Des responsables économiques, des investisseurs et des responsables politiques ont affirmé le 11 avril à Londres leur volonté de s’engager dans la lutte contre le changement climatique et contre les discriminations liées au sexe. Une nouvelle initiative originale, baptisée « Two Degrees of Change », sous la houlette notamment de Helena Morrissey, CEO de Newton Investment Management, et de Christiana Figueres, la Secrétaire exécutive de la Convention-cadre des nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) qui a piloté en décembre dernier les négociations à Paris sur le changement climatique (COP21). La manifestation s’est notamment concentrée sur les moyens que pourraient mettre en oeuvre les acteurs de l’investissement pour traiter notamment les risques financiers associés au changement climatique. «En tant qu’industrie, nous étions concernés mais nous nous très peu engagés pour lutter contre la crise financière. Nous ne devons pas faire la même erreur sur le changement climatique», a notamment déclaré Helena Morrissey, citée dans un communiqué. Dans le sillage de la conférence, un plan d’action sera mis en place, qui vise à tirer parti de la proportion croissante de femmes dans les conseils d’administration et de leur présence «significative» dans les équipes d’investissement ESG pour mettre en avant des initiatives pour favoriser la transition climatique. Trois thèmes ont été sélectionnés : les femmes comme agents du changement, les investisseurs comme agents du changement et la nouvelle génération des «millenials» comme agents du changement.
Les hedge funds investis en Chine ont perdu en moyenne 7,4% au premier trimestre 2016 en raison des turbulences traversées par l'économie et les marchés chinois, selon des données d’eVestment, rapporte l’agence Reuters. Les hedge funds ont ainsi perdu en un trimestre ce qu’ils avaient gagné sur l’ensemble de l’année écoulée. Les hedge funds ont enregistré l’an dernier une performance de 7,5%.Les statistiques d’eVestment indiquent aussi que les hedge funds investis sur le Brésil et la Russie ont dégagé au premier trimestre des performances de respectivement 16,9% et 18%.
Le montant total des fonds levés par introduction dans le monde, qui s'élève à 12,5 milliards d’euros, a chuté de près de 65 % par rapport à la même période en 2015, ce qui en fait le démarrage le plus lent depuis le premier trimestre 2009 (1,5 milliard d’euros, 69 introductions), selon le dernier IPO Watch publié par PwC. Les marchés boursiers et obligataires ont en effet dû affronter des vents contraires en raison de la faiblesse historique des prix du pétrole, du ralentissement de l'économie chinoise et des incertitudes persistantes autour des taux d’intérêt américains."Ce trimestre a été difficile pour l’activité des IPO mais, pour autant, cela ne veut pas dire que les perspectives sont mauvaises pour fin 2016 et début 2017. Nous pensons que les candidats du secteur financier, les privatisations sur le continent européen et les scissions stratégiques contribueront largement à la levée de fonds annuelle», explique Philippe Kubisa, associé chez PwC, spécialiste des marchés de capitaux. «Toutefois, poursuit le spécialiste, la fenêtre propice aux IPO commence à se refermer à mesure que nous nous rapprochons du référendum sur la sortie du Royaume-Uni de l’UE et de la traditionnelle pause estivale, et nous nous attendons donc à une période de volatilité accrue car les acteurs du marché seront réticents à valoriser les introductions en bourse. Ainsi, nous anticipons qu’il est peu probable que nous atteignons la barre des 10 milliards d’euros avant l’été. Cette situation marque donc un retour aux niveaux observés au premier semestre 2013, avant le boom que nous avons connu ces deux dernières années ». En Europe, l’activité des introductions a chuté au premier trimestre 2016 pour s'établir aux niveaux observés début 2013. À peine 50 opérations ont été enregistrées sur la période, pour une levée de fonds atteignant 3,5 milliards d’euros. Seules trois places boursières (Londres, OMX et Deutsche Börse) ont accueilli des IPO d’un montant supérieur à 50 millions d’euros, contre neuf au 1er trimestre 2015. L’Europe attend toujours sa première introduction en bourse supérieure à 1 milliard d’euros de l’année, alors que l’an passé avait été dominé par 14 «mega deals».
