Pouvez-vous nous décrire l’activité de DEBORY ERES ? HERVÉ RIGHENZI DE VILLERS : Nous sommes une plateforme spécialiste de l'épargne salariale, de la retraite d’entreprise et de l’actionnariat salarié. Nous accompagnons le plus souvent en direct nos grandes entreprises clientes et touchons les TPE et PME au travers d’un réseau de plus de 1 500 courtiers, conseils en gestion de patrimoine et consultants indépendant. Nos 20 collaborateurs mettent à la disposition des 6 000 entreprises de notre portefeuille et de leurs conseils des capacités d’ingénierie et de pédagogie adaptées (formation, communication) et notre intime connaissance de tous les acteurs du marché: teneurs de compte d'épargne salariale, services titres, assureurs, asset managers, avocats...Nous assemblons des solutions de gestion des dispositifs d’actionnariat salarié et de gestion financière des choix de placement des salariés en architecture ouverte, c’est-à-dire en sélectionnant les meilleurs gérants financiers sans aucun conflit d’intérêt et en suivant leur performance dans la durée. Vous conseillez les autres, mais chez DEBORY et sa filiale ERES, que faites-vous pour associer vos collaborateurs à la performance ? Nous essayons d'être cohérents avec nos convictions en allant assez loin dans ce domaine, même si nous ne prétendons pas être parfaits et que nous constatons que de nombreuses entreprises que nous servons sont encore plus avancées que nous. Nos collaborateurs clés ont pris des risques significatifs en nous rejoignant à la création il y a 7 ans et ils ont bénéficié d’actions gratuites. Depuis plusieurs années, un accord d’intéressement et un accord de participation distribuent une part significative de notre résultat à toutes nos équipes. Nous disposons d’un plan d'épargne de groupe - prochainement enrichi d’un FCPE en titres de l’entreprise proposé à tous les collaborateurs avec un surabondamment, d’un plan d'épargne pour la retraite collectif (Perco), et, avant la fin 2012, nous mettrons en place un régime de retraite collectif à cotisations définies de type article 83 du code général des impôts. En cible, les flux financiers de partage sont substantiels, complétés par un actionnariat salarié à double strate, et avec possibilité de recyclage en épargne retraite longue. Et cela marche ? Je ne peux encore me prononcer que pour la première série de dispositifs, l’actionnariat salarié dans le PEE et l’article 83 n'étant pas encore opérationnels. Les actions gratuites ont vraiment joué leur rôle d’association de nos premiers collaborateurs à notre projet d’entrepreneur, et nous nous en réjouissons. Nos collaborateurs concernés toucheront cette année leur premier dividende! Les primes d’intéressement et de participation sont élevées à la fois dans l’absolu et comparativement à des entreprises de notre secteur. Elles contribuent à notre attractivité et jouent un rôle important dans l’adhésion de nos collaborateurs à notre modèle de développement et à la marche des affaires. A terme, en prenant garde à ne pas mettre tel ou tel salarié en risque personnel, nous souhaitons vraiment que chacun puisse devenir actionnaire. Cela a l’air parfait ? Je n’en suis pas certain. Nous nous efforçons d’accompagner le flux financier d’association à la performance et au capital d’un vrai partage de l’information sur l’entreprise et son développement (objectifs, résultats, perspectives), et d’une co-construction de nos choix et de nos offres, mais ne sommes jamais certains d’y parvenir toujours et avec tous, d’autant plus que notre disponibilité pour le faire avec rigueur et systématisme est souvent limitée par le quotidien des affaires! Par ailleurs nous sommes des hommes de business avant tout, et nous avons clairement intérêt à ce que l’ensemble de nos collaborateurs vivent au quotidien et pour eux-mêmes le fonctionnement des mécanismes dont ils sont chargés d’assurer la conception, le déploiement et le suivi chez nos clients et partenaires. Comme toujours, derrière la rémunération à la performance il y a toujours des objectifs de business bien compris.