Louis Dreyfus Commodities cherche des partenaires industriels pour plusieurs de ses activités, indiquent Reuters et Bloomberg. Le négociant en matières premières agricoles chercherait ainsi à créer des JV dans les métaux, le jus d’orange, les produits laitiers et les fertilisants. Ces activités seront retirées du périmètre actuel, le groupe souhaitant se concentrer sur les céréales, les oléagineux, le coton, le sucre et le café. L’entrée de partenaires industriels pourrait se faire par la cession de parts au capital des différentes activités ou par apport d’actifs. Le groupe avait reconnu en décembre 2015 réfléchir à sa présence dans les fertilisants.
Chevron a perdu 588 millions de dollars au quatrième trimestre 2015, contre un bénéfice de 3,47 milliards un an auparavant. Il s’agit de la première perte trimestrielle subie par la major pétrolière américaine depuis 2002. Sa production trimestrielle a augmenté de 4%. Le mois dernier, face à la chute des prix du pétrole, Chevron avait annoncé vouloir réduire de 24% son budget d’investissement en 2016 à 26,6 milliards de dollars.
Siemens réfléchirait à racheter le fabricant espagnol d’éoliennes Gamesa, indique le journal El Confidencial, provoquant une flambée de près de 20% du cours de l’action à Madrid. L’industriel allemand aurait approché Iberdrola, détenteur de 19,7% du capital de Gamesa. Selon Reuters, Goldman Sachs aurait été chargé du dossier. Siemens ne fait pas de commentaire.
Suspendu avant la clôture de la Bourse de Paris, le cours de l’action Vallourec s’est effondré de 14,32% à la suite de la publication, peu après 16h, d’une dépêche Bloomberg annonçant que le groupe de services parapétroliers préparait une augmentation de capital de 450 millions d’euros. Au dernier cours de 4,05 euros, Vallourec capitalise 550 millions d’euros. L’opération pourrait être annoncée la semaine prochaine, ajoute Bloomberg. Le groupe n’a pas fait de commentaire.
Chine est à l’honneur dans le deuxième classement annuel des fintechs réalisé par KMPG et la firme de private equity australienne H2 Ventures. Alors qu’une seule entreprise chinoise pointait à la trente-deuxième place du classement Fintech 100 de l’année 2014, elles sont désormais huit à former le troisième contingent derrière les Etats-Unis (40) et le Royaume-Uni (18). Spécialiste chinois de l’assurance en ligne créé en 2013, ZhongAn occupe la première place de ce classement.
Après eBay avec Paypal, Xerox a annoncé vendredi son intention de se scinder en deux sociétés indépendantes afin de séparer ses activités historiques de matériel d’impression de celles de services d’externalisation pour les entreprises. Dans un entretien à CNBC, la patronne du groupe Ursula Burns a nié avoir cédé sous la pression de Carl Icahn, qui détient 8,13% du capital. Le groupe a néanmoins prévu d’accorder trois sièges du conseil d’administration de la nouvelle société de services à l’investisseur activiste. Carl Icahn avait annoncé en novembre son entrée au capital de Xerox avant d’expliquer vouloir demander une représentation au conseil pour l’inciter à étudier différentes options stratégiques.
L’ancien patron de Deminor France revient à ses premières amours après un passage de quatre ans chez Image7. Gouvernance en Action a pour ambition de contribuer à ce que les opérations financières conduites sur la place de Paris respectent une éthique exemplaire et les meilleurs standards de gouvernance. Cette structure se donne pour mission d’intervenir à chaque fois que les intérêts des investisseurs sont bafoués, mais pourra également agir aux côtés des entreprises à chaque fois que celles-ci feront l’objet d’une agression de la part d’investisseurs ne recherchant que leur intérêt court terme personnel, au détriment de l’intérêt général moyen-terme de l’entreprise.
