Parquest Capital est désormais aux commandes de Groupe Fauché. Après un premier LBO contrasté qui avait conduit Naxicap à changer l’équipe dirigeante en cours de route, le spécialiste des équipements électriques va accélérer son développement géographique en France grâce à l’entrée de l’ex-ING Private Equity. L’opération acte aussi la sortie des fonds régionaux minoritaires (Multicroissance, GSO Capital, NMPD), qui réinvestiront dans un second temps dans le groupe. Aujourd’hui très axé sur le Sud-Ouest, Fauché entend procéder à des opérations de croissance externe qui viseront aussi à accroître la part de la maintenance dans son activité. Consolidé à la suite d’une petite acquisition, le pôle de courant faible a aussi vocation à grossir pour surfer notamment sur le développement de la domotique.
Naxicap est la manœuvre pour le troisième LBO de Deck Développement. Le fonds succède à CM-CIC Investissement pour lancer la consolidation de la filière française du nautisme. A l’origine spécialisé dans le matériel d’accastillage et les enrouleurs avant, Deck Développement s’est attelé à partir de 2010 à l’élargissement de sa gamme sur l’ensemble des pièces de ponts de voiliers. Après avoir notamment bouclé l’acquisition des marques Sparcraft et Facnor en 2013, la société a déjà identifié quatre cibles françaises, dont deux font l’objet d’une lettre d’offre. Ces deux dossiers feraient gonfler de 30% le chiffre d’affaires de Deck Développement, qui tire plus de 50% de son activité de l’international. Le groupe pourrait aussi s’intéresser à l’Italie et aux Etats-Unis, où il dispose d’une filiale.
Ardian n’aura finalement passé que trois ans et demi au capital de RGI. Racheté en juin 2014, le spécialiste italien des solutions logicielles pour l’assurance vient d’être repris à 100% par Corsair Capital. Né en 1992 au sein de JPMorgan, le fonds américain apportera son expertise des services financiers à RGI afin d’accélérer son développement à l’international. Désormais solidement implanté en France après le rachat en 2016 de Kapia Solutions, un spécialiste des logiciels dédiés à l’assurance-vie, le groupe étudie notamment des acquisitions en Allemagne et en Espagne, deux pays où aucun leader ne s’est encore imposé. RGI évolue sur un marché dynamique affichant une croissance proche de 10% du fait du retard relatif en matière de digitalisation de nombreux assureurs par rapport aux banques.
Smile inaugure sa politique de croissance externe. Passé en mai dernier sous le contrôle d’Eurazeo PME, le spécialiste du digital et des solutions open source a bouclé l’acquisition du suisse Virtua, qui lui permet de consolider ses positions sur le marché helvète tout en renforçant ses compétences de conseil. Le plan stratégique 2021 du groupe, qui espère réaliser cette année 10% de son chiffre d’affaires prévisionnel de 100 millions d’euros en Suisse, table sur un triplement de l’activité. Présent dans le digital, les applications business et l’hébergement de données, Smile attend aussi beaucoup de l’essor de son pôle dédié à l’internet des objets. Autofinancée, cette acquisition est le prélude à d’autres opérations ciblant dans un premier temps des marchés comme l’Italie et le Royaume-Uni.
L’assureur et la banque ont participé à l’augmentation de capital de 100 millions d’euros de la société de financement du groupe agro-industriel Avril.
«Nous avons renoncé à gérer des montants importants que des institutionnels voulaient nous confier mais avec qui nous ne sommes pas parvenus à un accord sur les frais à payer», a déclaré hier François-Marc Durand, le président de Lazard Frères Gestion. La société de gestion s’inquiète des pressions à la baisse exercées sur les frais de gestion par l’essor des fonds indiciels et de l’impact de la directive MIF2 imposant la facturation séparée des frais de recherche et de gestion. «Nous ne souhaitons pas prendre à notre charge le coût de la recherche. Nous pensons que nous faisons payer le juste prix pour nos services de gestion», a dit François-Marc Durand.
Truffle Capital annonce le premier closing à 85 millions d’euros de son nouveau fonds institutionnel Truffle BioMedTech. Des investisseurs institutionnels et corporate, ainsi que des family office européens et chinois, ont participé à ce premier closing. Les autres souscriptions en cours ou déjà confirmées permettent d’envisager avec optimisme l’objectif des 200 millions d’euros de levée pour ce fonds en 2018. Dès le closing du nouveau fonds BioMedTech, Truffle Capital a créé en France et financé trois entreprises : HoliStik Médical, ArteDrone, et Nanosive. Au total, une douzaine d’entreprises pourraient être financées par ce nouveau fonds.
