Groupama AM se refuse à vouloir jouer les Cassandre. Son scénario pour les prochains mois n’est toutefois pas des plus optimistes. C’est ainsi que les experts de la société de gestion préconisent une extrême prudence sur les marchés d’actions en raison de l’incohérence croissante entre la chute des indices et des anticipations de bénéfices toujours revues en hausse.L’anomalie ne peut se résoudre que par une remontée des marchés actions ou par une forte révision à la baisse des résultats des entreprises. C’est la deuxième hypothèse que retient Groupama pour de multiples raisons: multiplication des plans de rigueur, pression fiscale accrue, pression sur la demande intérieure, notamment européenne, risque de déflation, réglementation plus contraignante et exigences de fonds propres accrus. Non seulement la croissance des bénéfices de la zone euro risque d’être entamée en 2010, mais elle pourrait carrément disparaître en 2010. D’où un positionnement défensif sur les actions avec une préférence pour les marchés américain et japonais. Le crédit bénéficie toujours d’un appétit pour le rendement de la part des institutionnels, ce qui limite le potentiel de tensions des primes de crédit tant que la liquidité des marchés reste assurée. Mais les incertitudes de la conjoncture incitent Groupama AM à réduire son allocation crédit en attente de visibilité, notamment sur le front politique. Les perspectives d’inflation restent particulièrement basses, Groupama a en outre allégé ses positions sur les indexées sur l’inflation quand elle ne les a pas supprimées complètement pour certains portefeuilles dont les indexées ne sont qu’une diversification. Sur les taux en zone euro, Groupama AM souligne que l’inexistence d’un fédéralisme politique au sein de la zone et la cacophonie d’annonces unilatérales limitent notablement les impacts du plan de sauvetage et de stabilité annoncé début mai. En outre, l’absence de précision, en amont sur les montants et les cibles des achats de dettes est perçue comme une faiblesse et traitée comme telle par les marchés. L’aversion pour le risque reste forte sur toutes les classes d’actifs alors que le manque de visibilité sur la suite est de plus en plus criant. Dans cet environnement, Groupama AM préconise une allocation tactique prudente sur les pays périphériques qui sont allégés au profit de l’Allemagne, de la Finlande et des Pays-Bas.
Les banques risquent d’être confrontées à une nouvelle menace émanant de l’immobilier commercial qui pourrait bien provoquer de nouvelles pertes dans le secteur financier, a estimé hier la Banque des règlements internationaux (BRI). «On peut s’attendre à ce que l’exposition à l’immobilier commercial entraîne de nouvelles pertes», a averti la Banque des règlements internationaux (BRI) dans son rapport annuel. Si la crise financière de 2007 a démarré avec une crise de l’immobilier résidentiel, cette fois c’est l’immobilier commercial, (entrepôts, bureaux...) aux Etats-Unis qui pourrait devenir problématique. Le secteur américain «a perdu plus d’un tiers de sa valeur par rapport à son pic et le taux d’impayés sur les prêts immobiliers commerciaux a dépassé 8%, soit le double par rapport à fin 2008», observe la BRI.
Confrontés à la volatilité de leur marché domestique, les fonds chinois tentent de se diversifier en investissant dans les sociétés américaines. Ces derniers mois, les allocations dédiées au marché américain se sont inscrites en hausse, relève le Wall Street Journal. Les montants sont encore modestes puisque les fonds chinois ont investi moins de 700 millons de dollars dans les actions américaines, mais la tendance est intéressante. Les fonds chinois ne vont pas encore très loin pour investir : 70% des actifs alloués aux actions américaines sont investis à Hong Kong.Car la diversification est un nouveau concept pour les investisseurs chinois. Mais qui peut convaincre. Alors que la Bourse de Shanghai affiche un recul de 22% depuis le début de l’année, les fonds chinois investis à l'étranger ont limité la baisse à 7%.
