Janus Henderson Investors doit annoncer ce 1er décembre six nominations au sein de son équipe d’investissement ESG. Basés à Londres, les nouveaux employés seront rattachés à Paul LaCoursiere, responsable mondial des investissements ESG. Dan Raghoonundon est nommé en tant que responsable de la recherche ESG. Au sein de ce nouveau poste, il sera chargé de diriger les efforts de l’équipe pour établir et créer un centre d’expertise technique spécialisé dans la recherche sur les investissements ESG. Dan Raghoonundon revient chez Janus Henderson après trois années, pendant lesquels il a obtenu un doctorat en finance à la Rotterdam School of Management. Auparavant, il y fut gérant de portefeuille dans l’équipe actions marchés émergents. Il a également travaillé en tant qu’analyste senior chez Morgan Stanley Investment Management entre 2006 et 2014. Janus Henderson Investors a également embauché trois analystes: Charles Devereux, Olivia Jones (analyste junior), Jesse Verheijen (analyste des données ESG). Charles Devereux et Olivia Jones vont mener des recherches thématiques, sectorielles et souveraines indépendantes et évolutives, afin d’aider les équipes d’investissement dans toutes les classes d’actifs. Jesse Verheijen sera chargé de travailler avec les équipes d’investissements dans toutes les catégories d’actifs, pour approfondir l’intégration des données, de la recherche, de l’analyse et de la gestion ESG dans les processus d’investissement. Charles Devereux arrive d’Aviva Investors, où il était dernièrement analyste sectoriel ESG dans la gestion des investissements. Pour sa part, Olivia Jones arrive de Kukua, une société de conseil spécialisée dans ESG, où elle était analyste ESG et durabilité. Jesse Verheijen arrive d’Aviva Investors, où il était data scientist. Auparavant, il fut consultant senior en risques chez EY. Bhaskar Sastry a été nommé au poste de responsable du contenu ESG. Il sera chargé de la création et la gestion du contenu de l’approche ESG de Janus Henderson. Il arrive de State Street Global Advisors, où il travaillait en tant que spécialiste du contenu ESG depuis 2019. Janus Henderson Investors a également nommé Blake Bennett en tant qu’analyste de la gouvernance et de la gestion du bureau de Denver aux Etats-Unis. Au sein de ce poste nouvellement crée, il sera chargé de soutenir les équipes d’investissement mondiales, notamment sur les questions de gouvernance d’entreprise, y compris les votes et l’analyse des questions environnementales et sociales. Blake Bennett était dernièrement analyste des opérations et des politiques au département de la qualité environnementale de l’Etat de l’Oregon. Ces nominations suivent des mouvements internes récents. Adrienn Sarandi, la directrice ESG des obligations jusqu'à juin dernier, a été promue au poste nouvellement créé de responsable de la stratégie et du développement ESG. Xiaoyi Luo, pour sa part, vient de quitter son poste au sein du Front Office afin de rejoindre l’équipe de Paul La Coursière comme analyste de recherche ESG. Charlotte Nisbet est également devenue analyste de recherche ESG, après avoir occupé un poste similaire en interne. Janus Henderson Investors comptait 419 milliards de dollars (370 milliards d’euros) d’encours sous gestion.
Après le charbon, le pétrole et le gaz. Le Crédit Mutuel Arkéa a déclaré s’engager, dans le cadre de sa politique sectorielle sur les hydrocarbures, à une sortie des énergies fossiles non conventionnelles d’ici fin 2030. Le groupe s’interdit aussi, « selon des seuils très précis », les financements et les investissements dans les entreprises et projets du secteur du pétrole et du gaz dès le 1er janvier 2022. Ces engagements viennent compléter la politique sectorielle charbon, qui vise une sortie du secteur en 2027.
Après le charbon, le pétrole et le gaz. Le Crédit Mutuel Arkéa a déclaré s’engager, dans le cadre de sa politique sectorielle sur les hydrocarbures, à une sortie des énergies fossiles non conventionnelles d’ici fin 2030. Le groupe s’interdit aussi, « selon des seuils très précis », les financements et les investissements dans les entreprises et projets du secteur du pétrole et du gaz dès le 1er janvier 2022. Ces engagements viennent compléter la politique sectorielle charbon, qui vise une sortie du secteur en 2027.
