Selon la Tribune qui cite une étude de Standard and Poor’s, les dettes à honorer par les fonds d’investissement spécialistes du LBO (rachat avec un effet de levier) ne vont cesser de croître. De 26,4 milliards d’euros d'échéances en Europe, cette année, elles représenteraient plus de 40,8 milliards en 2010 et quelque 126 milliards d’euros en 2014. En cause des conditions de refinancement considérablement durcies par les banques et un environnement moins favorable pour dégager suffisamment de dividendes et rembourser la dette contractée au moment de leur acquisition. Pour pallier cette difficulté, deux solutions majeures se dessinent : la cession en bourse ou à un acheteur ou l'émission obligataire. Si aucune de ces options n’est possible, ajoute le quotidien, les fonds d’investissement devront renégocier leur dette avec les créanciers. Mais ces derniers peuvent aussi prendre le contrôle de la société.
Les facteurs de la croissance intérieure en Asie offrent des opportunités d’investissement attrayantes, estime Invesco.« Nous pensons depuis longtemps que le découplement asiatique prendra environ 20 ans ; à ce stade, la moitié du chemin a été parcourue », expliquent les spécialistes des marchés asiatiques de la société de gestion dans la dernière édition de Market Update. Si la crise mondiale actuelle a réaffirmé la dépendance élevée de l’Asie à l’égard des exportations, les analystes d’Invesco estiment que «cette récession pourrait également accélérer la transition des économies régionales vers des modèles davantage tirés par la demande intérieure». Des politiques destinées à encourager activement la consommation intérieure sont déjà mises en oeuvre, notamment en Chine. « Le secteur de la consommation chinoise en étant encore à ses prémices, les taux d’épargne élevés permettent aux ménages de devenir une solide source de croissance économique future », soulignent les experts Invesco. Ils avancent deux principaux catalyseurs de la reprise des marchés asiatiques: l’amélioration de l’économie mondiale et la montée en puissance des sources internes de croissance, qui permettront à l’Asie de réduire sa dépendance à la demande occidentale. Selon Invesco, ce changement fondamental dans le développement économique de l’Asie va probablement se faire progressivement. Pour l’heure, les experts d’Invesco n’ont pas de position offensive sur les secteurs exposés à la croissance mondiale en raison d’inquiétudes liées aux valorisations, mais ils détectent des opportunités attractives au sein des facteurs de croissance intérieure de l’Asie.
En dépit de la très forte hausse des marchés émergents depuis octobre 2008 (+55 %), la gestion de JP Morgan AM dans son bulletin hebdomadaire considère «qu’il serait dangereux de tirer sa révérence trop tôt». Certes, selon l'établissement, les valorisations sont un peu tirées mais, compte tenu de meilleures perspectives de croissance, d’un bon momentum sur les bénéfices, d’une politique monétaire toujours accommodante aux Etats-Unis - et qui devrait le rester - elles ne sont pas considérées comme excessives . «‘Ce n’est pas le moment de sortir des marchés à beta élevé, est-il ainsi précisé, ce qui justifie que la société de gestion reste - non sans nervosité - surpondérés sur les émergents et l’Asie.
Selon Investment Week, les gérants de hedge funds aux Etats-Unis achètent de l’or, anticipant une flambée des cours. Vingt des 22 gérants de hedge interrogés par Moonraker Fund Management affirment qu’ils achètent de l’or physique car ils redoutent que les programmes d’assouplissement quantitatif des gouvernements européens échouent et provoquent une forte hausse des prix.
Dans un entretien au Figaro, Gérard Mestrallet, patron de GDF Suez et président de Paris Europlace, revient sur la polémique du transfert à Londres par Nyse Euronext d’un centre informatique parisien. Pour lui, «cette décision souligne les conséquences perverses de la directive européenne MIF, qui a libéralisé, à partir de novembre 2007, le marché des services financiers».Par ailleurs, pour «hisser la place de Paris au rang des pôles d’excellence européen», Gérard Mestrallet indique que : «nous avons constitué douze chantiers stratégiques». «Nos priorités immédiates sont : restaurer la confiance dans les marchés financiers, améliorer les conditions d’accès des PME aux financements, développer les nouvelles sources de financement pour les grandes entreprises et enfin accélérer les développements de l'épargne financière de long terme». «Et nous préconisons l’exonération d’impôt sur le revenu des produits des contrats d’assurance-vie d’une durée supérieure ou égale à douze ans et le développement de l'épargne retraite collective via le Plan d'épargne pour la retraite collective (Perco)», indique-t-il notamment.