Menée auprès de 121 investisseurs, majoritairement des fonds de pension, issus de 25 pays (France, Allemagne, Benelux, Grande-Bretagne, Irlande, Suisse, pays scandinaves…) représentant près de 333 milliards d’euros, l’enquête EIAMS (European Institutional Asset Management Survey) publiée par Invesco a mis en évidence la recherche des investisseurs en question en 2009 pour des classes d’actifs offrant des rendements plus élevés. Pour autant, elle s’est accompagnée d’une volonté de maîtriser les risques. Yves Van Langenhove, directeur commercial institutionnel, Invesco CE, a noté que selon les résultats de l’enquête 2010, « on constate une sorte de retour au marché ». Les investisseurs institutionnels ont, entre autres, réajusté leurs portefeuilles en réduisant la part des liquidités et ont davantage externalisé leur gestion et démontré une appétence croissante aux classes d’actifs alternatives. Dans le détail, l’enquête EIAMS 2010 montre que ce processus de diversification devrait se poursuivre avec des positions croissantes prises dans l’immobilier, le private equity, les hedge funds et les matières premières. L’intérêt pour les fonds indiciels cotés a également augmenté en 2009, un tiers des investisseurs interrogés ayant déclaré avoir eu recours aux ETF. En conséquence, toujours selon l’étude, les obligations restent la classe d’actifs privilégiée dans les portefeuilles des investisseurs institutionnels européens (51 % du total de leur allocation d’actifs) même si leur prédominance s’est un peu estompée par rapport à l’année précédente (54 %). En revanche, après avoir atteint le seuil des 10 % pendant la crise, les produits de trésorerie ont diminué de moitié.Cela posé, l’allocation en actions a globalement augmenté, mais reste nettement inférieure à la moyenne historique dans la plupart des pays où l’enquête a été menée. La part des actions au sein des portefeuilles est passée à 29% contre 25% un an plus tôt. Parmi les investissements alternatifs, on notera que l’immobilier a connu un véritable engouement. Avec 6,6 % du total des actifs des investisseurs, les investissements en immobilier ont atteint un niveau record sur 8 ans. « Compte tenu de l’évolution de ces dernières années, on peut légitimement dire que l’immobilier est en train de passer du statut d’investissement alternatif à celui de classe d’actifs majeure », note Yves Van Langenhove. En outre, la gestion de la duration de l’actif et du passif s’est présenté comme le moteur de la construction des portefeuilles des investisseurs institutionnels européens en 2009. Au total, 79 % des investisseurs déclarent désormais avoir eu recours à une approche de gestion des engagements. L’utilisation des consultants en recul et le recours aux gérants externes est confirmé comme une tendance à long terme Enfin, l’enquête EIAMS met également en lumière une moindre utilisation des consultants (52 % des interrogés en ont sollicité en 2009 soit un niveau inférieur à celui de 2007) dans un contexte poussant à réduire les dépenses.
Le coup d’envoi de la vingtième édition du Fund Forum est donné ce mardi matin à Monaco. Selon ICBI, l’organisateur de cet événement, plus de 1.000 professionnels de la gestion d’actifs de 35 nationalités différentes sont attendus cette année. Le forum renoue ainsi avec son niveau de 2008, après une année 2009 où la fréquentation était descendue à 800 personnes. Au cours des trois jours du Forum, les intervenants vont tenter d’esquisser les contours de l’avenir de la gestion d’actifs. Au cours de cet événement très anglo-saxon, on note seulement, parmi les intervenants, deux sociétés de gestion françaises : BNP Paribas Investment Partners et Axa IM.
Selon L’Agefi suisse, Claudia Zeisberger, professeur à l’Insead, établie depuis une douzaine d’années à Singapour, souligne que Singapour affiche de grandes ambitions dans la gestion de fortune, avec pour objectif de doubler les actifs sous gestion dans les cinq prochaines années, tout en se prévalant d’un grand pragmatisme. Singapour se taille une part de 6% au marché mondial du private banking, tandis que celle de la Suisse atteint 18%. Les actifs gérés à Singapour se montaient à 300 milliards de dollars, en 2009, contre 50 milliards en 2000. Sa progression nettement supérieure à la moyenne va continuer, du fait de la forte croissance de l’Asie et de l’émergence de nouvelles fortunes. Le nombre de banques de gestion de fortune a plus que doublé en 10 ans, passant de 20 en 2000 à 42 en 2009.
