Crédit Mutuel Asset Management votera contre la résolution 16 proposée aux actionnaires lors de l’assemblée générale de TotalEnergies qui se tient ce mercredi 25 mai. «En effet, le rapport Sustainability & Climate – Progress Report 2022 de TotalEnergies prévoit une forte augmentation de la production d’hydrocarbures sur 2019-2030. Or, les énergies fossiles devraient précisément être la cible d’une réduction significative conformément aux objectifs de long terme de l’Accord de Paris. La trajectoire de TotalEnergies apparaît en décalage avec celle souhaitable au niveau mondial et est susceptible d’accroître son risque de transition», explique la société de gestion dans un communiqué diffusé le 24 mai. Par ailleurs, Crédit Mutuel Asset Management regrette la quasi-stabilité du scope 3 monde hydrocarbures sur la période 2020-2030 annoncée par le groupe. La résolution 16 s’intitule: «Avis sur le rapport Sustainability & Climate - Progress Report 2022 rendant compte des progrès réalisés dans la mise en œuvre de l’ambition de la Société en matière de développement durable et de transition énergétique vers la neutralité carbone et de ses objectifs en la matière à horizon 2030, et complétant cette ambition». D’autres sociétés de gestion ont annoncé qu’elles s’y opposeraient. C’est le cas de Meeschaert Amilton et OFI AM. L’assemblée générale s’annonce houleuse.
Samsung Group a dévoilé, mardi, un plan d’investissements de 356 milliards de dollars (333 milliards d’euros) sur les cinq prochaines années, avec l’ambition de devenir leader dans un large éventail de secteurs. Ce montant reprend et renforce le plan de 205 milliards de dollars annoncé l’été dernier. Le conglomérat prévoit la création de 80.000 emplois d’ici à 2026, «essentiellement dans les activités principales, notamment les semi-conducteurs et la biopharmacie». Environ 80% du montant de ce plan quinquennal sera investi en Corée du Sud. Samsung, qui emploie déjà près de 20.000 personnes aux Etats-Unis, construit une usine au Texas, dont l’ouverture est prévue pour 2024.
Le gérant alternatif américain Castlelake a investi 150 millions de dollars dans le spécialiste crédit suédois IMH Finans. L’investissement comprend l’acquisition des prêts existants d’IMH et une facilité de financement pour le montage de nouveaux prêts. IMH se concentre sur les prêts d’un montant maximal de 50 millions de couronnes suédoises (4,7 millions d’euros) aux investisseurs et promoteurs immobiliers de petite et moyenne taille pour répondre à leurs besoins de liquidités à court terme dans des domaines tels que la construction et l’exploitation, et les prêts-relais garantis par des actifs immobiliers. Au cours de ses 8 années d’existence, IMH a prêté plus de 1,3 milliard de SEK en Suède. L’Américain, qui compte 21 milliards de dollars d’encours sous gestion, est spécialisé dans les actifs réels.
Samsung Group a dévoilé mardi un plan d’investissements de 356 milliards de dollars (333 milliards d’euros) sur les cinq prochaines années avec l’ambition de devenir leader dans un large éventail de secteurs. Ce montant reprend et renforce le plan de 205 milliards de dollars annoncé l'été dernier.
Un seul gérant chez Capital Group a été à l’origine de la vente pour 8 milliards d’euros d’actions de banques européennes cette année, après que la guerre en Ukraine et la menace d’une récession mondiale a poussé la société de gestion à déconsidérer le secteur, rapporte le Financial Times. Capital, qui gère 2.700 milliards de dollars d’actifs, était jusqu’à récemment l’un des rares investisseurs actifs à soutenir les valeurs bancaires européennes. Ces dernières années, la société de gestion avait bâti, sous la houlette du gérant Nick Grace, des participations importantes dans des banques comme Barclays, Deutsche Bank, Commerzbank, Société Générale, UniCredit, Santander, BNP Paribas et UBS. Mais les craintes d’une hausse de l’inflation et d’une chute de la croissance provoquées par l’invasion de l’Ukraine ont conduit Nick Grace et d’autres gérants de Capital à vendre 8,1 milliards d’euros d’actions bancaires depuis le début de l’année, selon des sources proches du dossier et les calculs du FT.
Campbell Fleming, directeur général du gestionnaire d'actifs et de fortune britannique AssetCo, présidé par l'ancien fondateur et dirigeant d'Aberdeen Asset Management Martin Gilbert, revient pour L'Agefi sur l'expansion rapide de la firme qui enchaîne les acquisitions.
