L’armateur français CMA CGM a publié hier soir un résultat net 2015 en baisse de 2,9%, à 567 millions de dollars. Le chiffre d’affaires a diminué de 6,4%, à 15,7 milliards, en raison notamment du ralentissement de la croissance chinoise et de la forte baisse du prix du fret. Le groupe marseillais se félicite cependant d’une « forte augmentation des volumes transportés, largement supérieure à celle du marché » et d’une marge opérationnelle stable, à 5,8%, qui reflète « sa maîtrise des coûts opérationnels dans un marché volatile ». Dans un contexte « difficile » en ce début d’année 2016, CMA CGM renforce ses efforts d’adaptation et d’optimisation de ses services maritimes ainsi que son programme de réduction de coûts, a indiqué Rodolphe Saadé, vice-président du groupe, dans un courriel adressé à l’AFP.
La Cour suprême des Etats-Unis a refusé hier d’examiner un recours d’Apple contre sa condamnation pour entente sur les prix des livres électroniques. Le groupe américain devra donc verser 450 millions de dollars dans cette affaire. Apple contestait une décision en appel datant de juin, qui confirmait un jugement de 2013 l’accusant d’entente avec cinq éditeurs, dont Hachette Book Group, du groupe Lagardère. Le département américain de la Justice accuse cette entente d’avoir porté le prix de certains livres électroniques jusqu'à 14,99 dollars, alors que le leader du marché Amazon les vend 9,99 dollars.
Les enquêtes et tests menés en France sur les véhicules diesel commercialisés par Volkswagen ont confirmé une fraude sur les tests d'émissions de polluants, a annoncé aujourd’hui la secrétaire d’Etat chargée du Commerce et de la Consommation. Des perquisitions ont été menées en octobre 2015 dans des locaux de la branche française du constructeur de Wolfsburg, a rappelé Martine Pinville. « Ces investigations et les échanges avec la société, ainsi que la confirmation de la fraude par les résultats de tests réalisés par l’UTAC (organisme de certification, ndlr), ont confirmé la tromperie sur les véhicules commercialisés en France », a-t-elle déclaré lors d’une conférence de presse sur l’activité de la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) en 2015. « La DGCCRF a remis il y a quelques jours au parquet de Paris le procès-verbal relevant la tromperie », a précisé Martine Pinville.
Toshiba, en difficulté, divulguera mercredi l’acquéreur de Toshiba Medical Systems (TMS), son activité d’équipements médicaux, ont indiqué deux sources à Reuters. Canon et Fujifilm sont considérés comme les favoris.
A l’instar de Veolia, Séché Environnement se renforce sur les marchés des déchets radioactifs. Le groupe annonce lundi soir l’acquisition de HPS Nuclear Services. «A travers son bureau d’études (conception-réalisation, modélisation, calculs de tenue aux séismes…) et son usine de production et de fusion des métaux (en particulier le plomb), HPS Nuclear Services intervient, pour une clientèle des secteurs de l’énergie ou de l’industrie, dans les domaines de la maintenance et de la logistique nucléaire, des protections biologiques de toutes dimensions fixes ou mobiles, de la décontamination, du démantèlement, du traitement des déchets, du désamiantage et de la formation nucléaire», indique Séché. HPS Nuclear Services compte environ 40 salariés et a réalisé un chiffre d’affaires de l’ordre de 4 millions d’euros en 2015. Les modalités financières de l’opération ne sont pas précisées.
Le gouvernement britannique continue de soutenir pleinement le projet d’EDF de construire deux nouveaux réacteurs nucléaires dans le pays, a déclaré lundi une porte-parole du Premier ministre David Cameron après l’annonce de la démission de Thomas Piquemal, le directeur financier du groupe français. « Nous continuons de soutenir pleinement le projet », a-t-elle déclaré.
Le laboratoire canadien Valeant Pharmaceuticals, dont les pratiques commerciales et de prix sont sous haute surveillance, publiera des résultats trimestriels provisoires le 15 mars prochain. Le groupe avait annoncé la semaine dernière le retour de son directeur général, Michael Pearson, d’un congé maladie de deux mois, ainsi que le report de la publication de ses résultats, initialement prévue le 29 février. Le groupe a également fait savoir la semaine dernière qu’il faisait l’objet d’une enquête de la Securities and Exchange Commission (SEC).