The Wall Street Journal estime que les actions de sociétés servant des dividendes, qui ont les faveurs des retraités désireux d’augmenter leurs revenus, vont attirer encore davantage d’investisseurs après la crise financière. L’un des fonds susceptibles de bénéficier de cette tendance est le Franklin Rising Dividends Fund (FRDPX), qui affiche 2,3 milliards de dollars d’encours. Géré par Donal Taylor chez Franklin Templeton Investments, il affiche une performance annuelle de 6,31 % sur les dix ans au 25 juin, alors que dans le même temps le S&P 500 total return a perdu en moyenne 1,07 %.Le fonds n’investit que dans des sociétés qui ont augmenté leur dividende au moins huit fois sur les dix dernières années, dont la distribution a doublé sur cette période et dont le dividende doit être inférieur à 65 % des bénéfices pour laisser à l’entreprise de l’argent pour investir.Seules 120 sociétés ont passé ces différents filtres, donc Becton Dickinson et Abbott Laboratories dans la santé, Wal-Mart Stores et Damily Dollar Stores dans la distribution, Erie Indemnity aux assurances, Unioted Technologies, aux industrielles et IBM dans les technologies de l’information. Mais il n’y a aucune firme de Wall Street…
Selon Les Echos, l’activité primaire actions (placements, introductions,etc.) a reculé de 37%, à 53,7 milliards d’euros, au premier semestre. La France a été touchée de plein fouet : les entreprises hexagonales n’ont levé que 2,5 milliards d’euros, un montant en chute de 77%, au plus bas depuis 2002. Les augmentations de capital et placements - qui représentent la majeure partie de l’activité en Europe - ont baissé de 58%, à 31,9 milliards d’euros.
L’association européenne de la gestion d’actifs (Efama) a annoncé le 28 juin le lancement d’un portail paneuropéen dédié aux Fund Processing Passports (FPP), le FPP étant le document de référence harmonisé mis au point par le secteur pour la présentation des principales caractéristiques opérationnelles d’un fonds afin de faciliter la négociation et le traitement des ordres.Le FPP a été conçu en étroite collaboration avec des spécialistes de l’information financière (Finesti, France FPP, FundConnect, Kneip, OeKB et WM Datenservice) et devrait notamment permettre des réductions de coûts, souligne l’Efama dans un communiqué.
A l’adresse IP http://www.nachhaltige-immobilien-investments.de, Union Investment Real Estate (UIRE) vient d’ouvrir un nouveau portail dédié aux immeubles «durables» qui couvre le développement, la construction, l’assainissement et l’exploitation d’immeubles commerciaux.Selon le gestionnaire des banques populaires, il s’agit du premier site dans l’espace germanophone à traiter ces problèmes qui intéressent de plus en plus les investisseurs. Un sondage effectué par UIRE a en effet montré que les critères de développement durable font désormais partie intégrante de la stratégie des investisseurs en immobilier dans toute l’Europe.
Une étude* réalisée auprès de 332 clients de banques privées en Allemagne (au moins 0,6 million d’euros de liquidités, en Autriche (0,5 million et plus) et en Suisse (0,9 million de francs suisse et plus) par la division gestion d’actifs de l’Université Johannes Kepler de Linz, sous la direction du Pr. Teodoro D. Cocca, pour le compte de LGT Wealth & Asset Management montre que l’exposition moyenne aux actions se situe à 32 %, celle affectée aux liquidités se montant à 29 %. D’autre part, 16 % étaient réservés par ces investisseurs pour se prémunir contre l’inflation ou un scénario «worst case», sous forme de matières premières/or ou métaux précieux.Environ les deux tiers du total investi étaient placés sur le marché intérieur de chacun des pays, ce qui représente un risque important de concentration.D’autre part, l'étude a montré que la crise financière a provoqué d’importantes redistributions, au détriment des dérivés, des actions, des placements alternatifs et des fonds d’investissement, au profit des matières premières/or, des métaux précieux, du cash et d’autres valeurs concrètes. 48 % des personnes interrogées ont ainsi augmenté leur allocation aux matières premières/or ou métaux précieux, tandis que 31 % ont diminué leur exposition aux actions.La performance moyenne des portefeuilles est ressortie pour 2009 à 8,4 %, avec 83 % d’investisseurs dans le vert et 17 % dans le rouge. 48 % des personnes interrogées se disent satisfaites des rendements obtenus.Par ailleurs, l'étude montre que la proportion de clients avec une propension élevée à la prise de risque représentent 24 % de l'échantillon tandis que celle des investisseurs présentant une aversion marquée au risque, surtout les plus riches et les femmes, se situe à 17 %. En moyenne, la tolérance aux pertes se situe à 17 % de l’encours par an, avec un taux de 9 % pour les plus riches et les femmes.* LGT Private Banking Report 2010
Depuis le 21 juin, le fournisseur d’indices allemand S-Box, auparavant filiale de la Bourse de Stuttgart, appartient en totalité à Structured Solutions AG, qui en a changé le nom en «Solactive». Tous les produits S-Box adoptent la nouvelle marque.Actuellement, on compte 21 ETF utilisant les indices Structured Solutions soit comme indice de référence, soit comme sous-jacent. Ils affichent des encours de l’ordre de 5 milliards de dollars.Sebastian Seifried, head of indexing, souligne que Structured Solutions discerne un potentiel de croissance important dans le domaine des ETF, avec une évolution de la demande vers des produits sur mesure focalisés sur des thèmes régionaux aux spéciaux ainsi que sur des stratégies.