Un nouveau protocole d’accord a été signé aujourd’hui à Pékin par Bpifrance, China Development Bank et Cathay Capital à l’occasion de la visite officielle du Président de la République Emmanuel Macron en Chine. Dans le cadre de cet accord, CDB et Bpifrance vont créer le successeur du premier fonds Sino French (Midcap) Fund lancé en 2014. Ce véhicule d’investissement, baptisé Sino French Midcap Fund II, a pour objectif de lever 1,2 milliard d’euros. Le fonds devrait réaliser son premier closing et ses premiers investissements d’ici juin 2018.
Deutsche Asset Management a annoncé hier la nomination de Daniel Green en tant que responsable du private equity secondaire pour la zone EMEA. Daniel Green sera établi à Londres, précise le gestionnaire d’actif, et sa nomination s’inscrit à la suite de celle de Mark McDonald en tant que responsable mondial du private equity secondaire en novembre dernier. Daniel Green était auparavant responsable des marchés privés chez Meketa Investment.
L'alliance officialiserait mardi la création de ce véhicule de 200 millions de dollars, qui reprendra les tickets de Renault dans des start-up. BMW, GM ou PSA ont déjà le leur.
Apax Partners négocie avec Bpifrance, à travers ses fonds Industries Culturelles et Créatives, et Xavier Marie, le fondateur de Maisons du Monde, une reprise du groupe Eric Bompard, qui se décrit comme le leader européen du cachemire. Les trois partenaires espèrent parvenir à une finalisation de la transaction au cours du premier trimestre 2018. «L’objectif serait notamment de renforcer la présence internationale du groupe et d’accélérer le développement du e-commerce», précisent-ils dans un communiqué.
Les sociétés de private equity Advent et Bain ont toutes les deux déposé une offre pour la reprise du développeur de logiciel pour concessions auto CDK Global, rapportait samedi Bloomberg de sources proches des discussions. CDK, dont la valorisation boursière atteint 9,8 milliards de dollars, pourrait encore décider de demeurer coté. L’intérêt des deux sociétés pour CDK illustre l’appétit du secteur pour la technologie après des années de collectes de fonds records.
... de dollars. C’est le montant levé par les licornes en 2017. Cela représente 37 % des opérations réalisées par le secteur du capital-risque, selon Preqin. Ces start-up valorisées plus d’un milliard de dollars ont permis de dégager une performance globale supérieure à la moyenne : un taux de rendement interne net de 18 %, contre 13 % pour les autres fonds venture.
Airbus a annoncé hier soir qu’Indigo Partners, un fonds d’investissement américain spécialisé dans le transport aérien, a finalisé la commande de 430 appareils de la famille A320neo, le contrat le plus important de l’histoire de l’avionneur européen, d’une valeur de 49,5 milliards de dollars (environ 42 milliards d’euros) aux prix catalogue. Cette commande, qui porte sur 274 A320neo et 156 A321neo, avait été annoncée le mois dernier à l’occasion du salon aéronautique de Dubaï. Indigo Partners a précisé que le choix de la motorisation de ces moyen-courriers serait fait ultérieurement.
Le fonds souverain malaisien 1MDB a procédé à l’intégralité du paiement de 1,2 milliard de dollars (1 milliard d’euros) dû à son homologue d’Abou Dhabi IPIC (International Petroleum Investment Company) avant l’échéance du 31 décembre 2017, a annoncé hier ce dernier dans un avis adressé au London Stock Exchange (LSE). L’information a ensuite été confirmée par le fonds malaisien. Selon l’accord conclu en avril dernier devant un tribunal arbitral londonien, 1MDB et le ministère des Finances malaisien avaient accepté de payer ce montant en deux versement égaux.
Les investisseurs ont salué l’adoption de la réforme fiscale américaine par des prises de bénéfices toutes classes d’actifs confondues, montrent des données sur les flux de souscription dans les fonds d’investissement collectif sur la semaine au 20 décembre publiées par BoA Merrill Lynch Global Research. Les sorties nettes sur les fonds investis en actions ont atteint 14,5 milliards de dollars (12,2 milliards d’euros), montant hebdomadaire le plus élevé depuis le vote britannique en faveur du Brexit. Les fonds dédiés aux actions américaines ont subi des rachats à hauteur de 17,5 milliards de dollars, montant le plus élevé depuis août 2014, selon BAML, qui reprend des chiffres d’EPFR Global. Les fonds spécialisés sur les valeurs européennes ont connu une troisième semaine consécutive de dégagements, pour la première fois depuis octobre 2016, à hauteur de 800 millions de dollars. Seuls les fonds investis en actions japonaises et ceux en actions émergentes ont bénéficié d’entrées nettes pour respectivement 1 milliard et 1,4 milliard de dollars.