Les exportations totales du Japon ont augmenté de 6,7% sur un an en juin, alors que les économistes attendaient une hausse de 7,0%, selon leur prévision médiane. Ses importations ont progressé de 2,5%, contre une prévision médiane de 7,0%. L’excédent commercial s’est établi à 721,4 milliards de yens (5,5 milliards d’euros). Les exportations du Japon vers les Etats-Unis ont en outre baissé pour la première fois en 17 mois. Ce recul de 0,9% sur un an des exportations japonaises vers les Etats-Unis est surtout dû à la contraction des livraisons d’automobiles (-12%) et d'équipements pour semi-conducteurs (-40,2%).
Les ventes au détail ont diminué contrairement aux attentes au mois de juin, la Coupe du monde de football ayant pesé sur la consommation en freinant la fréquentation des magasins, montrent les chiffres publiés hier par l’ONS. Ces ventes sont en repli de 0,5% sur un mois, après une augmentation révisée en légère hausse, à +1,4% pour mai. Les économistes anticipaient en moyenne une progression de 0,2% le mois dernier. Sur un an, les ventes au détail ont augmenté de 2,9% en juin, contre +4,1% en mai et alors que les économistes attendaient +3,7%.
Doutes. Ce n’est pas un bon moment pour les émergents. Au premier semestre, le nombre de défaillances d’entreprises y a triplé à 10, contre 3 seulement l’an dernier à la même époque, selon S&P Global Ratings. « Entre hausse des taux d’intérêt et dollar fort, les entreprises des pays émergents pourraient être de plus en plus sous pression à mesure que les investisseurs basculent leur allocation d’actifs risqués des émergents vers des alternatives à haut rendement dans les marchés développés », affirment les analystes de l’agence de notation. Néanmoins, le nombre de défauts diminue ailleurs, notamment aux Etats-Unis où les défaillances reculent à 31 (42 l’an dernier). Au niveau mondial, elles atteignent 49, soit 8 de moins que l’an passé. Dans les émergents il n’y a pas péril en la demeure puisque la proportion d’émetteurs en perspective négative, de 14,2 %, est plus faible que la moyenne historique de 20 %. Le taux de défaut sur 12 mois reste contenu à 1,4 %. S&P prévoit une baisse à 2,5% du taux de défaut aux Etats-Unis sur douze mois à fin mars 2019 mais une hausse à 2,5 % en Europe dans le high yield malgré des conditions toujours favorables.
Les 28 ministres des finances de l’UE se rencontreront les 7 et 8 septembre à Vienne pour un conseil Ecofin informel. Selon des informations de L’Agefi, l’ordre du jour inclut des échanges sur l’impact du Brexit sur la Banque européenne d’investissement (BEI), sur les implications de la remontée des taux d’intérêt en termes de stabilité financière, sur le potentiel et les risques des «cryptoactifs», sur le projet de «taxe GAFA» et sur l’approfondissement de l’Union économique et monétaire. Rappelons que l’Autriche, qui préside toutes les réunions de l’Ecofin jusqu’à fin 2018, compte atteindre un accord des 28 sur la «taxe GAFA» à l’automne.
L’inflation britannique n’a pas augmenté le mois dernier, ce qui pourrait amener la Banque d’Angleterre à se poser des questions alors qu’une hausse des taux d’intérêt est attendue pour le mois prochain. Les prix à la consommation ont augmenté de 2,4% sur un an en juin comme en mai, malgré la hausse des prix des carburants qui sont à un pic depuis septembre 2014, a annoncé hier l’institut national de la statistique (ONS). Les économistes interrogés par Reuters s’attendaient en moyenne à une inflation en légère hausse à 2,6%.
Les mises en chantier aux Etats-Unis ont chuté de 12,3% au rythme annualisé de 1,127 million d’unités, au plus bas depuis septembre 2017, a annoncé hier le département du Commerce. Le chiffre de mai a été révisé de surcroît en baisse à 1,337 million au lieu de 1,350 million. Le nombre de permis de construire délivrés le mois dernier a de son côté baissé de 2,2% au rythme annualisé de 1,273 million d’unités, également un creux depuis septembre 2017. Les économistes s’attendaient à voir le rythme des mises en chantier reculer à 1,320 million en juin et celui des permis de construire remonter à 1,330 million.
La croissance des salaires sur les trois mois à fin mai a ralenti à son rythme le plus faible depuis six mois, montrent les données publiées hier par l’Office national de la statistique (ONS). Primes incluses, la croissance des salaires s’est établie à 2,5% en rythme annuel, comme attendu par le consensus, après 2,6% sur les trois mois précédents, la plus faible hausse depuis novembre. Hors primes, la croissance des salaires est ressortie à 2,7%en rythme annuel, un chiffre également conforme aux anticipations des économistes.
Le président de la République souhaite que la négociation des partenaires sociaux sur l’assurance chômage soit bouclée avant la fin du mois de février, a déclaré hier à Reuters une source à l’Elysée, après la rencontre des organisations syndicales et patronales avec Emmanuel Macron. Les discussions pour établir une feuille de route s’ouvriront à la rentrée. Le mois de septembre devrait être consacré à l'établissement d’un diagnostic et à l'écriture de cette lettre de cadrage. L’exécutif donne ensuite aux partenaires sociaux quatre mois pour conclure la négociation.