L’Agefi rapporte que pour la deuxième édition de son baromètre annuel sur les tendances de l’actionnariat salarié, Hewitt Associates relève une forte accélération des plans d’actions gratuites. Sur les 56 répondants de l’enquête (essentiellement au sein du SBF 120), 26% ont proposé des actions gratuites, avec ou sans conditions de performance, à l’ensemble de leurs salariés en 2010, contre seulement 14% en 2009. Les sociétés choisissent de plus en plus de proposer des offres limitant les risques. Un plan sur deux présente une garantie. En outre, les offres à effet de levier (pour lesquelles le salarié ne porte pas le risque) progressent. Pour les offres classiques, une décote - en général de 20% - est appliquée dans 79% des cas. Plus de la moitié des entreprises offrent un abondement, essentiellement en cash et proportionnel au versement. En revanche, note le quotidien, le critère lié à l’ancienneté disparaît. Cet abondement est supérieur à 1.000 euros dans 48% des cas, et même supérieur à 2.000 euros pour plus d’un quart.
Le patron de l’agence Bloomberg, Peter Grauer, a présenté le 24 juin sa stratégie en matière de développement durable. A l’occasion d’une conférence organisée à New York par Responsible Investor, Peter Grauer a indiqué que l’information et la recherche liées aux critères ESG allait devenir essentielle pour l’analyse des marchés actions. Il s’agit là d’une «zone de croissance à long terme». Bloomberg entend ainsi favoriser l’intégration de la démarche ESG dans le processus de décision des marchés de capitaux.
Selon Le Temps, les investisseurs veulent se protéger contre la chute de l’euro et les banques privées suisses continuent d’enregistrer des afflux de fonds en provenance de l’Europe. La masse sous gestion a augmenté de 6% depuis le début de l’année, à 156 milliards de francs, chez Lombard Odier, selon des propos d’Anne-Marie de Weck, associée de la banque, citée par Bloomberg. Selon l’agence financière, Bordier & Cie a enregistré une hausse similaire de ses fonds sous gestion, portant le total à 9,5 milliards. Pictet & Cie a vu ses actifs croître de 3,5% à 260,7 milliards au premier trimestre de cette année, tandis que Julius Baer a vu sa masse sous gestion grimper de 14%, à 175 milliards.
Selon la dernière enquête trimestrielle réalisée par Russell Investments, près de la moitié (47%) des gérants américains interrogés estiment que le marché est sous-évalué, alors qu’ils n'étaient que 28% à l’occasion d’ l’enquête de mars. Seulement 9% d’entre eux qualifient le marché de surévalué."Les gérants estiment que le marché est sous-évalué mais ils veulent aussi voir une progression très significative des bénéfices et une amélioration sur le front de l’emploi avant de prendre des risques», selon Mark Eibel, director, responsable des stratégies d’investissement de la clientèle chez Russell Investments.Les gérants sont ainsi 73% à citer les problèmes économiques en Europe comme un risque significatif pour la performance des actions américaines au cours des douze prochains mois.Manifestant une extrême sensibilité au risque, les gérants ont dans leur grande majorité donné davantage de poids à des classes d’actifs défensives. L’intérêt pour le monétaire a fait un bond de 10 points de poucentage à 16% après le niveau historiquement bas observé en mars dernier. Les Treasuries ont progressé de 6 points à 12%, alors les secteurs de la consommation et des services aux collectivités marquaient des gains de respectivement 5 points et 9 points. Le secteur des technologies a perdu 10 points mais reste le plus apprécié à 69%.