Le projet de construction de centrales nucléaires de nouvelle génération à Hinkley Point au Royaume-Uni est un projet important pour EDF et Areva et les engagements de la France seront réaffirmés «très clairement», a déclaré vendredi Emmanuel Macron. Ce projet, en partenariat avec le chinois CGN, est chiffré à 18 milliards de livres. La CFE-CGC a récemment estimé que les enjeux financiers liés à la construction de deux réacteurs nucléaires de type EPR à Hinkley Point «pourraient mettre en danger la pérennité» d’EDF. Le ministre français de l’Economie s’exprimait lors de ses voeux à la presse au moment où l’Etat a entrepris avec EDF et Areva une refondation de la filière nucléaire, avec notamment une augmentation de capital de 5 milliards d’euros pour Areva.
Pernod Ricard a annoncé vendredi la signature avec Black Forest Distillers d’un accord lui permettant d’acquérir une participation majoritaire dans Monkey 47, un dry-gin produit dans la région de la Forêt-Noire, en Allemagne. Le montant de l’investissement n’a pas été dévoilé. Pernod Ricard étend ainsi son portefeuille dans la catégorie en forte croissance des gins haut de gamme, indique le groupe de spiritueux dans un communiqué.
Toyota a annoncé vendredi qu’il rachèterait le solde du capital de sa filiale Daihatsu Motor dans laquelle il détient à l’heure actuelle une participation de 51,2%. Le premier constructeur automobile mondial procèdera au rachat du solde des titres Daihatsu en échangeant 0,26 action pour chaque action Daihatsu et ce dernier sera retiré de la Bourse après le 26 juillet, ont expliqué les deux groupes. La cible est valorisée 3,1 milliards de dollars (2,84 milliards d’euros) au prix du marché.
Airbus Group a annoncé vendredi le départ en avril de son directeur général délégué à la technologie et l’innovation Jean Botti, dont Philips a parallèlement annoncé le recrutement. Sa succession sera déterminée à l’issue d’une étude complète sur la future organisation et structure de l’Innovation et de la Recherche & Technologie d’Airbus Group, étude qui vise à définir la mission et le nouveau périmètre de cette future direction, ajoute Airbus Group dans un communiqué. Jean Botti, 58 ans, a débuté sa carrière chez Renault en 1978. Entré chez Airbus en 2006, l’une de ses innovations les plus connues est l’avion E-Fan tout-électrique, pour lequel il a reçu plusieurs prix internationaux. Chez Philips, Jean Botti sera directeur de l’innovation et de la stratégie.
Sony a annoncé vendredi une hausse de 11% à 202,1 milliards de yens (1,54 milliard d’euros) de son bénéfice d’exploitation au troisième trimestre de son exercice 2015-2016, alors que le consensus tablait en moyenne sur un recul de 3,9%. Le dynamisme des ventes de la console de jeu PlayStation 4 sur la période d’octobre à décembre 2015 a plus que compensé un tassement des ventes de capteurs d’images. Le groupe japonais confirme sa prévision d’un bénéfice d’exploitation annuel de 320 milliards de yens, contre 68,5 milliards un an auparavant.
Deutsche Wohnen, objet d’une OPA hostile de son homologue Vonovia, a déclaré vendredi qu’il pourrait solder deux emprunts convertibles en numéraire et non pas en actions. Vonovia avait formulé en octobre une offre de 9,9 milliards d’euros sur son concurrent, tentant d’entraver la fusion projetée entre ce dernier et LEG Immobilien. Deutsche Wohnen a souligné que Vonovia se tournait à présent vers les détenteurs d’obligations convertibles pour prendre son contrôle. «Nous ne pouvons tolérer que Vonovia (...) refuse d’accepter le vote des actionnaires de Deutsche Wohnen», a dit Michael Zahn, président du directoire de Deutsche Wohnen.
