Le gouvernement chinois a encore durci, vendredi, sa politique de répression à l’encontre des plateformes de négociation de cryptomonnaies, en se dotant d’un dispositif visant à éradiquer les activités «illégales» entourant les échanges de bitcoins et autres devises virtuelles. Pékin a également interdit sur l’ensemble de son territoire les activités de «minage» de bitcoins. Le Conseil d’Etat, principale autorité administrative du pays, s’était engagé au mois de mai à en finir avec ces activités financières risquées. Vendredi, dix agences gouvernementales, dont la Banque populaire de Chine (PBoC) et les organismes de régulation des marchés, ont indiqué dans un communiqué commun qu’elles allaient travailler en étroite collaboration afin de maintenir une pression élevée sur le trading de cryptomonnaies. Le bitcoin a perdu jusque 10% de sa valeur vendredi, avant de remonter légèrement, à 42.965 dollars. L’ethereum, autre cryptomonnaie également très suivie, a elle perdu près de 8,6% à 2.837 dollars.
Le gouvernement chinois a encore durci, vendredi, sa politique de répression à l’encontre des plateformes de négociation de cryptomonnaies en se dotant d’un dispositif visant à éradiquer les activités «illégales» entourant les échanges de bitcoins et autres devises virtuelles. Pékin a également interdit sur l’ensemble de son territoire les activités de «minage» de bitcoins.
Les milliardaires Steven Cohen et Ray Dalio ont rejoint l’engouement pour les crypto-monnaies en «mettant de l’argent au travail», rapporte l’agence Reuters qui a assisté à la conférence SALT à New York où ils intervenaient. «J’ai plus de crypto que d’or», a déclaré Ray Dalio, qui a fondé le plus grand fonds spéculatif du monde, Bridgewater Associates, Steven Cohen, qui dirige Point72 Asset Management, a déclaré plus tôt cette semaine à cette même conférence qu’il espérait ne pas manquer les opportunités présentées par les monnaies numériques. SkyBridge, la société d’investissement alternatif dont le fondateur, Anthony Scaramucci, est l’hôte de la conférence SALT, a un investissement de 12 % dans le bitcoin, a déclaré le co-chef des investissements de la société, Ray Nolte, lors de l'événement.
La société de gestion alternatives Brevan Howard Asset Management a annoncé ce 13 septembre le lancement d’une nouvelle division dédiée à la gestion d’actifs numériques et crypto, dénommée BH Digital. Au début de cette année, Brevan Howard a commencé à investir davantage dans les actifs numériques, et a également annoncé en mai dernier avoir alloué une part de son fonds Brevan Howard Master Fund aux crypto-actifs. Brevan Howard a aussi nommé Colleen Sullivan pour diriger les activités d’investissement privé et de capital-investissement dans le domaine des crypto-actifs. Elle sera également la présidente du comité d’investissement d’une nouvelle stratégie ciblant les technologies disruptives dans ces classes d’actifs. Elle arrive de CMT Digital, la division spécialisée en crypto-actifs du groupe américaine Capital Markets Trading (CMT) Group, dont elle était dernièrement directrice générale et co-fondatrice.
Rick Rieder, responsable mondial des investissements en fixed income de BlackRock, pense qu’une plus grande adoption du bitcoin dans les portefeuilles devrait arriver. «Davantage de personnes vont entrer dans la mêlée au fil du temps» a-t-il déclaré dans un entretien à CNBC, rappelant que BlackRock détient depuis quelques mois une «position modérée» dans son portefeuille. Il a indiqué être «un adepte» des actifs volatils présentant une «convexité à la hausse» et ne serait pas surpris de voir le bitcoin «grimper de manière significative» comme il l’a déjà fait. Dans l’entretien, Rick Rieder ne considère pas un actif volatil comme le bitcoin comme un «actif de base» comparable aux actions ou aux obligations, mais dit : «Je pense qu’il y a une certaine valeur à avoir un bitcoin comme outil spéculatif dans un portefeuille.»
