Le groupe de travail sur les informations financières liées au climat (Task Force on Climate-related Financial Disclosures, TCFD) a annoncé ce 14 octobre plusieurs changements concernant ses recommandations afin de faciliter le reporting climat. Les entreprises ne sont désormais plus encouragées à réaliser un audit externe de matérialité des données publiées de scope 1 et scope 2 sur les émissions de gaz à effet de serre, c’est-à-dire les informations relatives aux émissions directes et indirectes issues de la production interne. Cette mesure s’applique également aux gérants d’actifs et aux investisseurs institutionnels, qui peuvent désormais inclure les informations sur l’empreinte carbone dans les rapports destinés aux clients et aux bénéficiaires sans cette évaluation de la matérialité. Selon le TCFD, cela devrait encourager toutes les entreprises à divulguer ces données. «Les données d’émissions scope 1 et 2 sont des informations fondamentales pour comprendre la situation mondiale des émissions de gaz à effet de serre. Toutes les entreprises devraient publier leurs émissions scope 1 et 2, ce qui n’est pas très difficiles à obtenir. Cette information est fondamentale pour les décideurs politiques, les régulateurs, les entreprises et les investisseurs qui souhaitent mieux comprendre leurs expositions aux risques climatiques», a déclaré Mary Schapiro, la responsable du secrétariat du TCFD. Ce groupe de travail a par ailleurs demandé aux institutions financières d’indiquer dans quelle mesure leurs activités sont alignées sur un scénario de réchauffement climatique nettement inférieur à 2°C. Elles sont également invitées à désormais publier leurs émissions de gaz à effet de serre pour les actifs ou les activités commerciales concernées, lorsque les données et les méthodologies le permettent. En ce qui concerne les données de «scope 3», qui recouvrent les émissions du reste de la chaîne de valeur, le TCFD n’a pas effectué de changement de politique de recommandation. Selon sa dirigeante, les données des émissions financées issues des institutions financières recouvrent une partie signifiante de l’univers scope 3. Ces mises à jour font suite à une consultation publique, menée cet été, qui visait à améliorer ces recommandations. Celle-ci a notamment permis de découvrir que seulement un professionnel sur cinq chargé de préparer ces données a inclut les détails sur l’impact du climat dans la performance financière. Les principaux obstacles rencontrés pour publier ces informations furent le manque d’expertise et de ressources, une difficulté à accéder aux données pertinentes et la sélection ou l’application des méthodologies. Les informations examinées portaient principalement sur les impacts financiers potentiels plutôt que sur les impacts financiers réels. Les nouvelles recommandations du TCFD visent donc aussi à combler ces écarts existants et assurer que les utilisateurs de ces données ont accès aux informations utiles. Les médias et la tech mauvais élèves du reporting climatique Depuis son lancement en 2017, l’adoption de ces recommandations s’est fortement accélérée, a indiqué le TCFD. Le groupe de travail a examiné les rapports annuels de 1.651 entreprises cotées dans le monde sur ces trois dernières années afin de jauger leur adhérence à ses recommandations. Malgré une augmentation de l’intégration de ces informations dans les reportings non-financiers des entreprises entre 2019 et 2020, une entreprise sur trois s’est limitée à publier les informations financières liées au climat alignées avec les recommandations du TCFD. Les informations sur les risques et les opportunités liés au climat sont les plus susceptibles d’être publiées, tandis que les données sur la résilience de l’entreprise dans divers scénarios climatiques sont les moins publiées. Les informations liées à la gouvernance sont également peu transmises, avec 25% de rapports sur la supervision des conseils d’administration et 18% sur le rôle du management dans l’évaluation et la gestion des risques et des opportunités liés au climat. Au niveau sectoriel, les entreprises des secteurs des matériaux et de la construction prennent la première place en matière d’adoption des recommandations, avec 38% de participation à ce reporting du TCFD (+12 points en un an). Les secteurs moins émetteurs de carbone, comme la technologie et les médias, occupent la dernière place avec une moyenne de 16% d’entreprises volontaires (+4 points). Au niveau géographique, le Japon prend la tête avec 527 participants, suivi par le Royaume-Uni (384), les Etats-Unis (345), l’Australie (125) et la France (117). Le TCFD compte aujourd’hui plus de 2.600 supporters au niveau mondial, dont 1.069 institutions financières qui gèrent 194.000 milliards de dollars (167.000 milliards d’euros).
