La France a obtenu jeudi sa première tranche d’argent, d’un montant de 5,1 milliards d’euros, du fonds de relance de l’Union européenne (Next Génération EU) de 800 milliards d’euros visant à aider la zone euro à rebondir après la pandémie de Covid-19 et à rendre son économie plus verte et plus numérisée. La part totale de la France est de 39,4 milliards d’euros de subventions, les versements futurs étant liés à la mise en œuvre des projets d’investissement et des mesures de réforme énoncées dans sa proposition à la Commission européenne. Le Portugal, le Luxembourg, la Belgique, la Grèce, l’Italie, l’Espagne et la Lituanie ont également reçu ce mois-ci leurs premières versements. La Tchéquie avait obtenu sa première tranche en juillet. Le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, a d’autre part déclaré jeudi dans un entretien à Sud-Ouest que l’activité économique de la France devrait renouer avec le niveau qui était le sien avant la crise en fin d’année et non pas au début de l’an prochain, sauf accident sanitaire. Le gouvernement a relevé mi-juillet sa prévision de croissance du produit intérieur brut (PIB) pour 2021 à 6%, contre 5% précédemment.
La décrue du chômage ralentit outre-Atlantique. Les inscriptions hebdomadaires ont diminué à 348.000 lors de la semaine au 14 août, leur plus bas niveau depuis 17 mois mais moins que prévu par les économistes, contre 377.000 (révisé en hausse) la semaine précédente, a annoncé jeudi le département du Travail. La moyenne mobile sur quatre semaines a reculé pour s'établir à 377.750 contre 396.750 (révisé) la semaine précédente. Le nombre de personnes percevant régulièrement des indemnités s’est élevé à 2,82 millions lors de la semaine au 7 août (dernière semaine pour laquelle ces chiffres sont disponibles). Une autre statistique publiée jeudi confirme que l’économie américaine a atteint son pic de croissance. L’indice Philly Fed des conditions d’activité dans la région de Philadelphie recule pour le quatrième mois consécutif en août (19,4 après 21,9 en juillet), selon l’enquête mensuelle Réserve fédérale locale. Le sous-indice des perspectives d’activité à un horizon de six mois est ressorti à 33,7 après 48,6 en juillet, et le sous-indice de l’emploi a augmenté. Celui des prix acquittés a atteint 71,2 en août après 69,7 en juillet.
L’indicateur avancé du Conference Board s’est de nouveau amélioré en juillet, suggérant que la croissance de l'économie américaine va se poursuivre à court terme, a indiqué jeudi l’institut de conjoncture. L’indice LEI a augmenté de 0,9 point le mois dernier, à 116, soit légèrement plus que la moyenne des prévisions du consensus des économistes (+0,7). En juin, l’indice avait également augmenté de 0,5 point. Constitué de dix composantes, dont les premières demandes d’allocations chômage, les commandes aux usines et l'évolution de l’indice S&P 500, l’indicateur a vocation à avertir des évolutions notables de l'économie et à lisser une partie de la volatilité de chaque composante.
L’inflation dans la zone euro s’est accélérée en juillet pour ressortir à 2,2% sur un an, son niveau le plus élevé depuis octobre 2018 et supérieur à l’objectif fixé par la Banque centrale européenne (BCE), (2%) confirment mercredi les statistiques définitives publiées par Eurostat. L’indice des prix à la consommation calculé aux normes européennes (IPCH) est en baisse de 0,1% par rapport à juin, un chiffre conforme au consensus. L'énergie a été de loin le principal contributeur à l’augmentation générale des prix, avec une hausse de 14,3% en rythme annuel. L’inflation dite de base, c’est-à-dire hors énergie et produits alimentaires non transformés, deux catégories volatiles, reste contenue à 0,9% sur un an, comme le mois précédent. La BCE vise désormais un niveau d’inflation de 2% et s’attend à ce que la hausse des prix dans la zone euro dépasse temporairement ce niveau cette année, avant de refluer l’an prochain.
