La banque américaine Citi a annoncé jeudi en interne la nomination de Kristine Braden comme responsable de son «cluster» Europe. Aujourd’hui en poste à New York, la dirigeante sera basée à Francfort. Le groupe conforte ainsi la place financière allemande comme tête de pont de ses activités de marché en Europe continentale après le Brexit, a déclaré David Livinsgtone, patron des activités EMEA de Citi, dans un memo cité par le FT. La banque américaine a logé son siège européen à Dublin et fait de Francfort son hub pour les activités de courtage (broker-dealer).
Le groupe bancaire britannique Standard Chartered, dont les activités sont centrées sur l’Asie, a averti ce jeudi que la croissance de ses revenus serait inférieure aux attentes en 2020, en raison de plusieurs éléments défavorables, dont l'épidémie de coronavirus. StanChart prévoyait jusqu'à présent une croissance de 5 à 7% de son activité cette année. Son objectif d’un rendement des fonds propres tangibles de 10% pourrait aussi être repoussé au-delà de 2021.
La filiale bancaire de La Poste a contribué à hauteur de 820 millions d’euros au résultat d’exploitation du groupe, soit une hausse de 0,8% hors effet de la norme comptable IFRS 16, selon les comptes annuels publiés jeudi midi. La Banque Postale enregistre un produit net bancaire (PNB) de 5,647 milliards d’euros, en hausse de 77 millions d’euros, soit +1,4%, «malgré des taux longs qui n’ont cessé de décroître sur la période», rappelle la banque. Les pôles banque de détail et gestion d’actifs ont vu leurs revenus augmenter, mais le PNB du pôle assurance s’inscrit en baisse de 4,0%, à 251 millions d’euros.
La Bred, la première des Banques Populaires, a augmenté le capital de sa filiale d’assurance Prepar en octobre dernier, pour contrecarrer l’effet de la baisse des taux d’intérêt sur sa solvabilité. «Par précaution pure, nous avons fait une augmentation de 40 millions d’euros», a annoncé ce matin Olivier Klein, le directeur général de la Bred, lors de la présentation de ses résultats 2019. «Nous n’avions pas de problème de solvabilité mais ça tangentait vers un niveau bas», a-t-il ajouté, en notant aussi l’effet positif du relèvement des taux des obligations d’Etat de la zone euro en fin d’année.
Gigantisme. La guerre des tarifs du courtage aux particuliers favorise une nouvelle opération d’envergure outre-Atlantique. Après l’annonce du projet d’acquisition de TD Ameritrade par Charles Schwab, c’est Morgan Stanley qui ouvre le portefeuille (en titres) pour tenter de mettre la main pour 13 milliards de dollars sur E*Trade. De quoi servir au total plus de 8 millions de clients particuliers, quand la première acquisition précitée aboutirait à un portefeuille de 24 millions de clients. Reste à Morgan Stanley à convaincre les actionnaires de la cible… et les régulateurs dont la Réserve fédérale, au cœur d’une campagne présidentielle aux Etats-Unis où les démocrates voient d’un mauvais œil les désirs de gigantisme des banques.
L’UFC-Que Choisir «dénonce la trahison par les banques de leur engagement sur la lisibilité de leurs brochures», suite à la parution mercredi du rapport annuel du Comité consultatif du secteur financier. Celui-ci souligne la stabilité de la grande majorité des tarifs bancaires en 2019: six tarifs sont stables, cinq en baisse (principalement la mise en place d’un prélèvement) et trois en hausse (surtout le virement occasionnel en agence). L’instance s’est aussi penchée sur les conditions d’accès aux tarifs, dont la publication de l’extrait standard des tarifs (EST). «Alors que les banques s’étaient engagées à publier un EST regroupant les douze principaux frais bancaires (tenue de compte, etc.) dans leur brochure, cette norme est devenue facultative sous prétexte de l’arrivée du nouveau document d’information tarifaire succinct (DIT) imposé par l’Europe», estime l’UFC-Que Choisir.
Dans son rapport publié mardi, l’ACPR (Autorité de contrôle prudentiel et de résolution) estime que «le cadre de gouvernance des établissements français a été renforcé depuis la crise», mais prône des meilleures pratiques, notamment sur la composition des organes de surveillance, où il suggère de «mieux formaliser le processus de sélection, de recrutement et de désignation des administrateurs», «aucun des établissements examinés» n’ayant de dispositif ad hoc. L’ACPR souligne aussi des manques au sein des groupes mutualistes et coopératifs (Crédit Mutuel, Crédit Agricole, BPCE...) sur la présence et le rôle des administrateurs indépendants. Le rapport rappelle en outre les obligations des établissements bancaires en termes de gestion des risques et de contrôle interne, et l’importance du rôle des organes de surveillance sur ces domaines.