Le groupe financier japonais SBI Holdings s’apprête à lancer le premier fonds de cryptomonnaies du Japon d’ici fin novembre, rapporte Bloomberg. Ce fonds, destiné à la clientèle particulière, pourrait investir dans diverses cryptomonnaies comme le Bitcoin, Ethereum, XRP, Bitcoin Cash, Litcoin et d’autres selon Tomoya Asakura, qui dirige l’activité de gestion d’actifs de SBI Holdings. Un minimum d’un million à trois millions de yens (7.650 à 22.950 euros) serait requis auprès des investisseurs concernés pour un investissement initial.
Le président de la SEC (Securities and Exchange Commission), Gary Gensler, estime que les plateformes de négociation de crypto-monnaies mettent leur propre existence en danger si elles ne tiennent pas compte de son appel à travailler dans le cadre réglementaire des Etats-Unis, écrit le Financial Times. Dans un entretien avec le quotidien britannique, le dirigeant se dit «neutre sur le plan technologique», mais considère que les crypto-actifs ne sont pas différents des autres actifs face à des impératifs tels que la protection des investisseurs, la prévention des activités illégales et le maintien de la stabilité financière. «Il y a beaucoup de plateformes en activité aujourd’hui qui feraient mieux de s’engager (auprès de nous) et au lieu de cela, elles viennent plutôt supplier qu’on leur pardonne plutôt que nous demander des autorisations.», dit-il.
La future réglementation sur la publicité des crypto-actifs en Espagne devrait entrer en vigueur fin janvier ou début février 2022, rapporte lequotidien Cinco Dias. La consultation publique sur cette future circulairelancée par l’autorité espagnole de régulation des marchés financiers s’achève ce mardi. Cette circulaireest la première initiative sur le planréglementaire concernantles cryptos en Espagne. Dans les faits, ce texte donne le pouvoir à la CNMV de contrôler toute publicité pour les cryptos avant publicationet deles faire retireren cas de non-conformité. La CNMV aurait également la possibilité de faire ajouter des avertissements concernant les risques et les caractéristiques de ces produits. Undécret-loi royal publié en mars dernier autorise le superviseur à développer un périmètre d’intervention ainsi queles mécanismes de contrôles et procédures au sujet de la publicité pour les crypto-actifs. Des mesures qui seront appliquées par le biais d’unecirculaire.
Le nouveau président du régulateur américain des marchés financiersSecurities and Exchange Commission (SEC), Gary Gensler, a appelé le congrès américain à donner à la SEC plus de pouvoir afin de mieux superviser les activités liées auxcryptoactifs tandis qu’il s’exprimait dans le cadre d’uneconférence mardi. Il visait entre autres les bourses de cryptomonnaies qui ne sont actuellement pas supervisées par la SEC mais aussi les plateformes peer-to-peer de finance décentralisée (DeFi) qui permettent aux prêteurs et aux emprunteurs de procéder à des transaction en cryptos sans passer par les banques traditionnelles. Selon des propos rapportés par Reuters, Gary Gensler a assimilé la classe d’actifs à «un Far West», l’estimant «trufféede fraudes, d’arnaques et d’abus» de par certaines utilisations quien sont faites. Gary Gensler s’est par ailleurs montré ouvert à l’autorisation d’un fonds négocié en bourse (ETF) sur le bitcoin sur le sol américain. Uneautorisation que la SEC a toujoursrefusé de délivrer jusqu’alorsaux produits qui lui étaient soumis. Pour le président de la SEC, un ETF conforme aux exigences strictes de la SEC pour les fonds mutuels doit fournir les protections nécessaires aux investisseurs. Il s’est aussi dit favorable à l’autorisation d’un ETF sur les futures sur lebitcoin développé par CME Group.