Outre leur accord sur le commerce (voir par ailleurs), l’Union européenne et le Japon ont conclu hier un accord qui permettra aux entreprises d'échanger des données plus librement. Cet accord, qui représente l’aboutissement de plusieurs années de discussions, devrait prendre effet à la fin de l’année. «Les données sont ce qui fait fonctionner l'économie globale. Cet accord permettra aux données de circuler librement, ce qui bénéficiera aux citoyens et à l'économie», a déclaré la commissaire européenne à la justice Vera Jourova. Selon elle, cet accord signifie que les données pourront circuler entre l’Espace économique européen et le Japon sans autorisation préalable.
Dans leurs perspectives économiques d'été publiées hier, les économistes du FMI ne changent rien à leurs prévisions globales du printemps, à savoir une croissance mondiale qui atteindrait 3,9% cette année comme en 2019, après 3,7% en 2017. «Mais nous jugeons que le risque d’un résultat plus mauvais a augmenté, même pour le court terme», a déclaré Maurice Obstfeld, chef économiste du FMI. Selon lui, la principale menace est une poursuite de l’escalade des tensions commerciales. Elle le conduit à revoir en baisse ses prévisions de croissance du commerce mondial à 4,8% cette année puis 4,5% en 2019, soit respectivement 0,3 et 0,2 point de moins par rapport aux perspectives d’avril. Le FMI estime que le PIB mondial pourrait être amputé de l’ordre de 0,5 point d’ici à 2020 par rapport aux anticipations actuelles si les menaces de hausses de droits de douane de l’administration Trump et de représailles des pays visés étaient suivies d’action.
L’excédent commercial de la zone euro s’est réduit en mai, en raison d’une baisse des exportations et d’une hausse des importations, un mois avant l’entrée en vigueur des droits de douane américains sur l’acier et l’aluminium. Il s’est établi à 16,5 milliards d’euros contre 19,3 milliards un an plus tôt, en données non corrigées des variations saisonnières, a annoncé hier Eurostat. En données corrigées, le surplus commercial a atteint 16,9 milliards d’euros en mai contre 18 milliards un an plus tôt.
L’investissement immobilier en Chine a enregistré en juin sa plus faible croissance en six mois, du fait de nouvelles limitations imposées aux promoteurs et de conditions de financement plus difficiles, montrent les chiffres publiés hier par le Bureau national des statistiques. L’investissement immobilier, qui est principalement résidentiel mais concerne aussi l’immobilier de bureau et commercial, a augmenté de 8,4% sur un an en juin après une hausse de 9,8% en mai.
L’ambassade de France en Russie a annoncé hier la fermeture du bureau russe de Business France, l’agence publique chargée du développement des entreprises françaises à l'étranger, après des mois de dégradation des conditions d’exercice de son activité. «Cette décision (...) fait suite à la notification par les autorités russes que Business France n’est plus autorisée à exercer en Russie dans le cadre des dispositions prévues par la loi française», explique l’ambassade. L’accompagnement public de ces entreprises sur le territoire russe s’appuiera désormais sur des partenaires privés.
Le nombre de créations d’entreprises en France a diminué de 0,6% en juin après leur bond de 6,2% un mois plus tôt, pour s'établir à 58.995, selon les données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables publiées vendredi par l’Insee. Cette baisse est due uniquement aux créations d’entreprises classiques (-1,3% à 33.031 après +6,8%), alors que les immatriculations de micro-entrepreneurs (ex-auto-entrepreneurs) ont progressé de 0,3% sur le mois.
La Banque d’Italie a abaissé vendredi sa prévision de croissance pour 2018 et 2019 en raison d’une hausse du coût de l'énergie et d’un ralentissement de la production manufacturière. Dans son bulletin trimestriel, la banque centrale prévoit une hausse du produit intérieur brut (PIB) de 1,3% cette année, contre une précédente prévision de 1,5% en janvier, et de 1,0% en 2019, contre 1,2% auparavant. Sur l’inflation, elle prévoit une hausse des prix, harmonisée aux normes européennes, de 1,3% cette année et de 1,5% en 2019.
Une aggravation des tensions commerciales entre les Etats-Unis et leurs partenaires commerciaux serait dommageable pour l'économie, a estimé vendredi Robert Kaplan, le président de la Réserve fédérale de Dallas. «Ce qui se passe actuellement n’est évidemment pas positif à court terme mais ce n’est pas encore suffisant pour moi - pas encore - pour modifier mon opinion», a-t-il déclaré à Reuters. Cela changerait s’il y avait une augmentation des tensions, a-t-il ajouté.
Le président de la banque centrale allemande, Jens Weidmann, a mis en garde le gouvernement sur les risques croissants d’un ralentissement de l'économie lors d’une réunion le 6 juillet, rapportait hier le Handelsblatt en citant des sources gouvernementales. La Bundesbank a sensiblement réduit en juin sa prévision de croissance pour cette année, à 2,0% au lieu de 2,5%, en affirmant que les inquiétudes politiques et commerciales rendaient encore plus incertaines les perspectives de la première économie européenne. Le gouvernement sera en première ligne lors de la prochaine crise car la Banque centrale européenne (BCE) aura peu de latitude pour agir compte tenu de la lenteur de la normalisation de sa politique monétaire, a souligné Jens Weidmann.
La Banque d’Italie a abaissé aujourd’hui sa prévision de croissance économique pour 2018 et 2019 en raison d’une hausse du coût de l'énergie et d’un ralentissement de la production manufacturière. Dans son bulletin économique trimestriel, la banque centrale prévoit une croissance du produit intérieur brut (PIB) de l’Italie de 1,3% cette année, contre une précédente prévision de 1,5% en janvier, et de seulement 1,0% en 2019, contre 1,2% auparavant. Sur l’inflation, la Banque d’Italie prévoit une hausse des prix, harmonisée aux normes européennes, de 1,3% cette année et de 1,5% en 2019.