L’Autorité de la concurrence a annoncé dans un communiqué avoir procédé mardi 25 février à «des opérations de visite et saisie inopinées auprès d’entreprises suspectées d’avoir mis en œuvre des pratiques anticoncurrentielles dans le secteur des titres-restaurants», sans commenter l’identité des entreprises visitées ni les pratiques visées. Les recherches réalisées mardi portent sur «d’éventuels faits distincts de ceux à l’origine de la décision de décembre 2019», a précisé l’Autorité de la concurrence à l’agence Agefi-Dow Jones. Le secteur des titres-restaurants a été condamné en décembre 2019 à une amende de 415 millions d’euros.
La petite banque britannique en difficulté revoit à la baisse son plan de croissance après une perte annuelle plus élevée qu'attendu. A ce stade, elle exclut un adossement.
Lloyds Banking Group, la première banque de détail britannique, prévoit de supprimer 780 emplois, a annoncé le syndicat Unite ce mercredi. Un porte-parole de la banque a déclaré qu’un plan de réduction de postes est en cours dans le réseau d’agences mais n’a pas commenté le nombre de collaborateurs concernés. Ces nouvelles économies suivent la publication la semaine dernière d’un résultat annuel en baisse de 26% en 2019.
Mauvaise journée pour BNP Paribas Personnal Finance. La filiale de crédit de la banque française a été condamnée par le tribunal correctionnel de Paris à une amende de 187.500 euros pour pratique commerciale trompeuse dans le dossier des prêts en francs suisses Helvet Immo. Il s’agit de l’amende maximale encourue par le prêteur.
L’UFC-Que Choisir «dénonce la trahison par les banques de leur engagement sur la lisibilité de leurs brochures», suite à la parution mercredi matin du rapport annuel du Comité consultatif du secteur financier. Celui-ci souligne la stabilité de la grande majorité des tarifs bancaires en 2019, «conséquence de l’engagement pris le 11 décembre 2018 par les banques françaises de geler leurs tarifs aux particuliers en 2019» : six tarifs sont stables, cinq en baisse (principalement la mise en place d’un prélèvement) et trois hausse (surtout le virement occasionnel en agence).
L’Autorité de la concurrence a annoncé dans un communiqué avoir procédé mardi 25 février à « des opérations de visite et saisie inopinées auprès d’entreprises suspectées d’avoir mis en œuvre des pratiques anticoncurrentielles dans le secteur des titres-restaurants ».
Les députés planchent à partir de ce mercredi sur les taux bas, leurs effets sur l’épargne des ménages et sur les acteurs financiers. La commission des Finances de l’Assemblée nationale a mis sur pied une mission d’information qui va d’abord réfléchir aux pistes permettant de protéger les épargnants de la baisse de rémunération des produits réglementés. Les députés s’inquiètent parallèlement de la baisse des marges des acteurs financiers, notamment celle de la Caisse des dépôts. Enfin, le financement du logement social, à travers la Caisse des Dépôts et les livrets d’épargne réglementée, les interrogent. La mission est présidée par Gillez Carrez, et les rapporteurs sont Bénédicte Peyrol et Jean-Noël Barrot. Elle rendra ses conclusions en septembre 2020.
Le secteur bancaire américain a dégagé 233,1 milliards (214 milliards d’euros) de profits en 2019, un chiffre en baisse de 1,5% sur un an glissant, selon les données de la Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC). Pénaliés par les taux bas de la Réserve fédérale, les marges nettes d’intérêt ont reculé de 3,28% l’an dernier, soit 20 points de base, souligne le régulateur. Les revenus nets d’intérêts ont connu leur premier repli en rythme annuel depuis le troisième trimestre 2013, à -2,4%. Au quatrième trimestre, les 5.177 banques passées en revue par la FDIC ont vu leurs bénéfices s’affaisser de 6,9%, à 55,2 milliards de dollars.
La direction de la Société Générale «a confirmé qu’elle examinait de près les activités de banque de détail de HSBC en France», indique une note d’UBS publiée mardi. HSBC a mis en vente ses activités de banque des particuliers et de PME en France, où la filiale du groupe sino-britannique n’est pas rentable. La Banque Postale et la Société Générale sont cités ces dernières semaines comme candidats au rachat.