Les investisseurs attendent pour 2010 une année de croissance économique modérée, une inflation négligeable et des bénéfices significatifs sur les actions internationales, selon le dernier sondage (décembre) BofA Merrill Lynch auprès des professionnels de la gestion.L’optimisme des investisseurs s’est renforcé en décembre. En net, 80% des personnes interrogées anticipent une croissance de l'économie mondiale au cours des douze prochains mois, à comparer à 69% en novembre. Deux tiers des investisseurs estiment que les marchés actions devraient retrouver des rythmes de croissance traditionnels, voire davantage.Les prévisions de croissance des bénéfices des entreprises sont à leur plus haut niveau depuis décembre 2003. Près d’un investisseur sur deux estime que les entreprises sont en situation de sous-investissement alors que début 2009, la plupart des investisseurs affirmaient que les entreprises investissaient dans des proportions excessives.L’optimisme est toutefois tempéré par des inquiétudes sur le secteur bancaire, 28% des gérants interrogés étant désormais sous-pondérés sur le secteur contre 11% en décembre.En Europe, les investisseurs ont pour la première fois depuis des mois, retouché aux actifs à risque. Sur l’Europe, le dernier sondage indique ainsi que les investisseurs ont réduit leur allocation en cash pour s’engager sur des valeurs cycliques. Le panel est sous-pondéré en cash à hauteur de 6%, contre 18% en novembre. Corollaire de ce mouvement, ils sont 82% à tabler sur une amélioration des bénéfices en 2010, un niveau jamais vu depuis cinq ans, contre 69% en novembre.On observe par ailleurs que les gérants interrogés sont convaincus à 37% que le dollar va s’apprécier au cours des douze prochains mois, contre seulement 5% en octobre. L’appréciation est inverse sur le yen, avec 35% de l'échantillon prévoyant une dépréciation de la monnaie nippone contre 11% en octobre. Un gérant sur deux estime que l’or est surévalué contre 40% en novembre.
Jean Ryan, spécialiste des placements écologiques chez KBC, souligne pour la Frankfurter Allgemeine Zeitung que le KBC Eco Fund Water, l’un des trois fonds «eau» dans lesquels les Allemands peuvent investir, a affiché ces cinq dernières années une surperformance moyenne de 5 % par rapport au MSCI monde avec une volatilité inférieure de moitié à celle des fonds marchés émergents ; la volatilité des fonds «énergies alternatives» a été de 40 % supérieure à celle des fonds eaux.L’analyste de KBC est convaincue que l’eau va rester longtemps un thème d’investissement porteur, avec la hausse de la consommation, les besoins croissants de modernisation de l'évacuation des eaux usées et des 80 milliards de dollars qui vont être consacrés à l’alimentation en eau dans les plans de relance, notamment aux Etats-Unis et en Chine. A cela s’ajoute que le marché des obligations municipales aux Etats-Unis, qui est la principale source de financement des infrastructures, va progressivement sortir de son coma.
Selon L’Agefi suisse, Ignis AM estime que les actions poursuivront leur hausse en 2010. Elles restent nettement meilleur marché que le cash et, dans une moindre mesure, les obligations. Le stratège d’Ignis AM James Smith donne la préférence aux titres européens, plus particulièrement aux britanniques, qui demeurent bon marché par rapport aux américains. Il recommande en revanche d’adopter une attitude prudente à l’égard des pays émergents, à l’exception de la Russie et de la Hongrie, qui ressentent encore le effets de la dévaluation de leurs monnaies.
Sous la houlette de F&C Investments, un groupe de 22 investisseurs institutionnels gérant ensemble plus de 2.500 milliards de dollars d’actifs, a envoyé lundi une lettre au ministre coréen de la Justice pour protester contre une mesure allant à l’encontre des règles de bonne gouvernance. Ils s’opposent à un amendement au droit coréen des sociétés qui prévoit d’autoriser les sociétés à introduire des pilules empoisonnées (actionnaires majoritaires). «Par principe, nous sommes opposés aux pilules empoisonnées car elles sont souvent utilisées pour protéger le management et les intérêts de leurs relations aux dépens des actionnaires minoritaires et plus largement de l’efficacité économique et de la compétitivité», peut-on lire dans la missive. Parmi les autre investisseurs signataires de la lettre figurent des sociétés de gestion britanniques comme Aberdeen AM ou Standard Life Investments et des investisseurs institutionnels de renom comme Tiaa-Cref aux Etats-Unis, PGGM aux Pays-Bas ou USS au Royaume-Uni.
iShares vient de rédiger un guide pour faire connaître les ETF aux conseillers financiers italiens, rapporte Bluerating. «Nous avons observé un intérêt croissant de la part des conseillers financiers vis-à-vis des ETF», explique Emanuele Bellingeri, responsable d’iShares pour l’Italie.
