A fin mai, d’après BlackRock, l’encours des ETF domiciliés en Europe avait baissé de 10 milliards de dollars ou de 3 % en un mois, à 318,2 milliards de dollars, ce qui reste néanmoins supérieur de 12 % au niveau de fin décembre.Durant les cinq premiers mois de l’année, le nombre d’ETF s’est accru de 7,6 % à 1.154 unités (cotées 3.954 fois), avec 108 lancements, sept radiations et 19 fusions.Les souscriptions nettes pour janvier-mai sont ressorties à 15,3 milliards de dollars, dont 7,8 milliards pour iShares et 2,8 milliards pour UBS Global Asset Management, ces deux acteurs captant 75,2 % des rentrées nettes totales. Lyxor Asset Management (Société Générale) a, pour sa part, subi les plus fortes sorties nettes avec 2,1 milliards de dollars. Pour le seul mois de mai, les souscriptions nettes ont porté sur 2,2 milliards de dollars, iShares enregistrant des rentrées nettes de 3,8 milliards et Almundi ETF des souscriptions nettes de 0,4 milliard, alors qu’ETFlab Investment (Deka) subissait des sorties nettes de 1,5 milliard de dollars.En termes d’encours, iShares reste numéro un avec 167 ETF et 115 milliards de dollars (soit 36,1 % de part de marché). Il devance Lyxor AM, qui aligne 161 produits et dont les encours se situent à 53,7 milliards de dollars (16,9 % de part de marché), et db x-trackers (Deutsche Bank), dont la gamme comprenait 158 ETF pour des actifs de 51,3 milliards de dollars et une part de marché de 16,1 %.
L’agence de notation Moody’s a annoncé le 15 juin qu’elle plaçait les trois banques françaises Société Générale, Crédit Agricole SA (Casa) et BNP Paribas sous surveillance avec implication négative.La décision de l’agence dépendra de l’exposition des banques à la dette grecque et de l’impact éventuel sur les notations d’un défaut ou d’une restructuration de ladite dette. «L’objectif principal de ces trois examens portera sur les expositions de ces banques à la dette souveraine grecque, au secteur privé grec et à l’incohérence potentielle entre l’impact d’un possible défaut ou d’une possible restructuration grecs et leurs niveaux actuels de notation», explique Moody’s dans un communiqué.
Dans la mesure où les approches d’allocation classiques ont déçu, où l’intégration des classes d’actifs alternatives «s’est avérée problématique» et où l’allocation dynamique s’est révélée finalement peu flexible, Groupama Asset Management avec, désormais, sa nouvelle plate-forme Sigma (lire nos articles du 9 mars, du 18 avril et du 26 mai) ont opté pour une quatrième voie, en misant sur la multigestion, multi-classes d’actifs et sur toutes les zones géographiques. «C’est une formule incontournable» a expliqué de 14 juin Jean-Marie Catala, directeur général délégué et directeur du développement.Il s’agit à présent pour Groupama de populariser cette catégorie de produits tant auprès des particuliers, qui ont déjà assez bien «mordu», notamment au sein des contrats en unités de compte, que des investisseurs institutionnels (dont quelques fonds de pension italiens), parfois gênés par l’aspect «fonds de fonds».Les encours en multigestion flexible chez Groupama AM représentent environ 500 millions d’euros (fonds et mandats), dont quelque 300 millions de souscriptions nettes sur les cinq premiers mois de cette année (les meilleures ventes de la maison, avec les monétaires), ce à quoi s’ajoutent 250 millions d’euros de mandats de gestion flexible en direct.La maison aligne deux fonds purs avec des positionnements différents. D’une part, le Groupama FP Allocation CT, avec un objectif de surperformance d’un point de pourcentage par rapport à l’Eonia sur un horizon d’un an, avec une volatilité maximale de 2 % et une perte maximale sur 12 mois glissants de 1 %. D’autre part, le Groupama FP Flexible Allocation, qui vise 7 % de performance annualisée sur un horizon 5 ans, avec 8 % de volatilité maximale et 10 % de perte maximale.Historiquement, cette dernière formule a permis de limiter la perte à 15-20 % de celle du MSCI monde de fin juillet 2008 à début mars 2009, puis de capter 30 % de la hausse sur les treize mois au 9 avril 2010, a souligné pour sa part Henri Chabadel, directeur des gestions Sigma. Ces résultats découlent d’une approche semi-quantitative inspirée du modèle de la gestion à coussin et calibrée de manière à gérer le risque de perte sur l’horizon d’investissement, complétée d’une couche qualitative. Cette gestion qualitative se traduit par le recours à diverses classes d’actifs le plus souvent pour diminuer le risque (obligations d’Etat, indexées ou non, or, matières premières, volatilité, portage d’alpha) ainsi que par la sélection de fonds gérés activement et, si possible, asymétriques. L'équipe de gestion, de plus, «sécurise régulièrement le plancher de performance acquis».