Le groupe de travail sur les informations financières liées au climat (Task Force on Climate-related Financial Disclosures, TCFD) veut faciliter le travail de reporting climatique des entreprises et des gérants d’actifs. Il a annoncé jeudi plusieurs aménagements de ses recommandations. Les entreprises ne sont désormais plus encouragées à réaliser un audit externe de matérialité des données publiées de scope 1 et scope 2 sur les émissions de gaz à effet de serre, soit les informations relatives aux émissions directes et indirectes issues de leur production. Cette mesure s’applique aussi aux gérants d’actifs et aux investisseurs institutionnels, qui peuvent désormais inclure les informations sur l’empreinte carbone dans les rapports destinés aux clients et aux bénéficiaires sans cette évaluation de la matérialité.
Le groupe de travail sur les informations financières liées au climat (Task Force on Climate-related Financial Disclosures, TCFD) veut faciliter le travail de reporting climatique des entreprises et des gérants d’actifs. Il a annoncé ce 14 octobre plusieurs aménagements de ses recommandations. Premiers d’entre eux : les entreprises ne sont désormais plus encouragées à réaliser un audit externe de matérialité des données publiées de scope 1 et scope 2 sur les émissions de gaz à effet de serre, c’est-à-dire les informations relatives aux émissions directes et indirectes issues de leur production.
Le gestionnaire d’actifs néerlandais Aegon Asset Management a procédé à trois recrutements au sein de son équipe dédiée à l’investissement responsable. Andy Woods a rejoint cette unitéen tant que manager. Il sera chargé des activités de vote et d’engagements avec les sociétés investies par les fonds d’Aegon AM. Andy Woods, basé au Royaume-Uni, dirigeait précédemment le service d’information de vote institutionnel de l’association des assureurs britanniques. Autre recrue, Curtis Zappala rejoint, lui, l'équipe américaine d’Aegon AM en tant qu’associé sur l’investissement responsable. Il se concentrera sur l’engagement et l’intégration de la gestion ESG au sein de la plateforme d’investissement obligataire d’Aegon. Il était précédemment membre de l'équipe de durabilité deUnited Parcel Service (UPS). Jamie McAloon aura un titre similaire à celui de Curtis Zappala mais sera basé au Royaume-Uni et sera focalisé sur les plateformes d’investissement en actions et multi-actifs. Il analysera les titres détenus ou pouvant être détenus par les fonds durables d’Aegon AM. Jamie McAloon évoluait auparavant chez abrdn en qualité d’analyste sur le private equity. Aegon AM gère ou conseille 391,1 milliards d’euros d’encours.
Les investissements dans les énergies renouvelables doivent tripler d’ici la fin de la décennie si le monde espère combattre efficacement le changement climatique, a déclaré mercredi l’Agence internationale de l'énergie (AIE). «Le monde n’investit pas suffisamment pour répondre à ses futurs besoins énergétiques, les dépenses liées à la transition énergétique reprennent progressivement mais elles restent en deçà de ce qui est nécessaire pour répondre à la demande croissante de services énergétiques de manière durable», a dit l’AIE. «Des signaux clairs doivent être envoyés par les décideurs politiques. Si le chemin à parcourir n’est pavé que de bonnes intentions, il sera semé d’embûches», a ajouté l’agence. L’organisme de surveillance basé à Paris a publié ses Prévisions énergétiques mondiales plus tôt cette année afin qu’elles puissent servir de guide lors de la 26e conférence de l’Onu sur le climat (COP26), qui se tiendra dans moins d’un mois.
BlackRock Alternative Investors (BAI), filiale de gestion alternative du gestionnaire d’actifs américain BlackRock, a recrutéKristen Weldon en qualité de responsable mondiale de l’investissement durable début octobre. Kristen Weldon sera basée à Londres et remplace Teresa O’Flynn qui prend de nouvelles fonctions au sein de Decarbonization Partners, une joint-venture formée entre le fonds souverain singapourien Temasek et BlackRock dans le domaine du capital-investissement et du private equity en avril dernier. L’intéresséeofficiait précédemment chez Partners Capital en tant que responsable de la gestion environnementale,sociale et de gouvernance (ESG) et de l’investissement à impact. Elle a également travaillé au sein de Louis Dreyfus en tant que responsable de l’innovation et a co-dirigé le bureau de Londres de Blackstone sur l’activité dédiée auxsolutions de hedge funds.
