Dia a publié des résultats 2018 en très forte dégradation. Le distributeur hard-discount espagnol a dévoilé une perte nette de 353 millions l’an dernier (contre un bénéfice de 101 millions en 2017), pour une perte d’exploitation (Ebit) de 94,5 millions (après un bénéfice de 218 millions en 2017). Le chiffre d’affaires recule de 11,3% (+7,4% à changes constants) à 8,2 milliards d’euros. L’Ebitda ajusté ressort à 385 millions d’euros, en ligne avec la fourchette indicative de 350 à 400 millions donnée le 15 octobre dernier.
Les achats réalisés en solde ou en promotion, en hausse continue depuis près de dix ans, ont atteint 51,3% des volumes vendus en France en 2018. En valeur, la part des achats de mode féminine à prix cassé a atteint 47,9%, selon la Fédération française du prêt-à-porter féminin, contre 37,9% en 2012. Les enseignes ont pratiqué des promotions massives juste avant Noël. Les ventes ont reculé de 2% l’an dernier, faisant toutefois mieux que l’ensemble du marché de l’habillement, en baisse de 3,2%. Le secteur du prêt-à-porter reste toutefois porté par ses exportations, qui ont augmenté de 6,3% en valeur en 2018, pour atteindre 3,3 milliards d’euros.
Ocado a annoncé mercredi que l’incendie survenu la veille dans son principal centre de distribution automatisé allait affecter la croissance de ses ventes.
Le magnat russe Mikhail Fridman est prêt à débourser 300 millions d’euros pour acquérir la totalité du capital et à remettre 500 millions pour sauver le distributeur.
LetterOne, le véhicule d’investissement du magnat russe Mikhail Fridman, a annoncé ce matin le lancement d’une OPA sur le groupe espagnol de supermarchés discounts Dia, ainsi qu’une augmentation de capital de 500 millions d’euros pour sauver le groupe.
Amazon reculait jeudi de 2,5% dans les échanges après-Bourse. Le géant du e-commerce prévoit des ventes nettes entre 56 et 60 milliards de dollars au premier trimestre, en dessous du consensus Refinitiv, de 60,77 milliards. Le chiffre d’affaires au quatrième trimestre a progressé de 19,7%, à 72,38 milliards de dollars, grâce à des ventes robustes pendant les fêtes. Amazon continue de croître et d’investir, mais rencontre des difficultés, notamment sur les marchés hors des Etats-Unis. Il doit retirer des produits de son site en Inde, où une nouvelle réglementation interdit aux distributeurs de vendre des produits de sociétés dans lesquelles ils ont des parts.
Tesco a confirmé lundi après-midi le lancement d’un plan de restructuration prévoyant la fermeture des rayons de produits frais de 90 magasins, une décision qui pourrait mettre en péril jusqu'à 9.000 postes. Le premier distributeur britannique a indiqué dans un communiqué que plus de la moitié de ces 9.000 employés pourraient être affectés à d’autres tâches en lien avec la clientèle.
SMCP, propriétaire des marques de mode Sandro, Maje et Claudie Pierlot, a publié ce matin un chiffre d’affaires annuel en hausse de 11,5% (+13% à changes constants) à 1, 02 milliard d’euros, dont +3,7% en comparable. Alors que le groupe anticipait une croissance supérieure à 13% à changes constants, l’action reculait de plus de 1% en fin de matinée. Le digital pèse désormais 14,7% du chiffre d’affaires du groupe de prêt-à-porter. Sur le seul quatrième trimestre, les ventes ont progressé de 7,9%, à 276 millions d’euros, mais ont reculé de 1,9% en France, la crise des gilets jaunes, ayant « induit des fermetures de magasins et une baisse du trafic à partir de mi-novembre. Ce manque à gagner a été partiellement compensé par des ventes en ligne plus dynamiques », précise SMCP dans un communiqué.