La Cour suprême des Etats-Unis a refusé lundi d’examiner un recours d’Apple contre sa condamnation pour entente sur les prix des livres électroniques, ce qui va contraindre le groupe américain à verser 450 millions de dollars (environ 410 millions d’euros) dans cette affaire. Apple souhaitait contester devant la juridiction une décision en appel ayant confirmé en juin dernier un précédent jugement de 2013 l’accusant d’entente avec cinq éditeurs, dont Hachette Book Group, du groupe Lagardère. Le département américain de la Justice accuse les membres de cette entente d’avoir porté le prix de certains livres électroniques à 12,99 dollars voire 14,99 dollars alors que le leader du marché, Amazon, les vend 9,99 dollars.
Sous le coup d’une offre de Vivendi, l’éditeur de jeux vidéo dévoilera le 22 mars à Londres un plan stratégique, au lendemain de la publication de ses résultats annuels. La semaine dernière Vivendi avait relevé son offre de 6 euros à 7,20 euros par action. L’action cotait ce matin autour de 7,50 euros. Si Vivendi détient plus de 30% du capital, la famille Guillemot, fondatrice de Gameloft, se renforce au capital et détient 21,2% du capital et 29,3% des droits de vote.
Le groupe allemand réfléchirait à lancer une contre-offre sur le groupe américain, pourtant en train de fusionner avec Dow Chemical, selon Bloomberg. Le titre reculait de près de 2% en matinée, le marché ne semblant pas apprécier cette hypothèse. Dow Chemical a offert 55 milliards de dollars pour s’offrir son compatriote DuPont.
Si la tendance de fond constatée depuis plusieurs années d’une baisse régulière des délais de paiements est confirmée sur la période 2014/2015, l’évolution des retards de paiements depuis mi 2014 a été défavorable avec une multiplication des petits retards, constate le dernier rapport de l’Observatoire des délais de paiement. Une relative stabilisation est observée sur le second semestre 2015, mais la situation demeure dégradée dans certains secteurs dont celui de la construction.
Cristal Union «est une coopérative et elle n’est pas à vendre». Olivier de Bohan, le président du groupe sucrier français, a de nouveau démenti lundi matin, lors de la publication des résultats annuels, la rumeur d’un éventuel rapprochement avec l’allemand Nordzucker. En revanche, Cristal Union n’exclut aucune opération qui lui permettrait d’accompagner sa stratégie d’augmentation de sa production d’ici à 2017. Le deuxième sucrier français après Tereos vise une production de 17 millions de tonnes de betterave par campagne, contre une moyenne légèrement supérieure à 12 millions ces dernières années. Lors de l’exercice 2014-2015, Cristal Union a dégagé un chiffre d’affaires de 1,67 milliard d’euros, en baisse de 8%. Son Ebitda est ressorti à 124 millions d’euros. Sa dette nette, de 477 millions d’euros, représente 0,4 fois ses fonds propres.
Lanterne rouge du SBF 120, EDF abandonnait 7,5% en fin de matinée après la démission fracassante de son directeur financier, Thomas Piquemal, sur fond de désaccords autour du projet controversé du groupe de construire deux réacteurs nucléaires de type EPR à Hinkley Point, en Grande-Bretagne. Le marché, qui appréciait Thomas Piquemal, craint que ce projet ne pèse très lourdement sur le bilan de l’énergéticien français. Des analystes parlent de « mauvaise nouvelle ».
Malgré les récents mouvements de Marriott sur Starwood et d’AccorHotels sur FRHI, Intercontinental Hotels Group ne se lancera pas dans une grande opération de croissance externe. «Nous sommes très gros, l’un des plus grands du monde même après cette consolidation. Donc, nous avons la taille suffisante», a expliqué Richard Solomons, le directeur général d’Intercontinental Hotels, lors d’une conférence à Berlin. Le groupe se dit en revanche intéressé par des acquisitions de plus petites tailles, à l’image des 430 millions de dollars engagés en 2014 pour reprendre Kimpton.