James Murdoch prendra en avril la présidence du conseil d’administration de Sky, quatre ans après avoir dû partir de la chaîne de télévision payante en raison d’un scandale sur des écoutes téléphoniques. Ce retour pourrait alimenter les spéculations sur une prise de contrôle totale de Sky par 21st Century Fox, dont il a pris la direction générale en juillet en succédant à son père Rupert, qui détient actuellement 39% de la chaîne britannique. Grâce à une hausse record des nouveaux abonnés, Sky a annoncé vendredi une progression de son bénéfice trimestriel de 12% à 747 millions de livres (686 millions d’euros), supérieure aux attentes.
Mersen a annoncé un chiffre d’affaires de 777 millions d’euros, en hausse de 6,3% en données publiées mais en repli de 2,3% à données comparables, en raison d’une forte baisse du marché de la chimie. Le spécialiste des matériaux en graphite a confirmé son objectif de marge opérationnelle courante autour de 7,5% du chiffre d’affaires en 2015 – ses résultats complets seront publiés le 9 mars – et annonce un résultat net positif, «du même ordre de grandeur qu’en 2014». Mersen comptabilisera 25 millions d’euros de charges exceptionnelles nettes. Il prévoit en outre de céder une activité non stratégique dans le brasage, ce qui aura un effet négatif de 5 millions d’euros sur le chiffre d’affaires et de 4 millions sur son résultat net 2015.
Caterpillar, qui a lancé une vaste restructuration, a publié des résultats au quatrième trimestre 2015 en baisse dans la plupart de ses activités. Le chiffre d’affaires a chuté de 23%, à 11,03 milliards de dollars. Hors coûts de restructuration, le bénéfice par action (BPA) du groupe s’établit à 74 cents (1,35 dollar un an plus tôt), contre un consensus à 69 cents. Caterpillar s’attend en 2016 à un chiffre d’affaires de nouveau en baisse, entre 40 et 44 milliards de dollars. Mais le groupe prévoit de dégager un BPA de 4 dollars en 2016 hors coût de restructuration, contre 3,48 dollars anticipés par le consensus, ce qui a fait bondir l’action.
Iran Air a commandé hier 118 Airbus, pour 25 milliards de dollars (23 milliards d’euros) aux prix catalogue, apportant une bouffée d’oxygène bienvenue au très gros porteur européen en mal de dynamisme commercial. La commande, qui comprend douze A380 et seize A350-1000, a été signée à l’Elysée à l’occasion de la visite en France du président iranien Hassan Rohani.
Le numéro un mondial de la communication extérieure a publié un chiffre d’affaires 2015 de 3,2 milliards d’euros, un nouveau record, en progression de 4,2% à périmètre et changes constants, alors que le groupe prévoyait une hausse supérieure à 3%. Le groupe a profité d’un dernier trimestre en forte accélération (+6,2%) alors que le marché attendait deux fois moins. JCDecaux, qui publiera ses comptes le 3 mars, a profité d’une croissance à deux chiffres (+11,7%) dans sa division dédiée à la publicité dans les lieux de transports et d’une activité solide dans les pays émergents, notamment en Chine.
Amazon.com a annoncé hier pour le quatrième trimestre 2015 une hausse nettement moins marquée que prévu de son bénéfice, le géant du commerce électronique ayant été confronté à une hausse de ses coûts et à un ralentissement de la croissance de ses services informatiques dématérialisés. Le bénéfice net du groupe s’est établi à 482 millions de dollars, soit 1 dollar par action, contre 214 millions (0,45 dollar par action) il y a un an. Les analystes avaient anticipé 1,56 dollar par action, selon le consensus Thomson Reuters. Le chiffre d’affaires a augmenté de 21,8%, à 35,75 milliards.
Maurel & Prom a annoncé un chiffre d’affaires en baisse de 50% en 2015, à 276 millions d’euros, et a réduit ses investissements de 70% pour 2016 à 45 millions de dollars (41 millions d’euros). Handicapé par la chute des cours du brut, le groupe a réduit son programme d’exploration de 63% en 2016 par rapport à 2015. Une diminution du même ordre est prévue en 2017, tout comme la fermeture de filiales ou de bureaux. La faiblesse des prix pourrait aussi le conduire à déprécier ou à provisionner certaines immobilisations.
