Durant la troisième semaine de mars, les investisseurs, sensibles à la moindre dynamique des marchés actions, ont eu tendance à consolider leurs gains et ont montré un peu moins d’appétit pour les actifs risqués. Les fonds d’actions ont enregistré une collecte nette de seulement 645 millions de dollars durant la semaine au 21 mars alors que les fonds d’obligations, en verve depuis plusieurs semaines, on attiré le plus faible montant depuis le début de l’année, selon les estimations communiquées par EPFR Global.Les fonds d’obligations long terme du gouvernement américain ont ainsi subi une décollecte de 1,01 milliards de dollars alors que les fonds monétaires américains affichaient une décollecte de plus de 13 milliards de dollars.Les fonds d’obligations émergentes ont encore réalisé des souscriptions pour un montant net de 851 millions de dollars. Toujours très recherchées, les fonds d’obligations high yield cumulent pour leur part quelque 25 milliards de dollars depuis le début de l’année.
La deuxième édition du baromètre de l’Institut Pro-Actions montre que, depuis décembre, les gérants européens et américains ont accru leur exposition aux actions nord-américaines, qui sont passées de 41,7% à 42,2% de leurs encours contre 36% pour les valeurs européennes, rapporte Les Echos. Après les valeurs américaines, les actions britanniques et japonaises sont très prisées des gérants. La France pointe à la 4 e place au classement. Elle n’apparaît qu'à la cinquième place pour les fonds européens, qui lui préfèrent Hong Kong. Malgré ses déboires, la finance reste le secteur préféré des fonds internationaux. Et Apple la valeur à garder, devant nestlé et Novartis.
Le fonds de pension norvégien, qui représente 608 milliards de dollars, prévoit de doubler le nombre des mandats externes à environ 100 sur les cinq prochaines années, rapporte le Financial Times. «Ce que nous faisons activement, c’est de chercher des gérants pays par pays dans les marchés émergents et aussi de chercher des gérants pays par pays concernant les petites capitalisations», déclare Yngve Slyngstad au FT fm.
L’association britannique Life and Longevity Markets Association (LLMA) vient d’annoncer le lancement de plusieurs indices de longévité. Ces indices serviront de référence globale pour le transfert des risques de longévité et de mortalité aux investisseurs et autres contreparties.Les quatre indices proposés par l’association couvrent l’Angleterre et le Pays de Galles, l’Allemagne, les Pays-Bas et les Etats-Unis.
Les fonds monétaires américains prime ont augmenté de 21 % leur exposition aux banques de la zone euro en février, selon la dernière étude de Fitch Ratings sur le sujet. Il s’agit de la deuxième hausse mensuelle consécutive, après une forte réduction de l’allocation à ces établissements. Malgré tout, l’exposition des fonds monétaires aux banques de la zone euro reste inférieure de plus de 60 % par rapport aux niveaux de la fin mai 2011. Les banques françaises ont alimenté cette hausse en février, puisque les fonds monétaires US ont accru leur exposition à ces établissements de 38 % en février. Mais le niveau par rapport à mai reste inférieur de 79 %.
Lors d’une présentation à Paris, le 21 mars, BNY Mellon Asset Management a braqué les projecteurs sur les fonds irlandais Brazil Equity Fund (469,3 millions de dollars) et Latin America Infrastructure Fund (8,6 millions) gérés par BNY Mellon Arx.Concernant le Brésil, Alex Gorra, directeur de cette filiale locale du groupe, a souligné que les actions semblent désormais sorties de leur mauvaise passe, que les taux d’intérêt et l’inflation sont orientés à la baisse et que la gestion budgétaire s’avère convenable. Le pays devrait afficher cette année une croissance de 3,2-3,3 % et les investisseurs étrangers se bousculent, qu’il s’agisse de fonds souverains, d’institutionnels ou de fonds de pension d’entreprises.Actuellement, Arx affiche un encours de 6,5 milliards de dollars contre 7,1 milliards fin 2010, malgré quelque 500 millions de dollars de souscriptions nettes en 2011. La diminution s’explique en réalité par l’effet de marché, avec la chute de 19,9 % du marché brésilien des actions (le fonds Brésil n’a perdu «que» 15,98 % et le fonds long/short a gagné 4 %), et la dépréciation du real contre dollar.Les encours d’Arx se ventilent sur 3 milliards de dollars en actions, 1,5 milliard en hedge funds et 2 milliards en obligataire ; les investisseurs étrangers sont à l’origine de 2 milliards de dollars d’actifs gérés. Les clients sont à 60-65 % des institutionnels et 10 % des family offices.
Eurex a annoncé hier, à la grande surprise de plusieurs opérateurs, le lancement prochain de contrats à terme sur les OAT à partir du 16 avril, rapporte Les Echos. De tels contrats avaient connu un grand succès dans les années 1990, avant la disparition du Matif.