Responsable de la gestion obligataire de Old Mutual Asset Managers (OMAM), Stewart Cowley recommande d’éviter le dollar. Au cours d’une conférence organisée par Expert Investor la semaine dernière, il estime qu’il faut se préparer à une baisse de la devise américaine, le pays étant très loin d’avoir réglé ses problèmes de déficit. «La Fed ressemble à un hedge fund très endetté», indique-t-il. En revanche, même si aujourd’hui tous les yeux sont rivés sur la Grèce, Stewart Cowley juge que le plan européen de restructuration est «crédible». Jusqu’ici, il avait évité l’euro, mais maintenant il revient petit à petit sur la monnaie européenne. Le responsable du fixed income d’OMAM, qui se détourne aussi du yen, privilégie les devises liées aux «matières premières» comme le dollar australien, le dollar canadien et le rand sud africain. Stewart Cowley a enfin indiqué qu’il évitait les obligations souveraines, qu’il créait une duration négative et privilégiait les entreprises ayant un faible taux d’endettement et un positionnement unique.
A fin mai, les actifs gérés par les ETF dans le monde représentaient 1.446,6 milliards de dollars, soit 1,6 % de moins que fin avril (1.469,8 milliards), mais ils affichaient encore une hausse de 10,3 % sur le niveau de fin décembre (1.311,3 milliards). A titre de comparaison, l’encours à fin mai 2010 se situait à 1.044,1 milliards de dollars, selon les statistiques de BlackRock.Le gestionnaire américain a dénombré pour la fin du mois dernier un total de 2.747 ETF cotés 6.079 fois et lancés par 142 émetteurs sur 49 Bourses. Depuis le début de 2011, le nombre d’ETF s’est accru de 11,7 %, avec 313 lancements, 7 radiations et 19 fusions. Il existe actuellement des projets de lancement pour 1.022 ETF.Le trio de tête des émetteurs reste inchangé. Ainsi iShares (BlackRock) demeure-t-il largement premier avec 470 ETF et 628,5 milliards de dollars, devant State Street Global Advisors (SSgA, 134 produits et 203,4 milliards) et Vanguard (69 fonds et 177,6 milliards). A eux trois, ils représentent 69,8 % de part de marché, dont 43,5 points pour iShares, 14,1 points pour SSgA et 12,3 points pour Vanguard.Les deux suivants sont Lyxor Asset Management (Société Générale) et db x-trackers (Deutsche Bank) avec des parts de marché respectives et 3,8 % et 3,6 % correspondant à 54,5 milliards et 52,6 milliards de dollars.
Au cours du mois écoulé, les investisseurs ont réduit leur exposition aux actions et aux matières premières alors qu’ils sont revenus sur le monétaire et les obligations, selon le dernier sondage BofA Merrill Lynch réalisé entre les 3 et 9 juin auprès de 282 gérants dont les actifs sous gestion totalisent 828 milliards de dollars.Les allocataires étaient surpondérés sur les actions à hauteur de 27% en net contre 41% en mai. La proportion des investisseurs sous-pondérés sur les actions de la zone euro ont même fait un bond à 15% contre seulement 1% un mois plus tôt. Les investisseurs surpondérés sur les matières premières ne sont plus que 6% contre 12% précédemment. En revanche, les allocataires sont désormais surpondérés sur le monétaire à hauteur de 18% contre 6% le mois précédent. Le regain d’intérêt pour les obligations se confirme également, la part des investisseurs sous-pondérés passant de 58% en avril à 44% en mai et à 35% début juin. La problématique de la dette souveraine en Europe reste un gros point d’inquiétude pour les investisseurs qui ont revu à la baisse leurs attentes sur la progression des bénéfices des entreprises. Cela dit, le moindre optimisme sur les perspectives de croissance économique n’incite pas les investisseurs à envisager une troisième phase d’assouplissement quantitatif aux Etats-Unis. L’optimisme général sur les marchés émergents se heurte toutefois à un certain pessimisme sur les perspectives d'évolution de l'économie chinoise. La part dévolue aux actions des marchés émergents est tombée à 23% en juin contre 29% en mai alors que les investisseurs se disent par ailleurs prêts à surpondérer les actions émergentes dans les prochains mois.