Hyundai Motor Group a fait savoir dimanche qu’il investirait 5 milliards de dollars (4,7 milliards d’euros) supplémentaires aux Etats-Unis d’ici à 2025 afin de renforcer la collaboration avec les entreprises américaines dans le domaine des technologies de pointe. Les investissements, annoncés lors d’une visite du président américain Joe Biden à Séoul, concernent la robotique, la mobilité aérienne urbaine, la conduite autonome et l’intelligence artificielle, a précisé le groupe. Ce nouvel investissement porte à environ 10 milliards de dollars le montant total des investissements prévus par le groupe aux Etats-Unis jusqu’en 2025, soit plus que les 7,4 milliards annoncés l’an dernier.
Le groupe de transport aérien Air France-KLM a annoncé vendredi être entré en négociations exclusives avec le fonds d’investissement Apollo Global Management pour obtenir une injection de 500 millions d’euros au capital d’une filiale d’Air France. Cette filiale possède un parc de moteurs de rechange qui sont dédiés à l’activité d’ingénierie et de maintenance de la compagnie aérienne française, a indiqué le groupe dans un communiqué. Air France-KLM utilisera le produit de la transaction pour procéder au remboursement partiel des obligations perpétuelles de l’Etat français. Au printemps 2021, Paris avait converti son prêt d’actionnaire de 3 milliards d’euros en titres de dette super subordonnés. «Ce capital serait comptabilisé comme des fonds propres selon les normes IFRS, ce qui renforcerait le bilan d’Air France-KLM et d’Air France», a indiqué le transporteur aérien.
OFI AM a annoncé avoir décidé de voter contre des résolutions en lien avec l’ambition climatique de TotalEnergies qui seront soumises au vote de l’assemblée générale du groupe pétrolier le 25 mai. La société de gestion avait déjà voté contre l’an dernier.Cette année elle explique son choix par plusieurs éléments même si elle salue les efforts engagés par le groupe notament suite à une proposition de résolution qu’elle a portée avec d’autres actionnaires. La société de gestion estime que «ces éléments restent encore insuffisants pour analyser la trajectoire de décarbonation de l’entreprise, et les moyens annoncés nous semblent sous dimensionnés pour atteindre l’objectif. De plus, les informations additionnelles apportées dans le cadre du reporting mettent en relief quelques incohérences entre une projection à la hausse de nouveaux projets pétroliers ou gaziers alors que les scénarios climatiques appellent à un arrêt de la production à moyen terme. En outre, les sujets liés à la gouvernance qui sont aussi des indicateurs éclairants sur l’engagement de l’entreprise, la sensibilité à ces enjeux et les moyens mis en œuvre, ont fait l’objet d’une vigilance toute particulière de la part des équipes OFI AM."OFI AM indique qu’elle votera contre :la résolution n°16 (Avis sur le rapport Sustainability and Climate - Progress Report 2022 rendant compte des progrès réalisés dans la mise en œuvre de l’ambition de la Société en matière de développement durable et de transition énergétique vers la neutralité carbone et de ses objectifs en la matière à horizon 2030).les résolutions n°6, 7 et 8, relatives au renouvellement du mandat de trois administrateurs : ceci s’explique par les choix stratégiques en matière du climat qui sont approuvés et validés par le Conseil mais aussi par les défaillances en matière de gouvernance constatées à l’issue de dépôts des résolutions en 2022.la résolution n°10 relative à l’approbation des informations relatives à la rémunération des mandataires sociauxla résolution n°12 relative à l’approbation de la rémunération versée ou attribuée à Patrick PouyannéEn conclusion, «il nous apparait crucial de considérer non pas seulement l’objectif final mais la trajectoire dans son intégralité pour que l’objectif soit crédible et réalisable. C’est pourquoi, OFI AM, comme d’autres actionnaires de TotalEnergies, encourage les efforts de TotalEnergies tout en l’incitant à aller plus vite et plus loin dans sa stratégie climat.»
Swiss Life Asset Managers France a annoncé, jeudi, avoir réalisé une nouvelle acquisition, celle d’un actif de bureaux au sein du marché immobilier madrilène, pour le compte d’un de ses fonds, dédié à l’assureur français MAIF. Il s’agit d’un immeuble de 3.535 m² situé à proximité immédiate de la grande gare d’Atocha. Construit en 1970, l’immeuble vient de faire l’objet d’une restructuration lourde, qui s’est terminée en février 2022. L’immeuble dispose de 200 m² d’espaces extérieurs, dont notamment une terrasse au sixième étage et un toit-terrasse au septième. Les panneaux solaires installés en toiture permettent par ailleurs de produire une partie de l’énergie nécessaire au fonctionnement de l’immeuble.