Les réserves de change de l’Afghanistan sont surtout détenues sur des comptes étrangers et probablement inaccessibles aux dirigeants talibans, laissant le pays à court de dollars, a déclaré Ajmal Ahmady, qui a dirigé la banque centrale jusqu'à la prise de Kaboul. Da Afghanistan Bank (DAB) contrôlait environ 9 milliards de dollars, dont près de 7 milliards étaient détenus sous forme d’espèces, d’or, d’obligations et d’autres investissements à la Réserve fédérale américaine, a déclaré le gouverneur en fuite sur Twitter. Le reste se trouve dans d’autres comptes internationaux et à la Banque des règlements internationaux, laissant environ 0,2% ou moins du total accessible aux talibans. L’ex-gouverneur s’attend désormais à ce que l’Afghani, la devise du pays, se déprécie car la banque centrale ne peut pas fournir suffisamment de dollars aux banques locales, avec une hausse de l’inflation, obligeant les talibans à utiliser le contrôle des capitaux pour empêcher leur fuite.
L'économie de la zone a renoué avec la croissance au deuxième trimestre grâce à l’assouplissement des mesures sanitaires, montrent les statistiques révisées publiées mardi par Eurostat. Le produit intérieur brut (PIB) a augmenté de 2% par rapport aux trois mois précédents (porté notamment par l’Espagne et l’Italie), un chiffre conforme à l’estimation flash publiée le 30 juillet. La région sort ainsi de la récession. Au premier trimestre, l'économie de la zone euro s'était contractée de 0,3% par rapport aux trois mois précédents après 0,6% au quatrième trimestre 2020. Sur un an, le PIB ressort en hausse de 13,6%, contre +13,7% estimé auparavant, la zone euro ayant été le plus fortement touchée par la crise sanitaire au deuxième trimestre 2020, mais il reste 3% inférieur à fin 2019. Eurostat a par ailleurs annoncé une progression de 0,5% de l’emploi entre avril et juin par rapport au trimestre précédent (+1,8% sur un an).
Le deuxième port chinois est en partie paralysé après la découverte d’un cas de Covid-19. Un sérieux coup pour la chaîne d’approvisionnement avant la période cruciale de fin d’année.
La production manufacturière a nettement rebondi en juillet aux Etats-Unis, stimulée par une accélération de la production de véhicules, malgré la persistance de difficultés liées à la pénurie mondiale de semi-conducteurs. L’indicateur a progressé de 1,4% le mois dernier après une baisse de 0,3% en juin, a déclaré mardi la Réserve fédérale. Les économistes tablaient en moyenne sur une hausse de 0,6%. La bonne santé du secteur manufacturier et le rebond de 1,2% de la production minière ont débouché sur une hausse de la production industrielle américaine de 0,9% en juillet.
Le climat des affaires s’est dégradé en août dans le secteur immobilier américain, sous l’effet de l’augmentation des coûts de construction et d’une pénurie de certains composants, a indiqué mardi l’Association nationale des constructeurs de logements (NAHB) dans son étude mensuelle. L’indice de confiance des promoteurs a reculé à 75, contre 80 en juillet, touchant son plus bas niveau depuis juillet 2020. Un indice supérieur à 50 témoigne toutefois de conditions d’activité globalement favorables dans le secteur. Les économistes tablaient sur un tassement moins marqué de cet indicateur en août, à 79.
L’activité manufacturière dans la région de New York a baissé plus que prévu en août, montrait lundi l’enquête mensuelle de l’antenne régionale de la Réserve fédérale. Son indice «Empire State» a chuté à 18,3 après 43 en juillet, soit un chiffre bien inférieur à l’estimation moyenne des économistes, qui le donnait à 29. La composante des nouvelles commandes ressort à 14,8 après 33,2 le mois dernier et celle de l’emploi à 12,8 après 20,6. Le sous-indice mesurant le jugement des entreprises sur leurs perspectives d’activité à un horizon de six mois a de son côté augmenté pour atteindre 46,5 après 39,5 en juillet.