Le comité d’orientation économique d’Allianz Global Investors (AGI) a préparé sa copie pour le comité d’allocation. Sa dernière réunion, thématique, a été consacrée aux politiques monétaires des pays développés et des pays émergents.Pour schématiser, Hélène Baron, responsable de la recherche économique, ne croit pas à un durcissement de la politique de la Réserve fédérale avant la mi-2010, soulignant que le coût d’une sortie prématurée de l’attitude accommodante serait supérieur à celui d’un «exit» trop tardif. Néanmoins, les autorités monétaires américaines devraient se résoudre à un certain durcissement dans le courant du second semestre de l’an prochain pour des raisons financières davantage qu'économiques, afin d'étouffer les anticipations inflationnistes et de rassurer le marché.De son côté, Guilhem Bentoglio, économiste, ne prévoit pas de hausse de taux directeurs à l'échelon de la Banque centrale européenne (BCE) avant la fin de 2010, les risques inflationnistes étant faible. Et il paraît difficile d’envisager que la BCE puisse durcir son étreinte avant la Fed.Enfin, Guillaume Guidoni, économiste, table sur des attitudes différenciées de la part des quatre principaux pays émergents de l’ensemble BRIC qui, à bien y penser, n’est pas si homogène que cela. Pour la Chine, Allianz Global Investors s’attend à un statut quo sur les taux pendant que l’Inde pourrait majorer les siens à partir du mois prochain et que le Brésil est susceptible de les augmenter à la fin du premier semestre. Quant à la Russie, on peut escompter de nouvelles baisses de taux d’ici à la mi-2010.A noter enfin une hypothèse intéressante de Guillaume Bentoglio, qui l’assortit cependant de toutes les réserves d’usage : le Brésil pourrait être tenté de suivre l’exemple du Chili et, après l’introduction de la taxe de 2 % sur les importations de capitaux à court terme, pourrait instaurer l’obligation d’un dépôt auprès de sa Banque centrale.
Selon Les Echos, le rapport annuel de Moody’s sur les dettes souveraines souligne que le retour à une politique budgétaire moins laxiste sera la question clef que devront résoudre les pays développés l’année prochaine. L’enjeu sera de sortir au bon moment. Il ne faudra ni agir trop vite, afin de ne pas tuer la reprise dans l’oeuf, ni trop lentement, car il en va de l’endettement des Etats.
Pour Richard Urwin, directeur des investissements de l'équipe fiduciary mandate investment team (FMIT) chez BlackRock un portefeuille diversifié devrait actuellement comporter environ 60 % de crédit, dont 45 points d’investment grade et 15 points de hedge funds, les 40 % étant réservés aux actions. Dans la partie obligataire, il y aurait peu d’obligations d’Etats mais, concernant la partie actions, il ne serait pas déplacé de voir l’allocation aux matières premières placée en ETF.L’expert de BlackRock constate qu’une reprise économique claire est actuellement en route sur le plan mondial et que sa vigueur dépendra en grande partie de l’attitude des entreprises, «le principal risque étant que [ces dernières] ne dépensent pas leur argent. Richard Urwi, qui ne croit pas à un retour de l’inflation, constate que les actions des pays émergentes, affichent un multiple de 20, ce qui est très élevé, par rapport aux 13-14 des pays développés hors Etats-Unis. Cependant, vu l'évolution prévisible des bénéfices, ces actions de pays émergents sont susceptibles de continuer à surperformer celles des pays développés. Les titres russes et thaïlandais, notamment, paraissent encore bon marché. BlackRock «reste long sur les marchés émergents, mais moins qu’auparavant», résume l'économiste.