A quelques jours de l’assemblée générale de TotalEnergies, le gérant Meeschaert Amilton AM a publié un communiqué pour «saluer les avancées du groupe en matière de transparence climatique», mais indiquer dans le même temps qu’il votera contre la résolution «Say on Climate» du groupe sans alignement de sa politique a un scenario 1,5 degré. La société de gestion rappelle que de nouveaux objectifs ont été annoncés le 24 mars, notamment sur la réduction des émissions liées à la vente de produits pétroliers et au méthane. Par ailleurs, TotalEnergies s’est récemment engagé à développer une plus grande transparence dans le cadre d’un courrier envoyé à Climate Action 100+ , dans lequel il annonce la future publication : des objectifs de réduction absolue et relative des émissions de gaz à effet de serre (GES) de Scope 1, 2 et 3 à court (2025) et moyen terme (2030), couvrant toutes les activités de l’entreprise. de l’évolution du mix énergétique et les volumes de production visés pour ces échéances.des plans d’investissement à court et moyen terme, ventilés par secteur et par orientation entre maintenance et croissance des actifs de l’entreprise.de la contribution potentielle des émissions de GES captées à la réalisation des objectifs de réduction des émissions de GES de la société. des travaux menés par l’entreprise avec des tiers pour évaluer la pertinence de ces objectifs au regard de la mise en œuvre de l’Accord de Paris.Ces nouveaux engagements devraient permettre dès 2023 de mieux évaluer la stratégie de transition énergétique de TotalEnergies et de s’assurer d’un vote annuel des actionnaires dans le cadre d’une résolution «Say On Climate», écrit Meeschaert Amilton AM. Cependant, la compatibilité de certains projets en cours de développement (notamment l’exploration de nouveaux gisements pétroliers et gaziers) avec un alignement de la trajectoire de réchauffement à 1,5 degré reste encore très peu probable. Il est en effet fondamental d’avoir plus de visibilité sur la façon dont les projets d’exploration d’énergies fossiles et les projets de production s’inscrivent dans une stratégie de neutralité carbone à horizon 2050. A cet effet, les investisseurs souhaitent s’assurer que les objectifs à court et moyen termes sont compatibles avec un scénario de réchauffement limité à 1,5 degré. C’est pourquoi pour l’assemblée générale du 25 mai 2022, Meeschaert Amilton AM a décidé de voter contre la résolution 16: «Avis sur le rapport Sustainability & Climate - Progress Report 2022 rendant compte des progrès réalisés dans la mise en œuvre de l’ambition de la Société en matière de développement durable et de transition énergétique vers la neutralité carbone et de ses objectifs en la matière à horizon 2030, et complétant cette ambition».
Antin Infrastructures Partners vient d’investir 150 millions d’euros dans la société Power Dot, spécialisée dans l’installation et l’exploitation de bornes de recharge électrique rapide. A l’occasion de ce placement privé intermédié par la boutique néerlandaise Improved Corporate Finance, le fonds d’infrastructures prend une participation minoritaire de co-contrôle, aux côtés du management de l’actionnaire portugais Grupo Arié. La valorisation de Power Dot n’a pas été dévoilée. Cet investissement intervient dans le cadre de la stratégie Next Generation d’Antin IP, dont le fonds Next Gen Fund I est en cours de levée et vise 1,2 milliard d’euros, selon le site Infrastructure Investor. Il a annoncé, au début du mois, le recrutement d’une équipe dédiée, dont l’ancienne ministre Nathalie Kosciusko-Morizet. «Le but de Next Gen est d’aller chercher les infrastructures de nouvelle génération qui nécessitent beaucoup d’investissements, et Power Dot correspond parfaitement à cette stratégie», explique Nicolas Mallet, associé chez Antin et en charge de Next Gen. Viser les espaces commerciaux Les fonds levés permettront à Power Dot, lancé en 2018 au Portugal, d’accélérer le déploiement des bornes de recharge en France, avec un objectif de 7.000 bornes d’ici à 2025, contre 2.500 opérationnelles ou en cours d’installation aujourd’hui, et près de 500 stations. «Le réseau français est sous-développé, n’est pas adapté au temps de passage des utilisateurs, et il est mal entretenu», fait valoir Matthieu Dischamps, directeur France et Benelux de Power Dot. Le modèle de la société consiste à développer des bornes de recharge dans les espaces commerciaux, tels que les parkings d’hypermarché, de restaurants ou de lieux de divertissement. «Nous apportons l’électricité là où vont les consommateurs, poursuit Matthieu Dischamps. Nos techniciens maillent tous les territoires et nous voulons en recruter encore davantage.» L’offre BtoB de Power Dot, qui prend en charge les coûts d’installation et d’exploitation des bornes, peut s’appuyer sur les évolutions réglementaires encourageant la transition électrique des transports. «Une directive européenne oblige les opérateurs de sites avec parking à avoir au moins 5% de places équipées de bornes. Cela peut s’avérer extrêmement coûteux pour ces opérateurs, donc le modèle de Power Dot est très pertinent», souligne Nicolas Mallet.