Plusieurs investisseurs gérant 1.000 milliards de dollars d’encours ont appelé les principaux groupes alimentaires à cesser d’utiliser de manière excessive les antibiotiques dans leur chaîne d’approvisionnement pour la viande, craignant qu’une « surutilisation systémique » de ces médicaments ait des effets dommageables pour la santé des hommes et pour les rendements financiers. Les fast foods McDonald’s, Domino’s Pizza, la chaîne de pubs anglais JD Wethersppon, et sept autres restaurateurs mondiaux ont été contactés par la coalition de 54 sociétés de gestion et fonds de pension. Ce groupement inclut notamment Aviva Investors, Natixis Asset Management et Coller Capital, note le FTfm. L’utilisation d’antibiotiques dans le bétail cause des résistances au sein des hommes, s’inquiètent ces investisseurs, après l’avertissement de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Les actifs investis dans les ETF/ETP au niveau mondial ont franchi pour la seconde fois la barre des 3.000 milliards de dollars à la fin du premier trimestre 2016, selon des statistiques communiquées par ETFGI. Les ETF/ETP avaient pour la première fois franchi cette barre symbolique en mai 2015. Au mois de mars, les ETF/ETP ont enregistré une collecte nette de 45,30 milliards de dollars. Les véhicules dédiés aux actions ont engrangé la plus forte part de cette collecte, avec un montant de 26,30 milliards de dollars, devant les ETF/ETP investis dans l’obligataire (14,80 milliards de dollars) et ceux investis dans les matières premières (2,42 milliards de dollars).Les poids lourds du secteur continuent de dominer le marché. iShares a attiré au mois de mars une collecte nette de près de 21 milliards de dollars, loin devant Vanguard qui a engrangé 9,74 milliards de dollars et SPDR ETF (6,25 milliards de dollars). Depuis le début de l’année, iShares arrive en tête des souscriptions, avec un montant de 24,54 milliards de dollars, devant Vanguard (17,82 milliards de dollars) et SPDR ETF (8,78 milliards de dollars).
La société de capital-investissement Ardian a annoncé, ce 11 avril, la signature d’un accord avec Eurazeo et Mérieux Développement en vue de la cession de sa participation majoritaire dans Novacap, le groupe international de chimie de spécialité basé à Lyon. Ardian conserve toutefois une participation minoritaire, « réaffirmant ainsi sa confiance dans l’équipe de management présidée par Pierre Luzeau », précise la société dans un communiqué. « Depuis mars 2011, Novacap a fortement accéléré son développement et son internationalisation sous l’impulsion d’Ardian », ajoute l’ex-Axa Private Equity. De fait, Novacap a réalisé six opérations de croissance externe, dont deux en Chine et une en Allemagne, pour un montant cumulé d’acquisitions d’environ 240 millions d’euros. En outre, Novacap a accru son programme d’investissement organique dans son outil de production en déployant près de 85 millions d’euros au cours des trois dernières années. « Grâce à cette transformation, Novacap est aujourd’hui majoritairement présent à l’international avec notamment une forte présence en Asie (représentant la moitié des effectifs) contre une activité principalement basée en France lors de la prise de participation majoritaire d’Ardian », selon un communiqué.L’opération, dont le montant n’a pas été dévoilé, reste soumise à l’approbation des autorités réglementaires.
Moins d’un cinquième des investisseurs professionnels pensent que le Royaume-Uni sortie de l’Union européenne en 2016, contre plus de la moitié des investisseurs particuliers, selon les résultats des question d’actualité du dernier baromètre d’Ossiam évaluant la confiance des investisseurs français, institutionnels et particuliers. Plus des deux tiers des investisseurs estiment qu’en cas de Brexit, l’attractivité de la place de Paris sera renforcée.Par ailleurs, les investisseurs professionnels n’anticipent pas de crise bancaire en 2016. Les investisseurs particuliers sont plus partagés, 44% d’entre eux anticipant une nouvelle crise en 2016.
