La société de gestion britannique RWC Partners va intégrer l’équipe d’investissement d’Agilis Investment Management, une société multi-stratégie, annonce-t-elle dans un communiqué. Le fondateur d’Agilis, Clark Fenton, ainsi que ses collègues Charles Crowson et Praveen Kanakamedala vont rejoindre RWC et y créer l’équipe «Diversified Return». Ils apportent leur fonds Protea Fund – Agilis UCITS, un portefeuille multi-stratégies qui prend des positions longues et courtes sur les obligations, les actions et les matières premières. Ce fonds de 75 millions de dollars d’encours deviendra un compartiment de RWC Funds basé au Luxembourg. Une porte-parole de la société souligne que seule l'équipe d’investissement composée de ces trois personnes rejoint RWC, ainsi que le fonds. Il ne s’agit donc pas d’un rachat. Avant de fonder Agilis, Clark Fenton était co-directeur des investissements de Permal Group, un fonds de hedge funds, précise le communiqué. Praaven Kanakamedala avait également travaillé pour cette société auparavant. Charles Crowson avait rejoint Agilis en provenance du hedge fund Mason Capital Management. Ensemble, ils étaient responsables du Protea Fund – Agilis UCITS. Cette opération permet à RWC d’étoffer son offre.
Les sociétés de gestion commencent à s’intéresser au problème des déchets plastiques, observe le Financial Times fund management. BMO Global a dialogué l’an dernier avec 27 entreprises sur ce sujet. C’était le premier effort concerté de la société de gestion de Bank of Montreal face à ce problème. BMO a demandé aux entreprises de réduire le volume de plastiques à usage unique inutiles, d’améliorer le caractère recyclable du plastique et de redessiner les emballages pour réduire les déchets. Il prévoit d’étendre son engagement au-delà des sociétés travaillant dans l’alimentaire, les boissons et biens de consommation. BMO pense que les sociétés devront à terme dévoiler leur empreinte plastique. Schroders a été confronté à un manque de données lorsqu’il a commencé à examiner la question du plastique en 2018. Cela l’a encouragé à envoyer des questionnaires à une centaine d’entreprises dans le monde. MSCI a accueilli une réunion clients à Londres ce mois-ci pour discuter du problème du plastique et prévoit d’organiser d’autres événements de ce genre à Paris et Francfort dans l’année. Toutefois, aucune société de gestion connue n’a signé l’engagement de la fondation Ellen MacArthur, en collaboration avec le Programme des Nations Unies pour l’environnement, pour éliminer les plastiques non nécessaires et s’assurer que les plastiques qui restent peuvent être réutilisés, recyclés ou compostés.
La politique d’investissement adoptée en 2018 par La Mutuelle Générale permet d'aller chercher plus d'illiquidité. L’institution, qui travaille majoritairement en fonds dédiés et mandats depuis l'entrée en vigueur de Solvabilité 2, recommence dans ce cadre à investir dans des fonds ouverts, notamment sur l'immobilier et le private equity.
La société de gestion britannique Schroders va ouvrir un bureau en Colombie, rapporte Citywire Americas. La firme s’est vudélivrer un permis de bureau de représentation par le superviseur colombien. Selon la législation en vigueur dans le pays, une implantation est nécessairepour pouvoir proposer directement des fonds aux investisseurs locaux. Alex Toledo, responsable de la distribution en Colombie, au Pérou et au Chili, a confirmé l'établissement de Schroders sur le territoire colombien mais aucune date n’a encore été programmée pour l’ouverture du bureau. Citywire Americas révélait récemment que Baillie Gifford, autre gérant britannique, considérait lui aussi une implantation en Colombie.
BlackRock a augmenté sa participation au sein de Fineco, la banque multicanal d’UniCredit, rapporte Funds People Italia. La société de gestion américaine est montée à 7,246 % du capital contre 4,53 % précédemment, selon des données communiquées au régulateur. Les derniers achats sont datés du 8 mai et coïncident donc avec la vente de 17 % de la part d’UniCredit.
