A l’occasion d’une conférence de presse qui s’est tenue mardi 18 février, le bureau européen d’analyse financière AlphaValue a réaffirmé ses convictions positives concernant les perspectives de marchés européens à l’horizon des six prochains mois. «En dépit des hausses récentes», explique-t-on chez AlphaValue, «les niveaux de valorisations affichent une faiblesse historique permettant d’envisager un potentiel de hausse pour l’indice développé par le bureau, composé de 462 sociétés européennes, de plus de 10 % en 2011". Chiffres à l’appui, le PE 2011e moyen de l’indice du suivi AlphaValue s'élève à 11,4x seulement. Pour expliquer le mécanisme autorisant une hausse des multiples, Pierre-Yves Gauthier, directeur de la stratégie du bureau, a expliqué que ces derniers peuvent croître sous les effets combinés d’une croissance des profits des sociétés de plus en plus solide – estimés à 14 % au moins en 2011 - et d’un retour des liquidités sur les actions qui présentent de meilleures opportunités comparées aux autres classes d’actifs. Pour autant, les analystes AlphaValue affichent clairement leurs préférences pour certains secteurs. En raison des perspectives d’activité soutenues qui sont les leurs pour 2011 et simultanément leurs niveaux de valorisations «très dépréciés». Sans surprise, les secteurs exposés au cycle d’investissement sont privilégiés. Autrement dit, les matériaux de construction, les biens d'équipement, et les transports, les banques, le pétrole et les medias. Dans le détail, il ressort que le secteur des banques devrait être le plus important contributeur en termes de gains (de l’ordre de 29 milliards d’euros sur les 80 milliards de profits attendus cette année à partir des 462 sociétés européennes suivies). Loin derrière, AlphaValue a cependant noté que les assurances n’ont pas brillé en 2010. Un transfert pourrait de fait s’opérer en 2011, même si les prévisions de bénéfices restent fragiles (9,190 milliards d’euros). A propos du pétrole, AlphaValue, tout en reconnaissant qu’il s’agit d’une industrie à risque, n’en note pas moins qu'à dix fois les bénéfices et face à une demande asiatique en pleine croissance, ce secteur offre de réelles opportunités. Concernant les médias, les analystes d’AlphaValue justifient leur optimisme en notant que les retombées du développement de l'économie numérique en termes de chiffres sont loin d'être intégrés dans les cours - le PE moyen du segment étant actuellement de 12,1x. Enfin, en termes de valeurs, toujours selon AlphaValue, EADS, Petroplus Holdings, Santander et Telenor sont à acheter et ArcelorMittal, Bwin, Ericsson et Oriflame Cosmetics à renforcer. En revanche, le poids de titres comme EdenRed, Holcim et Renewable Energy Corp est à réduire.