut Comité doit beaucoup », commente Gérard Rameix.