Alors que les pratiques fiscales de Google font scandale en Grande-Bretagne, la brigade financière italienne soupçonne le groupe d’internet d’une évasion fiscale de 227 millions d’euros entre 2009 et 2013. Selon Reuters, Google devait être informé hier des conclusions de la brigade financière. Dans ses informations financières, Google indique avoir payé 2,2 millions d’euros d’impôts en Italie en 2014 pour 54,4 millions de chiffre d’affaires. Les autorités estiment que ses revenus sont en fait dix fois plus élevés. Un porte-parole de Google indique que le groupe coopérait avec les autorités compétentes.
Alstom a annoncé hier la nomination de son vice-président exécutif Henri Poupart-Lafarge au poste de PDG, afin de remplacer Patrick Kron, démissionnaire. Cette nomination serait effective le 1er février. Le groupe, recentré sur les équipements et services pour le ferroviaire depuis la vente de son pôle énergie à General Electric, a en outre approuvé l’annulation des actions rachetées pour un montant d’environ 3,2 milliards d’euros dans le cadre de l’OPRA, ramenant sa capitalisation boursière à 5,4 milliards. Ala suite de cette opération, Bouygues détient donc 28,3% du capital d’Alstom, contre 29,2% au 31 décembre 2015.
Neopost a annoncé hier la création d’une coentreprise avec le groupe Yamato Transport, leader japonais du transport et de la livraison de colis, afin d’exploiter un réseau de consignes automatiques destiné à la livraison de colis au Japon. Cette coentreprise sera détenue à 51% par le groupe français et à 49% par son partenaire nippon, qui prendra en charge l’exploitation du réseau. Neopost, qui ne précise pas le montant de son investissement, indique qu’il fournira les consignes, les logiciels associés et l’infrastructure informatique. Le contrat final devrait être signé en mars 2016.
Ford a annoncé hier des résultats au-dessus du consensus au quatrième trimestre. Le constructeur automobile américain a réalisé l’essentiel de sa performance en Amérique du Nord, où la baisse des prix de l’essence a stimulé la demande de gros pickups tels que le Ford F-150. Hors exceptionnels, Ford a dégagé un bénéfice par action de 58 cents, alors que le consensus Thomson Reuters le donnait à 51 cents. Le chiffre d’affaires progresse de plus de 12% à 40,3 milliards de dollars. Le constructeur a également dégagé en Europe un bénéfice annuel pour la première fois depuis 2011 (à 131 millions). Crise brésilienne oblige, le groupe affiche une perte trimestrielle de 295 millions en Amérique latine.
Pierre Moscovici, le commissaire aux Affaires économiques et monétaires de la Commission européenne, a présenté hier des propositions pour lutter contre l’évasion fiscale des multinationales dans le cadre des principes BEPS (base erosion and profit shifting) définis par le G20 et l’OCDE. L’une des propositions vise à lutter contre le transfert des profits de la maison mère vers des filiales installées dans des pays à fiscalité plus faible. Les Etats pourraient ainsi imposer les bénéfices générés sur leur territoire même après leur transfert lorsque «le taux d’imposition effectif dans le pays tiers est inférieur à 40 % de celui de l’Etat membre en question». Bruxelles entend également supprimer les mécanismes permettant aux entreprises de réduire leur bénéfice imposable (comme le transfert des dettes) ainsi que les divergences dans le traitement fiscal de certains instruments financiers.
La recapitalisation du groupe et la vente d’Areva NP dépendent de la fin du différend sur l’EPR finlandais dont le risque financier final n’est pas circonscrit.
La première coopérative agricole française a signé 800 millions d’euros de dette, dont 680 millions d’euros de crédit syndiqué et 120 millions d’euros d’obligations Euro PP.