Sous le titre «les Allemands mettent leur petit cochon à la diète», Axa Investment Managers Francfort publie son baromètre des retraites, un sondage effectué dans douze autres pays que l’Allemagne (Belgique, Espagne, France, Italie, Suisse, Royaume-Uni, Japon, Etats-Unis, Pologne, Slovaquie, République tchèque et Hongrie) *.Il en ressort que les Suisses sont les plus consciencieux dans la préparation de leur retraite, avec une constitution d'épargne, pour les actifs, de 7.923 euros par an. Ils devancent les Américains (7.749 euros) et les Italiens (5.858 euros). Les Britanniques et les Espagnols suivent avec 5.506 et 5.442 euros tandis que Belges et Japonais mettent de côté 4.615 et 4.461 euros. En queue de peloton, on trouve les Allemands (3.934 euros) et les Français, avec seulement 2.102 euros par an.Dans l'édition allemande du sondage, Axa IM souligne qu’un actif allemand sur cinq indique ne pas épargner du tout pour sa retraite, mais que 48 % d’entre eux constituent une épargne régulière en vue de cette retraite. Dans ce domaine, les Français devancent de beaucoup les Allemands, avec une proportion de 62 % d'épargnant réguliers, les champion étant les Japonais, avec un taux de 71 %.* http://www.axa.de/servlet/PB/show/1198999/AXA_Ruhestand-Barometer_2010.pdf
Les investisseurs gouvernementaux chinois ont l’an passé plus que doublé leurs investissements dans les grandes sociétés japonaises, à plus de 1.600 milliards de yen (19,4 milliards de dollars), selon le Wall Street Journal, qui cite des sociétés de conseil et des personnes proches du dossier. Les participations sont acquises par le biais de véhicules d’investissement aux noms obscurs enregistrés au Australie. Entre avril et septembre, un actionnaire du nom de SSBT OD05 Omnibus Account Treaty Clients est ainsi apparu comme l’un des 10 principaux actionnaires de plusieurs grandes sociétés japonaises. Derrière ce nom se cacherait le fonds souverain CIC et le SAFE, qui gère les réserves de change de la Chine.
Calpers a remporté une victoire face à Apple. Les actionnaires du groupe à la pomme ont en effet soutenu la résolution du fonds de pension américain recommandant qu’il adopte le vote à la majorité pour les membres du conseil d’administration, une proposition contestée par Apple. Aujourd’hui, un administrateur peut être élu avec une voix seulement, tant qu’aucun actionnaire ne s’oppose à sa désignation. «En tant qu’entreprise qui prospère sur l’innovation, Apple doit avoir les meilleures pratiques en matière de gouvernance», a commenté Anne Simpson, gérante de portefeuille senior qui dirige le programme de gouvernement d’entreprise de Calpers. Le fonds de pension, qui gère 230 milliards de dollars, détient 2,6 millions d’actions Apple.
Le financier américain Carl Icahn vient de lancer une offre de rachat sur MentorGraphics, dont il était déjà actionnaire et dont il entend réveiller le cours boursier, rapporte Les Echos. Un signe du retour en force des gestionnaires activistes, portés par la reprise économique et le retour des OPA.
Le spécialiste britannique des matières premières ETF Securities espère développer ses activités en Asie dans le courant de l’année, rapporte Asian Investor. Le nouveau responsable des activités asiatiques d’ETF Securities, Nigel Phelan, souhaiterait proposer des ETC à Singapour et Hong Kong dans un premier temps, puis Shanghai.Nigel Phelan, actuellement basé à Sydney, envisage de s’installer à Hong Kong dans le courant du second semestre 2011.
