En dix ans, on a vu les subventions à l’énergie renouvelable baisser de manière massive. Cette baisse reflète la baisse des coûts de production. Le prix d’un panneau solaire a été divisé par 10 en cinq ans. On est maintenant très efficaces pour produire de l’énergie renouvelable à un coût compétitif. Dans de très nombreux pays, dont la France, les subventions ne sont plus utiles, ou ne vont plus l’être assez rapidement. Cette évolution change tout pour les énergies renouvelables évidemment, et pour tous les acteurs qui développent ces projets, car cela veut dire que l’électricité qu’ils produisent va pouvoir être vendue dans un cadre marchand, à des contreparties privées. Et évidemment, cela signifie aussi que le financement qui est assis sur ces contrats doit être de nature différente : plus de contrats et moins d’endettement. Le marché des énergies renouvelables a un potentiel de croissance considérable. Nous sommes, je crois, en France et en Europe, à moins de 10 % du mix énergétique fourni par du solaire, de l’éolien et de la biomasse. Cela veut dire que ces PME et ETI que sont, en France, Neoen, Akuo Energy peuvent connaître une croissance considérable dans les années qui viennent, en France et à l’étranger. C’est une perspective intéressante pour les développeurs français car leur compétence est reconnue à l’international et leurs compétences se développent de manière très très rapide partout dans le monde.