Le patrimoine des 611.000 familles italiennes détenant plus de 500.000 euros a atteint en 2010 le niveau de 896 milliards d’euros, rapporte Il Sole - 24 Ore. La part de ces portefeuilles investie en actions se limite à 11,3 % contre 14 % pour la moyenne européenne. Ces investisseurs fortunés font la part belle aux obligations avec 48 %, soit plus du double des chiffres européens. Par ailleurs, de plus en plus d’investisseurs se fient aux banquiers privés. Le secteur gère 47 % des actifs, soit une hausse de 6,8 % en 2010.
L'équipementier télécoms reprend le développeur de logiciels et de services de communications mobiles à trois fonds d’investissement- Providence Equity Partners, LLC et Warburg Pincus - pour 1,15 milliard de dollars (800 millions d’euros). La transaction devrait être finalisée au quatrième trimestre et donner son plein effet au premier trimestre 2012.
Le président de la Réserve fédérale américaine a déclaré hier que l’absence d’un accord sur le relèvement du plafond de la dette des Etats-Unis, actuellement à 14.300 milliards de dollars, pourrait gravement saper la crédibilité du pays. «Même une brève interruption des paiements sur le principal ou les intérêts de la dette du Trésor pourrait provoquer de graves perturbations sur les marchés financiers et les systèmes de paiement», a prévenu Ben Bernanke dans un discours. Ne pas agir dans ce dossier «pourrait également susciter des doutes sur la qualité du crédit des Etats-Unis et nuire au rôle spécial dont bénéficient le dollar et les actifs du Trésor sur les marchés mondiaux», a-t-il ajouté. Le département du Trésor a déclaré que l’Etat commencerait à faire défaut sur ses obligations si le Congrès ne relève pas le plafond de la dette d’ici le 2 août.
Le secrétariat d’Etat à l'économie a maintenu sa prévision de croissance du PIB suisse à 2,1% pour 2011. Mais pour 2012, les experts de la confédération ont abaissé leurs attentes à 1,5% contre 1,9% projeté en mars, évoquant la menace que fait peser la pression du franc fort. La projection a été révisée à la baisse pour l’inflation, attendue à 0,7% en 2011 comme en 2012.
Les chiffres provisoires publiés par la Banque de France révèlent un creusement du déficit des paiements courants de la France en avril à 4,8 milliards d’euros après 4,1 milliards en mars. La balance des échanges de biens s’est une nouvelle fois dégradée, le déficit étant passé de 6,3 milliards en mars à 7,3 milliards le mois suivant.
Le Premier ministre François Fillon en a fait la promesse hier, en estimant qu’il serait «contraignant, compliqué, voire injuste» de rendre l’assurance-dépendance obligatoire comme cela avait été envisagé dans le cadre de la couverture du risque de dépendance. Il a également fait part de son opposition à toute «augmentation générale de la CSG» comme source de financement.
La société d’investissement a décidé de prendre une participation de 55% dans Emerging Sovereign Group, un gérant spécialiste des marchés émergents. Cette entrée au capital se fait en échange de cash, d’un intérêt au capital de Carlyle et de paiements contingents liés à des critères de performance.
Les ventes au détail ont reculé de 0,2% sur un mois en mai, selon les données publiées par le département du Commerce. Ce repli est une première depuis juin 2010, ce qui fait craindre un ralentissement prolongé de l'économie américaine. La hausse des ventes au détail d’avril a été revue à 0,3% (+0,5% en première estimation).
La société de private equity est sur le point de racheter auprès de Gores Group l’ancienne filiale de Safran, qui «défend un projet d’introduction en Bourse depuis l’automne». Carlyle aurait proposé «moins de 500 millions d’euros» pour prendre selon le quotidien les commandes du fabricant de décodeurs, moins que les 500 à 700 millions évoqués en décembre.
