L’indice mondial de confiance des investisseurs publié par State Street Global Exchange, le « State Street Investor Confidence Index », a progressé de 7,9 points en juillet pour s’établir à 108,9 contre 101 en juin. La hausse de 10 points à 112,1 de l’indice de la confiance en Amérique du Nord est à l’origine de l’amélioration globale de la confiance des investisseurs, explique State Street. En revanche, l’indice de la confiance en Europe recule de 4,3 points pour terminer à 94,2 tandis que l’indice de la confiance en Asie fléchit de 1,3 point, terminant à 96.« Les améliorations continues observées sur le front de la croissance économique mondiale semblent avoir stimulé l’appétit pour le risque des investisseurs institutionnels, commente Rajeev Bhargava, Managing Director et Directeur de la recherche sur le comportement des investisseurs chez State Street Associates, cité dans un communiqué. L’attente d’une forte croissance des résultats trimestriels des entreprises et l’optimisme fondé sur les meilleures perspectives économiques ont pris l’ascendant sur l’anticipation croissante d’une réduction du bilan des banques centrales et d’une politique monétaire moins conciliante. » « Contrairement à la forte reprise de la confiance constatée en Amérique du Nord, l’indice européen demeure dans la zone de faible tolérance au risque, explique pour sa part Ken Froot, l’un des concepteurs de l’indice. Avec l’atténuation des difficultés politiques et des données plus solides sur les résultats des entreprises au sein de la zone euro, la position conciliante de la Banque centrale européenne a surpris les participants sur les marchés européens qui sont, par conséquent, restés prudents. Par ailleurs, l’accumulation de la dette des entreprises en Chine et les inquiétudes que suscite la politique de l’administration américaine sur le commerce mondial ont peut-être été à l’origine de la baisse de l’indice de la confiance en Asie. »
Léger coup de froid pour le secteur des hedge funds. Au cours du mois de juin, l’indice Lyxor Hedge Fund a perdu 0,92%, a dévoilé la société de gestion. Seuls 4 des 10 indices de Lyxor ont clôturé le mois de juin en territoire positif. Depuis le début de l’année 2017, l’indice Lyxor Hedge Fund affiche une perte de 0,4%.Au cours du mois écoulé, les stratégies CTA ont signé les moins bonnes performances mensuelles. Ainsi, l’indice Lyxor CTA Long Term perd 3,32% tandis que l’indice Lyxor CTA Short Term a cédé 0,51%. Les fonds « Global Macro » ont également été à la peine, l’indice Lyxor Global Macro terminant le mois de juin à -1,16%. A l’inverse, la stratégie Fixed Income Arbitrage a surperformé. L’indice Lyxor Fixed Income Arbitrage a en effet dégagé une performance de 1,18% en juin, portant à 3,78% ses gains depuis le début de l’année 2017.
Cotée sur Euronext Amsterdam, l’action du spécialiste de la sécurité numérique a terminé la séance d’hier sur un plongeon de 19,7% à 10,85 euros suite à l’annonce vendredi soir d’une nouvelle révision en baisse de ses résultats doublée d’une dépréciation d’actifs. De nombreux analystes ont dégradé le titre et souligné l’absence de visibilité sur son activité. L’action Gemalto, qui affiche un repli de 24,1% sur un an, fait ressortir une capitalisation boursière de 4 milliards d’euros.