Hartford Financial Services Group Inc a annoncé mercredi qu’il arrêtera la vente des rentes variables (variable annuities) et envisage la cession d’une grande partie de ses activités d’assurance vie, rapporte The Wall Street Journal.Cela est destiné à doper le cours boursier et donc à satisfaire les exigences du gestionnaire alternatif Paulson & Co (le plus gros actionnaire de The Hartford avec 8,5 %) qui réclame une mutation «drastique» de cette compagnie vieille de deux cents ans. Cette dernière se concentrera sur l’assurance des biens et des personnes, sur les prestations aux salariés et sur les mutual funds, des pôles dont le rendement sur fonds propres devrait atteindre 12-13 % cette année.Cela ne satisfait pas John Paulson, qui considère qu’il s’agit là seulement d’un premier pas.
Invesco Asset Management propose pour la première fois aux investisseurs retail chinois deux fonds d’actions «A» dans le cadre de son troisième quota d’un montant de 100 millions de dollars en tant qu’investisseur institutionnel étranger qualifié (QFII), rapporte Asian Investor.Le premier, Invesco China Opportunity Fund III, investira au moins 70% de ses actifs dans des actions «A», tandis que le second, Invesco PRC Dynamic Equity Fund, aura la possibilité d’investir dans les actions des différentes catégories «A», «B» «H», ainsi que dans les véhicules collectifs d’investissement.
Un très net regain d’optimisme marque le dernier sondage BofA Merrill Lynch réalisé entre les 9 et 15 mars auprès d’un échantillon de 278 participants représentant un montant d’actifs sous gestion de 796 milliards de dollars. Les investisseurs sont de plus en plus confiants sur les perspectives de la croissance, 28% d’entre eux en net prévoyant un renforcement de l'économie mondiale dans les douze prochains mois, contre seulement 11% en février. Un renversement de tendance spectaculaire puisqu’au début de l’année, la majorité des investisseurs s’attendaient à un ralentissement de l'économie. La zone euro ne reste pas à l'écart de cette évolution puisque la part des optimistes et des pessimistes s’est équilibrée à 50/50 alors qu’en février, 35% des participants tablaient sur une détérioration de la situation économique.Le regain d’optimisme touche également l'évolution des bénéfices des sociétés, 6% de l'échantillon prévoyant une amélioration dans les douze prochains mois alors que le mois précédent, les investisseurs pariaient à hauteur de 11% sur une baisse des bénéfices.Corollaire de cet optimisme, les investisseurs sont de moins en moins nombreux à s’attendre à une nouvelle salve d’assouplissement quantitatif. Près de la moitié de l'échantillon (47%) ne prévoit pas une poursuite de l’assouplissement quantitatif aux Etats-Unis, contre 36% en février. Même tendance pour l’assouplissement quantitatif en Europe, qui n’est plus au programme de la Banque centrale européenne pour 39% des investisseurs contre 23% un mois plus tôt. Toutefois, 13% des allocataires s’attendent à un regain d’inflation alors qu’ils étaient 16% en février à tabler sur un reflux.A noter aussi le retour de flamme des investisseurs pour l’Europe, les Etats-Unis et le Japon alors que les perspectives se troublent pour les marchés émergents. Les investisseurs internationaux sont ainsi beaucoup moins inquiets sur le risque souverain en zone euro, 38% d’entre eux en faisant le risque numéro un contre 59% en février.
En février, les indices alternatifs calculés par l’Edhec-Risk Institute ont comme en janvier pratiquement tous terminé dans le vert à l’exception de la stratégie «short selling» qui accuse un repli de 5,59% après une hausse de 6,85% en janvier.La stratégie la plus performante a été la stratégie «emerging markets» qui affiche un gain de 3,33% en février et de 7,4% depuis le début de l’année. A noter aussi les bonnes performances du «long/short equity», qui progresse de 2,63% sur février et de 6% sur les deux premiers mois de l’année, des «distressed securities», qui enregistrent un gain de respectivement 1,95% et 5,2%, de l’"event driven», qui s’inscrit en hausse de 1,76% et 4,7%.L’arbitrage de convertibles, qui a profité de son exposition à l’obligataire, affiche un gain de 2,03% sur le mois et de 4,4% depuis le début de de l’année.Les fonds de fonds ont dégagé une performance de 1,46% en février et de 3% depuis le début de l’année.
A quelques encablures des élections présidentielles en France, Paris Europlace a rappelé dans un Livre Blanc le rôle essentiel de l’industrie financière pour accompagner le financement de l'économie et les mesures indispensables à mettre en œuvre pour 2012-2015, y compris pour tirer les leçons de la crise financière.Le Livre Blanc souligne notamment la nécessité d’orienter l'épargne française vers l’investissement long terme, en consolidant les encours existants de l'épargne longue, en faisant bénéficier l'épargne à risque, notamment en actions, de la «clause de l'épargne la plus favorisée fiscalement», en développant les contrats de retraite collectifs d’entreprises (Perco) et en instituant une garantie de stabilité fiscale et sociale pour l'épargne de long terme.Le document insiste également sur l’accélération des développements de la finance durable en France et en Europe.
