Stuart Gulliver, le directeur général de HSBC, a confirmé sa volonté de déplacer une partie de l’activité de sa banque d’investissement de Paris à Londres, après le Brexit. Ce transfert concernerait « environ 20% » des revenus de sa BFI au Royaume-Uni, notamment des activités de dérivés, mais le trading actions et obligataire ne devrait pas être touchés, a-t-il déclaré hier à Bloomberg Television, en marge du sommet économique de Davos en Suisse. « J’ai dit publiquement, il y a un moment déjà, qu’il y aurait un millier d’emplois qui sont couverts par la législation européenne et qui, dans le cadre de l’accès au marché unique, devraient probablement aller en France dans notre cas », a-t-il ajouté. HSBC a fait le choix de la France car elle dispose déjà sur place d’un dispositif de banque universelle, depuis le rachat du CCF en 2002.