L’encours des fonds communs de placement (« mutual funds ») à l’échelle mondiale devait dépasser les 100.000 milliards de dollars en 2020 et atteindre les 106.300 milliards de dollars en 2021, prédit Cerulli Associates dans le cadre d’un nouveau rapport (« Global Markets 2017 : How to Succeed Internationally »). A cette date, les actifs hors Etats-Unis devraient représenter plus de 50% du volume total, ajoute le cabinet de recherche. Selon les chiffres de Cerulli, les « mutual funds » à travers le monde ont connu une forte croissance en 2016, leurs actifs sous gestion passant de 60.300 milliards de dollars en 2012 à 79.300 milliards de dollars à fin 2016. « La demande croissante pour les ‘mutual funds’ sera soutenue dans les pays en développement par la hausse des revenus, la montée en puissance de la classe moyenne et l’amélioration de l’éducation financière, avance Cerulli. Dans les marchés développés, l’accès aux régimes de retraite à contributions définies et un plus fort accent mis sur l’épargne-retraite devraient soutenir la croissance des ‘mutual funds’ ».Pour autant, les gestionnaires d’actifs ne doivent pas s’endormir sur leurs lauriers. « Le modèle de distribution traditionnel est en train de changer et les gérants doivent investir dans la technologie et le développement de produits pour rester pertinents », juge Cerulli. De fait, « la dynamique actuel des marchés favorise la croissance des stratégies passives », ajoute le cabinet d’étude. « Or plus les fonds passifs grossissent plus ils deviennent inefficaces », poursuit Cerulli. Dans ce contexte, « les gérants actifs ont donc une belle opportunité de rentrer dans l’univers lucratif de la gestion passive », estime Cerulli. « Au lieu de chercher à rivaliser avec les acteurs qui dominent la gestion passive, ils devraient chercher à offrir des investissements de niche comme des ETF obligataires ou des fonds dits ‘strategic beta’ », poursuit le cabinet de recherche.
Les fonds dédiés aux actions, toutes zones géographiques confondues, ont engrangé 9,9 milliards de dollars de souscriptions durant la semaine au 19 juillet, selon l'étude hebdomadaire de Bank of America Merrill Lynch qui reprend des données du spécialiste de l'évolution des flux dans le monde EPFR Global. «Les fonds gérés activement revivent», ajoute l'étude qui note ainsi que ces derniers ont collecté 3,5 milliards de dollars, soit les flux nets positifs hebdomadaires les plus importants dans cette classe d’actifs depuis deux ans et demi! Les ETF actions ont souscrits quant à eux 6,4 milliards de dollars.Par zones géographiques, la collecte est positive partout sauf sur les fonds d’actions américaines qui décollectent 800 millions de dollars. La collecte est par contre de 3 milliards de dollars pour les fonds d’actions européennes, 2,3 milliards pour les fonds actions sur les pays émergents, et enfin 600 millions de dollars pour les fonds d’actions japonaises. Depuis le début de l’année, la supériorité des ETF se confirme tant et si bien que ces derniers affichent des souscriptions de plus de 247 milliards de dollars contre des rachats nets de 62 milliards de dollars dans les fonds long only.Côté obligataire, la collecte hebdomadaire s’est élevée à 10, 7 milliards de dollars, la plus importante semaine des 18 dernières. Les fonds Investment Grade restent sur leur tendance des 30 dernières semaines, avec 7,5 milliards de dollars de flux nets positifs. Les fonds dédiés au «high yield» collectent 1,8 milliard de dollars, la plus importante souscription depuis 15 semaines. Les fonds de dette émergente en sont, eux, à leur 25ème semaine positive avec une collecte de 1,1 milliard de dollars.Bank of America Merrill Lynch indique par ailleurs que la part des liquidités dans les portefeuilles de ses clients privés est à un plus bas record à 10,4% en dessous du précédent point bas du 11% d’avril 2007, peu avant la crise financière de 2008. Les analystes de BofA Merrill Lynch estiment qu’une correction d’ampleur sur les actifs risqués n’interviendra pas avant une orientation plus nettement restrictive des politiques monétaires ou un retournement des perspectives de croissance et/ou des bénéfices par action. «Nous pensons qu’une forte chute des marchés est un événement pour cet automne et non pas pour cet été», assurent-ils.
Au cours des cinq premiers mois de l’année 2017, les investisseurs ont placé plus de 355 milliards de dollars dans les fonds obligataires, rapporte le Financial Times Fund Management, citant des chiffres compilés par Morningstar. Sur l’ensemble de l’année 2016, la collecte des fonds obligataires s’était élevée à 375 milliards de dollars. Mieux, la collecte nette depuis le début de l’année 2017 est déjà largement supérieure au montant investi dans les fonds obligataires sur l’ensemble des années 2013 et 2015. Les grands gagnants sont Pimco, T. Rowe Price et les fonds indiciels obligataires de Vanguard dont les produits ont enregistré des souscriptions comprises entre 4 milliards de dollars et 27 milliards de dollars depuis le début de l’année.