George Szemere, spécialiste produits pour la gestion alternative chez Threadneedle, a entamé son périple en Europe continentale pour préparer le terrain au nouveau compartiment Threadneedle (Lux) American Absolute Alpha Fund de la sicav luxembourgeoise, une version coordonnée du hedge fund American Crescendo (70 millions de dollars) confiée au même gérant, Stephen Moore, qui, par ailleurs est responsable du 130/30 American Extended Alpha Fund (lire nos articles du 18 juin et du 16 mars 2010 ainsi que du 19 octobre 2009). Le fonds long/short d’actions nord-américaines lancé la semaine dernièr, ne bénéficie pas de l’agrément de l’AMF, au moins pour l’instant. Mais le gestionnaire espère pouvoir distribuer largement le nouveau produit dans divers pays européens ainsi qu’en Asie, grâce au statut OPCVM III. «Threadneedle pourra ainsi proposer aux investisseurs le choix entre deux produits similaires avec des liquidités et des réglementations différentes, sachant que le fonds coordonné à liquidité quotidienne a un objectif de performance de 8-10 % avec une volatilité ex ante inférieure à 5 % alors que l’American Crescendo, à liquidité mensuelle, vise plus de 10 % de performance avec une volatilité comprise entre 7 et 8 %» explique George Szemere.Formule éprouvée"La preuve que Threadneedle fonde de grands espoirs sur ce nouveau produit tient dans le fait que le gestionnaire britannique a investi 15 millions de dollars d’amorçage. Si l’on compte les 15-20 millions de dollars d’engagements fermes de clients qui attendent que le fonds obtienne l’agrément, le véritable démarrage se fera avec un encours suffisant pour permettre d’accueillir des souscriptions importantes d’ici trois à six mois», ajoute le spécialiste produit.L’argumentaire commercial de Threadneedle est très fourni : la maison a 3 milliards de dollars d’encours dans des stratégies de performance absolue et près de 10 milliards de dollars en actions américaines ; il existe depuis cinq ans au moins à Londres une solide expertise et une infrastructure pour gérer les ventes à découvert, sans compter que la gamme comporte un hedge fund long/short aux Etats-Unis (Accelerator, qui n’est pas un fonds de performance absolue). De plus, il faut reconnaître qu’il n’y a pas beaucoup de concurrence en Europe pour une telle stratégie sur cette classe d’actifs… alors que les gestionnaires américains ont tendance à être trop focalisés sur leurs problématiques locales, sans se préoccuper de l’environnement international.Le fonctionnementSelon George Szemere, le fonds compte actuellement entre 40 et 50 lignes «longues» et 80-100 positions courtes (la contrepartie du total return swap est BoA Merrill Lynch). Le taux de rotation pour la partie short du book se situe dans la moyenne de la profession (800-900 %) mais il est de beaucoup plus modeste pour la partie longue.D’une manière générale, le fonds n’investit en long un dollar pour un potentiel de gain de 3 dollars que dans des sociétés sous-valorisées avec une forte capacité de création de cash et de bénéfices.Stephen Moore peut choisir des titres de sociétés dans toutes les classes de capitalisations. Actuellement, le gérant favorise les biens de consommation discrétionnaire avec une position «net long» de 5 %, les financières (4 % net long) et les technologies de l’information (10 % net long). Dans le portefeuille des ventes à découvert, le fonds est 2,5 % net short sur les matériaux. Le taux de levier se situe à environ 100 %.Concernant les modalités, la commission de gestion se situe à 1,5 %, ce à quoi s’ajoute une commission de performance de 20 % avec un taux butoir correspondant à l’euribor 3 mois et un high watermark.
En dépit de la crise, note l’Agefi, une note de la banque américaine Morgan Stanley relève une foule d’indicateurs qui font la preuve d’un environnement microéconomique favorable aux fusions-acquisitions en Europe, qu’elles soient «offensives», «défensives» ou «opportunistes», même si 2010 pourrait cependant être encore l’année la moins animée.Les sociétés européennes, et «particulièrement celles exposées à l’international», pourraient aiguiser l’appétit de prétendants hors Union du fait de la faiblesse de l’euro et de la livre, ajoute le quotidien. Les secteurs des biens d'équipement, des services financiers, des médias, des télécommunications et du transport semblent en outre offrir les perspectives les plus prometteuses de consolidation, selon Morgan Stanley.