Franklin Templeton lance le nouveau fonds Franklin Green Target Income 2024 Fund, un compartiment de la SICAV de droit luxembourgeois Franklin Templeton Opportunities Funds (FTOF). Il s’agit du troisième fonds « buy and hold » ou à échéance fixe de FTOF. Il fait suite au Franklin Target Income 2024 Fund qui a levé 557 millions d’euros auprès des investisseurs européens en début d’année. Ce nouveau fonds a pour objectif d’investir principalement en titres de créance à haut rendement, libellés en euros et émis par des entreprises du monde entier, y compris des marchés émergents, avec un rendement fixé au moment de l’investissement, sur une période de cinq ans. Une des principales caractéristiques du fonds est l’importance accordée au dialogue avec les sociétés émettrices pendant toute la durée de sa vie. L'équipe de gestion du fonds est convaincue que la transition énergétique et le problème d’approvisionnement en eau vont occuper une place accrue pendant la durée de vie du fonds. «Elle va donc chercher à échanger avec les entreprises de la manière dont elles font face à ces défis – en se concentrant sur la gestion opérationnelle, leur stratégie d’amélioration de l’efficience et sur la prise en compte de ces indicateurs clés de performance environnementale. Le fonds rendra compte de ces activités d’engagement spécifiques chaque année», précise un communiqué. Le fonds est géré par David Zahn, responsable taux Europe basé à Londres, et Rod MacPhee, vice président et gérant de portefeuille au sein de Franklin Templeton Fixed Income Group. L'équipe d’investissement procède à une analyse macroéconomique (top-down), combinée à une analyse des fondamentaux (bottom-up). Une période de souscription de six mois est ouverte depuis le 10 mai. À l’issue de cette période, le fonds sera fermé aux souscriptions nouvelles jusqu'à l'échéance. La société de gestion peut, à sa libre appréciation, rouvrir le fonds par la suite, en fonction des conditions du marché. Cette nouvelle stratégie a été conçue pour être détenue jusqu'à l'échéance, et les investisseurs doivent être disposés à rester investi jusqu'à l'échéance des obligations en 2024.
Alberto Nagel, l’administrateur délégué de Mediobanca, a confirmé que la banque regardait le dossier Kairos, la boutique de gestion d’actifs mise en vente par Julius Baer, rapporte Il Sole 24 Ore. Mais une opération aurait du sens seulement «dans la perspective d’un accord avec l’équipe dirigeante basé sur un projet industriel fort». En revanche, Mediobanca ne s’intéresse pas à Fineco, dont UniCredit cède une participation. «Fineco est une société dont nous admirons l’administrateur délégué et le modèle d’affaires, mais sue laquelle nous n’avons aucun type de projet», a-t-il déclaré. Mediobanca cherche à se renforcer dans la gestion de fortune.
MetLife Investment Management a recruté Matthew Mosca en tant que responsable mondial du pôle clients institutionnels de la société. L’intéressé vient de BlackRock où il a passé 25 ans. Il y était dernièrement responsable de la stratégie du pôle institutions officielles. A ce poste, il supervisait la stratégie, le développement et les activités des relations du groupe avec les fonds souverains. Il était aussi membre de l’équipe de direction de l’Institutional Client Business. Au sein de MetLife IM, Matthew Mosca sera à la tête de la stratégie clients institutionnels et de la fourniture de solutions d’investissements aux clients dans le monde. Il pilotera aussi la gestion des relations clients et des relations avec les consultants. Il sera basé dans le New Jersey, aux Etats-Unis. MetLife IM gère environ 589 milliards de dollars d’encours au 31 décembre 2018.