Depuis l’arrivée de Jean-Pierre Mustier à la tête de ses activités de financement et d’investissement, l’établissement italien continue de solliciter les anciens collaborateurs du banquier français lorsqu’il dirigeait la BFI de la Société Générale. Après Olivier Khayat, nommé vice-responsable début mai aux côtés de Jean-Pierre Mustier, UniCredit accueille Patrick Soulard: une source interne a confirmé l’arrivée prochaine de l’ancien directeur général délégué de SG CIB de 2007 à 2009 – une information dévoilée ce matin par Il Messaggero. Selon le quotidien italien, il viendrait pour diriger la BFI d’UniCredit en France. La banque n’a pas souhaité faire de commentaire.
Avec un montant d’encours à fin 2010 de 1.105 milliards d’euros, l’Union européenne représente près du quart du marché mondial du crédit à la consommation, indique le Panorama du Crédit Conso de Sofinco, marque de Crédit Agricole Consumer Finance. Ces encours demeurent inégalement répartis : cinq pays (Royaume-Uni, Allemagne, France, Italie et Espagne) totalisent 76% des encours totaux.
D’après l’enquête annuelle de l’Association française de la gestion financière (AFG) sur l'épargne salariale, les actifs gérés dans ce domaine ressortaient fin décembre 2010 à un record historique de 88,6 milliards d’euros, ce qui représente une progression de 4,5 % sur les 84,8 milliards de fin 2009 (fin 2008, ils étaient tombés à 71,42 milliards contre 87,6 milliards douze mois plus tôt). Ces encours se répartissent entre fonds d’actionnariat salarié, pour 35,6 milliards d’euros, soit 40 % du total, et fonds «diversifiés», investis eux-mêmes largement en actions, pour 53 milliards, et qui augmentent de 8,8% par rapport à fin 2009. Au total, les fonds investis principalement en actions représentent 44,5 milliards d’euros. Les actifs des fonds solidaires ont gonflé de moitié en un an, à 1,5 milliard d’euros. De même, l’encours des fonds ISR, à 8,7 milliards d’euros, affiche un bond en avant de 123 %.Dans le détail, Amundi reste le premier acteur en épargne salariale avec des actifs gérés s'élevant à 31 340,40 millions d’euros, devant Natixis AM (17 922,71 millions d’euros), BNP Paribas IP (9 412,86 millions) et Axa IM Paris (9 212,31). Ces établissements font figure de «poids lourds» puisque le suivant, CM-CIC AM représente 5 235,84 millions d’euros. L’AFG précise que les versements sur des dispositifs d’épargne salariale ont atteint 13,3 milliards d’euros en 2010, contre 11,8 milliards en 2009, soit une hausse de 12,7% «principalement grâce à la progression des versements volontaires des salariés» qui ont représenté à eux seuls 4,2 milliards d’euros. Parallèlement, les rachats ont représenté 10,6 milliards d’euros, de sorte que les souscriptions nettes sont ressorties à 2,7 milliards d’euros dont plus de 880 millions d’euros dans les PERCO (soit un tiers de la collecte nette).Au 31 décembre 2010, 243.219 entreprises disposent d’un plan d’épargne salariale, soit une hausse de plus de 6 % par rapport au 31 décembre 2009 (230.030), dont 236.996 entreprises de moins de 250 salariés (contre 223.758) Le nombre de comptes de porteurs d’épargne salariale atteint 12,2 millions, soit quelque 400.000 de plus qu’en 2009.
A l’issue de la procédure d’appel d’offres ouvert lancé le 22 octobre dernier visant au renouvellement d’un mandat de gestion transversal (overlay), le Fonds de réserve pour les retraites (FRR) a annoncé le 10 juin avoir attribué le marché à State Street Global Advisors France. Le mandat est conclu pour une durée de deux ans renouvelable une fois.La mission de ce prestataire consistera, d’une part, à informer et conseiller le FRR, d’autre part, à assurer la gestion du risque de change et à mettre en oeuvre les expositions aux différentes classes d’actifs décidées par le directoire du FRR, précise le Fonds de réserve dans un communiqué.