La société de gestion du Groupe Crédit Coopératif, Ecofi Investissements, a annoncé le 24 juin dans un communiqué qu’elle entendait réaffirmer son engagement en matière de finance éthique et solidaire et formaliser ses pratiques en faveur d’une gestion plus responsable dans le cadre des Principes de l’investissement responsable (PRI) de l’Organisation des Nations Unies.
Selon le dernier sondage international sur l’investissement alternatif, les investisseurs institutionnels envisagent de revenir sur l’alternatif malgré les turbulences de marchés traversées en 2008 et 2009.En moyenne, les institutionnels pourraient augmenter de plus d’un tiers leur allocation dédiée à la gestion alternative, de 14% à 19%, au cours des deux à trois prochaines années. L’immobilier, le private equity et les hedge funds ont leur préférence, mais les matières premières et les infrastructures devraient également progresser.Pour ce qui est du private equity, les investisseurs en Amérique du Nord envisagent d’augmenter leur poche à 6,8% d’ici à 2012 contre 4,3% actuellement. En Europe, l’allocation pourrait passer de 3,5% à seulement 3,7%. La poche dédiée aux hedge funds pourrait passer de 4,2% en 2009 à 5,7% en 2012. Le sondage souligne par ailleurs que la majorité du panel a modifié son approche de la gestion des risques et de la gouvernance. En ce concerne l’alternatif, 44% des investisseurs institutionnels interrogés indiquent augmenter la profondeur et la f’réquence du reporting, alors que 39% d’entre eux indiquent qu’ils ont multiplié les séances de formation auprès des comités directeurs et des cadres senior.
Au moment où Vigeo vient de dégrader BP (lire notre articole du 23 juin), l’allemand oekom research publie une étude sur les 27 plus grands groupes pétroliers et gaziers mondiaux cotés, en indiquant au demeurant que depuis plus de dix ans le britannique est classé «not prime» malgré des points forts en matière d’investissements en énergies renouvelables, de reporting, de stratégie de protection du climat et de sécurité de ses tankers. Depuis des années, en revanche, BP a affiché des manquements et des faiblesses importants dans les domaines de la sécurité des installations et de la protection des salariés, ce qui s’est traduit par des problèmes environnementaux et de droit du travail.Les meilleures notes du classement oekom research ont été attribuées, dans l’ordre, à l’autrichien ÖMV, à l’italien SNAM Rete Gas et au français Total, tous trois avec une note «B». Le «prime» s’arrête à B- et BP est classé 9ème, avec une note C+.D’une manière générale, explique l’agence allemande, les groupes pétroliers et gaziers ont compris qu’il faut consentir des efforts importants pour arrêter le changement climatique. Cependant, le secteur s’est avéré jusqu'à présent avare en objectifs contraignants sur la réduction des émissions de gaze à effet de serre, de même qu’en ce qui concerne les dispositions concrètes en vue de développer de nouvelles activités dans le domaine des énergies renouvelables. Même les entreprises engagées dans ce dernier secteur n’y investissent qu’une part infime de leur chiffre d’affaires. Kristina Rüfer, research director et analyste spécialiste du secteur, déplore que, face à la baisse des réserves et à une demande toujours importante, les entreprises fassent montre d’une propension croissance à encourir des risques pour exploiter les gisements résiduels de matières premières. Si les groupes ne corrigent pas la trajectoire, de nouvelles catastrophes du type de celle de Deepwater Horizon seront inéluctables.
La valeur des actifs du secteur de la conservation internationale a repassé la barre des 105.000 milliards de dollars, selon le site d’information des professionnels de l’industrie. Le marché n’a toutefois pas retrouvé le niveau record d’avant-crise de 115.000 milliards de dollars.
Lors d’une réunion avec les régulateurs américains, des intervenants ont condamné la course à la vitesse et à la technologie, qui a contribué à rendre le marché indéchiffrable le 6 mai, jour au cours duquel Wall Street a chuté de 9 % en quelques minutes, rapporte la Tribune. Le marché a été abandonné aux ordinateurs qui ont mal interprété des signaux très complexes. Une vitesse excessive d’exécution des ordres et une technologie sans limite ont destabilisé le marché et l’ont rendu indéchiffrable. Pour certains professionnels, il est nécessaire de mettre en balance les avantages et les inconvénients du trading à haute fréquence, note le quotidien.