Dans une interview à la Börsen-Zeitung, Günther Bräunig, membre du directoire de la KfWestime qu’environ 75 % du portefeuille de valeurs mobilières destiné à assurer la liquidité de la banque (soit 20 milliards d’euros sur un total de 36 milliards) sont gérés conformément à une approche de développement durable, avec un coefficient de 60 % pour environnemental et des quotients de 20 % chacun pour le social et la gouvernance. Les valeurs sont sélectionnées sur la base d’une centaine de critères par l’agence Sustainanalytics Ratings. Le première quintile avec les meilleures notes se voit créditer de la totalité de son allocation théorique, tandis que le dernier est sous-pondéré de 30 %. Les trois quintiles centraux sont pénalisés de 10 %.
La multigestion ne fait peut-être pas des étincelles mais mais elle n’a pas à rougir de ses performances. Selon une étude comparative des résultats des fonds de fonds versus ceux des fonds de gestion directe, le constat général est que les performances de la multigestion, tous frais déduits, sont généralement comparables à celles de la gestion directe.Réalisée par Jérémy Dudek (université d’Orléans) avec le soutien de Asset Allocation Advisors et de l’AFG dans le cadre d’un groupe de travail dédié à la multigestion au sein de la Commission techniques de gestion à l’AFG, l'étude s’est concentrée sur deux univers les actions Europe, avec 104 fonds de fonds soit un peu moins de 10% de l’univers des fonds directs, et les actions Monde (114 fonds pour une proportion équivalente) sur une période de dix ans (janvier 2000 à juin 2009)."Il nous a paru légitime de nous interroger sur l’intérêt pour l’investisseur français de choisir un fonds de fonds plutôt que d’investir dans des produits gérés en direct. Cette étude permet d’obtenir des éléments de réponse, par une comparaison systématique, effectuée sur des échantillons représentatifs, des performances et des risques de la gestion directe et de la multigestion», a expliqué eric Tazé-Bernard, responsable de la multigestion de CAAM et président du groupe de travail multigestion. En termes de performances, les fonds de fonds font aussi bien que les fonds directs sur l’univers des actions Europe. En revanche, la multigestion l’emporte - modestement - sur la gestion directe sur l’univers des actions Monde. L'étude montre aussi que le risque des fonds de fonds est inférieur à celui de la gestion directe dans toutes les configurations de marché et dans les deux univers retenus. La gestion directe l’emporte de peu dans des marchés haussiers mais la multigestion fait moins mal que la gestion directe dans une configuration baissière.Les fonds de fonds réagissent mieux également face à des marchés volatils et lors de fortes turubulences boursières. C’est ainsi qu’en 2008, la volatilité brute des fonds de fonds était de 26,82 contre 31,84 pour les gestions directes. «Notre objectif n’est pas d’opposer les deux mais plutôt de montrer que la mutigestion constitue un mode d’accès au marché en phase avec les performances de la gestion directe», a commenté Stéphane Corsaletti, président du directoire de Asset Allocation Advisors. Autrement dit, la multigestion est une prestation de services utile même si ses performances ne sont peut-être pas celles qu’on pourrait attendre. «La multigestion n’a pas démérité. L'étude souligne son rôle amortisseur de crise», commente Eric Tazé-Bernard.
Pour Groupama Asset Management, l’année 2010 se présente de manière plutôt favorable, avec la perspective de la poursuite d’une hausse des marchés et le maintien de spreads intéressants. «Le rally va se poursuivre tant sur les actions que sur le crédit ou les taux, mais il sera limité dans son ampleur», estime Philippe-Henri Burlisson, directeur de la gestion de taux de Groupama AM. «Après une année de beta, nous entrons dans une année qui sera dédiée à l’alpha», explique Pierre-Henri Burlisson.Même si par ailleurs, il est toujours crucial de surveiller les facteurs de risque bien connus que constituent encore et toujours l’industrie bancaire, qui n’a peut-être pas terminé sa purge, ou la Chine, dont la croissance pourrait atteindre 9% en 2010 selon Groupama AM mais qui pourrait être affectée par des phénomènes de surcapacités mondiales ou encore la spéculation immobilière et enfin, la faiblesse