Les fonds ouverts commercialisés en Italie ont enregistré en avril des souscriptions nettes de 2,9 milliards d’euros, soit un peu moins que les 3,2 milliards de mars, montrent les dernières statistiques d’Assogestioni, l’association italienne des professionnels de la gestion. Les fonds flexibles ont recueilli 1,7 milliard d’euros et les fonds diversifiés, 1,3 milliard. Les fonds actions ne collectent que 693 millions d’euros. En revanche, les fonds obligataires voient sortir 862 millions d’euros et les fonds monétaires, 201 millions.En ajoutant les fonds fermés et les gestions sous mandat, l’industrie italienne de la gestion d’actifs a collecté 2,9 milliards d’euros.Les encours des fonds ouverts ont atteint 1.015 milliards d’euros et l’ensemble du secteur, 2.090 milliards.Une fois de plus, c’est le groupe Intesa Sanpaolo qui se distingue en termes de collecte, avec des entrées nettes de 1,2 milliard d’euros en avril. Il est suivi par JP Morgan qui voit entrer plus de 1 milliard d’euros et Axa IM, avec 947,3 millions.Generali enregistre encore des rachats en avril, à hauteur de 978,6 millions, devant SSGA (-507,3 millions) et Banco BPM (-354,5 millions).
La valeur nette des fonds gérés et administrés à Guernesey s’inscrivait fin mars 2018 à 262,5 milliards de livres, en baisse de 7 milliards ou 2,9% sur le trimestre, selon les dernières statistiques publiées par la Commission des services financiers de Guernesey (GFSC). Sur l’année à fin mars 2018, les encours affichent un recul de 5 milliards de livres ou 1,5%. La baisse des encours au premier trimestre est due pour l’essentiel à des fonds non domiciliés sur l'île mais dont certains aspects en matière de gestion, d’administration ou de conservation sont traités à Guernesey, qui ont bouclé leurs opérations pour un montant de 7,6 milliards de livres. Parallèlement, les fonds domiciliés à Guernesey ont accru la valeur de leur actif net de 1,4 milliard de livres sur douze mois à 209,7 milliards de livres à fin mars.Les demandes d’agrément pour de nouveaux fonds ont fortement progressé au cours des six derniers mois. Au premier trimestre, la Commission a approuvé 16 nouveaux fonds d’investissement, dont 10 fonds fermés, 2 fonds ouverts et 4 fonds non domiciliés à Guernesey.
Le secteur français de l’assurance vie a enregistré une collecte nette de 2 milliards d’euros au cours du mois d’avril, après 1,6 milliard d’euros en mars, selon des données publiées par la Fédération Française de l’Assurance (FFA). Depuis le début de l’année 2018, les souscriptions nettes totalisent 7,5 milliards d’euros.Dans le détail, le montant des cotisations collectées par les sociétés d’assurance au cours des quatre premiers mois de l’année s’élève à 47,9 milliards d’euros (contre 44,9 milliards d’euros en 2017). Les versements sur les supports unités de compte représentent 14 milliards d’euros, soit 29% des cotisations. En parallèle, les prestations versées par les assureurs sur la même période s’établissent à 40,4 milliards d’euros.A la fin du mois d’avril, l’encours des contrats d’assurance vie atteint 1.697 milliards d’euros, en progression de 3% sur un an.
La saga de la formation du nouveau gouvernement italien a encore très largement défrayé la chronique ces derniers jours et a contribué à maintenir les investisseurs à l'écart de l’ensemble des actions européennes. Durant la semaine au 23 mai, les fonds dédiés aux actions italiennes ont ainsi subi des rachats record représentant 6% des actifs investis dans cette catégorie d’actions, relève l'étude hebdomadaire de Bank of America Merrill Lynch. Les fonds spécialisés sur les actions européennes dans leur ensemble ont affiché des sorties nettes de 2,6 milliards de dollars, enregistrant ainsi une onzième semaine de flux nets négatifs. Si l’on ajoute les fonds d’obligations européennes, les dégagements de la semaine écoulée atteignent environ 4,4 milliards de dollars, selon cette étude qui reprend des données du spécialiste de l'évolution des flux dans le monde EPFR Global.Les fonds d’actions japonaises sont restés sur la tendance des semaines précédentes et ont enregistré des sorties nettes significatives de 2,6 milliards de dollars. Les fonds d’actions américaines ont engrangé 3,4 milliards de dollars tandis que les fonds d’actions émergentes attiraient un minuscule 0,1 milliard de dollars, l’enthousiasme des investisseurs étant pour le coup bien douché par la remontée des taux américains à court terme, la hausse du dollar et les tensions géopolitiques un peu partout dans l’univers émergent. Au total, les fonds d’actions toutes zones géographiques confondues ont bouclé la semaine sur une collecte très modeste de 0,5 milliard de dollars.Sur le front obligataire, les investisseurs, qui attendaient les minutes de la dernière réunion de la Réserve fédérale, ont été plutôt attentistes, et la semaine s’est terminée sur des sorties nettes de 1,5 milliard de dollars sur l’ensemble des fonds, toutes catégories confondues. Hormis les fonds d’obligations en catégorie d’investissement qui ont subi des dégagements pour un montant de 1,2 milliard de dollars, les autres catégories de fonds obligataires ne se sont pas distingués par des résultats très marquants. Les fonds d’obligations high yield et les fonds d’obligations émergentes ont ainsi affiché des sorties nettes de respectivement 0,4 milliard et 0,3 milliard de dollars.