Mark Donovan, CEO de Robeco Investment Management (RIM) et co-fondateur ainsi que lead portfolio manager de Robeco Boston Partners, a entamé un périple européen pour convaincre les investisseurs européens d’adhérer à la solution de diversification que constitue le nouveau fonds d’actions américaines de grande capitalisation Robeco US Large Cap Equity lancé début janvier au Luxembourg et qui a déjà drainé environ 250 millions de dollars. Ce compartiment reprend une stratégie de Boston Partners et RIM en place depuis 1995 et dont l’encours se situe à une quinzaine de milliards, avec plus de 5 milliards pour le fonds «modèle» de droit américain.De passage à Paris, Mark Donovan a insisté mercredi sur le fait que l'économie américaine est clairement sortie de la récession et que les entreprises du pays connaissent une forte reprise de leurs bénéfices. De plus, les grandes capitalisations, qui ont sous-performé les petites et moyennes capitalisations, sont mieux armées pour affronter les turbulences en profitant de leur taille, de leur exposition aux marchés mondiaux, de marques bénéficiant d’une notoriété internationales et d’un accès aisé au capital. D’une manière générale, toutefois, le gérant considère que les actions américaines sont encore très attrayantes actuellement.Pour RIM et Boston Partners, avec un taux de 72 % de paris actifs par rapport à l’indice Russell 1000 Value, la période qui s’ouvre devrait être propice aux «stock-pickers» au fur et à mesure que la hausse des marchés deviendra plus sélective. Dans le cas de la filiale américaine de Robeco, le choix des quelque 80 titres du fonds s’effectue dans la zone de convergence de faibles valorisations, de fondamentaux robustes et d’un momentum positif, toute position ne satisfaisant plus à l’un des trois critères étant liquidée. Cela posé, Mark Donovan a précisé à Newsmanagers qu’en moyenne un titre est conservé 18 mois en portefeuille.Cette stratégie, appliquée pour le Robeco Boston Partners Large Cap Value, a permis de générer depuis le lancement (1er juin 1995) une performance annualisée de 9,51 % contre 6,58 % pour le S&P 500 et 7,79 % pour le Russell 1000 Value.A noter par ailleurs que, pour l’instant, RIM étudie encore les implications du nouveau positionnement du groupe Robeco en matière de développement durable (lire notre article du 12 février), mais n’en a pas encore mis en pratique les principes. La transposition devrait s’effectuer dans un délai relativement court.
L’encours de parts émises par les OPCVM non monétaires de la zone euro est ressorti en hausse à 5354 milliards d’euros en avril 2010, contre 5 293 milliards en mars, sous l’effet de l’augmentation de la valeur des parts ainsi que par des émissions nettes. Sur la même période, l’encours des parts émises par les OPCVM monétaires de la zone euro est passé de 1175 milliards d’euros à 1186 milliards.Les souscriptions nettes de parts d’OPCVM non monétaires de la zone euro sont ressorties à 29 milliards d’euros en avril2010, tandis que les souscriptions nettes de parts d’OPCVM monétaires se sont établies à 1milliard. Le rythme de progression annuel des émissions de parts d’OPCVM non monétaires de la zone euro, calculé sur la base des transactions, s’est inscrit à 12,4% en avril2010. S’agissant des OPCVM monétaires, ce taux est ressorti à –10,3% sur la même période. En ce qui concerne la ventilation par stratégies de placement, le rythme de progression annuel des parts émises par les fonds «obligations» est ressorti à 17,8% en avril 2010. Les souscriptions nettes de parts émises par les fonds «obligations» se sont élevées à 15 milliards d’euros. S’agissant des fonds «actions», le taux de croissance s’est établi à 14,8% et les souscriptions nettes sont ressorties à ‑1 milliard d’euros. Pour les fonds mixtes, le taux de croissance a atteint 5,1% et les souscriptions nettes se sont établies à 12 milliards d’euros.