Des membres de la filière solaire photovoltaïque française ont déposé lundi un recours en référé devant le Conseil d’Etat afin d’obtenir la suspension et l’annulation d’un décret et d’un arrêté mettant en oeuvre une réduction tarifaire de contrats longue durée. Les textes publiés fin octobre ont réduit le soutien public accordé à de gros producteurs d’énergie solaire entre 2006 et 2010 au travers des tarifs de rachat qui ont, selon l’exécutif, abouti à des rémunérations excessives et injustifiées (300 euros/MWh en non bâti et 550 euros/MWh en bâti). Enerplan, le Syndicats des Energies Renouvelables (SER) et l’association Solidarité Renouvelables, estiment que ces textes «remettent en cause la pérennité économique des producteurs (…). Ils dégradent également les conditions de financement de la production d’électricité d’origine renouvelable et portent une atteinte grave et immédiate à l’intérêt public», ajoute le communiqué. Votée via la loi de Finances pour 2021, la révision des contrats concerne plus de 700 installations solaires de plus de 250 kWc et prévoit une baisse du tarif de rachat de l’électricité produite par ces parcs d’environ 50%.
Trusteam a annoncé ce 25 novembre l’obtention du Label ISR pour le fonds Trusteam Obligations Court terme. L’homologation a été effectuée par EY. Il s’agit du cinquième fonds labellisé de la société.
En première impression, le marché des fonds durables grandit à vive allure, poussé notamment par l’appétit des investisseurs institutionnels. Dans sa dernière étude sur l’offre de fonds à dimension environnementale, Novethicrecense 381 fonds «verts» représentant 202 milliards d’encours en juin 2021 contre 227 fonds et 59 milliards d’encours en décembre 2019. Mais ils ne représentent que 1,3% des encours sous gestion en Europe. Il ressort également de l’étude queles fonds verts peinent «à démontrer clairement leur performance environnementale et au-delà, leur participation à la transformation de l’économie». La réglementation européenne commence à peine à se déployer et laisse souvent place à la confusion quant aux objectifs des fonds. Des fonds thématiques dominants mais discutables En optant pour une démarche assez stricte, Novethic catégorise les fonds. Les fonds thématiques représentent la plus grosse part du gâteau avec 171 milliards d’euros investis (241 fonds). Mais la promesse de ces fonds n’est pas toujours au rendez-vous. «Les fonds qui promettent dans leur documentation une part minimum de l’encours du portefeuille qui devra correspondre à la thématique sont encore largement minoritaires soit une vingtaine, pour un pourcentage moyen annoncé autour de 75%», constate Nicolas Redon, expert finance verte chez Novethic. L’empreinte carbone des fonds thématiques est parfois similaire à celles des fonds classiques en prenant en compte le scope 3 des émissions, car les fonds peuvent investir dans une vaste chaine de valeur industrielle. Investis à 95% en actions, les fonds thématiques souffrent également d’une forte concentration dans les entreprises vertes cotées, «chouchous» des investisseurs, (Vestas, Schneider, Danaher, American Water Works..). Le top 20 des entreprises les plus investies par les fonds verts représentent 16% de leur encours total. Ce qui pose la question de l’impact réel de ces fonds dans le monde. Novethic s’interroge également sur les fonds à la thématique «Eau» car peu d’entreprises cotées sont spécialisées dans les solutions durable de l’eau ou dans la gestion de l’eau. On peut retrouver des entreprises avec une part marginale de revenus liés à l’eau. Des fonds bas carbone utilisant les indices PAB et CTB Novethic identifie une deuxième catégorie de fonds verts, à travers les fonds à l’approche plus quantitative, «de réduction des émissions carbone», centrés sur l’empreinte carbone des entreprises et leurs évolutions. Novethic retient 91 fonds «bas carbone» (49 milliards d’euros d’encours) qui visent une baisse au moins équivalente à celle de l’indice de référence de la Commission européenne (-30% de leur empreinte carbone ou -7% des émissions par an) des PAB (pour Paris-Aligned Benchmark) et CTB (pour Climate Transition Benchmark), compatibles avec les objectifs de l’Accord de Paris. Au sein des fonds bas carbone, Novethic dénombre 11 fonds qui répliquent un indice PAB (pour 2,2 milliards d’euros d’encours) et 4 fonds CTB (1,6 milliard). Novethic constate d’ailleurs que, dans les fonds verts étudiés, la part des fonds indiciels s’est fortement accrue, représentant désormais 21% des encours. Peu d’entreprises «vertes» cotées Mais les fonds de réduction carbone, n’ont pas forcément des impacts importants, car ils détiennent en portefeuille en grande partie les entreprises de la tech (Microsoft, Apple, Alphabet, Amazon, Samsung, Facebook), à cause de leur règle de construction. «Ces entreprises n’ont pas de problème d’accès au capital, mais les investisseurs les choisissent car leur trajectoire de décarbonation sur le Scope1 et 2 sont bien établies et validées.Pour avoir un réel impact, les investisseurs devraient avoir un pied dans les entreprises les moins bien notées », commente Augustin Landier, professeur de finance à HEC. Enfin,l’étude de Novethic prend en compte 65 fonds d’obligations vertes, totalisant 20 milliards d’euros d’encours à fin juin 2021. Les obligations vertes représentent 1.000 milliards d’encours auxquels s’ajoutent 1.000 milliards d’obligations durables. Les fonds se basent sur des «stratégies environnementales les plus directes et offrant le plus de garanties environnementales». Les obligations vertes controversées n’apparaissent pas dans les fonds des gérants (Aéroport de Rome, State Bank of India, RWE, Air Liquide, Telefonica).