Pour février, l’indice mondial de la confiance des investisseurs institutionnels calculé par State Street Global Markets a plongé à 91,6 contre 100,8 en janvier (primitivement annoncé à 100,9) et 104,4 pour décembre.Pour la région Amérique du Nord, l’indice revient à 92,5 contre 99,3 tandis que pour l’Asie, il recule à 92,2 contre 96,5. En Europe, il plonge de 13 points pour revenir à 79,8 points.Selon Ken Froot (Harvard), qui a développé l’indice avec State Street Associates, les turbulences politiques au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, le resserrement de la politique monétaire dans les pays émergents et les scrupules quant au rythme du récent engouement pour les actions des marchés développés sont probablement à l’origine de la baisse de l’indice. En Europe, il faut ajouter à ces éléments l’incertitude liée aux négociations prévues pour mars sur la dette souveraine et le Fonds européen de stabilité financière (FESF).Paul O’Connell, l’autre universitaire de Harvard à l’origine de l’indice, souligne que l’analyse des données sous-jacentes montre que les flux institutionnels vers les marchés émergents et l’Asie-Pacifique hors Japon continuent de diminuer par rapport à leur niveau record au troisième trimestre 2010. Associé à un manque d’intérêt perceptible pour les actions américaines, ce reflux a tiré les indices de confiance vers le bas. Les investisseurs institutionnels affichent une certaine préférence pour les secteurs de la finance et de l’énergie, mais dans l’ensemble, ils sont réticents à s’engager davantage dans des placements en actions.
Le cinquième fonds de pension britannique, le Merseyside Pension Fund, dont les actifs sous gestion s'élèvent à environ 4,7 milliards de livres, a décidé de mettre les critères ESG (environnement, social, gouvernance) au cœur d’un appel d’offres portant sur un montant de quelque 1,3 milliard de livres, rapporte Responsible Investor.Le fonds de pension recherche des gérants pour les fonds UK Index Linked Gilts fubd (576 millions de livres), UK equity fund (384 millions de livres) et US equity fund (384 millions de livres également). La société de conseil Aon Hewitt pilote l’appel d’offres. Les nouveaux mandats sont proposés pour des périodes de quatre ans, renouvelables deux ans.
La collecte des supports en unités de compte s’est élevée à 2,2 milliards d’euros au mois de janvier investis en grande partie sur des supports risqués, selon une étude de la FFSA (fédération française des sociétés d’assurances) et du Gema (groupement des entreprises mutuelles d’assurances).La performance des supports en unités de compte a été de 2,5% au mois de janvier tandis que, dans le même temps, le CAC 40 affichait une performance de 5,3%.
L’ancien Amérique Rendement d’Edmond de Rothschild Asset Management (EDRAM), devenu Saint-Honoré US Value and Yield, a bénéficié d’un doublement de son encours depuis le début de 2010 pour arriver à 1,4 milliard d’euros grâce notamment à 450 millions d’euros de souscriptions nettes, ont expliqué le 22 février Christophe Foliot, directeur adjoint – responsable de la gestion actions US & internationales, et Adeline Salat-Baroux , gérant actions internationales, qui pilotent ce produit. Le produit a notamment retenu l’attention de fonds de pension chiliens.Ce FCP de droit français (FR0010781278), spécialiste des actions nord-américaines, a affiché une performance de 21,5 % pour 2010 et de 1,05 % en annualisé depuis sa création en initiale en 2000 (n’oublions pas l’effet dollar).Actuellement, les gérants de ce fonds de 58 lignes (taux de rotation : environ 50 %) estiment que la reprise américaine peut encore durer deux ans. Ils privilégient deux grands thèmes, la reprise de l’investissement productif des entreprises et la santé (notamment sous l’angle des biotechnologiques). Ils misent aussi sur le rattrapage des grandes capitalisations (surtout celles qui sont décotées de 30 % par rapport à la moyenne de leur secteur) et sur le potentiel offert par de nouvelles scissions de grandes entreprises pluridisciplinaires (après Marathon, Williams ou Motorola) désireuses de simplifier leur modèle économique.Actuellement, 13 % du portefeuille sont investis dans des pétrolières comme Chevron, Marathon, Helix Petroleum ou Talisman. Mais la plus grosse position est AT&T, avec 4,5 %, qui offre un rendement de 6 ½ %. Parmi les rares financières du fonds figure Metlife. Aux technologiques, Christophe Foliot et Adeline Salat-Baroux ont un penchant pour les entreprises solides et peu chères comme Hewlett Packard, IBM ou Cisco, mais aussi pour quelques valeurs de la distribution comme BestBuy ou pour des titres à forte visibilité des secteurs des télécommunications et des services aux collectivités.