Le Livret A a enregistré une collecte nette de 840 millions au mois de juin, en net ralentissement par rapport au mois précédent (1,3 milliard d’euros de flux nets), selon des chiffres communiqués par la Caisse des Dépôts. Le livret d’épargne signe malgré tout un septième mois consécutif de collecte nette. A l’issue des six premiers mois de l’année 2017, le Livret A a ainsi engrangé 9,42 milliards d’euros de souscriptions nettes, contre environ 340 millions d’euros sur la même période de l’année 2016.Le Livret de Développement Durable et Solidaire (LDDS) n’est pas en reste. En juin, il a réalisé une collecte nette de 220 millions d’euros, portant à 1,86 millions d’euros les flux nets entrants depuis le début de l’année 2017.En juin, ces deux placements cumulent donc 1,06 milliard d’euros de collecte nette. Sur les six premiers mois de l’année, cette collecte nette s’élève en cumulé à 11,28 milliards d’euros.Au 30 juin 2017, l’encours total sur les deux produits atteint ainsi 372,2 milliards d’euros, dont 269 milliards d’euros pour le seul Livret A.
Le gouvernement espagnol va étudier la possibilité de céder une autre part de Bankia dans le courant de l’année, a déclaré le ministre de l’Economie espagnol Luis de Guindos dans une interview au journal ABC publiée hier, ajoutant que cette part pourrait se situer « aux alentours de 7% ». Avec une part plus élevée en Bourse, Bankia pourrait devenir plus attractive pour les investisseurs, a souligné Luis de Guindos. En juin, la quatrième banque espagnole et sa compatriote Banco Mare Nostrum (BMN) ont annoncé leur fusion qui devrait être confirmée en septembre en assemblée générale.
La société de gestion lance la commercialisation active de son fonds Archer Mid-Cap Europe, Le fonds de stock-picking est géré par Don Fitzgerald qui a rejoint DNCA en septembre 2015
Selon une étude d’ING menée dans quinze pays européens, et reprise par Les Echos, près d’une personne sur trois en Europe ne possède pas d’épargne. En moyenne, 28% des européens n’épargnent pas en 2017 contre 35% en 2016. Les disparités sont toutefois très fortes d’un pays à l’autre. Ainsi, le Luxembourg fait figure de meilleur élève avec seulement 12% de personnes sans épargner tandis que la Roumanie est à la dernière place de ce classement avec 42% des personnes sans économies. La France affiche 23% de non-épargnants, bien en-dessous de la moyenne européenne. Enfin, même en Allemagne, 30% de la population n’a aujourd’hui pas d’épargne.
L’encours des hedge funds à l’échelle mondiale a atteint le niveau record de 3.100 milliards de dollars à la fin du deuxième trimestre 2017, en croissance de 34,1 milliards de dollars d’un trimestre sur l’autre, selon des données publiées par Hedge Fund Research (HFR). Au cours du trimestre écoulé, la collecte nette s’établit à 6,7 milliards de dollars, après 5,5 milliards de dollars de sorties nettes au premier trimestre 2017. Depuis le début de l’année, la collecte nette des hedge funds ressort à 1,2 milliard de dollars.Les stratégies « Macro » ont capté la plus grande part de sa collecte nette au cours du deuxième trimestre 2017. Les investisseurs ont en effet alloué 5,2 milliards de dollars à ces stratégies, portant à 6 milliards de dollars les flux nets entrants depuis depuis le début de l’année. En parallèle, les stratégies « Equity Hedge » ont enregistré 3,8 milliards de dollars de collecte nette au deuxième trimestre 2017. Enfin, les stratégies obligataires « Relative Value Arbitrage » ont capté 1,6 milliard de dollars de flux nets au cours du trimestre écoulé. A l’inverse, les stratégies « event-driven » ont subi 3,8 milliards de dollars de décollecte nette au deuxième trimestre 2017, après une collecte nette de 3,5 milliards de dollars au premier trimestre 2017. Par ailleurs, l’indice HFRI Fund Weighted Composite Index a enregistré un huitième mois consécutif de gains positifs, affichant une performance de 3,6% au premier semestre 2017.