Aviva France a annoncé le renforcement de son investissement dans l'économie sociale et environnementale pour un montant de 10 millions d’euros. Ce nouvel engagement s’inscrit dans la continuité des investissements réalisés par le biais du fonds Aviva Impact Investing France, lancé en 2014 à l’initiative d’Aviva France et avec le soutien du Comptoir de l’Innovation.Aviva Impact Investing France est un fonds de capital-développement, entièrement financé par Aviva France et doté de 20 millions d’euros. Ce fonds vise à soutenir des entreprises françaises sociales en décollage, dont le business model a fait ses preuves et qui souhaitent changer d’échelle par le renforcement de leurs fonds propres, dans un horizon de placement de 5 à 7 ans. Au cours des deux dernières années, le fonds a financé près d’une vingtaine d’entreprises françaises sociales dont Phénix, Castalie, Centimeo, Moulinot, Ubcycle et VAE les 2 Rives."En créant Aviva Impact Investing France en 2014, nous avons été le premier investisseur privé à lancer un fonds d’investissement dédié au financement de l’innovation sociale et environnementale. En 2015, nous sommes allés plus loin en lançant la Fabrique Aviva, une initiative de mécénat grand public dotée de 1 million d’euros pour donner un coup de pouce au démarrage de projets à impact local à travers la France. Deux initiatives complémentaires qui nous ont permis de soutenir beaucoup d’entrepreneurs innovants et qui illustrent le très fort dynamisme de cette nouvelle économie sociale et environnementale. En lançant un nouveau partenariat avec 1001Pact, nous souhaitons pouvoir soutenir les particuliers et les professionnels désireux de donner du sens à leur épargne en investissant dans des entreprises en croissance à vocation sociale, sociétale ou environnementale. Nous sommes convaincus du potentiel de rendements vertueux qu’offre l’économie réelle pour tous les investisseurs», commente Nicolas Schimel, directeur général d’Aviva France, cité dans un communiqué.
Selon Nicolas Forest, directeur de la gestion obligataire chez Candriam, «les dernières actions de la Banque centrale européenne laissent le goût amer des lendemains de fête». Il souligne dans L’Agefi que malgré les cadeaux surprises, la baisse de l’euro marque le pas et les actifs risqués européens peinent à surperformer leurs homologues américains. «Tout comme la Banque du Japon, la BCE est donc confrontée à la limite de son pouvoir d’action. Avec des taux négatifs et un programme d’achat d’actifs difficile à mettre en oeuvre, les bonnes surprises sont désormais derrière nous», analyse Nicolas Forest, pour qui la guerre des devises va donc progressivement s’arrêter faute de munitions.
Mathieu Pivovard est responsable gestion diversifiée et allocation tactique chez AllianzGI. Dans L’Agefi, il explique pourquoi il n’est pas plus agressif sur les actions européennes, après leur récente baisse. «Nous avons adopté un profil plus prudent depuis la fin de l’an dernier, revenant, sur les actifs risqués, à des allocations plus proches des allocations de référence. Les incertitudes qui ont pesé sur les marchés boursiers en début d’année ne semblent pas encore levées», souligne-t-il. Il cite notamment la politique monétaire de la Fed qui reste «confuse» et celle de la Banque centrale européenne qui «n’est pas encore convaincante"; les valorisations des marchés d’actions américains encore élevées; les prix des matières premières bas et volatils ou encore la situation économique de certains pays émergents.
«Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres». Convoquer Gramsci pour évoquer les nouvelles tendances de la gestion d’actifs en 2016 n’est pas chose banale. Mais Pascal Koenig, associé et responsable du secteur de la gestion d’actifs chez Deloitte, a ainsi d’emblée mis en exergue la singularité de la situation actuelle. «Nous sommes à l’aube d’une nouvelle révolution industrielle mais nous sommes encore entre deux eaux», a-t-il récemment souligné à l’occasion d’un point de presse.Et comme les marchés, les asset managers n’aiment pas l’incertitude. Si toutes les sociétés déjà actives dans le munérique/digital ne sont certainement pas des monstres, elles n’en constituent pas moins autant de défis lancés au secteur de la gestion d’actifs. D’autant plus que l’impact du digital sur les processus du secteur est manifestement à l'œuvre dans tous les domaines. Dans la gestion financière par exemple avec l’utilisation du Big Data pour l'élaboration de stratégies d’investissement innovantes (Quantcube), dans le commercial et la relation client avec la mise en place des interfaces entre l’outil CRM et les canaux digitaux pour valoriser le capital et faciliter la prospection (salesforce Pardot) ou encore dans le juridique et fiscal avec une collecte des informations facilitée pour la production des documents juridiques dans le cadre d’une veille réglementaire et des alertes en continu (Fundsapps). Il est deux domaines qui intéressent particulièrement les gestionnaires d’actifs en raison de leur impact dans leurs activités de distribution : la technologie blockchain et les «robo-advisers» ou les fournisseurs de gestion de portefeuille automatisée. Avec la technologie blockchain, une opération sur titres qui peut prendre entre un et quatre jours dans le cadre d’une distribution de fonds traditionnelle peut être traitée en l’espace de quelques secondes dans le cadre d’un modèle Blockchain. Toutefois, relève Pascal Koenig, pour bien fonctionner, ce système nécessite l’accord de la communauté financière concernée. Quid du «robo-adviser» qui alimente régulièrement la chronique financière avec de nouvelles offres et/ou le rachat de petites sociétés par les géants du secteur de la gestion d’actifs, à l’instar de BlackRock qui a repris récemment FutureAdvisor, un «robo-advisor» basé à San Francisco ou encore Fidelity qui a signé l’an dernier un partenariat avec la plate-forme Betterment pour un accès automatisé à ses fonds des clients de 3.000 conseillers partenaires. Les régulateurs internationaux et de toutes les grandes places financières s’intéressent d’ailleurs de plus en plus au phénomène. La FCA a tout récemment indiqué qu’elle allait surveiller de très et encadre plus strictement les activités de l’ensemble des entreprises spécialisées dans les technologies financières. L’organisation internationale des commissions de valeurs (OICV/Iosco) a de son côté souligné fin février que les robo-advisors et la technologie blockchain seraient en bonne place dans ses travaux des douze prochains mois. Le marché des robo-advisors est en forte croissance au niveau mondial. Aux Etats-Unis, on dénombre quelque 200 robo-advisors qui gèrent environ 45 milliards de dollars en janvier 2016. Autrement dit, les encours gérés par ces nouveaux fournisseurs ne représentent tout au plus que 0,1% des actifs gérés aux Etats-Unis. En Europe, la pénétration du marché est plus récente. Le modèle est déjà bien implanté au Royaume-Uni avec des sociétés comme nutmeg alors qu’en France, le marché est moins développé et ne permet pas encore d'établir des conclusions significatives, selon Deloitte. Toutefois, Deloitte estime que sur le marché américain, les actifs gérés par les robo-advisors pourraient se situer entre 10% et 14% d’ici à 2025. L’univers de la gestion d’actifs est donc engagé dans une transformation en profondeur sous la pression des innovations numériques qui obligent les acteurs à repenser leur modèle et leur avenir à l’aune du digital. Mais les monstres évoqués par Gramsci ne seront pas forcément au rendez-vous. Les enquêtes montrent d’ailleurs que le papier reste un élément-clé dans l’univers du marketing. Pascal Koenig en est en tout cas convaincu...
Les Français estiment probable une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, selon les résultats du baromètre évaluant la confiance des investisseurs français, institutionnels et particuliers, réalisé par Ossiam conjointement avec l’institut CSA et Les Echos. Plus de la moitié des investisseurs particuliers pense ainsi que le Royaume-Uni sortira de l’UE en 2016.Les investisseurs professionnels, quant à eux, sont une très grande majorité (81%) à penser que le Royaume-Uni restera dans l’UE en 2016. Alors qu’on ne sait pas quels seront les conséquences exactes pour le Royaume-Uni d’un «Brexit», les Français sont près de 75 % à estimer qu’elle favorisera l’attractivité la Place de Paris.Plus généralement, Ossiam a interrogé les sondés sur une éventuelle crise bancaire à venir. Si les investisseurs professionnels rejettent dans leur très grande majorité cette idée, les particuliers affichent un avis plus contrasté, 44% d’entre eux anticipant une nouvelle crise en 2016.