AltaFund, le fonds d’investissement immobilier d’Altaréa Cogedim, devrait signer son premier achat dans les prochaines semaines, rapporte L’Agefi. Il s’agit d’un immeuble de bureaux à Paris intra muros, aux meilleurs emplacements et à restructurer en vue d’une cession à moyen terme. AltaFund a levé 600 millions d’euros auprès de quatre investisseurs (deux fonds souverains, un fonds de pension néerlandais et un assureur français) en plus d’Altaréa Cogedim, ce qui lui donne un «pouvoir d’achat» de 1,2 à 1,4 milliard d’euros.
Une équipe d’anciens traders électroniques de RBC Capital envisage de lancer une plate-forme alternative de trading visant à réduire l’impact du trading à haute fréquence sur le négoce des gros lots, rapporte HFT Review.Cette initiative intervient alors que les investisseurs institutionnels sont de plus en plus nombreux à vouloir se protéger contre le trading à haute fréquence. La nouvelle plate-forme, soutenue par RBC et de grandes institutions buyside, pourrait prendre la forme d’un «dark pool» (plate-forme opaque).
Le fournisseur d’indices S&P Indices a annoncé le19 mars le lancement du S&P GIVI (S&P Global Intrinsic Value Index), qui associe une volatilité réduite avec une pondération spécifique qui prend en compte la valeur intrinsèque d’un titre plutôt que sa capitalisation de marché.S&P a accordé une licence d’utilisation pour cet indice et toute la famille des sous-indices portant sur les marchés développés et émergents à Goldman Sachs Asset Management.
Durant la deuxième semaine de mars, les fonds obligataires ont encore eu la faveur des investisseurs alors que les banques centrales américaine et japonaise ont réaffirmé leur volonté de maintenir les taux d’intérêt à un niveau très bas.Les fonds obligataires ont terminé la semaine au 14 mars sur une collecte nette record de 7,57 milliards de dollars, selon les statistiques communiquées par EPFR Global.
Le succès grandissant des fonds liés à la volatilité des actions américaines suscite des inquiétudes parmi les conseillers en investissements, rapporte le Financial Times. Les ETF qui suivent l’indice Vix du CBOE ont enregistré des souscriptions record cette année. Mais les produits ont régulièrement perdu de l’argent non seulement parce que la volatilité des actions a baissé mais aussi parce que les promoteurs de fonds doivent périodiquement acheter de nouveaux contrats de futures Vix ce qui est onéreux.
Dans la base de données de Morningstar, on ne trouve en Allemagne que neuf fonds spécialistes des grandes capitalisations françaises, contre 58 focalisés sur leurs homologues allemandes, constate le Financial Times Deutschland. Cela dit, malgré ce «biais domestique», les investisseurs allemands n’ont pas manqué grand’chose ces trois dernières années, puisque le CAC 40 n’a gagné que 13,5 % alors que le MSCI Europe affichait une hausse de 20,3 %, et qu’en moyenne la performance des fonds «France» notés par Morningstar s’est limitée à 11,3 %.Néanmoins, les meilleurs ont battu l’indice-phare grâce à leur gestion active couronnée de succès : les fonds Métropole France A et Fidelity France A ont gagné respectivement 17,2 et 15,2 %. Cela posé, il faut relativiser, puisque le troisième est un fonds indiciel, le SSgA France Index Equity Fund P (+ 15,1 %) de State Street.
Dans une interview à L’Agefi, Yves Maillot, directeur des investissements de Robeco Gestions, indique qu’il compte maintenir sa sous-pondération sur les actions dans l’immédiat. Selon lui, les questions structurelles et de solvabilité de certains Etats ne sont pas résolues en zone euro. Et aux Etats-Unis, «malgré une apparente amélioration de l’emploi, la situation des consommateurs reste fragile, et sur les marchés financiers, la politique monétaire très accommodante crée une survalorisation des actifs non justifiée par la santé de l'économie», souligne Yves Maillot. «La tension est retombée sur les marchés, mais le risque de correction devient important et la gestion du risque nous amène à limiter l’exposition actions», résume-t-il.
Le capital-investisseur Blackstone serait entré en négociations exclusives avec la Société Générale, qui désire réduire son exposition à l’immobilier, au sujet d’un portefeuille de 100 millions d’euros de crédits pour l’immobilier commercial adossé à des bureaux et des magasins de bonne qualité aux Etats-Unis, rapporte le Financial Times. Ni Blackstone ni la Société Générale n’ont souhaité commenter.