Les groupes de private equity abaissent leurs standards en matière de choix d’investissement, levant de l’argent trop facilement et payant des prix record, ce qui devrait conduire à des rendements inférieurs à la moyenne historique pour les investisseurs, estime Howard Marks, fondateur d’Oaktree, dans une interview au FT. Il pense que les gérants ont une grosse pression pour être investis, même si cela signifie soutenir de mauvaises idées. « Lorsqu’il y a trop d’argent, cela crée réellement de mauvaises choses », dit-il.
Les 32 principales sociétés de gestion de fortune du monde ont une part de marché collective de seulement 50 %, ce qui fait du secteur l’un des plus fragmenté de la finance mondiale et un marché mûr pour la concentration, selon une étude de JPMorgan citée par le Financial Times. Les gestionnaires de fortune prolifèrent dans certains pays, notamment en Suisse qui compte une centaine d’acteurs.
Cette semaine, la banque allemande Deutsche Bank a sonné de nombreux salariés en annonçant la suppression d’un quart de ses effectifs dans ses activités de ventes et de trading d’actions et une forte réduction de son bilan. Le groupe travaillera aussi beaucoup moins avec les hedge funds. Son nouveau patron Christian Sewing s’évertue à retrouver la confiance des marchés, mais la partie n’est pas encore gagnée au regard de la réaction méfiante des actionnaires en Bourse. Comgest a été de nouveau sacré gagnant de l’Alpha League Table, le classement annuel sur l’alpha dégagé par les fonds de droit français, élaboré par SIX Financial Information, et délivré en exclusivité par NewsManagers. Cette édition 2018 se situe dans le haut des millésimes précédents et est marquée par le très bon comportement des gestions d’actions domestiques.Par ailleurs, suivant de près d’autres grands institutionnels, le néerlandais Aegon a annoncé qu’il allait se désinvestir à son tour totalement du secteur du tabac.Côté « people », on notera l’arrivée d’une nouvelle directrice de l’innovation à l’AMF en la personne de Domitille Dessertine ; la nomination de Marie-Pierre Peillon à la direction de la recherche et de la stratégie de Groupama AM et enfin, le départ surprise de Katia Coudray du groupe Syz, alors qu’elle était CEO de Syz AM depuis 2015Enfin, le Fonds de réserve pour les retraites (FRR) a sélectionné deux nouveaux gérants pour la gestion de ses opérations de transition.
La Bourse paneuropéenne Euronext et Vigeo Eiris ont annoncé ce 24 mai avoir procédé à la révision bi-annuelle des indices de responsabilité sociale. L’actualisation de cette gamme d’indices est marquée par l’entrée de 35 entreprises alors que 44 entreprises ne font plus partie d’aucun indice Euronext-Vigeo Eiris. La gamme des indices Euronext-Vigeo Eiris est composée des sept indices suivants : Euronext-Vigeo France 20, Euronext-Vigeo UK 20, Euronext-Vigeo Benelux 20, Euronext-Vigeo US 50, Euronext-Vigeo Eurozone 120, Euronext-Vigeo Europe 120, et Euronext-Vigeo World 120. La composition des indices est actualisée deux fois par an en mai et décembre. Les décisions actées ce 24 mai prendront effet à compter de la séance de Bourse du vendredi 1er Juin 2018. .
La performance annuelle des fonds non monétaires a atteint 1,5% en mars 2018, en repli de 2,8 points par rapport à février, selon des chiffres publiés hier par la Banque de France. Les fonds non monétaires sont ainsi en baisse pour le deuxième mois consécutif, note l’institution. Cette diminution est notamment imputable à la performance des fonds actions qui perdent 6,2 points d’un mois sur l’autre pour s’établir à 2,3% en mars. Sur la même période, les fonds d’épargne salariale perdent 4 points à 2,2% tandis que les fonds mixtes reculent de 1,9 point à 1%. Finalement, seuls les fonds obligations résistent à 0,6% en mars 2018, en timide hausse de 0,1 point par rapport à février.A fin mars 2018, l’encours des fonds non monétaires ressort à 1.188 milliards d’euros contre 1.207 milliards d’euros à fin mars.En parallèle, la performance des fonds monétaires recule de 0,25% en rythme annuel, note la Banque de France. L’encours des fonds monétaires s’établit à 362 milliards d’euros à fin mars 2018 contre 358 milliards d’euros à fin février.