La vague des réductions de frais qui touche le secteur américain de la gestion d’actifs pousserait davantage d’investisseurs vers les ETFs (Exchange trade funds) respectant des critères ESG, écrit le Wall Street Journal. DWS a lancé en mars un ETF actions américaines ESG facturant 10 dollars pour 10.000 dollars investis. Le Xtrackers MSCI USA ESG Leaders Equity ETF battait ainsi l’ETF de Vanguard, qui était jusqu’ici le moins cher de ce segment. Les frais sur les ETF ESG auraient diminué de 58 à 35 points de base (pb) en quatre ans, ce qui reste cependant, pour les fournisseurs, plus rémunérateur que la moyenne du secteur des ETFs aux Etats-Unis, autour de 19 pb, selon ETFGI. Si l’argent n’a pas de couleur, c’est mieux quand il est vert…
AGE D’OR L’encours des ETFs/ETPs (Exchange traded funds/products) sur les marchés européens a atteint un plus haut historique à fin mars selon ETFGI, grâce à 31,6 milliards de dollars de souscriptions nettes depuis janvier. « Les marchés semblent être revenus au calme », commente Deborah Fuhr, directrice générale de la société de recherche londonienne, évoquant le meilleur trimestre de performances du S&P 500 depuis 2009. Sur les 9 milliards de hausse d’encours en mars, 6,1 milliards proviennent de la collecte nette pour ce 54e mois de souscriptions positives de suite. Et ce, malgré 846 millions de sorties sur les ETFs actions, largement compensées par les souscriptions sur les ETFs obligataires (+6,58 milliards en mars, +19,9 milliards en 2019), plutôt sur les dettes d’entreprises large caps, et par quelques ETPs ciblés comme sur l’or. Le secteur européen compte 2.327 ETFs/ETPs provenant de 69 fournisseurs cotés sur 29 Bourses.
Blufolio, fintech spécialisée dans la blockchain, a annoncé ce vendredi 19 avril un premier investissement dans Yapeal,une start-up de banque numérique, qui s’adresse à un segment spécifique du marché suisse de la consommation avec un fort potentiel de croissance à moyen terme via BtoB. «La Suisse et la fintech sont les pierres angulaires de la thèse de Blufolio. Yapeal s’adapte parfaitement à cet égard. Nous sommes toujours à la recherche d’un marché cible clairement défini et d’une équipe compétente qui atteint les objectifs fixés conjointement. Les produits et technologies performants de la blockchain environnante complètent le tableau», explique James Dougall, associé fondateur de Blufolio.
Crédit Agricole et Santander ont annoncé ce 17 avril avoir signé un protocole d’accord pour rapprocher leurs activités de services aux institutionnels dans une nouvelle entité qui sera détenue à 69,5% par le groupe bancaire français et à 30,5% par l’espagnol. Cette entité regrouperaitCaceis, la filiale de Crédit Agricole SA,ainsi que les activités en Espagne et en Amérique latine de Santander Securities Services (S3), une filiale de Santander, en conservant le nom de Caceis, précise uncommuniqué. Ce rapprochement, dont la finalisation est prévue d’ici fin 2019, donnera naissance à un groupe doté de 3.343 milliards d’euros d’actifs en conservation et de 1.833 milliards d’euros d’actifs en administration. «S3 apporterait à Caceis 100% de ses activités en Espagne et 49,99% de ses activités en Amérique Latine», détaillele communiqué, estimant que le nouveau Caceis sera ainsi «mieux placé pour bénéficier de la croissance de pays à fort potentiel (Amérique latine et Asie)». Jean-François Abadie, actuellement directeur général de Caceis, conservera cette fonctiondans la nouvelle entité et Carlos Rodriguez de Robles, actuel directeur général de S3, sera responsable des activités en Espagne et en Amérique Latine (Brésil, Mexique, Colombie), indiquent les deux entreprises. La finalisation des accords est soumise à la consultation préalable des instances représentatives du personnel. Crédit Agricole et Santander tablent sur une finalisation de l’opération «d’ici la fin 2019». Pour mémoire, Caceis est née en 2005 du rapprochement avec entre les activités de conservation du Crédit Agricole et des Caisses d’Epargne.
