Les trois plus grandes économies mondiales ont été dégradées par la Coface au cours des trois derniers mois. Après le Japon en mars, c’est au tour des Etats-Unis et de la Chine de se voir déclassés respectivement en A2 et B. Le Canada, la Corée du Sud, Hong-Kong, Singapour, Taïwan et la Malaisie souffrent tous des répercussions des difficultés chinoises et américaines, et subissent également des déclassements. Globalement, la moyenne du risque de défaillance au niveau mondial s’établit à B, « risque assez élevé », un point haut depuis le début des années 2000. Face à la montée des risques, la Coface introduit une 8ème catégorie E, « risque extrême », qui inclut notamment l’Afghanistan, l’Iran ou le Venezuela. Seul point positif, la France et l’Italie sont reclassées en A2 et A3 respectivement, grâce notamment à la reprise effective et attendue de l’investissement et au recul des défaillances.
L’encours des crédits aux particuliers a progressé de 3,6% en France sur les douze mois à fin avril, un rythme à peine moins élevé qu’en mars (+3,7%), selon les données brutes publiées hier par la Banque de France. Cette évolution reflète un léger ralentissement pour les crédits à l’habitat (+3,2% après +3,4%) et un rythme toujours dynamique des crédits à la consommation (+5,2% après +5,3%). La production de nouveaux crédits à l’habitat est repartie en hausse (15 milliards après 13,6 milliards en mars) en raison d’un rebond des renégociations, qui représentent 30,8% du total, à la faveur de la baisse des taux. S’agissant des crédits à la consommation, la production a diminué sur le mois (4,37 milliards d’euros après 4,48 milliards en mars). L’encours total des crédits aux particuliers atteignait 1.061,3 milliards d’euros à fin avril, contre 1.027,3 milliards un an plus tôt.
Les banques grecques Alpha Bank et Eurobank ont annoncé hier le transfert de certaines créances douteuses à une plate-forme mise sur pied avec le fonds d’investissement américain KKR, l’objectif de cette nouvelle entité étant de mieux gérer ces créances consenties à des grandes entreprises du pays. La nouvelle plate-forme sera gérée par Pillarstone, le véhicule d’investissement de KKR. Elle fournira aux entreprises grecques en difficulté jugées viables de nouveaux financements et des conseils pour relancer leur activité.
Natixis chercherait preneur pour des actifs bancaires de son client Dubai Group, pour recouvrer un prêt de 1,1 milliard de dollars (964 millions d’euros) qu’il lui a accordé, affirme Bloomberg. La banque française aurait mandaté Moelis pour céder une participation d’environ 12% dans EFG Holding, la première banque d’investissement cotée du monde arabe, et dans Bank Muscat, le premier prêteur d’Oman. L’ensemble vaudrait 391 millions de dollars, selon les calculs de Bloomberg. Natixis exercerait ainsi un droit inscrit dans l’accord de restructuration signé entre Dubai Group et ses créanciers il y a deux ans. La filiale de BPCE, qui ne commente pas, risquerait une perte de 700 millions de dollars dans ce dossier aux prix actuels du marché, mais la banque aurait déjà passé des provisions.
Natixis chercherait preneur pour des actifs bancaires de son client Dubai Group, pour recouvrer un prêt de 1,1 milliard de dollars (964 millions d’euros) qu’il lui a accordé, affirme Bloomberg. La banque française aurait mandaté Moelis pour céder une participation d’environ 12% dans EFG Holding, la première banque d’investissement cotée du monde arabe, et dans Bank Muscat, le premier prêteur d’Oman. L’ensemble vaudrait 391 millions de dollars, selon les calculs de Bloomberg.
La start-up créée en 2009 et spécialisée jusqu’ici dans le courtage en placements va désormais proposer également son intermédiation sur le financement. Pandat propose aux entreprises et autres personnes morales (2.000 clients au total) de rassembler pour elles les offres de quelque 80 banques – notamment régionales - répondant à leurs besoins. A côté des entreprises de taille intermédiaire et des grands groupes, le courtier s’adresse aux TPE grâce à une plate-forme traitant en mode automatique les demandes de placement et de financement. L’offre couvrira désormais le crédit court terme, l’affacturage, les financements en crowdfunding et EuroPP.
La reprise du crédit au sein de la zone euro s’est poursuivie à un rythme modéré en mars, montrent les statistiques publiées hier par la Banque centrale européenne (BCE), qui confirment le diagnostic de l’institution sur les perspectives économiques mitigées de la zone. Le crédit aux entreprises a augmenté de 1,1% en rythme annuel le mois dernier, après une progression de 1,0% en février. La croissance du crédit aux ménages s’est quant à elle maintenue à 1,6%, son niveau le plus élevé depuis novembre 2011.
Les ventes nettes de contrats CDS ont doublé en deux semaines pour atteindre 25 milliards d’euros au 25 mars, et se rapprocher de leur record de fin 2013.
Un investisseur anonyme a demandé à l’Association international des swaps et dérivés (Isda) de déterminer si les accords entre Sharp et ses créditeurs constituent ou non un événement de crédit déclenchant le paiement des CDS associés à la dette de l’entreprise. Le comité de détermination de l’Isda n’a pas encore accepté de répondre à la question, d’après le site de l’institution. D’après Nomura Holdings, l’Isda pourrait considérer qu’un événement de crédit s’est produit si les créditeurs acceptent de modifier les taux d’intérêts de prêts existants.
Un investisseur anonyme a demandé à l’Association international des swaps et dérivés (ISDA) de déterminer si les accords entre Sharp et ses créditeurs constituent ou non un événement de crédit déclenchant le paiement des CDS associés à la dette de l’entreprise. Le comité de détermination de l’ISDA n’a pas encore accepté de répondre à la question, d’après le site de l’institution. Sharp a annoncé vendredi 1er avril avoir passé un accord avec ses deux principaux créditeurs Banque de Tokyo-Mitsubishi et Mizuho Bank. D’après Nomura Holdings, l’ISDA pourrait considérer qu’un événement de crédit s’est produit si les créditeurs acceptent de modifier les taux d’intérêts de prêts existants.