Les taux négatifs risquent d’affecter les dépenses de consommation et de miner la croissance économique qu’ils sont censés encourager, a prévenu Larry Fink, le directeur général de BlackRock, rapporte le Financial Times. Selon lui, on ne prête pas suffisamment d’attention aux effets des taux négatifs sur les habitudes d’épargne. Ses propos interviennent alors que le Fonds monétaire international estime que la politique de taux négatifs a ses limites.
Devant la prudence de la Réserve fédérale américaine concernant une poursuite de la hausse des taux d’intérêt aux Etats-Unis, les investisseurs ont confirmé semblent à nouveau favoriser début avril les actifs risqués. Durant la semaine au 6 avril, les fonds spécialisés sur la dette émergente ont ainsi attiré 2 milliards de dollars, le montant hebdomadaire le plus élevé depuis juin 2014, selon la dernière étude hebdomadaire de Bank of America Merrill Lynch Global Research qui reprend des données du spécialiste de l'évolution des flux EPFR Global.Les fonds dédiés à l’obligataire high yield ont de leur côté enregistré une collecte nette supérieure au milliard de dollars pour la sixième fois au cours des sept dernières semaines. Les fonds investis en obligations indexées sur l’inflation ont affiché des entrées nettes de 1,1 milliard de dollars, le montant le plus élevé depuis avril 2015, confirmant les craintes des investisseurs quant à une éventuelle accélération de la hausse des prix aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne. Toutes catégories confondues, les fonds obligataires ont attiré quelque 8 milliards de dollars, soit le montant le plus élevé des douze derniers mois. Depuis le début de l’année, la collecte cumulée des fonds obligataires atteint près de 35,7 milliards de dollars. Côté actions, le tableau est un peu différent puisque les dégagements depuis le début de l’année totalisent plus de 46 milliards de dollars. Mais durant la semaine au 6 avril, les fonds actions ont attiré 4,3 milliards de dollars grâce surtout à des entrées nettes de 5,4 milliards de dollars pour les fonds dédiés aux actions américaines. En revanche, les investisseurs continuent de bouder les fonds spécialisés sur les actions européennes et japonaises qui terminent la semaine sur des rachats de respectivement 700 millions de dollars et 1 milliard de dollars. Cela dit, EPFR Global observe dans ses commentaires que les fonds spécialisés dans les actions françaises ont enregistré leur plus forte collecte hebdomadaire depuis le milieu du troisième trimestre 2011, l’essentiel des souscriptions étant investi dans deux fonds véhicules. Les fonds investis dans les actions émergentes ont pour leur subi des rachats pour un montant de 600 millions de dollars.