Une trentaine d’investisseurs institutionnels dont les actifs sous gestion cumulés s'élèvent à quelque 1.000 milliards de dollars, viennent d’envoyer une lettre aux sociétés de l’indice Russell 1000 pour qu’elles intègrent la «nouvelle réalité» des risques ESG –environnementaux, sociaux et de gouvernance- dans leur projet d’entreprise.Ces problèmatiques ne peuvent pas être considérés comme des problèmes de «hors-bilan», soulignent notamment les investisseurs. «Ce sont plutôt des questions financières, concrètes qui constituent à la fois des risques et des opportunités pour la réussite à long terme des entreprises», ajoutent-ils. Les fonds de pension californiens CalPERS et CalSTRS, qui font partie des signataires, avaient déjà annoncé le mois dernier leur décision de mieux intégrer les critères ESG dans toutes leurs décisions d’investissement.
Selon les dernières statistiques de JPMorgan, l’exposition des fonds monétaires américains aux titres émis par des banques de la zone euro était tombé fin mai à 361 milliards de dollars, soit environ 40 % des 902 milliards d’allocation aux banques non américaines, rapporte The Wall Street Journal. Fin mars 2010, lorsque la crise de la dette a éclaté, la proportion correspondante était de 50,9 %.L’exposition des fonds aux banques espagnoles a chuté de 85 % à 6 milliards de dollars contre 40 milliards fin mars 2010. Elle a plongé de 70 % pour les banques belges et de 75 % pour les italiennes. Elle aussi diminué de 25 % pour les allemandes et de 9 % pour les françaises.En revanche, l’exposition aux banques suédoises a fait un bond en avant de 95 %, celle aux banques norvégiennes s’accroissant de 53 % et celle aux banques canadiennes de 49 %.
Pour avril, les souscriptions nettes des fonds en Europe ont atteint leur niveau le plus élevé depuis 6 mois, avec 24,8 milliards d’euros hors monétaires et 28,6 milliards avec les monétaires (dont 2,4 milliards pour les produits français), selon les estimations de Lipper.Les trois premiers gestionnaires du classement pour les souscriptions ont été Franklin Templeton, qui demeure premier avec 3,3 milliards d’euros, devant Allianz Global Investors/Pimco avec 2 milliards et GAM Holding (1,3 milliard).Si les ventes nettes de parts de fonds obligataires se sont accrues pour le quatrième mois consécutif, à 7 milliards d’euros (contre 4,7 milliards en mars, lire notre article du 13 mai), les fonds d’actions ont connu une reprise spectaculaire, avec 12,9 milliards de souscriptions nettes contre 8,5 milliards de remboursements nets le mois précédent. Lipper note toutefois que sur les quatre premiers mois de l’année, 28,7 milliards d’euros sont sortis des fonds obligataires libellés en euros, tandis que 18,7 milliards sont entrés dans les fonds à haut rendement et 9,8 milliards dans les fonds «globaux». Les montants alloués au «high yield» représentent 167 % des souscriptions nettes des fonds obligataires.En ce qui concerne les fonds à commercialisation transfrontalière, ils ont enregistré des souscriptions nettes de 10,6 milliards dans l’obligataire et de 7,8 milliards pour ceux d’actions, alors que les investisseurs italiens, néerlandais et espagnols opéraient des retraits nets.Lipper met aussi en exergue les bons résultats des fonds de denrées et de matières premières, qui ont drainé en net respectivement 960 millions et 860 millions d’euros, ce qui porte le total pour les quatre premiers mois de l’année à 3,7 milliards et 4,4 milliards.Par ailleurs, les fonds marchés émergents, qui avaient accusé des sorties nettes au premier trimestre, ont collecté en net 4,2 milliards d’euros pour avril.
Maple Group Acquisition Corp, le véhicule qui a lancé une contre-OPA sur la Bourse de Toronto (TMX, convoitée par le London Stock Exchange) et qui réunit des banques et des fonds de pension canadiens, a annoncé dimanche avoir enregistré quatre nouveaux adhérents : la financière québécoise Desjardins, GMP Capital, Dundee Capital Markets et Manulife Financial, rapport The Wall Street Journal.