Il y avait beaucoup à apprendre desrésultats des grandes banques américaines cette semaine. Et elles ontété nombreuses à publier, entre des JP Morgan, Goldman Sachs, Bank of America, ou encore Morgan Stanley. Ce qui frappe c’est le contraste entre les résultats des activités de trading au deuxième trimestre, souvent affectés par la remontée avortée des taux d’intérêt, et ceux de la gestion d’actifs ou de la gestion de fortune. Ceux-ci sont bien souvent à des niveaux record, favorisés par des marchés haussiers et un retour de la prise de risque chez les investisseurs et donc de la collecte sur les produits les plus rémunérateurs. Nos amis américains ne pourront que s’en réjouir, à l’ère de la concurrence féroce des gestions passives. On notera aussi les superbes résultats trimestriels de BlackRock qui viennent confirmer l’adage, si cela était encore à démontrer, « the winner takes it all ». Toujours du côté des Etats-Unis, d’éminents groupes de gestion ont procédé à deschangements de direction : tel fut le cas chez Vanguard, BNY Mellon ou encore KKR,qui prépare, lui, la succession de ses fondateursHenry Kraviset George Roberts. En, France -mais là aussi, est-ce à démontrer ? –une enquête qualitative de l’Autorité des marchés financiers (AMF) a relevé les a priori très négatifs des Français sur les investissements en actions, mais aussi sur les fonds d’investissements, des produits qui relèvent presque de l’ésotérisme pour eux. Les idées parfois fausses de nos concitoyens font partie d’un environnement dont devra tenir comptele futur patron de l’AMF, Robert Ophèle, alors que l’institution s’est fixée une vocationpédagogique vis-à-vis de la réorientation de l’épargne longue vers les entreprises. Heureusement, les marchés sont au beau fixe en ce moment, ce qui aide. Cela aide aussiles hedge funds qui ont beaucoup souffert depuis la crise financière. Selon le cabinet Preqin, ils ont affiché au premier semestre 2017 leurs meilleures performances depuis le premier semestre 2009. Enfin, cette semaine a aussi été riche en annonces diverses concernant l’investissement responsable :une étude d’Indefi a mis le doigt sur les manques dans la publication des premiers rapports des investisseurs institutionnels devant se conformer à l’article 173 de la loi sur la transition énergétique. Une étude de Novethic a aussi fait le point sur la notion nouvelle d’ »impact investing », tandis que l’on ne peut que saluer les initiatives de La Financière de l’Echiquier en matière d’ESG et celles de La Ville de Paris ou encore de la CAVP.
L’engouement des investisseurs pour les fonds indiciels cotés ne se dément pas. Selon une étude du cabinet FactSet, les ETF domiciliés aux Etats-Unis ont en effet enregistré une collecte nette de 250,2 milliards de dollars au premier semestre 2017. Dans le même temps, les fonds communs de placements (« mutual funds ») ont engrangé 81,1 milliards de dollars de souscriptions nettes, soit trois fois moins que les ETF ! Pour autant, seule une poignée d’acteurs bénéficient à plein de cet engouement. Ainsi, FactSet avance que 20 fonds seulement ont capté 50,5% de cette collecte nette du premier semestre 2017 ! « Bien que ces fonds représentent moins de 1% du paysage des ETF aux Etats-Unis, ils réussissent à capter la moitié des flux sur la période », écrit Elisabeth Kashner, directeur de la recherche sur les ETF chez FactSet, dans un blog hébergé par le cabinet.Ces 20 fonds présentent des caractéristiques similaires. Ainsi, il s’agit d’ETF ayant une certaine ancienneté, le plus récent ayant été lancé en 2012. Par ailleurs, il s’agit de fonds de grandes tailles, puisque le montant médian des actifs sous gestion est de 33,6 milliards de dollars. Enfin, leurs coûts sont extrêmement faibles puisque les frais médians de ces 20 fonds sont de 0,07%. La faiblesse des frais constituent d’ailleurs un argument majeur pour attirer les investisseurs et les flux. « Au cours du premier semestre 2017, les ETF les moins chers ont gagné des parts de marché tandis que les plus chers en ont perdu, note Elisabeth Kashner. De fait, les ETF qui ont gagné des parts de marché affichent des coûts de 0,19% par an tandis que ceux qui ont perdu des parts de marché ont des coûts de 0,27% par an ! »
En mai 2017, après 5 mois de hausses consécutives, la performance annuelle des OPC non monétaires est en léger retrait mais se maintient à un niveau un peu supérieur à 8% (8,1% après 8,7% en avril), selon les dernières statistiques de la Banque de France. Ce ralentissement touche toutes les catégories de fonds, notamment les fonds actions (16,7% en mai, -1,2 point par rapport à avril), précise l’institution.La performance annuelle des fonds monétaires reste négative et diminue à nouveau (-0,08% après -0,04%).