AXA Investment Managers (AXA IM) a annoncé une collaboration avec State Street et MKT MediaStats pour l’évaluation d’indicateurs tirés des données permettant d’analyser les informations économiques et boursières. MKT MediaStats, une société fondée et dirigée par des universitaires de renom, s’appuie sur de multiples sources de « big data » de plus en plus accessibles pour analyser leurs implications sur les marchés financiers. Elle fait appel aux recherches considérables effectuées par ses partenaires qui s’étendent au domaine commercial. Les données d’inflation de PriceStats sont des séries de mesures quotidiennes dérivées des prix affichés sur les sites publics de centaines de magasins en ligne. « AXA IM, MKT MediaStats et State Street partagent le même engagement pour l’exploration de nouvelles sources de données susceptibles d’améliorer notre capacité à prendre rapidement des décisions d’investissement sur la base d’informations fiables, commente Joseph Pinto, COO d’AXA Investment Managers. L’exploitation de ces solutions de « big data » nous permettra de perfectionner de multiples aspects de notre service client. Nous pouvons ainsi non seulement augmenter les connaissances à notre disposition, mais aussi réduire le temps nécessaire au triage manuel des ressources en données. Les opportunités que présente le big data sont très intéressantes et notre collaboration avec State Street et MKT MediaStats s’inscrit dans une série d’initiatives que nous explorons chez AXA IM pour exploiter les données au profit de nos clients ».« Les sources de données disponibles aux investisseurs se sont multipliées considérablement avec l’ère du numérique, à un point tel qu’il est désormais impératif de pouvoir consommer et analyser ces informations rapidement et correctement, ajoute Jessica Donohue, Chief Innovation Officer de State Street Global Exchange. Le succès des investisseurs dans les années à venir continuera de dépendre largement de leur capacité à absorber une quantité exponentielle d’informations et à les synthétiser. Notre objectif est de combler l’écart entre la décision financière et la recherche universitaire dans ce domaine afin d’aider les investisseurs à atteindre leurs objectifs de rendement par rapport au risque ». MKT MediaStats a été fondé par Gidéon Ozik, professeur affilié à l’EDHEC et ancien gérant de hedge funds à la Société Générale ; Professeur Ronnie Sadka, président du département Finance à la Carroll School of Management de Boston College ; Ken Froot, professeur à la Harvard Business School et partenaire fondateur de FDO Partners ; et Hadar Shezifi, entrepreneur dans la technologie et ancien architecte à Neustar. MKT utilise des données non structurées provenant de multiples sources, y compris 25.000 sources médiatiques distinctes, pour en extraire une large gamme d’indications sur le comportement du marché, tels que la confiance, les mouvements de prix, le risque et la liquidité d’actifs particuliers.Les indices d’inflation PriceStats de State Street sont produits à partir d’un logiciel qui scanne le code sous-jacent des sites publics sur internet pour saisir l’éventail complet des produits vendus par les détaillants en ligne, comprenant les produits alimentaires, les boissons, les appareils électroniques, les vêtements, les meubles, les produits ménagers, les médicaments sous ordonnance et en vente libre. La technologie suit les fluctuations de prix sur environ cinq millions d’articles vendus par des centaines de détaillants en ligne dans plus de 70 pays. La méthodologie de PriceStats est basée sur les travaux de recherche importants menés par Alberto Cavallo et Roberto Rigobon, professeurs à MIT et le projet BPP « Billion Prices Project » de MIT. Alberto Cavallo et Roberto Rigobon se sont appuyés sur cette recherche et leur expertise en économie monétaire pour développer les indices PriceStats.
ResearchPool, plateforme de distribution de recherches financières, et CorporateAccessNetwork, plateforme de mise en relation des institutions financières avec le management de sociétés cotées, ont annoncé le 7 avril la signature d’un partenariat pour offrir aux investisseurs la première solution digitale combinant leurs deux services. Les investisseurs utilisateurs de chaque plateforme ont ainsi en un clic, un accès direct, simplifié et complet à l’ensemble des informations leur permettant de décider de leurs investissements. Répondant à l’évolution du contexte réglementaire européen lié à MiFID 2, ResearchPool et CorporateAccessNetwork sont les premières plateformes à offrir aux investisseurs un service à la demande, qui permet également aux entreprises de mieux dialoguer avec la communauté des investisseurs. Un service transparent, sans intermédiaire, qui de ce fait réduit les conflits d’intérêt potentiels. Concrètement, par cet accord, ResearchPool offre à ses clients la possibilité de compléter l’accès aux analyses financières sur les sociétés cotées disponibles sur sa plateforme, par une mise en relation directe avec les dirigeants de ces mêmes entreprises. Réciproquement, CorporateAccessNetwork, qui permet aux investisseurs de dialoguer en direct avec les départements relations investisseurs et d’organiser des réunions avec les dirigeants des entreprises, leur propose également désormais d’accéder depuis son site à toute la recherche financière disponible sur ResearchPool. Grâce aux liens développés entre les deux plateformes les investisseurs faisant des recherches sur une société cotée ont sur un même écran accès aux recherches financières disponibles et une mise en relation directe avec le management. Ce service à la carte répond par anticipation aux nouvelles règles de la directive européenne MiFID 2. En effet, à compter du 3 janvier 2018, les frais supportés par les clients investisseurs lors de leurs transactions boursières devront être transparents. Ainsi les coûts de recherche financière et de mise en relation avec le management des entreprises cotées (Corporate Access) devront être découplés des commissions de courtage et identifiés en tant que tels s’ils sont demandés par les investisseurs. Pour rappel, aujourd’hui ces prestations sont intégrées de manière opaque dans les frais d’exécution, sans que le client sache si, in fine, il a véritablement bénéficié de ces services. En ce qui concerne le Corporate Access ce dégroupage est déjà à l’oeuvre au Royaume-Uni où le régulateur (Financial Conduct Authority) a imposé que ce service ne soit plus payé au travers des commissions de courtage, mais en tant que tel.