L’équipe Investissement responsable et durable (IRD) chez Dexia AM publie une étude intitulée « Mesurer l’empreinte carbone des investissements ». Celle-ci constate notamment que le changement climatique est plus que jamais au coeur de l’attention publique et que les données des empreintes carbone sont de plus en plus utilisées par les investisseurs et par d’autres acteurs comme un indicateur de la performance durable. Ayant un impact environnemental quantifiable, ces empreintes carbone peuvent être utiles pour identifier les entreprises qui sont ou pourraient être en risque, note l'étude. Malgré les problèmes liés aux méthodologies existantes et à la pertinence des données, des actions de cette nature sont de mieux en mieux accueillies par les investisseurs «IRD» dans la mesure où elles fournissent un point de départ pour mesurer l’exposition aux risques probables ESG.Elles donnent également une première indication sur la manière dont les entreprises entendent atténuer les risques ESG et saisir de telles opportunités, rappelle également l’enquête. https://fr.dexia-am.com/NR/rdonlyres/BB922889-B6A3-44F0-91B9-846D71F81A23/0/LOOKING_AHEAD_PUBL_FR_19052010.pdf
CECE Fundamental et CEETX Fundamental sont les deux nouveaux indices calculés par la Bourse de Vienne et pondérés sur la base de données fondamentales comme le rendement du capital, le rendement brut du dividende et le ratio cours/valeur comptable pour les sociétés d’Europe centrale figurant dans les indices CECE et CEETX (CEESEG Traded Index). Ces nouveaux produits, diffusés en temps réel aussi bien en euros qu’en dollars américains, sont conçus pour servir de sous-jacent à des produits structurés ainsi qu'à des futures et des options.Pour le CECE Fundamental, la base au 2 janvier 2009 s’inscrit à 1.301,54 points en euros et 1.809,48 points en dollars. Elle ressort pour le CEETX Fundamental, également pour le 2 janvier 2009, à 1.000 points dans les deux cas.
Selon Asian Investor, le spécialiste de l’immobilier LaSalle Investment Management envisage de développer ses activités en Chine et au Japon et vient de recruter dans cette perspective Mark Gabbay en qualité de chief investment officer pour la zone Asie-Pacifique.Mark Gabbay, qui sera basé à Hong Kong, a plus de douze ans d’expérience dans la région, dernièrement chez Nomura International et avant chez Lehman Brothers. Seulement un cinquième des 40 milliards de dollars d’actifs sous gestion de LaSalle sont actuellement investis dans la zone Asie-Pacifique. La société souhaite porter cette part à 12 milliards de dollars dans les deux ou trois prochaines années.
Union Investment Institutional a constaté qu’en réaction à la crise financière et aux turbulences sur les marchés de capitaux, les investisseurs institutionnels ont tendance à se départir de leur allocation d’actifs stratégique rigide pour adopter une approche davantage orientrée sur le court terme, avec un pilotage tactique de leurs placements, a indiqué Thomas Bosser, directeur général.Cela se traduit par une focalisation croissante sur des concept de garantie active et dynamique, notamment sous l’angle de la performance absolue, avec une optimisation de l’utilisation des budgets de risque.Chez Union Institutional (banques populaires allemandes), les principaux groupes de clientèle sont les banques et les grandes entreprises (51 %), les associations et les pouvoirs publics avec 29 % et les assureurs avec 13 %. Toutefois, Thomas Bossert constate aussi un intérêt croissant des investisseurs anglo-saxons et scandinaves pour ce genre de stratégies.L’encours des fonds Immuno d’Union est passé de 59 millions d’euros en 1995 à 21,5 milliards fin mars et il pourrait augmenter à 29 milliards d’ici à 2014, estime Thomas Bossert. Les souscriptions nettes du premier trimestre 2010 ont porté sur 1,2 milliard d’euros.
Les émetteurs d’ETF, compte tenu de leur poids important dans le capital des sociétés cotées, pourraient jouer un rôle dans la gouvernance de ces derniers, estime Plus24, le supplément argent de Il Sole – 24 Ore. Par exemple, BlackRock détient 3 % de Generali et d’Intesa Sanpaolo. Mais pour l’instant, le journal ne recense aucune prise de position forte de la part des gestionnaires passifs en Italie. Il n’y a pas non plus de trace d’exercice des droits de vote dans les assemblées des sociétés dans lesquelles les groupes financiers sont actionnaires via des ETF. Le constat est le même à l’international, indique l’hebdomadaire. BlackRock et les autres émetteurs d’ETF qui figurent parmi les principaux actionnaires de BP n’ont pas fait entendre leur voix, même après la fuite au large du golfe du Mexique, remarque Plus24.