Le Livret A poursuit sur sa lancée. Le livret d’épargne réglementé a en effet enregistré une collecte nette de 1,78 milliard d’euros en avril, après 1,72 milliard d’euros en mars, selon des données publiées ce 23 mai par la Caisse des Dépôts. Depuis le début de l’année 2018, le Livret A enregistre 8,16 milliards d’euros de souscriptions nettes. A fin avril, ses encours s’établissent à 279,9 milliards d’euros contre 271,7 milliards d’euros à fin décembre 2017. Le Livret de Développement Durable et Solidaire (LLDS) est moins en réussite, sa collecte nette ressortant modestement à 450 millions d’euros en avril, après 470 millions d’euros en mars. Depuis le début de l’année, les souscriptions nettes du LLDS s’élèvent à 1,46 milliard d’euros. A fin avril 2018, ses encours s’inscrivent à 105,7 milliards d’euros, contre 104,3 milliards d’euros à fin décembre 2017.
Début juin, l’indice MSCI émergent accueillera les actions chinoises A cotées en Chine continentale, le deuxième marché boursier au monde après Wall Street.
« Le Brexit pourrait avoir un rôle d’électrochoc pour faire de l’Union européenne une zone financière cohérente, attractive et puissante. Ce n’est pas le cas actuellement », Robert Ophèle, président de l’AMF.
Les plans d’épargne individuels italiens PIR ont terminé le premier trimestre 2018 sur une collecte nette de 2 milliards d’euros, inférieure aux 3,4 milliards enregistrés sur les trois derniers mois de 2017, selon les dernières statistiques d’Assogestioni, l’association italienne des professionnels de la gestion. Dans son ensemble, le secteur italien de la gestion d’actifs a fini le premier trimestre sur une collecte de 13,9 milliards d’euros, elle aussi en baisse par rapport aux 17 milliards de fin décembre dernier. Le recul des flux des PIR a concerné toutes les catégories de produits, mais il a été particulièrement important pour les produits actions, dont la collecte est revenue de 876 millions à 193 millions. Les encours des PIR ont toutefois augmenté à 17,5 milliards d’euros, dont 41,9 % dans des produits diversifiés, 31,2 % dans des produits actions, 25,7 % dans des produits flexibles et le reste dans des produits obligataires.
L’incertitude en Italie pourrait pousser la BCE à continuer plus longtemps que prévu de soutenir les marchés actions européens qui gardent du potentiel.
Le courtier interbancaire a annoncé hier une hausse de 9% de ses revenus et de son résultat opérationnel avant éléments exceptionnels sur l’exercice 2017-2018 (clos fin mars), à respectivement 591 et 160 millions de dollars. Rebaptisé à la suite du transfert de ses activités de courtage à la voix à Tullett Prebon, l’ex-Icap a bénéficié du regain de volatilité sur les marchés financiers, après une longue accalmie.
Fidelity International a annoncé que son modèle de frais de gestion variables est désormais disponible pour cinq fonds actions de sa SICAV luxembourgeoise. A partir d’aujourd’hui, les investisseurs auront la possibilité d’investir dans une part sans rétrocession de commissions (« clean share class ») appliquant le modèle de frais de gestion variables au sein des fonds Fidelity Funds America Fund, Fidelity Funds Emerging Markets Focus Fund, Fidelity Funds European Growth Fund, Fidelity Funds European Larger Companies Fund et Fidelity Funds World Fund. Ces nouvelles parts permettent d’investir avec des frais de gestion annuels réduits de 0,10 %, soit s’élevant à 0,70 %. La partie variable des frais s’ajustera alors symétriquement à la hausse ou à la baisse en fonction de la performance du fonds par rapport à son indice de marché. Cette valeur sera déterminée sur une base annualisée de trois ans, exempte de tous frais et charges. Cette échelle atteindra un maximum de +0,2 % au-dessus des frais de gestion annuels et un minimum de -0,2 % en dessous, ce qui signifie que les frais maximum et minimums prélevés seraient respectivement de 0,90 % et 0,50 %. Les clients investissant via des portefeuilles dédiés, notamment les investisseurs institutionnels, auront accès à une version adaptée du modèle de frais s’ils le souhaitent.
La plupart des hedge funds dégagent des rendements peu attrayants qui peuvent être facilement battus, selon une nouvelle étude de CME Benchmarking citée par le Financial Times fund management, qui balaie aussi les affirmations selon lesquelles les gérants de ces stratégies réduisent le risque de pertes pour les investisseurs. Le consultant a comparé les rendements de hedge funds publiés par 150 grands investisseurs institutionnels avec des indices de référence simples associant indices actions et obligataires. CME a conclu que les hedge funds sous-performaient les indices simples de 127 points de base en moyenne par an entre 2000 et 2016, une fois les frais pris en compte. Les frais élevés détruisent l’alpha produit par les hedge funds.