Les fonds souverains retrouvent leur appétit pour les investissements sur les marchés occidentaux, note le Financial Times. Au premier trimestre 2009, ces investissements étaient descendus à leur plus bas niveau depuis 2005. Selon Monitor Group, les fonds souverains des pays du Golf et d’Asie ont réalisé 26 investissements d’une valeur de 6,8 milliards de dollars, soit une baisse de 50 % sur un an. Mais selon Stefan Kern, économiste à la Deutsche Bank, avec la hausse des marchés actions, les fonds souverains pourraient revenir sur les Bourses européennes et américaines.
Les fusions et acquisitions dans le monde ont totalisé 1.100 milliards de dollars depuis le début de l’année, soit une baisse de 43 % par rapport aux niveaux de 2008, selon les données diffusées par Thomson Reuters. Et juillet, avec des opérations annoncées pour 96 milliards de dollars seulement, est le premier mois depuis septembre 2004 sur lequel les volumes sont inférieurs à 100 milliards de dollars.
Dirk Enderlein, gérant du Allianz RCM Europe Equity Growth et du Wachstum Europa d’Allianz Global Investors, anticipe un environnement inflationniste et pense que la croissance des bénéfices est de plus en plus difficile à trouver, rapporte CItywire.
Selon le Wall Street Journal, le fonds souverain China Investment Corp (200 milliards de dollars d’actifs) a alloué 500 millions de dollars à la filiale de fonds de fonds de Blackstone, et va confier des capitaux supplémentaires à la filiale de gestion d’actifs de Morgan Stanley. Cela s’inscrit dans le cadre de la stratégie du fonds souverain d’investir davantage dans les hedge funds. Le WSJ note que CIC a choisi des sociétés qu’il connaît bien, puisqu’il détient des participations dans les deux.
Le procureur général de New York, Andrew Cuomo, a publié un rapport qui met en exergue le décalage entre les résultats 2008 des neuf premiers établissements ayant bénéficié d’aides publiques par le biais du TARP (pour un total de 175 milliards de dollars) et les rémunérations variables versées au titre de cet exercice, rapporte L’Agefi. «Pour six de ces neuf banques, dont trois ont affiché des pertes nettes l’an passé, le montant des bonus versés a dépassé celui des résultats. Goldman Sachs se distingue en étant, et de loin, la banque affichant à la fois le bonus et le résultat les plus élevés par salarié (respectivement 160.420 et 77.228 dollars)», peut-on lire dans le quotidien.
Nyse Euronext a annoncé jeudi des pertes nettes de 182 millions de dollars (129,4 millions d’euros) au deuxième trimestre, pour un chiffre d’affaires consolidé de 1,25 milliard de dollars (890 millions d’euros). L’entreprise a enregistré de lourdes charges exceptionnelles, dont le coût lié aux suppressions de 290 postes en Europe et aux Etats-Unis, précise Les Echos.
«La Financial Services Authority (FSA) britannique a convié fonds d’arbitrage, compagnies pétrolières et courtiers en énergie à se réunir le 5 août pour discuter de l’efficacité et de la transparence du marché de l’or noir», rapporte L’Agefi. «La présence du Trésor à la réunion du 5 août suggère une initiative politique, sans forcément de résultats à la clé», commente le quotidien.
Selon une étude de la banque HSBC, citée par La Tribune, en France, les prix de l’immobilier vont continuer de baisser en 2010 de 6% en moyenne par rapport à 2009 . «Nous anticipons donc toujours un recul de -7% en moyenne en 2009 des prix des logements anciens et de -5% des prix des logements neufs», précise Mathilde Lemoine, directrice des études économiques et de la stratégie marchés de HSBC France.
Dans un entretien aux Echos, Christine Lagarde, ministre de l’Economie, dédramatise la délocalisation de la plate-forme informatique de Nyse Euronext dans la banlieue de Londres. La ministre souhaite que les acteurs se mobilisent pour la défense de la place de Paris. En septembre, une réunion sera organisée pour sonder leurs motivations. «Nous devons continuer à développer des secteurs d’excellence, qui ne seront peut-être pas la gestion des hedge funds, même si, avec les Sicaf, nous avons créé un nouvel outil par ordonnance, en janvier, qui nous met à niveau avec les places étrangères», souligne-t-elle.
David Donora, executive director de l'équipe dédiée aux matières premières de Threadneedle s’attend à ce que le prix du pétrole reste stable d’ici à la fin de l’année. Il justifie cette position par une demande américaine qui devrait rester faible et des stocks historiquement élevés. Parallèlement, la demande en Asie émergente notamment et une production mondiale qui ne devrait pas augmenter compenseront les effets de la faible consommation américaine. David Donora souligne par ailleurs que dans les années 90, le cours du pétrole était relativement bas et que cela n’a pas empêché les marchés actions de bien performer.