La première chaîne de supermarchés de Grande-Bretagne pourrait supprimer jusqu'à 15.000 emplois en fermant des rayons de boucherie à la découpe, de poissonnerie et de pâtisserie et en remplaçant les salariés concernés par des distributeurs, rapporte dimanche le Mail on Sunday. Un porte-parole de Tesco a refusé de s’exprimer sur ces éléments. Ces deux dernières années, le distributeur a déjà supprimé 1.200 emplois à son siège et 1.100 autres en fermant son centre de services après-vente à Cardiff. Il doit réaliser des économies pour atteindre son objectif de marge sur l’exercice fiscal 2019-2020
L'émission obligataire d’Auchan Holding, la première depuis janvier 2017, a rencontré un vif succès. La demande a atteint 2,9 milliards d’euros, ce qui a permis à la filiale de financement du distributeur de lever 1 milliard d’euros. Elle a toutefois dû consentir une prime importante aux investisseurs. Les obligations, d’une maturité de 5 ans, ont été placées 250 points de base au-dessus des taux midswaps, contre une marge de 43 pb lors de l'émission de janvier 2017 (maturité de 5 ans également). La moitié de l'émission a été achetée par des investisseurs français.
Elliott Management a demandé aujourd’hui à eBay de réorganiser ses activités et d’en vendre certaines afin de doubler sa valeur en Bourse en deux ans. Le fonds activiste, qui possède une participation de plus de 4% dans la plate-forme de commerce en ligne, affirme que l’action eBay pourrait valoir environ 55 à 63 dollars (48,5 à 55,5 euros) en 2020. Cette initiative faisait bondir le titre eBay de 12% à 34,70 dollars peu après l’ouverture de la Bourse américaine. Selon le Wall Street Journal, eBay subirait aussi la pression d’un autre fonds activiste, Starboard Value, qui détiendrait un peu moins de 4% de son capital.
Le distributeur vient de boucler son plan de cessions de 1,5 milliard d’euros, avec la vente de 26 murs d’hyper- et de supermarchés au fonds américain Fortress
Il aura plus particulièrement la responsabilité de la promotion du fonds Gaspal Croissance Dividendes, qui a obtenu en fin d’année dernière le soutien de la Sicav Emergence
Casino a annoncé ce matin et ce week-end de nouvelles cessions d’actifs. D’une part, le distributeur stéphanois a signé des promesses d’achat à des adhérents Leclerc pour la cession de six hypermarchés Géant, pour une valorisation totale des murs et des fonds de 100,5 millions d’euros. Une opération qui ne faisait pas partie du plan de cession de 1,5 milliard d’euros, précise le groupe. D’autre part, Casino vend 26 murs d’hypermarchés et de supermarchés au hedge fund américain Fortress pour une valorisation de 501 millions d’euros. Casino percevra 392 millions d’euros, soit 80% de la valeur des actifs après déduction des droits d’enregistrement, lors de la finalisation de l’opération, attendue au cours du premier semestre. Ces 26 actifs (13 Géant Casino, 3 Hyper Casino et 10 supermarchés Casino) représentent 31,8 millions d’euros de loyers, valorisés à un taux droits inclus de 5,9%.
Le groupe Casino a annoncé samedi dans un communiqué avoir conclu des promesses de cession de six hypermarchés à des adhérents Leclerc, pour une valorisation totale des murs et du fonds de 100,5 millions d’euros. Le Groupement E. Leclerc avait marqué son intérêt pour ces hypermarchés dès l’annonce par Casino de sa volonté de se séparer d’un certain nombre de magasins. Avec un chiffre d’affaires hors taxe d’environ 150 millions d’euros en 2018, ils ont généré une perte totale d’environ 8 millions d’euros de résultat opérationnel courant, précise Casino. La réalisation des cessions est attendue au premier semestre 2019.
Deux anciens dirigeants de la société Spanghero et deux intermédiaires néerlandais, accusés d’avoir vendu de la viande de cheval en la faisant passer pour du boeuf, sont jugés à partir de lundi par le tribunal correctionnel de Paris. Ce procès est prévu pour durer jusqu’au 13 février. Tout est parti de la découverte en Irlande, en janvier 2013, de viande de cheval dans des steaks hachés «pur boeuf» vendus en supermarché, puis par la société Findus de viande chevaline dans des lasagnes fabriquées par une filiale luxembourgeoise du groupe Comigel spécialisé dans les plats surgelés, Tavola. Douze sociétés et associations se sont portées parties civiles, dont Picard Surgelés, Findus, Carrefour Hypermarchés, la Fédération nationale bovine et l’Association Nationale Interprofessionnelle du Bétail et des Viandes (Interbev).