structurelle du dollar.Sur le crédit, l’alpha et la sélectivité devraient revenir au cœur des processus de sélection de valeur en raison des fortes disparités dans les primes de risques des émetteurs, d’un marché primaire qui devrait continuer à être assez animé mais avec de plus en plus de nouveaux émetteurs et une désintermédiation accrue, et enfin des changements réglementaires en perspective sur les dettes subordonnées. Mais l’année devrait être positive compte tenu de l’abondance de liquidités, de taux d’intérêt toujours modérés et d’une économie qui ne replonge pas. Pour 2010, Groupama AM table sur une croissance de 1,8% aux Etats-Unis et de 0,8% en Europe, assortie d’une inflation zéro tant outre-Atlantique qu’en Europe.Sur les taux longs, Groupama AM estime que l'équilibre instable constitué par les volumes gigantesques des Etats d’un côté, et l’absence de tensions inflationnistes de l’autre devrait se maintenir pendant une bonne partie de 2010 pour déboucher progressivement sur des tensions obligataires. Sous l’impact de plusieurs facteurs : des inquiétudes grandissantes sur les déficits publics, une croissance économique qui se maintient, des changements de politique monétaire et des points bas d’inflation. En revanche, les mouvements pourraient être beaucoup plus volatils dans la partie courte de la courbe qui devrait réagir avec vigueur aux changements de politique monétaire.Côté actions, les facteurs de soutien des marchés sont toujours là : faibles valorisations et perspectives de profits en hausse. Les bonnes surprises devraient provenir d’abord des Etats-Unis. L’optimisme est donc de mise, d’autant plus que l’appétit pour le risque est plus modéré, et que les flux encore timides sur les fonds actions signalent un potentiel considérable.Le chemin ne sera toutefois pas sans risques en raison de situations de surendettement de certains émetteurs, comme l’ont montré des exemples récents. En outre, la forte croissance des pays émergents, positive à court terme, pourrait à plus long terme entraîner un pilotage brusque de la part des gouvernements afin d'éviter la surchauffe. Groupama AM reste donc positionné sur les émergents mais plutôt dans l’optique d’une allocation tactique avec une extrême vigilance au risque de bulle.
Le portefeuille d’investissement de CalPERS (California Public employees’ Retirement System) rebondit, selon un rapport trimestriel présenté hier au board du fonds de pension. Les actifs s’inscrivaient à près de 198 milliards de dollars à la fin du troisième trimestre. Au 14 décembre, ils dépassaient même la barre des 200 milliards de dollars, soit un gain de quelque 40 milliards par rapport au niveau bas de 160 milliards de dollars enregistré en mars dernier.Au 30 septembre dernier, les investissements en actions américaines affichaient un rendement de 16,7% alors que la poche actions internationales marquait un gain de 20,7%. Les fonds dits de corporate governance, qui s’intéressent au redressement des entreprises en difficulté, a dégagé un rendement de 16,6% et le fixed income près de 9%. En revanche, reconnaît CalPERS dans un communiqué, l’immobilier et le private equity ont pesé sur la performance globale. L’immobilier accuse un repli de plus de 30% sur le troisième trimestre et de 49% sur l’année au 30 juin. Les investissements dans l’immobilier ont enregistré une baisse de plus de 24% sur l’année au 30 juin mais ont donné des signes de reprise au troisième trimestre avec un rendement de 7,4%. CalPERS souligne qu’il a pris un certain nombre de mesures pour redresser le portefeuille de ""real estate» (réduction de l’effet de levier, réduction de l’exposition au risque) et le repositionner dans une optique de long terme. La poche «private equity» va subir le même traitement.
Le spécialiste du trading et de l’investissement en ligne Saxo banque a annoncé le 14 décembre le lancement d’un nouveau produit CFD, basé sur le prix d’ECX EUA des émissions de carbone. Les investisseurs pourront désormais acheter acheter ou vendre des tonnes métriques de CO2 via la plate-forme de trading Saxo Trader.Saxo Banque, qui propose déjà de nombreux CFD sur matières premières, va continuer d'étoffer sa gamme dans les prochaines semaines avec le gasoil, le platine, le bétail vivant, les graines de colza et le jus d’orange.
