Le président Donald Trump a annoncé hier l’ouverture d’une enquête destinée à établir si l’acier étranger constitue une menace pour la sécurité nationale, laissant entrevoir le relèvement des tarifs douaniers et provoquant une forte hausse des actions du secteur sidérurgique à Wall Street. Donald Trump demande au département du Commerce de mener une enquête rapide sur l’impact des importations d’acier sur l’industrie américaine de la Défense au moment où les Etats-Unis lancent d’importants chantiers de construction de navires, avions et chars.
Les dirigeants du Fonds monétaire international, de la Banque mondiale et de l’Organisation mondiale du commerce ont plaidé en faveur de la mondialisation, le 10 avril à Berlin, alors qu'un peu partout dans les pays développés elle suscite un rejet croissant pour les effets négatifs qu'elle est accusée de produire.
Le commerce mondial devrait croître de 2,4% cette année mais cette prévision est exposée à «une profonde incertitude», liée notamment aux incertitudes politiques, principalement aux Etats-Unis, a déclaré aujourd’hui l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Expliquant que les échanges commerciaux risquent d'être «entravés» par ce manque de clarté, l’organisation basée à Genève a élargi sa fourchette de prévision, qui va désormais de 1,8% à 3,6%, contre 1,8% à 3,1% en septembre.
Le recul de l'emploi et de la part des revenus du travail dans certains pays avancés s'explique d'abord par la technologie, selon le FMI, l'OMC et la Banque mondiale.
Le département du Commerce américain a jugé que des importations d’acier de pays européens et asiatiques relevaient du dumping, ce qui les exposent à des droits de douane variant de 3,6% à 148,2%, a déclaré hier Wilbur Ross, le secrétaire au Commerce. Cette mesure concerne les importations de feuillards d’acier coupés à longueur d’Autriche, de Belgique, de France, d’Allemagne, d’Italie, du Japon, de Corée du Sud et de Taïwan. Du côté des exportateurs et sidérurgistes français concernés, les droits varient de 148,02% pour Industeel France à 8,62% pour Dillinger France et les autres.
La Commission européenne s’est prononcée pour l’instant contre l’imposition de droits de douane sur les importations d’acier laminé à chaud en provenance du Brésil, d’Iran, de Russie, de Serbie et d’Ukraine mais elle n’en poursuit pas moins ses investigations, ont rapporté hier à Reuters deux sources du secteur. L’exécutif européen a jusqu’au 7 avril pour dire s’il impose des taxes provisoires sur les importations d’acier laminé, à la suite de plaintes pour concurrence déloyale. La fédération professionnelle Eurofer assure que ces droits sont indispensables pour protéger un secteur qui se remet à peine de l’effondrement des prix de l’acier en 2015.
La Commission européenne s’est prononcée pour l’instant contre l’imposition de droits de douane sur les importations d’acier laminé à chaud en provenance du Brésil, d’Iran, de Russie, de Serbie et d’Ukraine mais elle n’en poursuit pas moins ses investigations, ont rapporté mercredi à Reuters deux sources du secteur. L’exécutif européen a jusqu’au 7 avril pour dire s’il impose des taxes provisoires sur les importations d’acier laminé, à la suite de plaintes pour concurrence déloyale.
Les exportations de l’Allemagne vers l’Iran ont augmenté de 26% l’année dernière, et de plus de 30% pour le seul mois de janvier, a annoncé hier un économiste à la Chambre de commerce et d’industrie (DIHK) allemande. Les échanges entre l’Allemagne et l’Iran ont représenté 2,9 milliards d’euros en 2016, contre 2,4 milliards en 2015, année de la levée des sanctions économiques contre la République islamique, selon les données publiées par l’Office fédéral de la statistique. Les exportations de produits allemands ont représenté 2,6 milliards d’euros de ce montant.
Les mesures protectionnistes sont davantage susceptibles d’augmenter le déficit commercial d’un pays plutôt que de le réduire, estime la Banque centrale européenne (BCE) dans une étude publiée hier, quelques jours seulement après le communiqué du G20 Finances qui ne comprend plus l’engagement de lutter contre le protectionnisme. «L’adoption de politiques qui facilitent l’innovation et réduisent les barrières protectionnistes peut contribuer à améliorer la compétitivité d’une économie», écrivent les auteurs de l'étude. «Les initiatives multilatérales visant à libéraliser le commerce et les paiements peuvent également réduire les déséquilibres extérieurs d’une économie», ajoutent-ils.
Les mesures protectionnistes sont davantage susceptibles d’augmenter le déficit commercial d’un pays plutôt que de le réduire, estime la Banque centrale européenne (BCE) dans une étude publiée aujourd’hui, quelques jours seulement après le communiqué du G20 Finances qui ne comprend plus l’engagement de lutter contre le protectionnisme. «L’adoption de politiques qui facilitent l’innovation et réduisent les barrières protectionnistes peut contribuer à améliorer la compétitivité d’une économie», écrivent les auteurs de l'étude. «Les initiatives multilatérales visant à libéraliser le commerce et les paiements peuvent également réduire les déséquilibres extérieurs d’une économie», ajoutent-ils.