La croissance a été affectée en juillet par des éléments exceptionnels mais des facteurs plus structurels vont continuer de peser. Une réponse monétaire ne suffirait pas.
Le taux de chômage calculé selon les normes du Bureau international du travail (BIT) est resté quasi-stable au deuxième trimestre en France (hors Mayotte), à 8% (-0,1 point) de la population active, selon les chiffres publiés vendredi par l’Insee. Il n’a pas connu d'évolution significative au cours des deux premiers trimestres 2021 et reste proche de son niveau de 8,1% à fin 2019. Le nombre moyen de chômeurs s'élevait à 2,386 millions en France métropolitaine au deuxième trimestre, soit 16.000 personnes de moins qu’au trimestre précédent (3,75 millions à fin juin inscrits à Pôle Emploi en catégorie A). Le taux de chômage de longue durée représente 2,4% de la population active (0,2 point au-dessus de son niveau d’avant crise). En hausse de 0,3 point sur le trimestre, le taux d’emploi des 15-64 ans s’inscrit à 66,9% (+0,1 point par rapport à son niveau d’avant-crise), soit une proportion record depuis le début du suivi de cet indicateur par l’Insee, en 2003.
La zone euro a enregistré en juin un excédent commercial de 18,1 milliards d’euros, contre 20 milliards d’euros en juin 2020, d’après les chiffres publiés vendredi par Eurostat, l’agence européenne de la statistique. Les exportations de la zone euro ont augmenté de 23,8% sur un an en juin dernier, à 209,9 milliards d’euros, tandis que les importations dans la région ont crû de 28,2%, à 191,8 milliards d’euros. Le commerce intra-zone euro a néanmoins atteint 188,0 milliards d’euros en juin 2021, en hausse de 24,6% par rapport à juin 2020.
La chute en août du moral des ménages américains, qui pourrait incité la Fed à ne pas se précipiter dans son resserrement monétaire, a provoqué vendredi un effondrement des taux longs aux Etats-Unis. Le rendement des emprunts à 10 ans a baissé de 6 points de base (pb) peu après l’annonce, à 1,30%, entraînant un aplatissement par le haut de la courbe des taux, le rendement à 2 ans des Treasuries ne baissant que de 1 pb, à 0,21%. En Europe, les rendements étaient stables. Le moral des ménages américains est tombé à son plus bas niveau depuis décembre 2011, selon les résultats préliminaires de l’enquête mensuelle de l’Université du Michigan. Son indice de confiance a reculé à 70,2 après 81,2 en juillet. Les économistes l’attendaient inchangé. La composante du jugement des consommateurs sur leur situation actuelle a diminué à 77,9 après 84,5 et celle des perspectives est revenue à 65,2 contre 79,0 le mois dernier.
La production industrielle de la zone euro a reculé en juin plus que prévu, les goulets d'étranglement dans la chaîne d’approvisionnement ayant notamment affaibli l’activité en Allemagne. Elle a régressé de 0,3% en glissement mensuel, a annoncé jeudi Eurostat, après -1,1% en mai (chiffre révisé). La baisse de la production est en grande partie due au repli inattendu de la production en Allemagne, qu’Eurostat a estimée à 1% sur le mois, soit moins que la baisse de 1,3% calculée la semaine dernière par Detatis. Ce recul a été partiellement compensé par des hausses en France et en Italie, respectivement de 0,4% et 1%. L’indicateur de la zone euro a également été pénalisé par une baisse de 1,5% de la production de biens d'équipement, le secteur le moins performant de l’industrie de l’Union européenne pour un deuxième mois consécutif, ce qui laisse présager une baisse de la production à l’avenir. Sur l’année, la production dans la zone euro a augmenté de 9,7%, le bloc poursuivant son redressement après la chute massive provoquée l’an dernier par la pandémie.