En marge de la semaine de la finance climatique en Irlande, le ministre des finances irlandais Paschal Donohoe a annoncé, lundi 11 octobre, l'établissement d’un"centre d’excellence de la finance durable» en Irlande courant 2022. Une annonce qui s’inscrit dans une feuille de route contenant des mesures pour le futur de la finance durable dans le pays. Ce centre sera établi en partenariat avec le réseau Financial Centers for Sustainability (FC4S) du programme de développement des Nations Unies. Il sera chargé d’accélérer l’agenda de la finance durable en Irlande au niveau politique, réglementaire et commercial via des activités de recherche et de développement qui auront pour but de concevoir, développer et lancer des mécanismes et instruments financiers innovantspour faciliter la transition vers une économie durable. A travers son plan d’action, l’Irlande entend aussi développer les compétences en finance durabledes professionnels de la finance locaux, créer une stratégie fintech dédiée à la finance durable. Par ailleurs, le fonds souverain de développement irlandais, Irish Strategic Investment Fund, a annoncé un programme d’investissement d’un milliard d’euros au cours des cinq prochaines années pour financer des projets d’action climatique. Pour Paschal Donohoe, la feuille de route établie doit faire de l’Irlande un centre de finance durable reconnu d’ici 2025. D’autres pays, comme l’Allemagne en mai dernier,ont dévoilé leur stratégie de finance durable.
Les auteurs du Global Financial Stability Report suggèrent de renforcer l’information, la surveillance du «greenwashing» et les mesures d’accompagnement.
Après plusieurs mois de chantier, la réforme de la gouvernance du Label ISR est enfin installée. Comme l’avait évoqué Pierre Chabrol, le porte-parole du Label pour le Trésor, la semaine dernière lors du Forum ESG et impact de L’Agefi, Nicole Notat ne sera plus présidente du comité du Label nouvelle mouture. Elle est remplacée ce 11 octobre par Michèle Pappalardo, énarque et ancienne directrice de cabinet du ministre de la Transition écologique et solidaire Nicolas Hulot entre 2017 et 2018.
L'interview en vidéo de Matt Cameron, Board Member, The Diversity Project & Managing Director, LGBT GREAT, à l'occasion du Global Invest Forum de L'Agefi.
Blackstone a nommé jeudi Amisha Parekh au poste de responsable mondial de l’ESG pour son portefeuille de private equity. Elle était auparavant responsable de l’acquisition et de la conservation des données ESG chez Bloomberg. Cette nomination intervient au moment où les organisations mondiales, les investisseurs et les régulateurs veulent des méthodes plus inclusives et durables, tout en demandant aux entreprises de rendre des comptes à ce sujet. Fin septembre, plusieurs fonds de private equity et fonds de pension ont formé une coalition visant à normaliser les rapports sur les performances ESG des entreprises de leur portefeuille.
Ivanhoé Cambridge a annoncé ce jeudi l’indexation de ses financements à sa performance ESG (environnement, social et gouvernance). Le fonds d’investissement en immobilier suivra plusieurs indicateurs : « les investissements sobres en carbone, l’intensité carbone du portefeuille ainsi que, plus généralement, la performance ESG du portefeuille (mesurée via le score GRESB) ». Si les critères sont respectés, le coût des financements sera réduit, et inversement si les fonds ne respectent pas les objectifs. Ces financements représentent 8,5 milliards de dollars canadiens (5,8 milliards d’euros), indique dans un communiqué le groupe d’immobilier, et sont souscrits auprès de plusieurs types de prêteurs, banques (Banque de Montréal, BNP Paribas, Citi, Crédit Agricole entre autres) ou fonds de pension comme la CPDQ.
Blackstone a nommé jeudi Amisha Parekh au poste de responsable mondial de l’ESG pour son portefeuille de private equity. Elle était auparavant responsable de l’acquisition et de la conservation des données ESG chez Bloomberg.
Ivanhoé Cambridge a annoncé ce jeudi l’indexation de ses financements à sa performance ESG (environnement, social et gouvernance). Le fonds d’investissement en immobilier suivra plusieurs indicateurs : « les investissements sobres en carbone, l’intensité carbone du portefeuille ainsi que, plus généralement, la performance ESG du portefeuille (mesurée via le score GRESB) ». S’ils sont respectés, le coût des financements sera réduit, et inversement si le fonds ne respectent pas ses objectifs.