Peut-être un petit décalage dans le temps… C’est en substance ce qu’a noté Roland Fernet, directeur général de KBL-Richelieu Gestion après être revenu pour Newsmanagers sur ses anticipations pour l’économie mondiale en 2010, données lors d’une conférence de presse au mois de septembre dernier. «Il n’est pas impossible que les Etats-Unis enregistrent d’excellents résultats dès la fin 2009, précisait-il à l'époque, et que cette évolution soit susceptible de générer des tensions inflationnistes début 2010".On sait, à quelques jours de la fin de l’année, qu’il n’en sera rien. Pour autant, le scénario ne doit pas être mis au rebut. «Tout juste peut-on s’attendre à ce que celui-ci survienne au cours du second semestre 2010 qui sera marqué par une grande incertitude», insiste Roland Fernet, convaincu que la fin de l’année prochaine sera moins bonne que prévu. L’économie américaine enregistrant, en revanche, de bons résultats au cours des dix premiers mois, les tensions inflationnistes évoquées il ya quelques semaines seraient, dans ce cadre, d’autant plus probables que la Fed ne devrait pas modifier ses taux, soucieuse de ne pas tuer dans l’œuf, une reprise somme tout fragile… Dans ce contexte, à quel comportement faut-il s’attendre pour les grandes classes d’actifs ? Pour le stratège de KBL-Richelieu, il ne fait guère de doute que 2010 sera l’année des actions. En raison tout d’abord d’un marché des taux obligataires décevant avec des spreads – écart entre le taux d’une émission privée et le taux sans risque de référence – ayant déjà beaucoup baissé, réduisant de facto le potentiel de plus-values. Quant aux taux des titres d’Etat, ils restent à un niveau faible - et ne peuvent séduire que pour la diversification qu’ils apportent dans un portefeuille comme le précisait récemment Bernard Aybran (Invesco). Enfin, les investisseurs devraient «sortir» des convertibles, dont le parcours réalisé a été remarquable en 2009. «En revanche, du côté des actions plusieurs thèmes s’affichent», note Roland Fernet. «A commencer par celui du rendement via de grandes valeurs comme Sanofi, Vivendi ou France Telecom». A ce thème s’ajoute celui des fusions-acquisitions après deux ans de vaches maigres. «Les entreprises ont quatre stratégies à leur disposition», expose Roland Fernet : «verser des dividendes, procéder à des rachats de titres, faire de la croissance propre ou envisager de la croissance externe. Or, ce dernier moteur semble de loin le plus porteur aujourd’hui. Certes, le coût de ce type d’opérations est plus important qu’il y a six mois mais ,à l’époque, les fonds manquaient ! En outre, il faut prendre en compte des éléments profitables comme la baisse du dollar qui a créé,des opportunitéspour les entreprises européennes, notamment dans des pays émergents (Brésil, …). Enfin, il s’agit d’opérations réalisées dans une logique de long terme, à l’intérêt évident pour des sociétés saines"… Reste à savoir quels seront les secteurs les plus porteurs. A ce jeu, Roland Fernet table sur l’agroalimentaire, la pharmacie ou le secteur des télecoms. Enfin, les grandes valeurs apparaissent mieux armées que les petites et moyennes capitalisations. Elles disposent encore d’un potentiel de réduction des coûts, réalisent près de la moitié de leur chiffre d’affaires en dehors de l’Europe et présentent également une croissance des résultats de l’ordre 30 % pour 2010.
Bien que 2009 ait déjà été une année record en matière d’investissements dans les matières premières (60 milliards de dollars, soit une hausse de + 60 % sur 2008), les investisseurs institutionnels ont l’intention d’augmenter encore leur allocation à cette classe d’actifs l’an prochain, selon les résultats d’un sondage effectué auprès des participants à la cinquième conférence annuelle aux Etats-Unis sur les matières premières organisée par Barclays Capital.Les trois quarts du panel s’attendent que la performance moyenne des matières premières soit égale ou inférieure à 10 % sur les cinq prochaines années. D’autre part, si la diversification reste le principal motif d’allocation aux matières premières, 60 % des dirigeants interrogés, soit plus du double de l’an dernier, ont indiqué que les performances absolues constituent la raison principale de leur investissement dans cette classe d’actifs. D’après Barclays Cap, cela suggère que les investisseurs deviennent de plus en plus sophistiqués et qu’ils exigent de leurs fournisseurs des stratégies de surperformance plus élaborées.Enfin, 40 % des personnes interrogées ont indiqué qu’elles vont privilégier des gérants actifs externes. Les instruments ayant gagné le plus de terrain par rapport à l’an dernier sont les produits structurés et les stratégies long/short sur indice, tandis que les investisseurs s’intéressent moins aux investissements indiciels «long-only».