Le président du Conseil italien, Paolo Gentiloni, souhaite que le sommet du G7 qui se tiendra en Sicile soit l’occasion d’adresser un message fort en faveur du libre-échange. Cette réunion annuelle, prévue les 26 et 27 mai, permettra à Donald Trump d’effectuer son premier déplacement en Europe en tant que président des Etats-Unis. Ce dernier a sur les échanges commerciaux une position protectionniste qui confine à l’isolationnisme. Lors de la réunion des ministres des Finances et banquiers centraux du G20, qui s’est tenue en fin de semaine dernière, la délégation américaine a oeuvré pour que le communiqué final ne dise rien de la promotion du libre-échange. «Nous espérons que le G7 à Taormine soulignera l’importance du commerce international et se prononcera contre toute tentation protectionniste», a déclaré le chef du gouvernement italien à l’issue d’un entretien à Rome avec le Premier ministre japonais, Shinzo Abe.
Les ministres des Finances et banquiers centraux du Groupe des Vingt (G20) confirmeront leur engagement d'éviter toute dévaluation compétitive, au vu d’un projet de communiqué relaté par Reuters, lequel montre aussi qu’ils n’ont pas encore dégagé de position commune sur le protectionnisme et le commerce international. Le projet de communiqué souligne à nouveau les risques liés à un marché des changes instable et les grands argentiers du G20 estiment par ailleurs que la politique monétaire continuera à œuvrer à la croissance et à la stabilité des prix sans pouvoir à elle seule amener une croissance économique équilibrée. Le communiqué définitif sera publié samedi.
Le déficit commercial de la France a atteint 7,94 milliards d’euros en janvier, un record, sous l’effet notamment d’un faible niveau de ventes d’Airbus en contrecoup des livraisons très élevées de décembre, selon les statistiques CVS/CJO publiées hier par les Douanes. Celui de l’ensemble de l’année passée est révisé d’autre part à 47,9 milliards d’euros (-48,1 milliards en première estimation), après -45,1 milliards en 2015. En janvier, les importations ont poursuivi leur progression (+2,9%, à 45,1 milliards), tandis que les exportations ont chuté de 7,7% par rapport à décembre, à 37,2 milliards d’euros.
Le déficit commercial des Etats-Unis s’est accentué pour toucher un pic de près de cinq ans en janvier, la hausse des prix du pétrole ayant contribué à faire monter la facture des importations, une évolution qui suggère que le commerce pèsera de nouveau sur la croissance économique au premier trimestre. Le déficit commercial a augmenté de 9,6% à 48,50 milliards de dollars (45,86 milliards d’euros) en janvier, son niveau le plus élevé depuis mars 2012, a annoncé hier le département américain du Commerce. Le chiffre donné pour le déficit en décembre est resté inchangé à 44,3 milliards de dollars.
Le groupe chinois des télécommunications ZTE a accepté de verser 1,2 milliard de dollars aux Etats-Unis pour avoir exporté des marchandises vers l’Iran et la Corée du Nord en violation des sanctions, ont annoncé hier les autorités américaines. Le groupe a également admis avoir fourni de fausses informations aux autorités pour dissimuler ces exportations. ZTE devra immédiatement verser 892 millions de dollars et sera pendant les sept prochaines années sous la menace d’une pénalité supplémentaire de 300 millions de dollars en cas de nouvelle entorse, aux termes de l’accord dévoilé mardi et qui doit à présent être approuvé par la justice.
Le déficit commercial des Etats-Unis s’est accentué pour toucher un pic de près de cinq ans en janvier, la hausse des prix du pétrole ayant contribué à faire monter la facture des importations, une évolution qui suggère que le commerce pèsera de nouveau sur la croissance économique au premier trimestre. Le déficit commercial a augmenté de 9,6% à 48,50 milliards de dollars (45,86 milliards d’euros) en janvier, son niveau le plus élevé depuis mars 2012, a annoncé mardi le département américain du Commerce. Le chiffre donné pour le déficit en décembre est resté inchangé à 44,3 milliards de dollars.
Le groupe chinois des télécommunications ZTE a accepté de verser 1,2 milliard de dollars aux Etats-Unis pour avoir exporté des marchandises vers l’Iran et la Corée du Nord en violation des sanctions, ont annoncé mardi les autorités américaines. Après une longue enquête commencée sous l'ère de Barack Obama, le groupe chinois a plaidé coupable d’avoir exporté pour plusieurs centaines de millions de dollars de matériel de télécommunications fabriqué aux Etats-Unis vers l’Iran et la Corée du Nord, deux pays placés sur la liste noire américaine, ont annoncé plusieurs ministères américains (Commerce, Trésor, Justice). Le groupe a également admis avoir fourni de fausses informations aux autorités pour dissimuler ces malversations.
Les Etats-Unis doivent avoir des discussions bilatérales avec l’Allemagne pour examiner avec elle comment réduire leur déficit commercial à son égard en dehors du cadre imposé par l’Union européenne, a déclaré hier le conseiller au commerce de Donald Trump. Le déficit commercial américain vis-à-vis de l’Allemagne s'élève à 65 milliards de dollars (61,4 milliards d’euros) et, selon Peter Navarro, il s’agit de «l’un des (problèmes) les plus difficiles» que connaissent les Etats-Unis dans leurs échanges commerciaux avec le reste du monde.