L’industrie des hedge funds a enregistré une performance positive de 0,57% au cours du mois de juin, selon des données publiées par le cabinet Preqin. Le secteur signe ainsi un huitième mois consécutif de performance positive, ce qui n’était plus arrivé depuis la période courant de mars à septembre 2016. Depuis le début de l’année 2017, les performances des hedge funds s’établissent à 4,87%. « Il s’agit de la plus forte performance semestrielle depuis le premier semestre 2009 (+16,94%), note Preqin. C’est aussi la première fois depuis 2007 que les six premiers mois de l’année enregistrent tous des performances positives. » Au cours des 12 derniers mois, la performance des hedge funds s’établit à 10,91%, selon les données du cabinet indépendant.Au cours du mois de juin, les stratégies actions (« Equity ») ont réalisé la plus forte performance, à 0,91%, portant à 6,47% ses gains depuis le début de l’année et à 13,62% sur les 12 derniers mois. Les stratégies « multi-strategy » suivent de près, avec des gains de 0,51% en juin, portant ainsi à 5,03% sa performance depuis le début de l’année et à 9,58% sur une période de 12 mois. Les stratégies « event-driven » ne sont pas en reste avec une performance de 0,48% en juin, portant à 5,07 % ses gains depuis le début de l’année et à 14,11% sur les 12 derniers mois.A l’inverse, les stratégies CTA affichent une perte de 1,04% au cours du mois de juin, soit la plus mauvaise performance depuis octobre 2016. Depuis le début de l’année 2017, sa performance ressort à -0,57%. Sur 12 mois, sa performance s’établit à -2,64%.
Les investisseurs ne vont pas forcément passer un été serein. Selon la dernière enquête « Fund Managers Survey » du mois de juillet de Bank of America Merrill Lynch Global Research (*), 28% des investisseurs interrogés estiment qu’un éventuel krach obligataire constitue le risque le plus important pour l’économie mondiale, devant une éventuelle erreur de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed) ou de la Banque centrale européenne (BCE) (27%) et un resserrement du crédit en Chine (15%). « La plus grande peur des gérants de fonds est un choc venant des marchés obligataires ou des banques centrales, confirment Michael Hartnett, directeur de la stratégie d’investissement chez Bank of America Merrill Lynch. Beaucoup d’investisseurs considèrent la Fed comme étant un éventuel catalyseur négatif. »De fait, les gérants jugent d’ailleurs sévèrement les politiques monétaires actuelles. 48% des investisseurs estiment ainsi que les politiques monétaires actuelles sont trop accommodantes, un pourcentage jamais vu depuis avril 2011. De même, 42% des investisseurs jugent que l’impact de la réduction du bilan de la Fed en 2017 sera un non-événement. Ils sont même 31% à considérer cette réduction du bilan comme un risque, provoquant une hausse des taux et faisant chuter les actions.Les investisseurs sont également très sceptiques sur l’évolution de l’économie mondiale au cours des prochains mois. Ainsi, ils ne sont plus que 38% à anticiper une accélération de la croissance mondiale, contre 62% en juillet. Un scepticisme qui touche également l’économie européenne. Seuls 51% des gérants interrogés s’attendent à ce que l’économie européenne s’améliore au cours des 12 prochains mois, contre 61% le mois précédent.Dans un tel contexte, la part de « cash » dans les portefeuilles demeure particulièrement élevée. Malgré un recul de 0,1 point d’un mois sur l’autre à 4,9%, elle reste encore largement supérieure à sa moyenne à 10 ans de 4,5%. 