Les sociétés de gestion chinoises s’intéressent de plus en plus au marché en pleine évolution des dérivés dans un effort concerté pour proposer une palette plus large de produits financiers innovants, rapporte Asian Investor.E Fund Management prépare ainsi des produits indiciels sur les commodities (agriculture, métaux, produits chimiques, énergie et textiles), tandis que de nombreux autres gérants ont commencé à négocier des contrats à terme sur indices. Ces derniers temps, les craintes liées à l’inflation ainsi que la flambée de certaines matières premières ont considérablement rehaussé l’intérêt des investisseurs pour cette classe d’actifs.
Dans une interview au Wall Street Journal, Yngve Slyngstad, le directeur général du fonds norvégien, le deuxième plus gros fonds souverain au monde, pense que les rendements des obligations des pays du Sud sont devenus plus attrayants l’an dernier et qu’ils vont continuer à s’améliorer en 2011, grâce en partie aux mesures gouvernementales. Le Pension Fund Global a vendu près de la moitié de ses investissements obligataires des pays du Sud de l’Europe en 2009 mais en a racheté une partie en 2010.
D’après Andrew Bosomworth, gérant chez Pimco (groupe Allianz Global Investors), les obligations d’Etat espagnoles (bonos) connaissent actuellement «une amélioration réelle de leur potentiel en tant qu’investissement», rapporte Expansión.Les bonos sont un meilleur placement que la dette grecque ou irlandaise. Cette attitude est un revirement, puisqu’en 2010, Pimco avait décidé de ne plus investir en obligations espagnoles.
L’agence de notation financière Moody’s a abaissé le 22 février la perspective de la note du Japon de «stable» à «négative» à cause de l’incapacité des autorités à réduire le déficit budgétaire et la dette colossale du pays. L’agence pourrait donc bientôt diminuer cette note attribuée à la dette à long terme du pays, fixée aujourd’hui à Aa2.Moody’s estime que les politiques économiques et budgétaires menées à Tokyo «pourraient ne pas suffire pour atteindre l’objectif de réduction du déficit fixé par le gouvernement ni pour contenir l’augmentation inexorable de la dette». Le Japon est endetté à hauteur de quelque 200% de son produit intérieur brut, la proportion la plus élevée parmi les pays développés.
Selon Responsible Investor, le fonds de pension néerlandais PGGM (103 milliards d’euros d’actifs sous gestion) veut renforcer ses compétences dansle domaine de l’investissement durable avec le recrutement d’un conseiller senior et d’un conseiller.
Durant la semaine au 16 février, les transferts de capitaux des fonds actions émergentes vers les fonds actions des marchés développés se sont accentués, selon les statistiques communiquées par EPFR Global. Les fonds actions ont enregistré une collecte de 8,39 milliards de dollars, les fonds obligataires de 1,16 milliard de dollars. Les fonds monétaires ont en revanche subi une décollecte de 3,73 milliards de dollars.La décollecte sur les fonds actions émergentes s’est élevée à 5,45 milliards de dollars tandis que la collecte dans les fonds actions des marchés développés s’est inscrite à son plus haut niveau depuis trente mois si bien que depuis le début de l’année, les fonds actions (Etats-Unis, Europe, Japon et international) ont drainé plus de 47 milliards de dollars, dont 29 milliards dans des fonds actions américaines. Durant les périodes correspondantes de 2009 et 2010, EPFR Global avait observé une décollecte de respectivement 28 milliards et 17 milliards de dollars.