L’indice Lyxor Global Hedge Fund s’est inscrit en hausse de 1,1% au mois de novembre, ce qui porte sa performance depuis le début de l’année à 5,5%.Les gérants long/short equity ont généralement dégagé des performances honorables, le variable bias affichant un gain de 0,7% après un recul de 1,70% en octobre. Les fonds d’arbitrage statistique et market neutral ont toutefois enregistré des performances négatives, de respectivement 0,6% et 0,5%.Les spécialistes des situations spéciales ont terminé le mois sur un gain significatif de 2,6%.
Selon Morningstar, la collecte nette des ETF aux Etats-Unis s’est élevée à 14 milliards de dollars en novembre, ce qui porte le total sur les onze premiers mois de l’année à 77,8 milliards (contre 156,67 milliards sur l’ensemble de 2008).Morningstar souligne que novembre a été le neuvième mois consécutif de collecte nette et que les fournisseurs d’ETF ont été particulièrement actifs au cours de ce mois, avec 24 nouveaux produits proposés au marché, soit depuis le début de l’année 116 nouveaux ETF.En termes de classes d’actifs, les actions internationales dominent le palmarès du mois, avec une collecte nette d’environ 4 milliards de dollars (près de 27 milliards sur onze mois). Les actions américaines ont drainé 2,09 milliards de dollars mais sur onze mois, la décollecte totalise 32,6 milliards de dollars.
Selon Asian Investor, le nouveau chairman et managing director de BlackRock pour la région Asie-Pacifique, Rohit Bhagat, n’a pas l’intention de donner la priorité aux effets de taille. L’objectif est d’utiliser la taille de la nouvelle entité pour proposer des produits et des idées d’investissement sur mesure à des clients évoluant dans des environnements réglementaires différents.Il ne s’agit pas de s’engager dans la production de masse même si la conséquence la plus évidente de l’acquisition de Barclays Global Investors (BGI) est l’effet de taille qui peut fournir certains avantages, insiste Rohit Bhagat. Les nouvelles dimensions de l’entreprise peuvent l’aider à se différencier en termes d’offre. Outre la diversification de l’expertise et la capacité d'échanges d’informations plus importants, l’internationalisation des activités corporate de la clientèle exige une coordination des prestations de services dans de multiples juridictions. Enfin, des économies d'échelle peuvent être dégagées sur certaines plates-formes de trading, de recherche ou de compliance.A fin septembre, les actifs sous gestion de la clientèle issue de la zone Asie-Pacifique s'élevaient à 244,9 milliards de dollars, faisant de BlackRock le plus gros gérant international d’actifs régionaux.
Selon Les Echos, la gestion actif-passif, qui tient compte des engagements futurs de l’investisseur et qui est déjà très courante dans le monde institutionnel, commence à susciter un certain intérêt dans l’univers de la banque privée. La crise a mis en exergue la nécessité d’une approche plus fine de la gestion de l’ensemble des risques auxquels font face les particuliers. Selon une étude de l’Edhec, les freins à la mise en place de solutions de gestion actif-passif sont perçus comme étant en premier lieu le manque d’expertise en interne pour les mettre en oeuvre, la complexité de ces solutions, puis les difficultés à les faire comprendre à leurs clients.
Si les investisseurs ont de bonnes raisons pour s’intéresser au marché des matières premières, ils doivent se méfier. Car sur la forme, leur approche n’est pas toujours optimale, estime Prim’Finance. «Nombreux sont en effet les investisseurs à utiliser des supports purement indiciels, trackers en tête, au risque de subir plusieurs types de risque susceptibles d’en éroder, voire d’en annihiler la performance», souligne la société de gestion. Parmi ces risques, on retrouve notamment le risque de change. «Libellées en billet vert, les matières premières font en effet peser un risque de change évident pour les investisseurs positionnés sur des fonds indiciels non couverts», explique Prim’Finance. Autre risque : certains supports d’investissement ne proposent que la réplication d’un indice. «Ils n’offrent dès lors aucune exposition directe sur les actifs sous-jacents. C’est le cas des certificats ou des trackers, qui posent cette fois-ci un risque de contrepartie», selon le gestionnaire, qui cite également les risques liés au stockage et au report."Pour trouver leur place dans une allocation d’actifs pertinente, les supports d’investissement offrant une exposition aux matières premières doivent donc être soit gérés activement (dans le cas des denrées agricoles, très sensibles à la variabilité des coûts de stockage), soit mixés au sein d’un même secteur pour profiter de caractéristiques structurelles différentes (dans le cas du pétrole, utilisation des saisonnalités)», résume Prim’Finance.