La Réserve fédérale américaine ne semblant pas pressée de lancer une nouvelle phase d’assouplissement quantitatif alors que la Banque centrale européenne a laissé entendre qu’elle pourrait relever ses taux en juillet, les investisseurs ont refait tourner leurs portefeuilles en faveur des obligations durant les premiers jours de juin. Selon les dernières estimations d’EPFR Global, les fonds obligataires ont drainé en net 5,98 milliards de dollars durant la semaine au 8 juin. Les fonds monétaires ont pour leur part enregistré une collecte nette de plus de 26 milliards de dollars, alors que les fonds actions subissaient une décollecte nette de 7,74 milliards de dollars.Les fonds dédiés aux actions américaines notamment ont enregistré leur plus forte décollecte depuis la mi-août 2010. Les flux dans les fonds d’actions européennes sont restés positifs avec une collecte de 236 millions de dollars durant la semaine au 8 juin. Cela dit, les engagements des institutionnels se sont surtout portés sur les actions allemandes en 2011. Si l’on ne tient pas compte de ce flux qui représente un montant de plus de 6 milliards de dollars depuis le début de l’année, les fonds d’actions européennes accusent une décollecte de plus de 1,5 milliard de dollars. Les fonds diversifiés ont enregistré une collecte nette de 219 millions de dollars, ce qui porte la collecte depuis le début de l’année à plus de 15,3 milliards de dollars.
Depuis le lancement du premier ETF sur l’or physique en 2003, ce type de fonds a drainé au total 70 milliards de dollars d’actifs. Le cas échéant, ces capitaux auraient été s’investir sur les mines d’or, constate The Wall Street Journal.Dès lors, selon l’institut de recherche indépendant MineFund, treize des principaux producteurs d’or vont distribuer au total 2 milliards de dollars sous forme de dividende, pour susciter à nouveau l’intérêt des investisseurs. Parmi ces sociétés figurent Barrick Gold, Newmont Mining et Goldcorp. Newmont a même instauré un dividende indexé sur le prix de l’or, une distribution qui augmente de 20 cents par tranche de 100 dollars de hausse du prix du métal jaune.
Le fonds a fait appel à des banques conseil en vue de céder la division micro-connexions de FCI, l’ancienne filiale de connectique d’Areva, dans le cadre d’une transaction pouvant atteindre le milliard de dollars, ont confié hier des sources à Reuters. Ces dernières ont ajouté que d’autres fonds, dont Blackstone, Carlyle, KKR et TPG, figuraient parmi les candidats susceptibles d'être contactés.
Le gouverneur de la banque centrale du Mexique Agustins Carstens a reconnu que les chances pour que Christine Lagarde devienne le prochain directeur général du FMI sont «assez élevées». Hier soir, le FMI a retenu la candidature de ces personnalités, écartant celle de l’Israélien Stanley Fisher en raison de son âge. En visite au Caire, la ministre française de l’Economie a indiqué dimanche qu’elle bénéficiait du soutien «très affirmé» de l’Egypte. Selon un haut fonctionnaire du Trésor américain, les Etats-Unis n’ont pas encore fait leur choix.
Le consortium composé de banques et de fonds de pension canadiens a indiqué dimanche soir avoir accueilli dans ses rangs quatre nouvelles sociétés en vue de son offre hostile sur TMX Group, l’opérateur de la Bourse de Toronto. Desjardins Financial Group, GMP Capital, Dundee Capital Markets et Manulife Financial ont ainsi rejoint Maple, qui compte désormais treize membres. Maple a présenté hier les détails de son offre hostile aux actionnaires de TMX. Elle prévoit le versement de 48 dollars canadiens par action en numéraire pour 70% de TMX et l’attribution de titres Maple pour le solde du capital. Cette offre mixte valorise TMX à 3,7 milliards de dollars canadiens contre 3,5 milliards pour la proposition du London Stock Exchange (LSE). Maple a souligné l’apport du système de trading alternatif Alpha Group et du hub de compensation CDS, valorisés chacun jusqu’à 170 millions de dollars canadiens.
La banque centrale va demander aux banques disposant d’au moins 50 milliards de dollars d’actifs de conduire des examens annuels visant à s’assurer de la solidité de leurs procédures en matière de supervision des fonds propres. Cette proposition vise à «institutionnaliser» et à étendre ces enquêtes qui n’étaient menées jusqu’à présent qu’au sein de 19 établissements, dont JPMorgan et Wells Fargo.