La société d’investissement Vesa Equity Investment, contrôlée par l’homme d’affaires tchèque Daniel Kretinsky, a franchi en hausse le seuil de 15% du capital du distributeur spécialisé Fnac Darty, selon un avis publié mardi par l’Autorité des marchés financiers (AMF). Vesa Equity détient 4,015 millions d’actions Fnac Darty représentant 15,004% du capital et des droits de vote de la société, a précisé l’AMF. Le fonds, qui s’est fait connaître en France en prenant des participations dans différents groupes de médias ou dans le distributeur Casino, avait annoncé en février dernier détenir plus de 5% du capital de Fnac Darty. Il a réaffirmé dans l’avis publié mardi n’avoir pas l’intention d’acquérir le contrôle de la société ni de demander la nomination d’un ou plusieurs membres au conseil d’administration.
Le Suédois EQT Exeter a fait l’acquisition de six logements étudiants dans le cadre de deux transactions distinctes auprès de filiales de Watkin Jones PLC et de Tide Construction. Les transactions totalisent 2.313 lits dans des villes universitaires du Royaume-Uni. Elles portent le portefeuille européen de logements étudiants d’EQT Exeter à un total de 5.222 lits. Le montant des opérations n’est pas détaillé. La société de gestion a acquis auprès de Watkin Jones cinq actifs totalisant 2.063 lits à Bath, Nottingham, Swansea, Bristol et Glasgow. Auprès de Tide Construction, la société a fait l’acquisition de 250 lits dans un actif en exploitation connu sous le nom de Great Court, situé à South Bermondsey, à Londres. «EQT Exeter voit un potentiel de croissance significatif dans le secteur du logement étudiant en Europe et dispose d’une réserve importante d’opportunités d’acquisitions supplémentaires sur des marchés présentant des déséquilibres importants entre l’offre et la demande et des profils démographiques convaincants», expose un communiqué. EQT Exeter est née de la fusion d’EQT Real Estate et d’Exeter Property Group l’an dernier.
Apollo envisage de proposer un investissement d’environ 1,25 milliard de dollars à la ligue mexicaine de football, la Liga MX, en échange d’une part de 20 % des bénéfices des droits médiatiques non mexicains de la ligue au cours des 50 prochaines années, selon Sportico, citant une personne proche des discussions. La proposition est toutefois subordonnée à l’acceptation par les équipes mexicaines de vendre l’ensemble de leurs droits de diffusion. Selon Sportico, Liga MX est de loin la ligue de football la plus regardée aux États-Unis.
Warren Buffett a profité de la baisse des marchés pour augmenter ses investissements en actions, déployant des dizaines de milliards de dollars sur les derniers mois, rapporte le Wall Street Journal. Sa société Berkshire Hathaway a acquis 901.768 actions d’Occidental Petroleum la semaine dernière, selon un document réglementaire. Cela fait de l’entreprise l’une de ses dix principales positions. Ces derniers mois, Berkshire a aussi renforcé sa participation dans Chevron, placé un pari fusions-acquisitions sur Activision Blizzard, acquis des actions de HP, Citigroup et Ally Financial, et continué à se renforcer sur Apple, qui reste sa principale position. Dans le même temps, il est sorti de Wells Fargo.
La société de capital investissement Capital Dynamics, a annoncé le closing final de son fonds «Capital Dynamics Mid-Market Direct V» (MMD V) à 578 millions de dollars d’engagements. Il s’agit du cinquième millésime de sa gamme de fonds Mid-Market Direct qui réalisent des investissements directs en fonds propres et quasi-fonds propres dans des entreprises du mid-market aux côtés de sociétés de gestion établies et/ou spécialisées. MMD V investit principalement dans le cadre d’opérations de buyout ou de capital développement. «Nos recherches démontrent que les co-investissements post crise ont tendance à surperformer», affirme dans un communiqué David Smith, senior managing director de l’activité de co-investissement de Capital Dynamics. Le groupe entend déployer l’argent dans les deux ans à venir après avoir commencé à investir en 2020. Il a déployé à ce jour plus de 35 % de son capital avec 16 investissements dans le mid-market. Créée en 1988 aux Etats-Unis, Capital Dynamics revendique la gestion et le conseil de quelque 13 milliards de dollars d’actifs, et compte 160 salariés dans 14 bureaux en Europe, au Moyen-Orient, en Amérique du Nord et en Asie.