Le prix du quota carbone européen (EU ETS) est passé pour la première fois au-dessus de 70 euros, gagnant un moment 5,8% à 73,18 euros/tonne sur ICE Endex. Ce marché, qui ne sera pourtant pas intégré au futur marché mondial défini par la COP 26, s’emballe avec l’accord de coalition trouvé en Allemagne, et la promesse que le futur gouvernement allemand prendra des mesures au cours des prochaines années pour établir un prix plancher à long terme d’au moins 60 euros/tonne pour les émetteurs «pollueurs», si les prix du CO2 venaient à tomber au-dessous de ces niveaux au cours des prochaines années et si l’Union européenne (UE) ne parvenait pas à s’entendre sur une mesure similaire. L’Allemagne souhaite aussi sortir du charbon en 2030 au lieu de 2035.
Le prix du quota carbone européen (EU ETS) est passé mercredi pour la première fois au-dessus de 70 euros, gagnant un moment 5,8% à 73,18 euros/tonne sur ICE Endex. Ce marché, qui ne sera pourtant pas intégré au futur marché mondial défini par la COP 26, s’emballe avec l’accord de coalition trouvé en Allemagne, et la promesse que le futur gouvernement allemand prendra des mesures au cours des prochaines années pour établir un prix plancher à long terme d’au moins 60 euros/tonne pour les émetteurs «pollueurs», au cas où les prix du CO2 tombaient au-dessous de ces niveaux au cours des prochaines années et où l’Union européenne (UE) ne parvenait pas à s’entendre sur une mesure similaire. L’Allemagne souhaite aussi sortir du charbon en 2030 au lieu de 2035.
La Banque Postale Asset Management (LBP AM), filiale de gestion d’actifs de La Banque Postale, a renforcé son pôle « Solutions ISR » (investissement socialement responsable) avec des nominations et recrutements. La société de gestion a nommé Hélène Charrier à la tête de ce pôle, composé de huit personnes. L’intéressée évoluait précédemment au sein du Groupe Caisse des Dépôts, qu’elle avait rejoint en 2012 en tant que directrice de projets investissement responsable puis en qualité de directrice adjointe des politiques durables du groupe notamment en charge des politiques ISR, ODD et climat. Auparavant, elle a exercé en tant qu’analyste extra-financière chez ODDO BHF, puis chez AXA Investment Managers à Londres. Elle est également vice-présidente du Forum pour l’Investissement Responsable. Dans ses nouvelles fonctions, Hélène Charrier est rattachée à Guillaume Lasserre, directeur adjoint des gestions. Elle s’appuie sur une équipe renforcée par l’arrivée d’Ekaterina Pomonareva, nommée au poste de responsable climat en charge de déployer les engagements climatiques de la société de gestion dans ses stratégies d’investissement, de Léonard Pirollet en charge des affaires publiques, et de Diane Moulonguet en charge du développement et de l’exécution de l’activité de vote pour irriguer les pratiques de gestion. Ekaterina Pomonareva a rejoint l’équipe ISR de LBP AM en novembre 2021. Elle travaillait précédemment, depuis 2017, au sein de l’équipe R&D d’EcoAct (groupe Atos) afin de développer les solutions visant à aligner les portefeuilles d’actifs financiers sur les enjeux du changement climatique. Léonard Pirollet a pris ses fonctions le 20 septembre 2021. Il a commencé sa carrière en 2018 à l’AMF à la direction de la régulation et des affaires internationales. Rattaché à l’équipe dédiée à la gestion d’actifs, il a notamment pris part aux négociations européennes sur la finance durable, la protection des investisseurs et la distribution transfrontière des fonds. Diane Moulonguet rejoint l’équipe Solutions ISR en novembre 2021, en tant qu’analyste gouvernance. Diane était précédemment analyste gouvernance au sein de la société Institutional Shareholder Services (ISS) où elle était notamment en charge de l’analyse préparatoire à l’émission des recommandations de vote aux assemblées générales des sociétés françaises. Le pôle Solutions ISR a vocation à piloter la stratégie finance durable de LBP AM et sa filiale Tocqueville Finance, autour de thèmes-clés incluant la définition d’une ambition climat, le déploiement de la stratégie de financement à impact, et la recherche et développement en matière de produits et data.