Un consortium d’institutions financières et d’investisseurs de premier plan a annoncé, ce 6 avril, la conclusion d’un nouveau partenariat dans le cadre de la « Catalytic Finance Initiative » (CFI ou Initiative de Financement à effet Catalyseur) portant sur 8 milliards de dollars d’engagements en faveur de projets de développement durable à fort impact. Parmi les partenaires qui rejoignent cette initiative figurent AllianceBernstein (AB), Babson Capital Management, Crédit Agricole CIB, la Banque Européenne d’Investissement (BEI), HSBC, IFC Société Financière Internationale et, enfin, Mirova, filiale du groupe Natixis. Tous ces acteurs se sont engagés à contribuer, sous forme de capital et d’expertise, au développement et à la promotion de structures de financement innovantes visant à des investissements dans des projets de développement durable, notamment liés aux énergies « propres ». Par ailleurs, Aligned Intermediary, qui représente un groupe d’investisseurs institutionnels de long terme, participe à des opérations d’investissement ponctuelles aux côtés des membres du consortium.Cette annonce fait suite à l’adoption, l’année dernière, du texte sur les 17 Objectifs de Développement Durable (ODD) de l’Organisation des Nations Unies (ONU), ainsi qu’à la signature de l’accord sur le climat à Paris lors de la COP21. « Cette initiative s’inscrit dans la promotion des ODD, notamment en termes d’actions sur le changement climatique et l’amélioration de l’accès aux énergies propres et à l’eau potable », selon un communiqué diffusé par la « Catalytic Finance Initiative ».Lancée en 2014 par Bank of America, l’initiative CFI portait initialement sur une enveloppe d’engagements d’un milliard de dollars avec l’objectif de générer au moins 10 milliards de dollars d’investissements supplémentaires dans des projets d’énergie propre à fort impact grâce à la création de partenariats. Aujourd’hui, l’initiative a pris de l’ampleur en réunissant plusieurs grandes institutions financières qui ont engagé leurs propres fonds propres. Les partenaires de l’initiative CFI apportent leur savoir-faire dans un large éventail de domaines, comme le financement d’infrastructures énergétiques propres, les obligations « vertes », le financement de projets, les titres adossés à des actifs « verts », les investissements dans les marchés émergents et, enfin, les démarches associant financements publics et privés.