Dans un entretien aux Echos, le fondateur du Quantum Fund, George Soros, estime que la menace d’une guerre des monnaies augmente. «La guerre des monnaies est déjà déclarée. Car, en pratique, il y a aujourd’hui deux systèmes monétaires: le système international et celui de la Chine, qui, encore une fois, sépare son compte courant de son compte de capital. Le fait que la Chine ait choisi de laisser son compte de capital fermé lui donne un grand avantage tant qu’elle est la seule à le faire. Le Brésil, la Corée et d’autres pays asiatiques sont aussi tentés par cette tendance. Cela risque d’entraîner la fin du libre mouvement des capitaux et des changes, et une perte pour tout le monde. Ce serait un grave revers. Nous n’en sommes pas encore là, mais nous allons dans cette direction», explique George Soros.
En janvier, les stratégies alternatives orientées sur les actions ont toutes réagi favorablement aux conditions positives sur les marchés boursiers et ont enregistré leur cinquième gain mensuel consécutif, indique l’Edhec-Risk Institute qui publie ses indices Edhec-Risk Alternative. Ainsi, la stratégie Equity Market Neutral a enregistré une hausse modeste de 0,5 %. Malgré sa plus faible exposition aux actions, la stratégie Event Driven (+1,47 %) a surperformé la stratégie Long/Short Equity (0,51 %). Mais la stratégie la plus performante en janvier a été celle de l’arbitrage sur les convertibles, qui a gagné 1,9 %, poussée notamment par l’élargissement des spreads de crédit. La moins bonne a été celle du Short Selling (-0,86 %). Globalement, la stratégie fonds de fonds a progressé de 0,16 %.
Selon L’Agefi suisse, le marché israélien est d’un intérêt certain pour les banques suisses de gestion tant en ce qui concerne la clientèle privée que la clientèle institutionnelle. La plupart des grandes banques suisses ont des bureaux ou une activité de gestion de patrimoine privé ou institutionnel en Israël. La remarquable croissance de l’économie et la précarité du pays ont créé une classe fortunée tournée vers une gestion internationale du patrimoine.
En décembre 2010, l’encours de parts émises par les OPCVM non monétaires de la zone euro était supérieur de 223 milliards d’euros à celui enregistré trois mois auparavant, en septembre 2010, selon des statistiques communiquées par la Banque centrale européenne. Cette hausse résulte principalement d’une progression de la valeur des parts. L’encours s’est ainsi inscrit à 5.738 milliards d’euros en décembre2010, contre 5.515 milliards en septembre. Sur la même période, l’encours des parts émises par les OPCVM monétaires de la zone euro a diminué, ressortant à 1.107 milliards d’euros après 1.138 milliards.Les souscriptions nettes de parts d’OPCVM non monétaires de la zone euro se sont inscrites à 82 milliards d’euros au quatrième trimestre 2010, tandis que les sorties nettes de parts d’OPCVM monétaires se sont établies à 35milliards.En ce qui concerne la ventilation par stratégies de placement, le rythme de progression annuel des parts émises par les fonds «obligations» est ressorti à 9,2% en décembre2010 et les souscriptions nettes se sont élevées à 13 milliards d’euros au quatrième trimestre. S’agissant des fonds «actions», le taux de croissance annuel est ressorti à 3,2% et les souscriptions nettes à 39 milliards d’euros. Pour les fonds «mixtes», les chiffres correspondants s’élèvent à, respectivement,6,3% et 26 milliards d’euros.
Selon L’Agefi suisse qui cite le Matin Dimanche, l’ancien patron du groupe pharmaceutique Serono et vainqueur de la Coupe de l’America, Ernesto Bertarelli, ambitionne de devenir un leader mondial de la gestion de fortune à travers un fonds créé à Londres. Selon le journal dominical, «la dernière création d’Ernesto Bertarelli» n’est autre qu’une société financière nommée Northill Capital qui a été fondée le 18 novembre à Londres. Northill Capital est «le bras armé avec lequel il compte “bâtir un empire de dimension mondiale dans le domaine de la gestion d’actifs privés et institutionnels».