L’indice global de confiance des investisseurs institutionnels élaboré par State Street Global Markets est ressorti pour juillet à 119,4 points, soit une hausse de 3,6 points sur un mois. La confiance est surtout de retour en Europe, où l’indice régional a bondi de 8,7 points à 104,6 points. Les investisseurs américains sont également plus optimistes qu’il y a un mois, leur indice passant de 113,8 points à 120,5 points. En Asie, le regain d’optimisme est plus mesuré, avec une hausse de 1,9 point à 94,2, note State Street.
La Banque Lombard Odier envisage «d’investir dans des actifs risqués au cours des prochains mois, en anticipant que le profil de rentabilité / risque devrait devenir plus attrayant à mesure que les acteurs du marchés retrouvent le sens des réalités». Ces dernières semaines, la banque avait positionné ses portefeuilles «de manière défensive», peut-on lire dans sa dernière lettre trimestrielle consacrée à la stratégie de placement à destination de sa clientèle privée. «Depuis des niveaux survendus en mars, le marché américain des actions s’est redressé à presque 11 fois le pic des bénéfices réalisés, caractéristique d’un marché qui, au mieux, se situe à sa juste valeur. Dans l’ensemble, nous sommes stratégiquement positifs mais tactiquement plus prudents à l’égard des places boursières des pays développés», commente Lombard Odier. «Les injections massives de liquidités qui ont alimenté les marchés actions des pays émergents, par l’intermédiaire de la forte augmentation des prêts bancaires, l’inflation des actifs monétaires, notamment en Chine. Avec une prime de presque 10% par rapport à celles de l’ensemble des pays développés, les actions des pays émergents peuvent souffrir des valorisations actuellement élevées et des faibles niveaux des primes de risques», ajoute la banque. Enfin, la banque remarque que «la demande de crédits est faible, voire inexistante, et les banques ne se prêtent pas entre elles. En conséquence, les banques nagent dans les liquidités et achètent en masse, pratiquement gratuitement, des emprunts d’Etat pour profiter des bénéfices qu’elles tireront de la différence entre le coût des liquidités et les rendements des emprunts d’Etat. Selon nous, les rendements des emprunts d’Etat resteront bas à long terme».
Beatrice Philippe, CIO et présidente de Philippe Investment Management, estime que les investisseurs pourraient être surpris par la reprise économique lorsqu’elle arrivera, selon Citywire. «Nous pourrions avoir une surprise aux troisième et quatrième trimestres de cette année ou au premier trimestre de l’année prochaine, lorsque la reprise sera plus forte que prévue», indique-t-elle. «Et si surprise il y a, je pense que ce sera que les gens ont sous-estimé la reprise, plutôt que l’inverse».
Selon l’enquête trimestrielle de la Banque centrale européenne, citée par Les Echos, les banques continuent de resserrer les conditions de crédit en Europe, mais dans une proportion moins importante. «Près de 80 % d’entre elles n’ont pas modifié leurs conditions de crédit pour les entreprises sur les trois derniers mois, contre 57 % sur le premier trimestre», note le quotidien.
La crise financière touche particulièrement les fondations allemandes. Contrairement aux autres investisseurs institutionnels, elles ne peuvent pas attendre que les marchés boursiers se soient rétablis pour récupérer d'éventuelles pertes, car elles ont besoin des fonds pour mener à bien leurs missions sociales, rappelle la Börsen-Zeitung. Depuis mi- juillet, leurs actifs ont fondu de 10 %. En réaction à la baisse de leurs encours, les fondations ont donc majoritairement décidé de réduire fortement leur allocation en actions, indique Klaus Daumer, directeur d’Allianz Pension Consult, dans un entretien au journal.
Qu’il s’agisse de la Bourse ou de l'économie américaine, les preuves s’accumulent en faveur du scénario selon lequel le pire semble derrière nous. C’est du moins ce que pense Bill Miller, CIO, gérant du Legg Mason Capital Management, pour qui, «clairement, l’aversion au risque extrême qui a caractérisé la période allant de début octobre à début mars est terminée, et, hors événement exogène ou erreur politique dramatique, il est peut probable qu’elle ne réapparaisse»."Cela a conduit à une hausse des prix pour presque toutes les classes d’actifs présentes sur le spectre du risque, hors emprunts du Trésor, une tendance qui devrait se poursuivre, puisque je pense que les bonnes affaires abondent sur le marché actions US», poursuit le gérant dans son commentaire trimestriel (deuxième trimestre). Bill Miller cite notamment le cas du secteur technologique, qui a, en moyenne, un excellent bilan, déborde de cash et se négocie avec une forte décote par rapport au marché en se basant sur le rendement du free cash flow. «Il devrait continuer à bien performer», indique-t-il. Le gérant évoque aussi les financières, qui ont été les leaders de la baisse, comme ce fut le cas lors de la dernière crise bancaire à la fin des années 1980 et du début des années 1990. «Les banques seront confrontées encore à une hausse des pertes de crédit l’année prochaine, mais cela ne devrait pas les empêcher d'être performantes en Bourse, comme cela fut le cas en 1991 lorsque la même chose est arrivée. Les bénéfices avant impôts, avant provisions dans les banques continuent d’augmenter, établissant un nouveau record le trimestre dernier, ce qui signifie qu’avec l’amélioration de l'économie, les banques devraient publier des résultats record (…)». Bill Miller estime qu’il existe trois risques endogènes : la hausse des taux d’intérêt, une forte hausse des prix des matières premières et des erreurs politiques. En revanche, l’inflation n’est pas une crainte majeure pour lui. De son avis, c’est plutôt la déflation qui pose problème.