L’indice BNP Paribas 2016 de la philanthropie individuelle, qui mesure l’impact et reflète l’engagement des philanthropes dans quatre régions, l’Europe, l’Asie, le Moyen-Orient et les Etats-Unis (1), montre que les Etats-Unis, suivis de près par l’Europe, restent en tête en termes de montants donnés ou promis à des causes philanthropiques, mais c’est le Moyen-Orient qui enregistre les progressions les plus rapides. L’Europe et l’Asie sont en tête pour la promotion des actions de philanthropie, l’Europe conservant sa première place avec un secteur philanthropique robuste. Les Européens sont les plus disposés à explorer de nouvelles approches et à innover.La « santé » est sa cause principale d’engagement philanthropique dans le monde, à l’exception de l’Asie qui s’engage prioritairement en faveur de l’« environnement ». Le philanthrope est à la recherche de collaboration, que ce soit avec d’autres organismes philanthropiques (54 %) ou d’autres philanthropes (53 %). De 13 % pour le Moyen-Orient, à 26% pour l’Europe et 38 % pour les États-Unis, il prévoit de donner au moins 1/3 de sa fortune à des organisations caritatives.Obtenir des résultats durables est la principale motivation des philanthropes (41 %). Selon eux, cela passe nécessairement par mener à bien un programme ou une initiative durable offrant un accompagnement dans la durée (70 %). Vient ensuite l’éradication totale du problème (68 %) ou la création d’un programme auto-suffisant, comme l’enseignement de compétences ou l’entrepreneuriat (45 %). Obtenir un financement régulier et permanent est donc la méthode de financement privilégiée (70%). Elle est suivie par la création d’une organisation auto-suffisante (57 %) ou d’une organisation caritative capable de générer un bénéfice et de s’inscrire dans la durée. L’Impact Investing (54 %) et la Philanthropie collaborative (53 %) sont considérées comme les deux grandes tendances pour établir des changements durables. « Nous constatons qu’il y a une professionnalisation croissante de la philanthropie. Pour la moitié des sondés, la philanthropie fait partie intégrante de leur vie puisque leurs investissements, leurs activités professionnelles et leur style de vie coïncident avec leurs objectifs philanthropiques », explique Nathalie Sauvanet, Responsable de l’Offre Philanthropie Individuelle chez BNP Paribas Wealth Management. « Le rapport montre également que selon 61 % des philanthropes, les conseillers ont un rôle important et sont nécessaires pour obtenir des résultats durables », précisent Vincent Lecomte et Sofia Merlo, Co-CEO de BNP Paribas Wealth Management. « L’étude apporte un éclairage précis sur leurs attentes et leurs motivations et conforte notre volonté de les accompagner plus spécifiquement ».(1) Le « 2016 BNP Paribas Individual Philanthropy Index » mesure et reflète l’engagement des philanthropes dans quatre régions – Europe, Asie, Moyen-Orient et États-Unis. L’indice est basé sur une étude portant sur plus de 457 particuliers fortunés (High Net Worth Individuals), dans les quatre régions, dont le patrimoine estimé est égal ou supérieur à 5 millions de dollars. Cette étude a été menée par Forbes Insights entre octobre et décembre 2015. 2016 est la 4ème édition du BNP Paribas Individual Philanthropy Index
Le groupe de gestion allemand Union Investment a annoncé l’acquisition du siège, basé à Boston, du distributeur américain d’articles de sport Converse pour un montant d’environ 150 millions de dollars, selon un communiqué. Union Investment Real Estate GmbH a racheté le bâtiment pour le compte de son fonds immobilier Unilmmo Global.Union Investment poursuit ainsi sa stratégie d’investissement dans l’immobilier américain. Au cours des 24 derniers mois, Union Investment a ainsi réalisé 6 transactions sur le sol américain pour un montant total d’environ 1,2 milliard d’euros.
La Française REM a acquis un immeuble à usage de bureaux en VEFA, situé en façade de la zone de la Cartoucherie, nouvel éco-quartier de Toulouse, et à moins de 5 km du centre-ville. Cet actif a été acquis par l’OPCI Immo SR2, s’inscrivant dans la démarche ISR du Groupe La Française.L’actif développe une surface de 4 128 m² en R+6 et 30 places de stationnement en sous-sol. Il bénéficie d’excellentes prestations d’un point de vue technique et architectural visant à optimiser le confort de ses futurs occupants, notamment des balcons en façades et une terrasse en toiture offrant une vue panoramique sur l’Ouest Toulousain.L’immeuble est actuellement loué à hauteur de 55% à une administration dans le cadre d’un bail de 9 ans fermes. La date de livraison prévisionnelle est fixée au 31 mars 2017 par le Groupe Carle qui construit et commercialise 12 000 m² de bureaux sur l’éco-quartier de la Cartoucherie.