Le trafic maritime est perturbé autour des principaux ports à conteneurs chinois après la découverte cette semaine d’un cas de coronavirus à Ningbo. Une quarantaine de porte-conteneurs attendaient jeudi de pouvoir s’amarrer dans ce port de Ningbo après la fermeture d’un de ses terminaux. La compagnie maritime française CMA CGM a annoncé dans une note jeudi que certains de ses navires seraient reroutés vers Shanghai ou ne feraient pas escale à Ningbo, et l’allemand Hapag-Lloyd a prévenu qu’il fallait s’attendre à des retards dans certaines traversées. Ceci pourrait entraîner une nouvelle hausse des tarifs d’expédition des conteneurs, qui ont récemment dépassé 20.000 dollars par conteneur de 40 pieds pour la première fois sur le trajet Chine-États-Unis, et aggraver les pénuries dans la chaîne d’approvisionnement.
L'économie britannique a progressé de 4,8% au deuxième trimestre par rapport au trimestre précédent, selon une première estimation publiée jeudi par l’Office national des statistiques (ONS), conforme aux attentes des économistes. En rythme annualisé, le produit intérieur britannique (PIB) a grimpé de 15,2% au deuxième trimestre et de 22,2% par rapport à la même période l’an dernier. Sur le seul mois de juin, il a progressé de 1% par rapport à mai, un peu plus que les attentes, porté par la réouverture des salles de restaurants et une forte augmentation des dépenses de santé. Le PIB britannique se situe toutefois 2,2% sous son niveau de février 2020, avant la pandémie. La faible reprise de la consommation (7% sous son niveau de fin 2019) explique cette contre-performance. Le Fonds monétaire international (FMI) anticipe une croissance de 7% cette année, après la contraction de près de 10% en 2020.
Les conséquences économiques du réchauffement climatiquerisquent de gonfler une dette mondiale déjà en forte expansion, en raison de la crise sanitaire, et de provoquer une vague de dégradations de notation crédit voire de défauts, selon une étude de FTSE Russell. Dans un scénario extrême, ses analystes préviennent que des pays tels la Malaisie, l’Afrique du Sud, le Mexique et même l’Italie pourraient faire défaut d’ici 2050. Une étude académique, réalisée notamment par l’université de Cambridge, anticipe 63 rétrogradations de notations souveraines d’ici la fin du siècle pouvant aller jusqu’à six crans pour les pays les plus vulnérables comme le Mexique ou la Chine, et jusqu’à quatre crans pour les Etats-Unis ou l’Allemagne. Avec des conséquences sur les coûts de financement qui pourraient augmenter de 137 à 205 milliards de dollars d’ici 2100. Pour les pays en développement, les Nations unies estiment à 300 milliards de dollars le coût d’adaptation d’ici 2030 et 500 milliards d’ici 2050. Si les pays tardent trop à agir au niveau mondial, le coût économique du dérèglement climatique pourrait atteindre 54.000-69.000 milliards de dollars d’ici 2100, selon Bank of America.
Le gouvernement japonais va créer un nouvel indicateur visant à refléter les progrès du pays dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) par rapport à son produit intérieur brut (PIB), a affirmé jeudi le quotidien économique Nikkei. Un responsable du Bureau du Cabinet a déclaré que rien n’avait été décidé concernant la publication régulière d’un nouvel indicateur. L’agence gouvernementale, dirigée par le Premier ministre, dit chercher des moyens d'évaluer les statistiques liées à la neutralité carbone, précisant que ses recherches étaient encore à leurs débuts et pourraient s'étendre sur plusieurs années. Elle a confié à une entreprise privée le soin d’évaluer les données et les indices liés à la neutralité carbone. En avril dernier, le gouvernement japonais a doublé ses ambitions de réduction des GES à 46% en 2030 par rapport à 2013.