Les gérants pensent que la stratégie multi-classes d’actifs est le placement de l’année, et le mettent en haut de la liste de développement de produits. Ainsi, selon une étude de Cerulli Associates citée par le Financial Times Fund Management, deux tiers des gérants d’Europe occidentale ont évalué la stratégie comme étant importante ou la plus importante. Les encours totaux sur cette stratégie aux Etats-Unis et en Europe représentaient environ 1.080 milliards de dollars en mai.
«Deux fonds d’investissement, CVC Capital Partners (CVC) et TPG, restent sur les rangs concernant le rachat des activités du brasseur Anheuser-Busch InBev en Europe de l’Est et Europe centrale», rapporte L’Agefi. KKR aurait quant à lui jeté l’éponge. Selon le journal, qui cite le quotidien belge De Tijd, CVC Capital Partners envisagerait de mettre plus de 1,5 milliard d’euros sur la table.
Selon La Tribune, les fonds de LBO ont investi 4,8 milliards d’euros en Europe au deuxième trimestre, contre 3,5 milliards au premier, soit une hausse de 38 %, indique une étude d’Incisive Media et de Candover. Mais le marché revient de loin. C’est ce que l’on constate lorsqu’on observe l’activité des fonds de LBO au premier semestre, dont les investissements ont plongé de 85 % en valeur sur un an, précise le quotidien.
Les investisseurs allemands ont de moins en moins confiance dans les fonds et les actions, révèle un récent sondage de TNS Infratest repris par Fondsprofessionell. Alors qu’il y a un an, un investisseur sur trois estimait que les fonds allemands et les actions étaient des éléments indispensables à une bonne allocation, ils ne sont aujourd’hui plus qu’un sur quatre. Le pessimisme est particulièrement palpable chez les investisseurs gagnant 2.500 euros et plus par mois, précise le sondage.
Les traders quantitatifs dominent tellement les marchés qu’ils créent autant d’inefficiences de marché qu’ils en exploitent, selon Bill Miller, président et CIO de Legg Mason Capital Management, dont les propos sont rapportés par Financial Times Fund Management. «Les transactions algorithmiques ont tendance à amplifier les tendances», estime le célèbre gérant. Ce dernier a d’ailleurs modifié son processus d’investissement l’année dernière pour profiter de l’impact de ces transactions.
«L’application des nouvelles règles de solvabilité devrait diminuer la part des actifs risqués dans le portefeuille de Vauban Humanis, et potentiellement celle des actions», rapporte L’Agefi. Le groupe paritaire, qui affiche 3,1 milliards d’euros d’actifs sous gestion, dont 500 millions de trésorerie à court terme, envisage cependant d’accroître la part des produits structurés, de l’alternatif et des FCPR. Il a aussi engagé depuis 2008 la réduction du nombre de ses gestionnaires, de 40 à 30 sociétés environ.
Le Temps présente dans son édition du 28 juillet «Le choc des marchés», le dernier ouvrage du directeur de la maison de gestion américaine Pimco, Mohamed El-Erian. Dans ce livre, ce dernier cherche à faire comprendre les conséquences de la montée en puissance des économies émergentes et de l’innovation financière. Le quotidien précise qu’il s’agit de la traduction française de «When Markets Collide», publié il y a un an.
Selon un sondage effectué par l’association Deutscher Derivate Verband en coopération avec les portails financiers OnVista, Finanzen.net et Finanztreff.de auprès de 4.000 internautes, 55,32 % des personnes interrogées ont indiqué qu’elles ne tiennent pas compte de critères éthiques ou écologiques dans leurs décisions de placement. D’un autre côté, rapporte fondsprofessionell, 4,4 % du panel ont précisé qu’ils font un grand cas de ces critères lorsqu’il s’agit d’investir.
Les agences de notation, ébranlées par la crise, font moins recette. Fimalac a vendu 20 % de l’agence Fitch au groupe américain Hearst pour 300 millions d’euros. La transaction coïncide avec la baisse de la participation de Warren Buffett au capital de Moody’s, note L’Agefi.