Le private equity au service du private equity! La start-up berlinoise Moonfare, qui proposeaux clients fortunés d’investir dans des fonds de private equity, a levé 25 millions d’euros pour financer sa croissance en Europe et en Asie, rapporte le site spécialisé Finanz-Szene. La jeune société, lancée il y a deux ans, a bouclé son tour de table en l’espace de trois semaine, auprès de...spécialistes du private equity., comme l’ex-patron de BC Partners,Jens Ridel. Selon les deux fondateurs de la société, Steffen Pauls et Alexander Argyros, des anciens de KKR, les clientspeuvent investir par le biais de sa plateforme en l’espace de 15 minutes. Mais le ticket d’entrée a été fixé à 100.000 euros et les candidats doivent prouver qu’ils ont déjà acquis une expérience suffisante dans l’activité d’investissement. Les clients peuvent alors investir dans des fonds de private equity qui offrent des rendements d’au moins 18%, selon des proches de la société. Parmi ces pépites figurent notamment le huitième fonds d’EQT Partners AB ou encore le septième fonds de Cinven.
Présentés comme une échappatoire à Solvabilité 2 pour la gestion des actifs de retraite collective, les fonds de retraite professionnelle supplémentaire se font encore discrets. Les développements de la loi Pacte et la révision de Solvabilité 2 pourraient être déterminants dans les avancées des réflexions.
La société de gestion France Valley, spécialisée dans la gestion d’actifs fonciers, en particulier forestiers, a annoncé ce 11 avrilla constitution de la Foncière France Valley Champagne, qui a pour stratégie exclusive l’acquisition de vignes de l’appellation Champagne. Convaincue que la classe d’actifs foncière doit prendre une place croissante dans le patrimoine des ménages et ce, pour des raisons tant de diversification du patrimoine que de fiscalité, France Valleya lancé en 2018 son premier GFV - Groupement Foncier Viticole - en Champagne, avec l’acquisition d’une surface de 3 hectares de vignes à deux pas d’Epernay. La création de la Foncière France Valley Champagne confirme une conviction forte sur cette appellation, et conforte son ambition de devenir le leader en France de la gestion d’actifs fonciers. «Un investissement en Champagne est rare et précieux. Ainsi, seul 0,6% de ce territoire est cédé chaque année, soit environ 190 hectares contre 3.160 hectares de vignes en Aquitaine ou 130.900 hectares de forêts en France. De plus, ces transactions sont rarement connues et accessibles aux épargnants. La valeur de ce patrimoine a également considérablement progressé : un hectare de Champagne valait 76.000 eurosen 1980, contre 1,1 million d’eurosaujourd’hui», explique la société dans un communiqué. France Valley est actuellement la seulesociété de gestion agréée intervenantdans l’appellation Champagne. «France Valley sélectionne les vignes, les fait contre-expertiser, négocie et suit les baux à métayageet anime des relations durables avec toute la filière»,préciseArnaud Filhol, directeur général de France Valley. Ainsi, la Foncière France Valley Champagne est lancée en partenariat étroit avec la Safer et la Fédération des coopératives vinicoles de la Champagne et conseillée par un Cabinet de Notaires de Reims. Avec ses 4.500 clients particuliers, 400 partenaires banques privées, family offices et conseillers en gestion de patrimoine, elle est déjà le premier investisseur forestier privé ; elle est aussi, avec un total d’environ 840 millions d’eurosd’actifs sous gestion, le premier investisseur en usufruit de parts de SCPI, pour le compte de ses clients institutionnels.
L’APECI (Association Professionnelle des Entreprises de Conseil en Investissement) accueille ce jeudi 11 avril 3 nouveaux membresissus des secteurs de la banque et de la distribution. Il s’agit deFrancis Dubosc, membre du conseil de surveillance de la Banque Hottinguer, Antoine Latrive, président des sociétés groupe Astoria et Astoria Finance etManuel Parent, directeur général de La Financière d’Orion. Francis Dubosc était déjàmembre depuis plus de 15 ans au nom du groupe AG2R La Mondiale. Il représente désormais la Banque Hottinguer, spécialiste en gestion de fortune. Pour rappel, trois asset managers étaient venus rejoindre les rangs de l’association en novembre dernier.