Le projet américain de système d’échanges de cryptomonnaies Bullish Global, soutenu par plusieurs milliardaires, a lancé un pilote de sept semaines de sa plateforme. Des investisseurs professionnels et particuliers vont tester le produit en simulant des échanges d’actifs digitaux et classiques. La société, récemment valorisée à 9 milliards de dollars, a pour ambition de se débarrasser des intermédiaires traditionnels sur les marchés pour permettre aux acheteurs et aux vendeurs de se connecter directement dans un environnement de finance décentralisée. La maison mère de Bullish, qui a entamé son processus d’introduction en Bourse aux Etats-Unis à travers un special purpose acquisition company (SPAC), est soutenue par un groupe de milliardaires dont Peter Thiel, Michael Novogratz et Richard Li. Plusieurs autres initiatives de finance décentralisée sont nées récemment, dont celles de Goldman Sachs qui a enregistré une demande de création d’ETF dédié aux actifs digitaux ou de Grayscale qui a lancé un fonds lié aux dix principaux réseaux utilisés dans le domaine.
Après des attaques des régulateurs à travers le monde et celle de plusieurs grandes banques d’investissements qui ont conseillé à leurs clients de s'écarter de la plateforme de crypto-actifs Binance, c’est au tour des hedge funds de s’en éloigner, écrit le Financial Times. Le quotidien britannique cite le spécialiste des cryptos Tyr Capital ainsi que le hedge fund ARK36 qui préfèrent diminuer leur exposition à la plateforme alors que Binance semble l’objet «d’une attaque orchestrée des régulateurs». La plateforme n’a pas de siège social spécifique et est pilotée par le crypto mogul Changpeng Zhao. Elle a indiqué au quotidien qu’elle n’avait vu aucun signe de baisse de l’activité institutionnelle, «au contraire».
Le directeur général de Man Group, le plus grand hedge fund coté en Bourse, estime que les cryptomonnaies n’ont «aucune valeur intrinsèque», mais créent des opportunités de trading pour son entreprise en raison de leur grande volatilité, rapporte le Financial Times. Des propos qui témoignent de l’ironie actuelle du marché dans lequel la plupart des mouvements impliquent des participants qui doutent de l’utilité de ces transactions et sont là par pure spéculation. Luke Ellis qualifie les cryptomonnaie de «pure instrument de trading», mais cela ne signifie pas que se sont des produits de gestion avec lesquels il peut créer de la valeur pour les fonds gérés...
Le groupe italien Azimut a annoncé que sa plateforme de produits basée au Luxembourg, Azimut Investments SA, a été la première société de gestion d’actifs à obtenir l’autorisation de l’autorité de surveillance luxembourgeoise, la Commission de Surveillance du Secteur Financier (CSSF), de gérer des stratégies d’investissement basées sur des actifs virtuels tels que Bitcoin, l’Ethereum, et d’autres sous-classes d’actifs comme les jetons DeFi. «L’autorisation permet à Azimut Investments d'étendre sa licence AIFM pour gérer des fonds d’investissement alternatifs (AIF) qui donneront une exposition aux actifs virtuels», explique le groupe dans un communiqué. Azimut compte donc lancer le fonds AZ RAIF Digital Asset, le premier fonds de droit luxembourgeois et deuxième en Europe qui investira dans des cryptomonnaies, des actifs numériques, des Exchange traded fund (ETF), des fonds et des actions de sociétés fintech ou liées à la blockchain. Le fonds sera réservé aux clients professionnels et géré depuis le hub du groupe à Singapour, «pays reconnu comme le leader mondial des actifs digitaux». Azimut rappelle que le lancement de ce nouveau fonds s’inscrit dans le cadre d’un projet plus vaste concernant les actifs numériques que le groupe mène à travers son équipe de gestion globale d’actifs et qui a conduit à l'émission en avril dernier d’AZIM, le premier jeton de sécurité au monde à être promu par une société de gestion. AZIM est une titrisation numérique d’un portefeuille de 5 millions d’euros de prêts aux petites et moyennes entreprises italiennes, originés sur la plateforme Borsa del Credito et garantis par le fonds de garantie Mediocredito Centrale qui est utilisé dans la construction de portefeuilles de fonds de crédit alternatifs luxembourgeois dédiés aux clients professionnels.