25% investisseurs sondés justifient cette surpondération du cash en portefeuille par leur vision baissière du marché tandis que 20% préfèrent le cash à des actifs équivalents à très faibles rendements. En parallèle, 20% des gérants interrogés – contre 15% le mois précédent – souspondérent désormais les actions américaines dans leurs allocations. Il faut remonter à janvier 2008 pour retrouver une telle sous-pondération des actions américaines chez les investisseurs, note Bank of America Merrill Lynch. Il faut dire que 80% des investisseurs jugent le marché américain sur-évalué. La situation n’est guère plus brillante pour le marché européen. Même si 19% des investisseurs jugent que les actions de la zone euro sont sous-évaluées, ils ne sont plus que 54% à surpondérer les actions européennes contre 58% le mois précédent. A l’échelle mondiale, seuls 38% des gérants surpondérent désormais les marchés actions.Il est vrai que les investisseurs se montrent plus vigilants sur la croissance des bénéfices des entreprises. En juillet, 41% seulement des gérants anticipent une amélioration des profits des entreprises au cours des 12 prochains mois, soit le plus bas niveau depuis les élections américaines. Pire, 22% des investisseurs interrogés estiment clairement que les bénéfices des entreprises ne s’amélioreront pas de manière significative dans les 12 mois à venir.(*) : L’enquête a été menée du 7 au 13 juillet auprès de 207 panélistes avec un montant total de 586 milliards de dollars. 179 participants avec 525 milliards d’euros d’encours sous gestion ont répondu aux questions du Global FMS et 96 participants avec 211 milliards de dollars d’encours ont répondu aux questions régionales du FMS.
Les acteurs français du capital-investissement se mobilisent de plus en plus pour promouvoir l’ESG (Environnement, Social, Gouvernance). Tel est le principalement enseignement du quatrième rapport annuel ESG publié par l’Association française des investisseurs pour la croissance (AFIC), en collaboration avec Deloitte et Reporting 21. « Ce quatrième rapport annuel ESG de l’AFIC confirme la mobilisation du capital-investissement français pour le développement de l’extra-financier dans le monde de l’entreprise », souligne ainsi Candice Brenet, présidente de la Commission ESG au sein de l’association, citée dans un communiqué. Mieux, au regard de la diversité des répondants à ce rapport, « l’intégration des enjeux extra-financiers n’est plus réservé aux grands fonds », se félicite Olivier Millet, président de l’AFIC.Concrètement, 80% des sociétés d’investissement ont aujourd’hui formalisé une politique ESG et d’investisseur responsable. 88% d’entre-elles intègrent l’analyse ESG à la décision d’investissement. Par ailleurs, 42% des sociétés ayant répondu au questionnaire dédient au moins une personne à temps plein à leur démarche ESG tandis que 56% ont un budget alloué au mécénat.Par ailleurs, près de 80% des sociétés incorporent désormais des clauses ESG dans la documentation juridique à la clôture des transactions. 67% d’entre-elles intègrent des clauses ESG dans les documents de placements destinés aux investisseurs institutionnels (assureurs, mutuelles, fonds de pension, etc.). Enfin, 88% des sociétés formalisent en paragraphe ESG dans leurs notes d’investissement.En matière d’environnement, 54% des entreprises suivent aujourd’hui leurs consommations d’énergie et 40% ont des plans de réduction des émissions de gaz à effet de serre. 21% des sociétés se sont fixé des objectifs quantitatifs pour réduire leur consommation d’énergie et 18% sur leur consommation d’eau. Sur le terrain de la gouvernance, 84% des entreprises ont séparé les fonctions d’exécution et de décision. Par ailleurs, 33% des sociétés intègrent des clauses RSE (responsabilité sociale des entreprises) dans leurs contrats avec leurs partenaires. Mieux, 34% d’entre-elles ont mis en place en mécanisme de lutte contre la corruption. Enfin, 32% ont désigné un responsable RSE.Cette édition 2016 a été réalisée auprès de 61 sociétés membres de l’AFIC et des sociétés dont ils sont actionnaires, qui représentent 365.000 collaborateurs et 50 milliards d’euros de chiffre d’affaires cumulé.