Les banques ne sont pas encore au niveau des attentes de la Banque centrale européenne sur le sujet. Elles vont devoir s'y plier, faute de voir leurs exigences en capitaux augmenter.
Zéro. Pas une seule banque ne répond aux attentes de la Banque centrale européenne (BCE) en matière de risques climatiques et environnementaux. La BCE a publié lundi sa toute première évaluation à grande échelle de la manière dont les banques européennes ajustent leurs pratiques pour gérer les risques climatiques et environnementaux, et le constat est sans appel. Sur les 122 banques directement surpervisées par l’institution, « aucune n’est proche de répondre à toutes les attentes prudentielles ». Elles vont pourtant devoir s’y atteler, car la BCE intégrera progressivement les risques climatiques et environnementaux dans sa méthodologie de contrôle et d’évaluation prudentiels (SREP), et ces critères auront une incidence sur l’exigence de fonds propres des banques.
Dans le champ de bataille pour les talents au sein du secteur de la gestion d’actifs, les gérants traditionnels de portefeuille sont de moins en moins valorisés. Un constat fort qu’ont effectué plusieurs grands dirigeants lors d’une conférence de l’Association Luxembourgeoise des Fonds d’Investissement (ALFI) sur une nouvelle ère de pertinence pour la gestion d’actifs. L’industrie traverse un moment de forte disruption avec une augmentation des demandes pour des actifs privés, de la numérisation, de la tokenisation et de la durabilité. «Il y a aujourd’hui une bataille pour [recruter] des collaborateurs digital natives, des experts de la durabilité et des data scientists. Il y a beaucoup moins de demande pour des gérants de portefeuilles. La valeur des gérants de portefeuilles a décliné radicalement», a constaté Peter Harrison, directeur général du groupe Schroders. Cette tendance est désormais présente davantage dans le domaine de la durabilité, qui a déclenché une transition massive dans l’industrie, d’après Nicolas Moreau, le directeur général d’HSBC Asset Management. «En matière du talent, nous avons besoin des experts de la durabilité. Il y a beaucoup de gens qui veulent participer à ce changement, qui ne se produit qu’une fois par génération. Nous sommes en train de travailler avec ces salariés afin de les convertir à ces métiers. En matière de data science, nous n’avons pas de problème car nous avons des ressources transversales sur cette expertise à Bengalore en Inde. Nous voyons également une grande bataille pour les talents dans le secteur des actifs privés car il prend du temps pour former des collaborateurs et les investisseurs valorisent également l’expérience », a-t-il confirmé. Une augmentation de la demande pour des actifs privés La demande pour des solutions de la finance plus personnalisées contribue également aux changements dans le secteur. «Avec la disponibilité de la propriété fractionné et de la tokenisation, les investisseurs veulent posséder une participation dans un immobilier ou même un personnage virtuel parmi leurs épargnes. Avec l’explosion des crypto-actifs, il est clair que les gens ne sont pas satisfaits avec les OPCVM. Est-ce que c’est une tendance de fin de cycle ou d’un pari, ou encore d’un rejet des gammes actuelles de produits de l’industrie? On s’interroge», a expliqué Peter Harrison. Campbell Fleming, directeur général d’AssetCo et président de The Big Exchange, une plateforme d’investissement numérique, constate qu’aujourd’hui, il y a beaucoup plus d’investisseurs au Royaume-Uni qui possèdent des crypto-actifs que des actions. « Il faut offrir l’accessibilité aux futures classes d’actifs aux investisseurs parmi des options existantes», selon l’ancien responsable global de la distribution et du marketing chez Standard Life Aberdeen. Une autre grande tendance dans l’industrie est le déplacement vers des actifs non cotés, qui va continuer, selon Nicolas Moreau. «Nous constatons un brouillage entre des actifs non cotés et cotés. Avec la tokenisation des actifs non cotés, nous sommes beaucoup plus proches des actifs cotés », a-t-il observé.