Le groupe financier américain JPMorgan Chase s’apprête à autoriser l’ensemble de ses clients en gestion de fortune à accéder et investir dans des fonds de cryptomonnaies, rapporte Business Insider. Selon le média, depuis le 19 juillet, les conseillers financiersde JPMorgan Chase peuventprendre les ordres d’achat et de vente de leurs clientspour cinq fonds de cryptomonnaies, quatre de Grayscale Investments et un d’Osprey Funds. Toutefois, précise Business Insider, les conseillers ne sont autorisés qu'à exécuter des ordres non sollicités sur les cryptos, à savoir que ces requêtes doivent venir des clients et que les conseillers ne peuvent recommander eux-mêmes ces produits. Cette ouverture vers les cryptos est un mouvement d’autant plus surprenant que le patron de JPMorgan Chase, Jamie Dimon, expliquait encore en mai qu’il n'était pas du tout un supporter du bitcoin et des cryptomonnaies en général.
Deux des plus importantes banques dépositaires au monde soutiennent la plateforme de négociation de cryptomonnaies Pure Digital, témoignant d’une demande grandissante de la part des sociétés de gestion pour le bitcoin et autres token digitaux, écrit le Financial Times. Après State Street il y a six mois environ, Bank of New York Mellon s’est en effet jointe à un consortium de six banques pour le lancement de Pure Digital à Londres. Le nom des autres banques n’est pas connu. BNY Mellon a ainsi indiqué qu’il allait explorer de nouvelles solutions digitales d’asset servicing pour ses clients que sont les sociétés de gestion en raison d’un paysage réglementaire en plein développement. Les premières transactions sur la plateforme sont attendues d’ici une semaine. BNY Mellon avait été le premier à lancer un service digital en janvier dernier, State Street ayant fait le même type d’annonce en juin.
TP Icap, le plus grand courtier interdealer, a annoncé mardi le lancement au second semestre d’une plateforme de trading de cryptomonnaies, avec le soutien opérationnel de Fidelity Investments et l’unité de conservation des actifs numériques de Standard Chartered. Les investisseurs institutionnels ont enregistré des flux records dans les cryptoactifs depuis 2020, et la plateforme doit leur permettre dans un premier temps d’échanger des bitcoins, puis assez rapidement des jetons liés à l’ether. Elle offrira une infrastructure post-négociation avec un réseau de dépositaires d’actifs numériques, a indiqué le consortium dans un communiqué, ainsi qu’une exécution et un règlement séparés. Le teneur de marché néerlandais Flow Traders fournira des liquidités à la plateforme.
TP Icap, le plus grand courtier interdealer, a annoncé mardi le lancement au second semestre d’une plateforme de trading de crypto-monnaies, avec le soutien opérationnel de Fidelity Investments et l’unité de conservation des actifs numériques de Standard Chartered. Les investisseurs institutionnels ont enregistré des flux records dans les crypto-actifs depuis 2020, et la plateforme doit leur permettre dans un premier temps d’échanger des bitcoins, puis assez rapidement des jetons liés à l’ether. Elle offrira une infrastructure post-négociation avec un réseau de dépositaires d’actifs numériques, a indiqué le consortium dans un communiqué, ainsi qu’une exécution et un règlement séparés, alors qu’ils sont encore généralement regroupés aujourd’hui, ce qui augmente les risques de crédit et refroidit l’appétit des grands investisseurs. Le teneur de marché néerlandais Flow Traders fournira des liquidités à la plateforme.
Invesco Real Estate, l’activité immobilière du gestionnaire d’actifs américain Invesco, et le gestionnaire de fortune suisseUBS Global Wealth Management ontannoncé, lundi, une collaboration visant à créer un mandat global et exclusif d’investissement immobilier pour les clients en gestion defortuned’UBS. Un communiqué précise que ce mandat investira principalement dans les stratégies immobilières directes d’Invesco mais aussi dans des actions immobilières ainsi que dans une sélection de co-investissements immobiliers et investissements immobiliers directs. Invesco gère quelque 63,6 milliards de dollars en investissements immobiliers directs et 19,9 milliards de dollars des stratégies d’immobilier coté.