Chaque année Novethic s’intéresse au développement du marché de l’ISR (investissement socialement responsable) dans le monde et en France. Chaque année, l’institution de la Caisse des Dépôts regrette les mélanges et les libertés prises dans les définitions donnés à l’investissement responsable, tout en notant les avancées qui sont aussi prises. Et cette fois, tout semble s’accélérer. L’investissement d’impact ou encore «impact investing» marque une nouvelle étape dans l’investissement responsable. Il cherche à explicitement générer des bénéfices sociaux et environnementaux à travers ses investissements. Selon la Global Sustainable Investment Alliance (GSIA), l’impact investing serait de 248 milliards de dollars d’encours dans le monde. Il est donc le plus petit des ISR, mais aussi celui en plus forte croissance : +146% entre 2014 et 2016. Novethic nuance toutefois ce niveau d’encours, estimant qu’il ne faut pas intégrer dans l’impact investing les «greend bonds» ou les «social bonds» comme le fait le GSIA, car la mesure d’impact reste limitée. L’institution préfère les classer dans la catégorie des investissements thématiques dans l’ISR de conviction. L’impact investing s’est surtout développé dans le non coté, rappelle Novethic. Les organisations financées sont essentiellement des entreprises de taille limitée dans les secteurs du logement, de l'énergie, de la microfinance et des services financiers, de l’alimentation, santé et éducation. En France, l'épargne solidaire par exemple, qui représente environ 10 milliards d’euros d’encours, peut être comprise dans l’impact investing. Plusieurs grands institutionnels comme Axa ou Aviva ont créé aussi leur propre fonds d’imapct investing, sans compter le fonds Novess de la Caisse des Dépôts qui pèse 60 millions d’euros.D’un point de vue international, Novethic cite en référence l'étude du GIIN (Global Impact Investing Network) qui a interrogé en mai 2017, 208 investisseurs. Ils totalisaient 114 milliards de dollars d’encours d’investissement d’impact. Environ un quart de ces investissements provient de fonds de pension et d’assureurs. Les deux tiers des investisseurs ont des attentes de rentabilité équivalentes à des investissements classiques, et un tiers est prêt à sacrifier une partie des rendements financiers ! Novethic ne doute pas de la croissance du marché, ce qui aurait l’avantage de le professionnaliser un peu plus mais le risque aussi de diluer la recherche d’impact. Surtout, il faudra trouver une méthodologie crédible de mesure de l’impact.
Alors que la plupart des investisseurs cherchent à investir dans le domaine des infrastructures, une étude de l’institut de recherche Edhec Infra Singapore montre que les actions d’infrastructure cotées n’offrent aucun bénéfice de diversification dans un portefeuille et ne sont surtout pas une classe d’actifs. Au cours des quinze dernières années, les investissements dans les infrastructures ont été réservés à de grands investisseurs sophistiqués, explique l'étude, généralement dans le private eqtuity ou la dette. Mais désormais, les propriétaires d’actifs de toutes tailles envisagent d’investir dans les actions ou la dette infrastructure. Les croyances associées à ces investissements trouvent leur racine dans un récit économique fort. Mais, pour l’Edhec, cette histoire intuitive est utilisée pour vendre des choses très différentes les unes des autres. En particulier, le secteur de l’infrastructure «répertorié» comme étant à croissance rapide offre en fait au mieux, une valeur ajoutée limitée dans un portefeuille institutionnel. L’Edhec appelle cela le "#fake_infra». L'étude de 22 pages développe une approche par le prix des actifs, utilisant «un modèle mondial conventionnel multi-facteurs» d'évaluation des actifs. «Nous démontrons que la variation des rendements des indices d’infrastructure régionaux et globaux peut être expliquée par leur exposition aux rendements au bêta du marché, aux rendements des valeurs de grandes capitalisations et à leur exposition au secteur des utilities», explique l'étude. Conclusion : les indices d’infrastructure ne présentent pas de prime de risque supplémentaire qui ne peut être gagnée en investissant dans des actions mondiales ou dans des actions du secteur des utilities.