Le groupe allemand Senvion (ex-Repower) proposera aux investisseurs jusqu'à 29,9 millions d’actions, soit environ 46% de son capital, lors de sa prochaine introduction à la Bourse de Francfort où la première cotation est prévue le 18 mars. Ces actions seront mises en vente par les fonds de capital-investissement Centerbridge Partners et Arpwood Capital à un prix unitaire compris entre 20 et 23,50 euros, correspondant à une valorisation d’ensemble de l’ordre de 1,30 à 1,53 milliard d’euros. Aucune action nouvelle ne sera émise à l’occasion de cette entrée en Bourse, dirigée par J.P. Morgan et Citigroup avec le concours de Bank of America, Barclays, Berenberg, Morgan Stanley, Raiffeisen Bank International et Santander.
Les particuliers intéressés devront se manifester entre les 9 et 24 mars. Ils échangeront avec la direction sur la stratégie digitale et sur la communication.
Fidelity a injecté 175 millions de dollars dans la start-up, valorisée 16 milliards de dollars. Un montant stable par rapport au tour de table précédent
Après des résultats 2015 meilleurs que prévu, le groupe de sécurité numérique assure disposer des ressources internes suffisantes pour tenir ses engagements financiers.
BP a annoncé vendredi que la rémunération totale de son directeur général Bob Dudley avait augmenté de 20% à 19,6 millions de dollars (17,8 millions d’euros) en 2015. BP a pourtant essuyé l’année dernière une perte historique de 6,5 milliards de dollars (5,8 milliards d’euros), contre un bénéfice de 3,78 milliards en 2014.
WPP a annoncé vendredi avoir bien commencé la nouvelle année, dans la foulée d’une solide fin de 2015. Le groupe de publicité britannique a fait état d’une croissance organique de 4,9% au premier trimestre 2016. En 2015, cette croissance atteint 3,3%. Le groupe anticipe un taux de croissance similaire pour l’ensemble de 2016. Avec des campagnes pour Unilever, L’Oréal ou Tesco, le groupe a signé l’an dernier pour 5,6 milliards de livres (7,2 milliards d’euros) de nouveaux contrats, ce qui lui permet de rester le numéro un mondial devant Omnicom et Publicis.
Le réseau de salles de cinéma américain AMC Entertainment, propriété du conglomérat chinois Wanda, va racheter pour 1,1 milliard de dollars, dette comprise, son concurrent Carmike Cinemas. La nouvelle entité, AMC-Carmike, exploitera au total 8.380 écrans de cinéma, dont 5.426 actuellement pour AMC et 2.954 sous le contrôle de Carmike. AMC affirme que cette fusion va créer le numéro un mondial du secteur. L’opération doit encore obtenir le feu vert des autorités de la concurrence. Wanda poursuit ainsi son développement dans le divertissement aux Etats-Unis. Il avait mis la main sur AMC pour 2,6 milliards de dollars en 2012.
Inversora Carso, holding du milliardaire mexicain Carlos Slim, a annoncé vendredi le lancement d’une offre sur le groupe espagnol de construction FCC à 7,60 euros par action, soit une prime de 15% sur le cours de clôture de FCC vendredi. Il précise avoir déjà porté sa participation de 27,4% à 36,6% via une augmentation de capital par émission de bons de souscription. S’il est peu probable que l’OPA permette à Carlos Slim d’acquérir la totalité de FCC (de nombreux actionnaires ont acquis leurs titres à des prix supérieurs), cela ne devrait pas l’empêcher de contrôler de facto la cible. Le deuxième actionnaire de FCC, Esther Koplowitz, fille du fondateur, s’est laissé diluer à 15% du capital.
La société d’investissement immobilier Eurosic a dévoilé vendredi son projet d’acquisition de Foncière de Paris, qui donnera naissance au numéro 4 français de l’immobilier de bureau, avec un patrimoine supérieur à 5 milliards d’euros. Dans un communiqué, Eurosic indique avoir conclu plusieurs accords avec les principaux actionnaires de Foncière de Paris représentant 79% du capital. Eurosic prévoit notamment de racheter aux groupes Allianz et Generali leur participation respective de 22,7% et 3,9%, une transaction qui devrait intervenir début mai. Le groupe prévoit par ailleurs de déposer une offre publique volontaire sur le solde. Pour financer l’opération, Eurosic prévoit une augmentation de capital d’environ 275 millions d’euros au prix de 36,65 euros par action.